Archives de juin 2013

Miroir, miroir   Leave a comment

Chat Lion

A vouloir devenir, et en quête de ce que l’on veut,

il est facile de confondre ce que l’on désire et ce que l’on croit être.

Le désir est directement connecté à notre imagination.

Alors, lorsque le désir nous éloigne trop de la réalité,

même le plus beau miroir ne peut pas nous ramener dans le présent.

Publié 30 juin 2013 par dandanjean dans Réflexion

L’inxilé   Leave a comment

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L’homme d’aujourd’hui est une étoile du conformiste.

Il ne se possède plus, il est possédé.

Il est le fantassin d’un gouvernant, le fou du grand soi.

Son cerveau ne peut plus concevoir la liberté,

elle est d’un autre monde, un monde parallèle.

Il est un spectateur devant le mal, et suppose le bien.

Seul un diplôme, une reconnaissance sur papier

donne la certitude qu’il est l’étoile qu’il doit être.

L’argent assoupit ses instincts grandissant

et plus l’étoile vieillit, plus il se rend compte

qu’il n’est qu’un prisonnier cherchant sa liberté.

Retenu par une force d’attraction inconnue, il se met à méditer.

S’il devient plus lumineux, c’est parce qu’il a découvert

son nouveau monde, un monde parallèle,

là ou siège sa vrai nature.

Ce n’est que par ce monde d’inxilé

que commence le chemin vers la liberté…

Publié 29 juin 2013 par dandanjean dans Réflexion

Ton *présent*   Leave a comment

Présent

La vie offre tant d’opportunité de *présent­* et c’est bon ainsi. Il y a tant d’heures, de jours, de semaines, de mois et de années sans être soulevé par ce qui nous anime vraiment car trop absent au *présent*.  Puis, sans avertir, une lueur apparaît,  et une fenêtre s’ouvre doucement. Un véritable soulèvement se précipite dans l’espace ainsi ouvert. A ce moment précis, se démarque l’avant de l’après, et la couleur qui s’installe dans notre représentation du monde nous révèle de nouvelles perspectives. Et pourtant pour l’observateur externe, rien n’a changé…

Publié 28 juin 2013 par dandanjean dans Réflexion

Paolo Coelho Le Zahir   Leave a comment

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La cathédrale c’est moi, c’est chacun de nous. Nous grandissons, nous
changeons de forme, nous découvrons certaines faiblesses qui doivent
être corrigées, nous ne choisissons pas toujours la meilleure solution,
mais malgré tout nous continuons, essayant de nous tenir droit,
correctement, de façon à honorer non pas les murs, non pas les portes ou
les fenêtres, mais l’espace vide qui se trouve à l’intérieur, l’espace
dans lequel nous adorons et vénérons ce qui nous est cher et compte pour
nous. Oui, nous sommes une cathédrale, sans aucun doute. Mais qu’y
a-t-il dans l’espace vide de ma cathédrale intérieure ? Esther, le
Zahir. Elle a tout rempli. Elle est la seule raison pour laquelle je
suis en vie. Je regarde autour de moi….

… et je comprends pourquoi
j’ai affronté la neige, les embouteillages, le gel sur la route : pour
me rappeler que tous les jours je dois me reconstruire et, pour la
première fois de toute mon existence, accepter que j’aime un être humain
plus que moi-même.

Publié 27 juin 2013 par dandanjean dans Livres

Ton plan à toi!   Leave a comment

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On fait notre vie selon ce que l’on croit juste, on nous a soumis le parcours, de l’époque scolaire au travail et on s’en tient à ce parcours, à ce plan issu d’un GPS collectif.

Faudrait-il se demander si ce plan est le notre?

Avons-nous suivi le parcours, oubliant parfois qu’il a été dessiné par quelqu’un d’autre? Avons-nous eu ces moments de répits, ces voyages ou on accumule des souvenirs, des expériences, des objets ou des pensées, dépassant même nos propres besoins. Avons-nous au moins laissé un peu de place pour y loger nos rêves?

