Archives de septembre 2014

Varanasi ou l’ancienne Bénarès   Leave a comment

Inde Gange

S’étendant sur les bords du Gange, Varanasi, anciennement Bénarès, est l’une des villes les plus emblématiques de l’état d’Uttar Pradesh, et l’un des berceau de l’Inde du Nord.

Il faut dire qu’elle est pleine de symboles, entièrement dédiée à la divinité Shiva, et qu’elle accueille de fait de nombreux pèlerinages, des centaines de sadhus et de mourants venus chercher le repos spirituel aux bords du Gange.

On peut ainsi y observer des crémations à ciel ouvert sur les ghats (les quais) du Gange, mais également des prières (pujas) impressionnantes sur l’eau à la tombée de la nuit, ou encore des vêtements lavés dans le Gange et séchant sur les ghats ou des hommes se brossant les dents, et le reste, au milieu des buffles dans l’eau incroyablement sale du fleuve sacré.  Tout simplement saisissant !

Tous les jours, on peut y voir des gens incinérer des cadavres ou encore on peut voir des corps flottant sur le fleuve. Pour les hindous, c’est la forme la plus pure de quitter le monde terrestre, il s’agit en fait d’un rituel.

Le Ghat de Dasaswamedh est l’un des plus importants et concourus. Chaque jour, au coucher du soleil, une cérémonie se répète dans le Ghâts Dasaswamedh à Varanasi. La cérémonie se veut très solennelle, elle rassemble de nombreux fidèles qui viennent. Pendant le rituel, où la fumée, le feu et l’eau sont les protagonistes, on entend des chansons résonner au rythme des cloches et des tambours, puis ils brûlent le bois de santal, et commencent à repartir les offrandes qui sont destinées au Gange sacré.

Le nom de Ghat Dasaswamedh vient d’une ancienne légende, sa traduction signifie « Dix chevaux sacrifiés en face de la rivière ». La légende raconte que dix chevaux ont été sacrifiés au dieu Brahma pour que, grâce cette offrande, Shiva le laisse revenir après son exil. Pendant la nuit, le Ghat de Dasaswamedh est un spectacle admirable dans lequel le son de la musique et la lumière des offrandes sont mélangés avec les chants de l’Aarti, la cérémonie des sadhus effectuant des rites religieux. Le matin, quand la vie de la rivière commencera un nouveau jour, ce Ghat se distingue par les nombreux parasols en toile et les bambous.

 

Publié 30 septembre 2014 par dandanjean dans Voyages et errances

Amritsar et les Silks   Leave a comment

Inde Temple dorée 2

Amritsar, la grande ville du riche l’Etat du Punjab.  Elle abrite l’un des plus beaux temples du pays, le Golden Temple (Temple d’or). À la veille de mes 18 ans, j’ai franchi la frontière du Pakistan de Lahore à l’Inde par Amritsar. On m’a reçu dans ce temple comme un invité spécial, car je suis née la même journée que la fête nationale des sikhs. Donc, aujourd’hui c’est un retour.

Ce sanctuaire ultime pour les sikhs, majoritaires dans cette région, peut facilement rivaliser avec le Taj Mahal, surtout lorsque les premiers rayons du soleil viennent l’illuminer.

Lieu à caractère sacré,  où chaque pas nous parcoure dans un espace de spiritualité. À l’intérieur, on peut écouter de la musique chantée et jouée par des hommes et des femmes en dévotion. Dans ce lieu, on peut manger à toute heure du jour, et quelques soit notre appartenance on peut rester dans le temple. L’hospitalité, la pluralité et la tolérance sont des valeurs importantes pour les sikhs.

De son vrai nom le Harmandir Sahib, le Temple d’or est un édifice construit au 17e siècle. En dehors de sa grande beauté, extrêmement bien préservée, il règne au sein du temple une atmosphère de spiritualité et de recueillement impressionnante, car il s’agit du lieu de pèlerinage le plus fréquenté d’Inde. De nombreuses choses sont à voir à l’intérieur, dont le bassin, les cuisines, le musée des Sikhs, et bien sûr le Temple d’or lui-même dans lequel un hymne sacré est chanté nuit et jour.

