Archives de février 2016

29 février   Leave a comment

Vin

Une tendance de plus en plus répandue est de développer des superstitions liées à la date du 29 février des années bissextiles.

Une année bissextile est une année de 366 jours, comprenant un 29 février. En latin, on emploie le terme de bisextus pour désigner le jour intercalaire que l’on plaçait tous les quatre ans dans le calendrier julien. Ce mot est composé de bis (deux fois) et de sextus (sixième). On doublait le sixième jour avant les calendes de mars, c’est-à-dire le 24 février. Un bissexte, c’est à l’origine un 24 bis de février. En ancien français, le jour intercalaire portait le nom de bissestre (ou besistre). Aujourd’hui, on parle plutôt du 29 février que du bissexte !

Depuis 1582, sont donc bissextiles toutes les années divisibles par 4 mais non divisibles par 100 et les années divisibles par 400.

Et cette année, aujourd’hui, c’est le 29 février…

Une étude menée récemment a révélé que des gens qui n’ont pas l’habitude de jouer ou qui ne jouent pas beaucoup tentent leur chance ce jour-là. Il est donc très possible que l’on voit petit à petit émerger un marché du « jour de chance » lié au 29 février, un peu comme les super tirages des vendredis 13.

Bien sûr il y a toutefois les plus pessimistes pour qui la date du 29 février reste associée à :

29 février 1932 : soulèvement national-socialiste en Finlande.

29 février 1960 : un tremblement de terre ravage Agadir, au sud du Maroc. L’ensemble de la ville est détruite, à l’exception du fort historique, et le bilan officiel fait état de plus de 12 000 victimes.

29 février 1968 : un avion Iliouchine 18 de la compagnie United Arab Airlines se crashe à Aswan et tue 16 de ses 112 passagers et membres d’équipage.

29 février 1996 : le crash d’un Boeing 737 de la Faucett, au sud du Pérou, tue les 117 passagers et 6 membres d’équipage.

29 février 2000 : la collision entre un autocar et une voiture fait 29 morts et 18 blessés à Bailén en Espagne

Ne nous alarmons pas car le 29 février c’est aussi :

29 février 1848 : fin de la Révolution de février 1848, qui se termine par la proclamation de la République. Les titres de noblesse sont abolis.

29 février 1940 : Hattie McDaniel devient la première actrice noire à obtenir un Oscar pour sa participation au film Autant en emporte le vent.

29 février 1980 : Ottawa annonce que Jeanne Sauvé sera la première femme présidente de la Chambre des communes.

29 février 2004 : Face à l’insurrection, le président haïtien Jean-Bertrand Aristide fuit son pays.

29 février 2008 : première Journée mondiale des maladies rares.

*

Une chanson  Bryan Adams  On A Day Like Today

Publié 29 février 2016 par dandanjean dans Réflexion

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Pas d’ailleurs   Leave a comment

Maroc Rendonnée

Pour le voyageur,

le bonheur du périple

est de cesser de chercher.

Alors, la destination n’est plus un ailleurs,

car tous les chemins

permettent de se laisser trouver.

Une chanson de Mylène Farmer, Il n’y a pas d’ailleurs

Publié 29 février 2016 par dandanjean dans Réflexion

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De la vie heureuse …Qu’est-ce qu’on leur laisse   Leave a comment

Se relever

…comme un écho qui provient de la nuit des temps portant la voix de Sénèque…

Je verrai la mort d’un visage aussi calme que si j’en entendais parler. Je me soumettrai à tous les travaux, si grands qu’ils soient, soutenant le corps par l’âme. Je mépriserai également les richesses, qu’elles soient présentes ou absentes, et je ne serai ni plus triste quand elles se trouvent ailleurs que chez moi, ni plus fier si elles m’environnent de leur éclat. Je ne serai pas sensible aux allées et venues de la fortune.

Je considérerai toutes les terres comme miennes et les miennes comme appartenant à tous. Je vivrai comme si je savais que je suis né pour les autres et remercierai la nature d’un pareil titre, car comment aurait-elle pu mieux conduire mes affaires ?

