Archives de novembre 2013

Ying et yang dans la cuisine chinoise   Leave a comment

Tibetan_Yin_Yang_Mandala

Au détour de chaque plat se trouve une théorie millénaire. La gastronomie chinoise est variée et l’une des plus sophistiquées du monde. Cela est attribuable à l’étendue du pays, à sa culture, à son ancienneté et à sa grande population. L’art culinaire chinois est bien plus complexe que ce que nous connaissons et à quoi nous sommes habitués. Dans les grands restaurants, il y a, en amont de chaque plat, une préparation orientée vers la nature, basée sur des normes et les bons usages.

Une des caractéristiques de la gastronomie traditionnelle chinoise est de s’inspirer de la théorie du yin et du yang au moment de préparer un plat. Comme vous le savez sûrement, cette théorie explique que tout phénomène naturel a son contraire qui le compense. Les aliments ayant la nature yin sont considérés comme étant sombres, suaves, humides et froids. À l’inverse, les aliments yang sont considérés comme chauds, secs et durs. Suivant cette théorie, le plat doit avoir une harmonie entre les aliments yin et yang, ce qui aide à prévenir les maladies de toutes sortes ainsi que les problèmes émotionnels.

Une autre théorie sur laquelle se base la population chinoise à l’heure de la préparation des mets est la très réputée théorie des cinq éléments selon laquelle toute chose existant dans cet Univers est constituée par les cinq éléments : métal, bois, feu, eau et terre. C’est de cette théorie qu’est apparu le panel des cinq saveurs qui sont : le piquant, l’amer, l’aigre, le doux et le salé.

En plus de tout cela, d’autres facteurs sont pris en considération, telles que les caractéristiques propres aux aliments, c’est-à-dire l’arôme, la saveur, la couleur et, principalement, la qualité nutritive. Le grand érudit Yi Yin, de la dynastie Shang, avait mis en relation les cinq organes principaux du corps (cœur, poumon, rein, pancréas et foie) avec les cinq types de goût, car il pensait que chaque aliment avait des propriétés spécifiques pour maintenir la santé et l’harmonie du corps.

Selon les coutumes ancestrales et millénaires chinoises, la nourriture a toujours été liée au bien-être spirituel et corporel. Ainsi, la nature et les goûts doivent être en correspondance avec les saisons et le climat. Ceci provient aussi de la théorie du yin et du yang. Par exemple, en été, il est recommandé de manger moins gras et plus de légumes. Pour ce qui est des couleurs, les plats chinois se composent généralement de trois à cinq couleurs, qui sont le vert, le jaune, le noir, le rouge et le blanc. Au moment de la préparation d’un plat, tous ces éléments sont pris en considération.

Les coutumes chinoises, au moment de s’attabler, sont très semblables à celles des Occidentaux. Par exemple, ils mangent toujours assis et, à table, il y a un endroit prédéfini pour les membres de la famille et les invités. Ainsi, la place d’honneur fait face à la porte d’entrée, l’hôte, quant à lui, tourne le dos à l’entrée.

L’invité est le premier à prendre les baguettes pour se servir, mais ce sera toujours le maître de la maison qui commencera à manger. Une différence par rapport à l’Occident, c’est que la soupe ne se sert pas au début du repas mais, au contraire, à la fin. La cuillère à soupe est traditionnellement faite en céramique et son fond est plat. Les baguettes sont généralement en bois ou en bambou, mais il en existe aussi en ivoire ou en argent. Une autre différence notable est que les desserts ne sont pas une coutume chinoise, puisque certains aliments «doux», comme les fruits, peuvent se trouver dans les plats principaux.

Un plat chinois renferme toute une culture et une sagesse ancestrale. La nourriture est un événement qui doit suivre les normes de l’Univers (la théorie des cinq éléments, celle du yin et du yang) et la bonne conduite. Rien à voir avec manger quelque chose de rapide en allant travailler sans réfléchir à ce que l’on avale.

Publié 30 novembre 2013 par dandanjean dans Recettes

La générosité   Leave a comment

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La générosité, ce n’est pas de dire oui,

C’est regarder l’autre, sans idéal de vertu,

Et de dire ce qui nous apparaît juste et vrai…

Et parfois, cela implique de dire non.

Publié 29 novembre 2013 par dandanjean dans Textes de mon cru

La grâce   2 comments

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La grâce ne se pose pas sur nous,

ce n’est pas un attribut extérieur.

La grâce est une partie de l’âme

qui montre son visage aux autres.

Publié 28 novembre 2013 par dandanjean dans Textes de mon cru

L’autre rive   Leave a comment

Ganvié (14)

Là-bas, sur l’autre rive

L’itinéraire de l’âme

Parcours d’une vie

Regarder le parcours

Dans cet espace d’humanité

Au creux des traits de la main

Nous sommes des chandelles

Que nous apprenons à consumer

Pour rendre la vraie nature…

Énergie de flamme

Qui se dépose en nous

Quelle bénédiction !!!

