Don de soi

Désir de la mer

Le don de soi demande la réciprocité.

Il repose sur une conception que les hommes sont égaux ou du moins d’égales valeurs.  Le don de soi ouvre la perspective du vivre ensemble, du nous, soit les bases d’une communauté où chacun s’occupe de l’autre. 

Le don de soi s’éloigne en ce sens d’un égoïsme intense, du tout pour soi. Il est normal de prendre soin de soi, un égoïsme qui permet de se structurer, de se développer et de se prendre en compte est nécessaire.

Dans une perspective du don de soi, cet égoïsme repose sur la réciprocité, qui elle ouvre la porte à la relation avec l’autre, notamment sur l’amitié.

On peut être charitable sans réciprocité, sans amitié, sans vouloir l’espace du nous. Paradoxalement, la charité ne mène pas nécessairement à l’égalité. 

Le don de soi est une forme de présent réciproque.

Parole de Si (Chanson de Zaz)

Si j’étais l’amie du bon Dieu
Si je connaissais les prières.
Si j’avais le sang bleu.
Le don d’effacer et tout refaire.
Si j’étais reine ou magicienne
princesse, fée, grand capitaine,
d’un noble régiment.
Si j’avais les pas d’un géant.

Je mettrais du ciel en misère,
Toutes les larmes en rivière,
Et fleurirais des sables
où filent même l’espoir
Je sèmerais des utopies,
plier serait interdit,
On ne détournerait plus les regards.

Si j’avais des milles et des cents,
Le talent, la force ou les charmes,
Des maîtres, des puissants.
Si j’avais les clés de leurs âmes.
Si je savais prendre les armes.
Au feu d’une armée de titans.
J’allumerais des flammes,
Dans les rêves éteints des enfants.
Je mettrais des couleurs aux peines.
J’inventerais des Éden.
Aux pas de chances, aux pas d’étoiles, aux moins que rien.

Mais je n’ai qu’un cœur en guenille,
Et deux mains tendues de brindilles.
Une voix que le vent chasse au matin.
Mais si nos mains nues se rassemblent,
Nos millions de cœurs ensembles.
Si nos voix s’unissaient,
Quels hivers y résisteraient ?

Un monde fort, une terre âme sœur,
Nous bâtirons dans ces cendres
Peu à peu, miette à miette,
goutte à goutte et cœur à cœur

Peu à peu, miette à miette,
goutte à goutte et cœur à cœur

 

De la pensée, à la parole, à l’action

Goethe

Entre ce que je pense,

ce que je dis,

ce que je fais.

Entre ce que je crois penser,

dire,

faire.

Entre ce que vous percevez de mes pensées,

de ce que je dis,

de ce que je fais.

Entre ce que vous entendez,

ce que vous comprenez

et ce que vous avez envie de vivre.

Il y a tant de possibilités

qu’on ait des perceptions différentes,

des difficultés à se comprendre.

D’où l’intérêt d’essayer,

de répéter

et de s’ouvrir un peu plus à l’autre.

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