Ma vie de Carl Gustav Jung

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De fait, notre vie, jour après jour, dépasse de beaucoup les limites de notre conscience et, sans que nous le sachions, la vie de l’inconscient accompagne notre existence. Plus la raison critique prédomine, plus la vie s’appauvrit ; mais plus nous sommes aptes à rendre conscient ce qui est inconscient et ce qui est mythe, plus est grande la quantité de vie que nous intégrons. La surestimation de la raison a ceci de commun avec un pouvoir d’état absolu : sous sa domination, l’individu dépérit.

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Le noyau de toute jalousie est un manque d’amour.

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Ma vie est l’histoire d’un inconscient qui a accompli sa propre réalisation.

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La « connaissance réelle » repose sur un instinct ou sur une participation mystique avec autrui. On pourrait dire que ce sont « les yeux de l’arrière-plan » qui voient, dans un acte impersonnel d’intuition.

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Ce qui se passe dans un être qui intègre à la conscience des contenus jadis inconscients échappe presque à la description qu’en peuvent donner les mots. On ne peut qu’en faire l’expérience. C’est une affaire indiscutablement subjective.

Ma vie de Carl Gustav Jung

 

Une pièce musicale de Sati interprétée par Alexandre Tharaud – Gymnopédie, nr. 1

Être, et ne pas juste faire

contemplation

Lors d’une conversation récente, une personne me disait que la liberté n’existe pas réellement. J’étais en partie d’accord, car dans notre société je ne peux pas faire tout ce que je veux, et n’importe quand. Toutefois, je peux avoir cet état d’esprit libre et détaché.

Une façon de l’illustrer fut lorsque j’ai commencé à méditer. Je me concentrais sur ma respiration, sur ma posture et, je ramenais mon esprit au présent à chaque égarement, mais j’étais toujours en tension. J’ai pratiqué la pleine conscience, puis l’entraînement de l’esprit, mais j’étais toujours en tension.

Il m’a fallu du temps pour comprendre que j’étais conditionné par de vieux modèles qui m’ont permis d’apprendre. Je faisais des actions pour atteindre un résultat, pour réussir, pour avoir le renforcement de la reconnaissance, de la récompense, de l’attention.

J’ai cessé de vivre cette tension lorsque je suis devenu l’entraîneur de mon esprit et de mon corps. Pour moi, sans but autre que de réaliser ce que je suis.

Cette liberté fut une grande révélation, car je touchais le présent comme on touche le cœur de quelqu’un invisible, intense et magique. Il n’y a pas de mots suffisants, mais une expression permet d’illustrer à mon avis, être, et n pas juste faire.

La personne qui est libre ne veut plus contrôler quelqu’un, ni être contrôlée, elle est éveillée et vigilante face aux limites qu’impose le conditionnement. Renoncer ou se détacher ne suffit pas. Se réapproprier sa capacité d’agir nécessite d’être présent, de faire des erreurs et d’avoir des réussites sans jugement tout simplement par ce que nous sommes.

 

Une pièce musicale inspirée de Rumi  mettant en scène des derviches tourneurs

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