Le Temple d’or est comparable en terme d’inspiration que le Taj Mahal. Le sikhisme est l’une des nombreuses religions indiennes, qui prend ses racines dans l’État du Punjab. Comme toujours, on se déchausse à l’entrée, il faut ensuite faire le tour du bassin sacré (Amrit Sarovar, d’où le nom de la ville) dans le sens des aiguilles d’une montre, pour enfin accéder à l’intérieur du temple qui abrite le « Guru Granth Sahib», livre sacré des sikhs.

Donc, en arrivant à Amritsar, on découvre une religion souvent méconnue et pourtant reconnue comme la cinquième religion mondiale avec ses 20 millions de fidèles.  L’enseignement sikh est apparu sous l’impulsion du Gurû Nânak dans le nord-ouest de l’Inde au 16e siècle. Le sikhisme est né de sa volonté de surpasser les deux religions, majoritairement représentées en Inde, l’hindouisme et l’islam et prône l’égalité entre les Hommes.

Peu importe la race, la nationalité, la caste ou encore le sexe de ses fidèles, cette religion est marquée par sa lutte contre les discriminations raciales et sociales. Les disciples ont les cheveux enveloppés dans un turban et une barbe longue pour montrer leur résistance aux persécutions des musulmans et des hindous au 17e siècle. Ils se distinguent aussi des autres par leurs noms Singh qui signifie « lion » pour un homme, et Kaur « princesse » pour une femme.

Le sikhisme se rapproche plus de l’hindouisme que de l’islam, puisqu’il retient les concepts hindoues du karma et de la réincarnation et cela même si, le fondement du sikhisme retient le monothéisme de la religion musulmane. Avoir foi en un seul Dieu, qui représente la Vérité, apprendre à lire et à comprendre le Gurmukhi, ou encore protéger les pauvres, faibles et opprimés en s’opposant à l’injustice sont des principes forts de la religion sikh.

Les disciples sikhs sont invités à mener une vie vraie, c’est-à-dire intègre, honnête et soumis à la parole de Dieu pour avoir une chance de parvenir à la « mukti », la « libération ». Avoir une vie en conformité avec ses croyances passe d’abord par des habitudes de vie et alimentaires saines : l’alcool, le tabac ou encore les jeux de hasard sont proscrits. En menant une vie de partage et d’échange, le sikh peut alors espérer atteindre le but suprême de son existence, devenir « sachiar » autrement dit se « réaliser par soi-même ». Levés aux aurores, ils méditent sur la Parole de Dieu. Ni idoles, ni déesses, seulement Dieu, présent en toutes choses. « Je suis Lui, moi-même je suis Dieu ».

La majorité des sikhs se trouve encore aujourd’hui au Pendjab, sur leur terre d’origine.

Tirée d’informations sur le net

Publié 29 septembre 2014 par dandanjean dans Voyages et errances

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Mc Leod Ganj, et les tibétains   Leave a comment

Moulin a prière

Mc Leod Ganj, promenade calme et souriante au milieu des boutiques de vêtements, de bijoux ou de porcelaine, bref des étals bondés de nombreux produits étalés le long des devantures.

La rue principale est étroite et mal pavée et actuellement en rénovation, les gens, vont et viennent dans la rue dessinée par les robes des moines tibétains et les saris des femmes indiennes et les sourires des artisans.

On est vite très touché par le sourire lumineux sur les lèvres et les yeux vifs des gens, la plupart très simples, mais en profondeur d’âme, une grande richesse.

Ce village offre des enseignements inestimables, une autre vision de la vie qui permettent d’ajouter de nouvelles dimensions au regard que l’on porte sur le monde.

Puis, en marchant sans s’en rendre compte, une route qui va de Mc Leod Ganj à un gompa situé près du village. Cette route nous transporte dans un monde où les mantras et les symboles bouddhistes deviennent partie intégrante du paysage, et ce monde change le paysage intérieur à contempler.