Elle m’a donné seul à tous, elle a donnée tous à moi seul. Tout ce que j’aurai, ni je le garderai d’une manière sordide, ni je le répandrai d’une manière prodigue. Je croirai ne rien posséder mieux que ce que je donne comme il faut.

J’estimerai les bienfaits ni au nombre, ni au poids, mais au prix qu’y attache celui qui les reçoit. Jamais je ne penserai donner trop à qui est digne de recevoir.

Je ne ferai rien en vue de l’opinion, je ferai tout par conscience. Je croirai avoir pour témoin tout un peuple alors que j’agirai devant ma seule conscience…

La limite que je m’imposerai dans le boire et le manger sera de satisfaire les besoins naturels, et non d’emplir et de vider l’estomac.

Je serai agréable envers mes amis, indulgent et affable envers mes ennemis. Je serai ébranlé avant même d’être prié, et j’irai au devant des demandes honnêtes.

Je saurai que ma patrie c’est le monde, que mes chefs ce sont les dieux et qu’ils sont au-dessus de moi et autour de moi surveillant mes actes et paroles.

Quand la nature me redemandera ma vie ou que ma raison la fera cesser, je m’en irai en attestant que j’ai chéri la bonne conscience et les bonnes études, et que la liberté de personne n’a été diminué de mon fait, la mienne moins que toute autre.

Sénèque De la vie heureuse

Une chanson de Richard Séguin Qu’est-ce qu’on leur laisse?

Penser la réforme, reformer la pensée   Leave a comment

EdgarMorin

Répétons ici la différence entre expliquer et comprendre. Expliquer c’est considérer l’objet de connaissance seulement comme un objet et lui appliquer tous les moyens objectifs d’élucidation. Il y a ainsi une connaissance explicative qui est objective, c’est-à-dire qui considère des objets dont il faut déterminer les formes, les qualités, les quantités et dont le comportement se connaît par causalité mécanique et déterministe. L’explication est bien entendu nécessaire à la compréhension intellectuelle ou objective. Elle est insuffisante pour la compréhension humaine.

Il y a connaissance qui est compréhensive, et qui se fonde sur la communication, l’empathie, voire la sympathie inter-subjectives.

Ainsi je comprends les larmes, le sourire, le rire, la peur, la colère en voyant l’ego alter comme alter ego, par ma capacité de ressentir les mêmes sentiments que lui. Comprendre dès lors comporte un processus d’identification et de projection de sujet à sujet. […] La compréhension, toujours intersubjective, nécessite ouverture et générosité.

La Tête bien faite : Penser la réforme, reformer la pensée, Edgar Morin

Une chanson Mylène Farmer – L’Autre…

Publié 28 février 2016 par dandanjean dans Livres

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La plupart d’entre nous sont des êtres humains extraordinaires   Leave a comment

Témoignages-Quizotrésor-apprendre-en-samusant-enfants

La plupart d’entre nous sont des êtres humains extraordinaires. Nous voulons que tout soit expliqué, nous voulons que tout soit très soigneusement exposé sous forme de mots ou d’un schéma, et nous pensons que nous l’avons compris. Nous sommes devenus esclaves des explications.

Nous n’essayons jamais de découvrir nous-mêmes, quel est le mouvement du désir et comment il naît. L’orateur va explorer cette question, mais l’explication n’est pas la réalité. Le mot n’est pas la chose. On ne doit pas être prisonnier des mots, des explications. La montagne peinte sur une toile n’est pas la véritable montagne. Elle peut être très bien peinte, mais elle n’a pas son extraordinaire et profonde beauté, ni sa majesté se découpant sur le ciel bleu. De même, l’explication du désir n’est pas le véritable mouvement du désir. L’explication n’a aucune valeur tant que l’on ne voit pas réellement soi-même.

La flamme de l’attention, Jiddu Krishnamurti 

Une chanson You Learn d’Alanis Morissette

Publié 27 février 2016 par dandanjean dans Livres

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Le bonheur   Leave a comment

Visage couleur

Avant de toucher le bonheur,

il peut nous sembler être une illusion.