Publié 26 juin 2013 par dandanjean dans Réflexion

Alexandra David-Néel: Journal de voyage (t. 1) : Lettres à son mari (11-8-1904 / 26-12-1917)   1 comment

 Alexandra David-Neil

15 août 1906 : Les êtres ont droit au bonheur, si l’on peut parler de droit ici. Je veux dire qu’ils ont l’instinct du bonheur comme ils ont celui de manger, car qu’est-ce que le bonheur sinon la satisfaction, d’un besoin de notre organisme, besoin matériel ou mental. Nous sommes absurdes de trouver mauvais que tel être cherche son bonheur de telle manière qui correspond à l’étoffe dont il est fait. Les vieux principes, la hiérarchie des pensées et des actes, toute l’échelle du Bien et du Mal nous tient trop encore et les plus affranchis d’entre nous ne peuvent guère se défendre de jauger selon leur catalogue propre les gestes d’autrui. Oh! les dogmes, les devoirs, l’idéal, quelles sources de tortures!… On veut être ceci, on veut que ceux qui vous approchent soient cela et, ni soi ni les autres ne ressemblent au modèles rêvé… Alors c’est la contradiction perpétuelle et comme l’animal, pourvu qu’il ait sa ration suffisante de satisfactions animales, tient à continuer sa vie, on continue à vivre rongé, dévoré, désolé d’une échéance illusoire et insupportable à autrui…
Choisissez une étoile, ne la quittez pas des yeux…elle vous fera avancer loin, sans fatigue et sans peine.
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Il s’agit d’une femme extraordinaire

Né(e) à : Saint-Mandé (Val-de-Marne) ,  le 24/10/1868
Mort(e) à : Digne (Alpes-de-Haute-Provence) ,  le 08/09/1969

Louise Eugénie Alexandrine Marie David, plus connue sous son nom de plume Alexandra David-Néel, de nationalités française et belge, est une orientaliste, tibétologue, chanteuse d’opéra, journaliste, écrivain et exploratrice française.Outre sa longévité (100 ans), son trait de gloire le plus marquant reste d’avoir été, en 1924, la première femme d’origine européenne à séjourner à Lhassa au Tibet,  et qui contribua fortement à sa renommée, en plus de ses qualités personnelles et de son érudition.

Durant les saisons 1895-1896 et 1896-1897, sous le nom d’Alexandra Myrial, Alexandra David occupe l’emploi de première chanteuse à l’Opéra d’Hanoï (Indochine), interprétant le rôle de Violetta dans La Traviata. De 1897 à 1900, elle partage la vie du pianiste Jean Haustont, à Paris, et ils écrivent à deux Lidia, drame lyrique en un acte dont Jean Haustont compose la musique et Alexandra le livret.

Le 4 août 1904, à Tunis, elle épouse Philippe Néel, ingénieur en chef  des Chemins de fer tunisiens, dont elle était la maîtresse depuis le 15 septembre 1900. Leur vie commune fut parfois orageuse, mais toujours empreinte de respect mutuel. Elle se termine définitivement le 9 août 1911 par son départ pour son troisième voyage en Inde (1911-1925).

Alexandra David-Néel arrive au Sikkim en 1912. Elle se lie d’amitié avec le souverain de cet État de l’Inde, Sidkéong Tulku, et visite de nombreux monastères bouddhistes pour parfaire sa connaissance du bouddhisme. En 1914, elle rencontre dans un de ces monastères le jeune Aphur Yongden dont elle fit par la suite son fils adoptif. Tous deux décident de se retirer dans une caverne en ermitage à plus de 4000 mètres d’altitude, au Nord du Sikkim.

Alexandra et Yongden partent ensuite pour la Corée, puis Pékin en Chine. Leur périple dura plusieurs années et traversa le Gobi, la Mongolie, puis une pause de trois ans au monastère de Kumbum au Tibet, où elle traduit la fameuse Prajnaparamita, avant de repartir déguisés en mendiante et moine pour Lhassa qu’ils atteignent en 1924. Alexandra rencontre Swami Asuri Kapila (Cesar Della Rosa). Ils y séjournèrent deux mois, durant lesquels ils visitèrent la ville sainte et les grands monastères environnants : Drépung, Séra, Ganden, Samye… Mais Alexandra David-Néel est finalement démasquée et dénoncée à Tsarong Shapé (le gouverneur de Lhassa), elle rentre en France.

Publié 25 juin 2013 par dandanjean dans Livres

Daniel Pennac extrait de Monsieur Malaussène   Leave a comment

M. Malaussène

Le bonheur, le bonheur, il n’y a pas que le bonheur dans la vie, il y a la vie! Naître, c’est à la portée de tout le monde! Même moi, je suis né! Mais il faut devenir ensuite! devenir! grandir, croître, pousser, grossir (sans enfler), s’abonnir (sans s’abêtir), durer (sans végéter), vieillir (sans trop rajeunir) et mourir sans râler, pour finir… un gigantesque programme, une vigilance de chaque instant… c’est que l’âge se révolte à tout âge contre l’âge, tu sais!

Publié 24 juin 2013 par dandanjean dans Livres

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