Respecter la vie, c’est accepter la différence

De chaque côté du mur règnent les marchands de haine. Ceux qui nous opposent ; ceux qui veulent plus de richesses, de terre, d’eau et de moissons, à leur seul bénéfice ; ceux qui vivent sans partage ; ceux qui vendent les armes avec lesquelles on s’entretue. Ceux qui réinventent le parole de Dieu pour exercer leur suprématie ; ceux encore qui entretiennent l’ignorance par tous les moyens pour asseoir leur pouvoir ; ceux qui envoient des enfants se faire tuer au nom de ce même Dieu, au nom d’un monde meilleur ou d’un paradis. Comme si le meilleur pouvait naître des terres et des rivières rougies du sang des hommes. Leur parole couvre celle des gens de bonne volonté. Ne me demande pas pourquoi, je n’en sais rien. Crois-moi, Medhi, personne ne nous écoutera, et si la mort ne vient pas d’en face, on nous tuera dans notre propre camp.

Alors au lieu de pierres, de fusils et de bombes, c’est de courage qu’il faut s’armer. Maintenant que nous savons la vérité, si nous les laissions faire, si nous renoncions, c’est nous qui serions coupables au jour du Jugement dernier. Et si nous nous unissons, nous serons plus forts que ces marchands de haine.

Ils ne nous laisseront pas faire justement pour cela.

Clamer ensemble que puisque Dieu a inventé la différence, en son nom nous devons la respecter, la cultiver, la protéger et l’aimer. Voici ce qu’il faut prêcher. Cette pensée pourrait bouleverser le monde !

Extrait de Dissemblance, Marc Lévy

 

Une chanson de Zaz – Pas l’indifférence

Conscience du cours de l’histoire

One

Revisiter notre histoire est une source importante de développement, non pas pour connaître les dates, les noms et les réalisations, mais pour en tirer des leçons.

Ne pas vouloir apprendre l’histoire, c’est s’enfermer dans une représentation du monde fermé.  Nous serons de ceux qui véhiculeront des préjugées comme des conquérants au regard des autochtones ou des minorités de ce monde. Regarder uniquement des éclats verre au sol ne nous permet pas de concevoir ce qu’était le vase avant sa transformation.

Il y a des leçons à tirer de 8 000 ans d’histoire, même si le présent pèse et, décele l’imprévisible.

Par exemple, une caractéristique de la vie culturelle ou spirituelle en apparence mineure (danse, yoga, méditation, etc.) d’un peuple peut émerger à notre ère de communication et devenir un mouvement populaire et insuffler une vie de société différente et apparemment exotique, devenir des choix nouveaux et émergents. C’est l’expression d’une autre forme de domination de ce qui était souvent issu d’une minorité. Le cycle de vie et l’interdépendance nous permettent de revisiter ce qui est porteur de sens au fil des ans.

L’histoire est le recueil de tant de possibilités humaines, alors s’en priver, c’est accepter d’oublier que nous sommes nouveaux à chaque instant, car, l’essence même de la vie, est de se nourrir d’imprévisible. Y puiser sa richesse, c’est rendre le monde meilleur.

Une chanson de Catherine Clara – La craie dans l’encrier

On poursuivait le cours de l’histoire
Sur un cahier quadrillé
Et quand la guerre était terminée
Il était quatre heures et quart
Et l’on tournait les pages
Et puis tout s’effaçait
Comme s’il y avait un peu de craie
Dans l’encrier

Le professeur était très bavard
Vers la fin de la journée
Et quand il s’arrêtait de parler
On se passait de buvard
Plus on tournait les pages
Et plus on oubliait
Comme s’il y avait un peu de craie
Dans l’encrier

On a fermé les cahiers un soir
Sur la guerre inachevée
Et comme si rien ne s’était passé
On a déserté l’histoire
On a sauté les pages
Et tout s’est effacé
Comme s’il y avait un peu de craie
Dans l’encrier

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