Après l’avoir obtenu, le besoin immédiat diminue.

La personne qui vit le bonheur ne le cherche pas,

la personne qui ne vit pas le bonheur désire l’obtenir.

Le bonheur échappe à ceux qui le veulent.

C’est lorsque le bonheur prend racine en nous,

que nous comprenons qu’il n’y a pas de bonheur.

Une chanson C’est plein de vie interprétée par Bori

Publié 27 février 2016 par dandanjean dans Réflexion

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L’économie de l’effort harmonieux   Leave a comment

P1020810

À une certaine époque, quand j’écoutais la télévision, j’écoutais religieusement les nouvelles. L’approche, le contenu, l’aspect communicationnel utilisaient judicieusement la peur, parfois l’indignation et la culpabilité pour attirer l’auditoire. Tels groupes de personnes ont fait ceci, tel produit pourrait vous empêcher d’être comme vous êtes actuellement, les accidents peuvent survenir, les maladies peuvent vous atteindre, etc.  Et nous répondons à cette peur par une surprotection au cas ou, une serrure afin de, un casque pour ceci, une visière pour cela, il faut tout décontaminer et tout aseptiser. Puis, venait la période des annonces, où on nous proposait des produits pour entretenir cette forme de bonheur par l’acquisition.

À refuser toutes formes de risque, nous installons une bienheureuse sécurité qui ne peut que se segmenter et s’alimenter d’intermèdes de peur, d’indignation du comportement inconséquent ou immature des autres ou de la culpabilité de ne pas en avoir fait assez.

Si nous faisions un voyage dans le temps, au 14e siècle, comment ferions-nous pour survivre à juste habité dans une maison cousue de courant d’air?

Je ne veux pas dénigrer les programmes de prévention, je ne veux pas dénigrer la modernité, je ne veux pas dénigrer la quête d’une vie paisible, mais je désire juste faire valoir une autre perspective. Je me demande si entretenir des peurs au lieu d’entretenir une automatisation,  une réappropriation de son pouvoir d’agir dans son environnement ne serait pas plus porteuse de bonheur durable. Au lieu d’utiliser la technologie pour éloigner notre environnement, nous pourrions l’utiliser pour mieux nous y adapter et la conserver. Au  lieu de contribuer au business de la peur, instaurons l’économie de l’effort harmonieux.

 

Une chanson de Gaston Mandeville – Le vieux du bas-du-fleuve

LE VIEUX DU BAS DU FLEUVE
paroles et musique: François Camirand, Gaston Mandeville

Y avait un vieux dans l’ bas du fleuve
Avec une terre de trente arpents
Un poêle à bois, une charrue neuve
Trente-six cochons, pis onze enfants
Y s’est levé un bon matin
Une cicatrice sur son terrain
Les yeux pleins d’eau y a dit «Calvaire!
On est en train d’ voler ma terre.»

REFRAIN:
Quand t’es ben tranquille chez vous
Assis à compter les hivers
Pis à t’ mêler d’ tes affaires
J’ai d’ quoi su’ l’ coeur
Mais j’ai pas l’ coeur
À te l’ dire

Y avait un vieux dans l’ bas du fleuve
Avec un coeur de trente arpents
On l’a tué à coups d’ tracteur
Le sang a coulé par en-dedans
Sa femme est là pis qui dort p’us
Un coup parti les p’tits non plus
Le «douze à sel» c’est passé d’ mode
On peut pas éviter l’exode

REFRAIN

Y avait un vieux dans l’ bas du fleuve
Avec des rêves de trente arpents
Sort sa charrue pendant la nuit
À grands coups d’ poing laboure son lit
Y avait un vieux dans l’ bas du fleuve
Qui était caché dans l’ fond d’un bas
Dans l’ fond du bas du Saint-Laurent
Où c’est qu’y en a qui passent par là

REFRAIN

Publié 26 février 2016 par dandanjean dans Réflexion

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