Publié 27 novembre 2013 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tu as un don important   Leave a comment

Présent

Tout le monde est capable d’un don important,

Car ce que tu apportes aux autres,

tu l’apportes à toi-même.

Publié 26 novembre 2013 par dandanjean dans Textes de mon cru

Par la voie du chemin   Leave a comment

benin

Notre propre voie est, si on y regarde bien, pleine d’aventures et de risques, de plaisirs et d’abandons.

Notre propre voie suit souvent la trace du chemin que nous empruntons,

elle peut sembler droite et dégagée pendant une bonne période,

puis notre voie tourne abruptement et prend une direction étonnante,

une direction autre que le chemin que nous avions imaginé ou suivi.

Au courant de notre vie, il y a des croisements, et parfois une fourche.

Il nous faut alors faire des choix qui influenceront le reste de notre vie.

Nous pouvons choisir de continuer à aller toujours plus loin et toujours plus haut vers notre voie,

ou nous pouvons choisir de nous laisser aller tout doucement

sur le chemin qui continu simplement devant nous.

Chaque intersection, chaque fourche comportent ses propres obstacles.

Chaque obstacle comporte une leçon.

Chaque leçon est une connexion de plus à notre propre nature.

Notre voie semble bien difficile par moments et elle semble s’éloigner d’un chemin si simple à suivre,

mais plus nous suivons notre voie, plus la vie est lumineuse, pour nous,

et pour les personnes qui nous entourent.

Publié 25 novembre 2013 par dandanjean dans Textes de mon cru

Préface de Léo Ferré   2 comments

Un souvenir ce matin, c’est en grande partie par cette chanson

que j’ai découvert la chanson provenant de France.

Ce texte coup de gueule allait ouvrir toute une dimension dans mon écriture.

Ce matin, j’ai dû revisiter ce souvenir pour rebondir plus loin.

Il y a dans ce texte le refus du tout pris qui au Québec,

à l’époque de ma découverte, était emballé dans la religion,

le positionnement d’un être humain qui veut devenir lucide et projeté vers l’avenir.

Une note critique, qui dévoile les détours des blessures….

Ce matin, je partage ce texte qui, il me semble, semble encore actuel à bien des égards

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http://www.youtube.com/watch?v=fpctccGpyqE

La poésie contemporaine ne chante plus… Elle rampe
Elle a cependant le privilège de la distinction…
Elle ne fréquente pas les mots mal famés… elle les ignore
On ne prend les mots qu’avec des gants : à « menstruel » on préfère « périodique »,
et l’on va répétant qu’il est des termes médicaux qui ne doivent pas sortir des laboratoires et du Codex.

Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n’employer que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu’ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baisemain.

Ce n’est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baisemain qui fait la tendresse.
Ce n’est pas le mot qui fait la poésie, mais la poésie qui illustre le mot.

Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s’ils ont leur compte de pieds, ne sont pas des poètes, ce sont des dactylographes.

Le poète d’aujourd’hui doit être d’une caste, d’un parti ou du Tout-Paris.
Le poète qui ne se soumet pas est un homme mutilé.

La poésie est une clameur. Elle doit être entendue comme la musique.
Toute poésie destinée à n’être que lue et enfermée dans sa typographie, n’est pas finie. Elle ne prend son sexe qu’avec la corde vocale, tout comme le violon prend le sien avec l’archet qui le touche.

L’embrigadement est un signe des temps.
De notre temps

Les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes.
Les sociétés littéraires c’est encore la Société.
La pensée mise en commun est une pensée commune.

Mozart est mort seul,
Accompagné à la fosse commune par un chien et des fantômes.
Renoir avait les doigts crochus de rhumatismes.
Ravel avait dans la tête une tumeur qui lui suça d’un coup toute sa musique.
Beethoven était sourd.
Il fallut quêter pour enterrer Béla Bartok.
Rutebeuf avait faim.
Villon volait pour manger.
Tout le monde s’en fout…

L’Art n’est pas un bureau d’anthropométrie !

La Lumière ne se fait que sur les tombes…

Nous vivons une époque épique et nous n’avons plus rien d’épique
La musique se vend comme le savon à barbe.
Pour que le désespoir même se vende il ne reste qu’à en trouver la formule.
Tout est prêt :
Les capitaux
La publicité
La clientèle
Qui donc inventera le désespoir ?

Avec nos avions qui dament le pion au soleil,
Avec nos magnétophones qui se souviennent de « ces voix qui se sont tues »,
Avec nos âmes en rade au milieu des rues,
Nous sommes au bord du vide,
Ficelés dans nos paquets de viande,
A regarder passer les révolutions

N’oubliez jamais que ce qu’il y a d’encombrant dans la Morale,
C’est que c’est toujours la Morale des autres.

Les plus beaux chants sont des chants de revendications
Le vers doit faire l’amour dans la tête des populations.

A L’ÉCOLE DE LA POÉSIE 

ON N’APPREND PAS ON SE BAT !

Publié 24 novembre 2013 par dandanjean dans Pauses musicales

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