Prendre et relâcher

Une belle chanson inspirante, un petit bijou

Matt Simons – Catch & Release (Prendre et relâcher)

There’s a place I go to
Il y a un endroit où je vais
Where no one knows me
Où personne ne me connait
It’s not lonely
Ce n’est pas un isolement
It’s a necessary thing
C’est une chose nécessaire
It’s a place I made up
C’est un endroit que j’ai créé
Find out what I’m made of
Pour découvrir de quoi je suis fait
The nights are stayed up
Les nuits sont éveillées
Counting stars and fighting sleep
À compter les étoiles et combattre le sommeil

Let it wash over me
Que ça me submerge
Ready to lose my feet
Je suis prêt à perdre pieds
Take me on to the place where one reviews life’s mistery
Que ça m’emmène à l’endroit où l’on examine le mystère de la vie
Steady on down the line
Constamment sur le fil
Lose every sense of time
Perdre le sens du temps
Take it all in and wake up that small part of me
Prendre tout et réveiller cette petite part de moi

Day to day I’m blind to see
Jour après jour, je suis trop aveugle pour voir
And find how far
Et découvrir comme loin
To go
Aller

(Chorus:)
Everybody got their reason

Chacun a sa raison
Everybody got their way
Chacun a sa route
We’re just catching and releasing
Nous ne faisons que prendre et relâcher
What builds up throughout the day
Ce qui se construit tout au long de la journée

It gets into your body
Ça pénètre dans votre corps
And it flows right through your blood
Et ça coule direct dans votre sang
We can tell eachother secrets
Nous pouvons nous raconter des secrets
And remember how to love
Et nous souvenir comment aimer

En savoir plus sur https://www.lacoccinelle.net/1038971-matt-simons-catch-release.html#YuxsYp5KKtXpS7oR.99

 

L’impermanence

ImAGE univrs

Nous voulons tellement vivre immortelles que nous occultons la réalité qui nous entoure. Cette illusion nous donne l’impression que nous avons du temps, que nous puissions prendre une pause de la vie et nous laisser-aller au non-être.

La réalité est impermanence. L’idée même de concevoir que les humains sont les mêmes depuis des générations est une fausseté. La vision de la permanence à travers le temps est une construction de l’esprit. Nous ne sommes pas une copie parfaite de nos ancêtres. Notre composition est légèrement différente, les bactéries ont changé, nos tissus, notre sang ont évolué. Nous n’existons pas en raison de la copie de l’ancien, mais grâce à la singularité de notre structure.

Même si le monde existe depuis la nuit des temps, à notre naissance, nous contemplons pour la première fois la vie, nous nous éveillons à un monde inconnu, nous découvrons des formes qui grouillent, une faune imprévisible et la diversité humaine.

Les êtres sur pause peuvent vivre des états de noirceur. Les êtres conscients de leur impermanence accèdent à la joie de l’émerveillement. Je pense, donc je suis… et je me conçois.

L’essence du passeur se nourrit de l’interdépendance.

 

Une chanson de Fred Pellerin – De fils en pères

Je suis le fils de plusieurs pères
d’un saint-joseph qui était pas là
je suis le fils de plusieurs pères
Je suis le fils de plusieurs pères
d’un saint-joseph qui était pas là
je suis le fils de plusieurs pères
et d’un poète qu’on enferma
d’un architecte de grand barrage
et d’un soûlon qui buvait pas
d’un doux, d’une brute et d’un bûcheron
d’un coureur de bois, de jupons

des pères, j’en ai mille

je suis le fils de plusieurs pères
d’un joueur de quilles aux mille z’abats
je suis le fils de plusieurs pères
d’un joueur d’hockey pas d’aréna
d’un homme trop fort pour être banquier
d’un autre que son ombre faisait peur
d’un grand menteur, d’un maître-chanteur
rimeur de pomme ou de country

des pères, j’en ai mille

je suis le fils de plusieurs pères
d’un grand fumeur, d’un vieux dragon
je suis le fils de plusieurs pères
d’un révolté en queue d’peloton
d’un gars qui s’tient alinéa
celui qu’on regarde, mais qu’on voit pas
d’un voyageur comme le pigeon
chauffeur de bus des quatre saisons

des pères, j’en ai mille

je suis le fils de plusieurs pères
vendeur de meubles et d’occasions
je suis le fils de plusieurs pères
useur de corps et de canneçons
d’un faux curé, d’un vrai poltron
d’un astronaute dans son salon
d’un six pieds deux, d’un grand trapu
d’un va-nu-pieds, d’un r’viens tout nu

des pères, j’en ai mille

je ne suis pas venu au monde
c’est le monde qui est venu à moi
pis je ne suis né d’hier
j’ai vu mouiller, mourir, neiger
pis je n’ai pas choisi d’aimer

je suis le fils de plusieurs pères
des indécis, des convaincus
je suis le fils de plusieurs pères
des fois perdants, souvent perdus
claireurs de l’ombre, aimeurs de jours
grands angoissés, joueurs de tours
chasseurs de sens et d’horizon
sans toit, vire feu, sans religion

des fils j’en ai mille

ils ne sont pas venus au monde
c’est le monde qui viendra à eux
ils ne seront pas nés d’hier
ils verront naître, neiger, mouiller
ils ne choisiront pas d’aimer

je suis le fils de plusieurs pères
les uns des autres, même inconnus
je suis le fils de plusieurs pères
et le roue glisse et continue
je suis le fils de plusieurs pères
et que ça dure, et que ça tienne
je suis le fils de plusieurs pères
surtout que jamais ça ne finisse

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