Publié 28 septembre 2014 par dandanjean dans Voyages et errances

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Alexandra David-Néel: Journal de voyage (t. 1) : Lettres à son mari (11-8-1904 / 26-12-1917)   Leave a comment

 Alexandra David-Neil

15 août 1906 : Les êtres ont droit au bonheur, si l’on peut parler de droit ici. Je veux dire qu’ils ont l’instinct du bonheur comme ils ont celui de manger, car qu’est-ce que le bonheur sinon la satisfaction, d’un besoin de notre organisme, besoin matériel ou mental. Nous sommes absurdes de trouver mauvais que tel être cherche son bonheur de telle manière qui correspond à l’étoffe dont il est fait. Les vieux principes, la hiérarchie des pensées et des actes, toute l’échelle du Bien et du Mal nous tient trop encore et les plus affranchis d’entre nous ne peuvent guère se défendre de jauger selon leur catalogue propre les gestes d’autrui. Oh! les dogmes, les devoirs, l’idéal, quelles sources de tortures!… On veut être ceci, on veut que ceux qui vous approchent soient cela et, ni soi ni les autres ne ressemblent au modèles rêvé… Alors c’est la contradiction perpétuelle et comme l’animal, pourvu qu’il ait sa ration suffisante de satisfactions animales, tient à continuer sa vie, on continue à vivre rongé, dévoré, désolé d’une échéance illusoire et insupportable à autrui…
Choisissez une étoile, ne la quittez pas des yeux…elle vous fera avancer loin, sans fatigue et sans peine.
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Il s’agit d’une femme extraordinaire

Né(e) à : Saint-Mandé (Val-de-Marne) ,  le 24/10/1868
Mort(e) à : Digne (Alpes-de-Haute-Provence) ,  le 08/09/1969

Louise Eugénie Alexandrine Marie David, plus connue sous son nom de plume Alexandra David-Néel, de nationalités française et belge, est une orientaliste, tibétologue, chanteuse d’opéra, journaliste, écrivain et exploratrice française.Outre sa longévité (100 ans), son trait de gloire le plus marquant reste d’avoir été, en 1924, la première femme d’origine européenne à séjourner à Lhassa au Tibet,  et qui contribua fortement à sa renommée, en plus de ses qualités personnelles et de son érudition.

Durant les saisons 1895-1896 et 1896-1897, sous le nom d’Alexandra Myrial, Alexandra David occupe l’emploi de première chanteuse à l’Opéra d’Hanoï (Indochine), interprétant le rôle de Violetta dans La Traviata. De 1897 à 1900, elle partage la vie du pianiste Jean Haustont, à Paris, et ils écrivent à deux Lidia, drame lyrique en un acte dont Jean Haustont compose la musique et Alexandra le livret.

Le 4 août 1904, à Tunis, elle épouse Philippe Néel, ingénieur en chef  des Chemins de fer tunisiens, dont elle était la maîtresse depuis le 15 septembre 1900. Leur vie commune fut parfois orageuse, mais toujours empreinte de respect mutuel. Elle se termine définitivement le 9 août 1911 par son départ pour son troisième voyage en Inde (1911-1925).

Alexandra David-Néel arrive au Sikkim en 1912. Elle se lie d’amitié avec le souverain de cet État de l’Inde, Sidkéong Tulku, et visite de nombreux monastères bouddhistes pour parfaire sa connaissance du bouddhisme. En 1914, elle rencontre dans un de ces monastères le jeune Aphur Yongden dont elle fit par la suite son fils adoptif. Tous deux décident de se retirer dans une caverne en ermitage à plus de 4000 mètres d’altitude, au Nord du Sikkim.

Alexandra et Yongden partent ensuite pour la Corée, puis Pékin en Chine. Leur périple dura plusieurs années et traversa le Gobi, la Mongolie, puis une pause de trois ans au monastère de Kumbum au Tibet, où elle traduit la fameuse Prajnaparamita, avant de repartir déguisés en mendiante et moine pour Lhassa qu’ils atteignent en 1924. Alexandra rencontre Swami Asuri Kapila (Cesar Della Rosa). Ils y séjournèrent deux mois, durant lesquels ils visitèrent la ville sainte et les grands monastères environnants : Drépung, Séra, Ganden, Samye… Mais Alexandra David-Néel est finalement démasquée et dénoncée à Tsarong Shapé (le gouverneur de Lhassa), elle rentre en France.

Publié 27 septembre 2014 par dandanjean dans Pauses lectures

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Mc Leod Ganj gouvernement en exil   Leave a comment

Inde Mc Leod Gang Moulin à prière

Situé à une dizaine de kilomètres au nord de Dharamsala, McLeod Ganj est la ville d’accueil du gouvernement tibétain en exil.

Cette petite ville reste unique en Inde de part la présence importante de la communauté tibétaine et l’ambiance qui s’en dégage est imprégnée de la spiritualité bouddhique. Elle abrite notamment le Photang, résidence officielle du dalaï-lama, le monastère Namgyal Gompa, où vous pourrez assister aux prières des moines dans une ambiance envoûtante. La visite vaut vraiment le détour.

Il y a aussi l’émouvant Tibet Museum, qui regroupe de nombreux témoignages de l’oppression subie par le peuple tibétain.

La visite coup de cœur du jour est l’Institut norbulingka, une lieu exceptionnelle ou l’on tente de préserver la culture tibétaine.

Ce mon deuxième séjour et c’est l’un des plus beaux endroits du monde sous l’angle de la simplicité et de rythme de vie. Lieu d’exil, McLeod Ganj est surtout peuplé de moines bouddhistes. On s’y sent vite à l’aise et l’accueil local y est pour beaucoup. Les ballades aux alentours de la ville permettent de découvrir des lieux sacrés ou les drapeaux de prières virevoltent au grès du vent. Un havre de paix.

Publié 27 septembre 2014 par dandanjean dans Voyages et errances

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Mc Leod Ganj   Leave a comment

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Mc Leod Ganj après un court vol de Delhi.

La capitale des bouddhistes tibétains en exil. La route est sinueuse et a flan de montagne, on entre dans un autre monde.

Dans l’état du Himachal Pradesh dans le Nord de l’Inde, Mc Leod Ganj est une petite bourgade à 1 800 mètres dans les montagnes. La ville de Mc Leod Ganj est considérée comme la nouvelle « petite Lhassa » des réfugiés tibétains. Ici, on baigne dans un univers réellement teinté de bouddhisme et de culture tibétaine.

Le temple du Dalai lama est à quelques minutes de Mc Leod Ganj.

À Mc Leod Ganj, il y a de nombreux temples bouddhistes et beaucoup d’artisanat tibétain, On croise dans le village des moines bouddhistes ou des tibétains en exil.

La vie à Mc Leod Ganj est très différente de Delhi, ici la fraîcheur des montagnes et on peut contempler la vie par la fenêtre de l’un des petits cafés ou restaurants. On ressent une énergie très chaleureuse en écho des montagnes de l’Himalaya.

Quel bonheur de rentrer en contact avec les tibétains !

Publié 26 septembre 2014 par dandanjean dans Voyages et errances

New Delhi et Old Delhi   Leave a comment

New-Delhi-35

 

Delhi peut parfois représenter le bazar et le chaos. Sourire et stress se côtoient, avec une couleur multiethnique. On y croise plein de regards différents, on y sent mille odeurs, on n’arrête pas d’être surpris!

Il y a des gens partout, des klaxons, des vélos, des embouteillages, des caisses qui trainent, des stands pour vendre n’importent quoi, des oiseaux perdus dans le ciel entre les fils emmêlés au-dessus des têtes et entre les immeubles…c’est un joyeux bazar!

Mais toute cette animation chaotique a beaucoup de charme et constitue la vie même de la capitale! La ville, à l’image du Caire, est sale et a de la difficulté a prendre en compte le flot de nouveaux habitants.  Un virage vert s’amorce et des interventions pertinentes sont en cours autant au plan de l’hygiène que de l’entretien des arbres.

Par contre, le métro de Delhi est probablement l’un des endroits les plus propres de la capitale. Il est également beaucoup moins encombré que ce que j’avais imaginé. Les wagons sont complètement modernes et affiche une grande sécurité.

notre coup de cœur est le Havre de paix qu’est la villa Amarya, tout petit, hyper calme, un service très personnalisé et humain, des petits déjeuner s impeccables.  A retenir.

Publié 25 septembre 2014 par dandanjean dans Voyages et errances

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