Archives de février 2018

Le 5e rêve   Leave a comment

Swift Deer, Shaman Navajo au Dolphin Council à Ojai :

Au début, le Grand Esprit dormait dans le rien. Son sommeil durait depuis l’éternité. Et puis soudain, nul ne sait pourquoi, dans la nuit, il fit un rêve. En lui, gonfla un immense désir… Et il rêva la lumière, ce fut le premier rêve, la toute première route.

Longtemps, la lumière chercha son accomplissement, son extase. Quand finalement elle trouva, elle vit que c’était la transparence, et la transparence régna. Mais voilà qu’à son tour, ayant exploré tous les jeux de couleurs qu’elle pouvait imaginer, la transparence s’emplit du désir d’autre chose. A son tour, elle fit un rêve. Elle qui était si légère, elle rêva d’être lourde. Alors apparut le caillou. Et ce fut le deuxième rêve, la deuxième route.

Longtemps, le caillou chercha son extase, son accomplissement. Quand finalement, il trouva, il vit que c’était le cristal et le cristal régna. Mais à son tour, ayant exploré tous les jeux lumineux de ses aiguilles de verre, le cristal s’emplit du désir d’autre chose, qui le dépasserait. A son tour, il se mit à rêver lui qui était si solennel, si droit, si dur, il rêva de tendresse, de souplesse et de fragilité; alors apparut la fleur. Et ce fut le troisième rêve, la troisième route.

Longtemps, la fleur, ce sexe de parfum, chercha son accomplissement, son extase. Quand enfin elle trouva, elle vit que c’était l’arbre et l’arbre régna sur le monde. Mais vous connaissez les arbres, on ne trouve pas plus rêveurs qu’eux (ne vous amusez à pénétrer alors dans une forêt qui fait un cauchemar). L’arbre, à son tour, fit un rêve. Lui qui était si ancré à la terre, il rêva de la parcourir librement, follement, de vagabonder au travers d’elle. Alors apparut le ver de terre. Et ce fut le quatrième rêve, la quatrième route.

Longtemps, le ver de terre chercha son accomplissement, son extase. Dans sa quête, il prit tour à tour la forme du porc-épic, de l’aigle, du puma, du serpent à sonnette. Longtemps, il tâtonna et puis un beau jour, dans une immense éclaboussure… Au beau milieu de l’océan, un être très étrange surgit, en qui toutes les bêtes de la terre trouvèrent leur accomplissement, et ils virent que c’était la baleine ! Longtemps cette montagne de musique régna sur le monde. Et tout aurait peut-être dû en rester là, car c’était très beau. Seulement voilà… Après avoir chanté pendant des lunes et des lunes, la baleine, à son tour, ne put s’empêcher de s’emplir d’un désir fou. Elle qui vivait fondue dans le monde, elle rêva de s’en détacher. Alors … !

Alors, brusquement, nous sommes apparus, nous les hommes, car nous sommes le cinquième rêve, la cinquième route, en marche vers le cinquième accomplissement, la cinquième extase.

Teresa Carolyn McLuhan dans Pieds nus sur la terre sacrée

Une chanson de Chloé Sainte-Marie – E pamutelan e peikussian – Innu

 

Nous sommes l’Humanité   Leave a comment

Nous sommes l’Humanité, le documentaire avec les jarawas

Signez la pétition pour protéger les Jarawa : organicthejarawa.com/signez-la-petition

Il est possible de s’impliquer dans la Campagne pour les Jarawas : organicthejarawa.com/rejoignez-nous

Ou de faire un don : organicthejarawa.com/faites-un-don

Publié 25 février 2018 par dandanjean dans Débats à partager

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Je suis une fleur   2 comments

 ImAGE Liberté

 

Je suis une fleur

J’aime m’élancer vers le ciel

Et déployer mes couleurs…

J’aime être une fleur

 

Tiens, il a un ciseau

Cette main coupe les miens autour de moi

J’aimerais être incisif comme un ciseau

J’aurais aimé être un ciseau

 

Tiens, il y a des pierres

Qui ont écrasé les miens autour de moi

J’aimerais avoir la puissance des pierres

J’aurais aimé être une pierre

 

Tiens, il y a des gouttes d’eau

Et des grêlons qui brisent les miens autour de moi

J’aimerais avoir le contrôle de la vie comme l’eau

J’aurais aimé être l’eau

 

Tiens, la chaleur est accablante

Je vois se faner les miens autour de moi

J’aimerais avoir la puissance du feu

J’aurais aimé être un soleil

 

Tout s’éteint… Un long moment.

 

Tiens, on vient de me transplanter

J’ai été choisi par une personne

Elle a compris avant moi ma valeur, ma singularité

Je suis content d’être une fleur

 

Je suis une fleur

C’est dans ma propre nature

Je ne veux plus me définir par mes peurs

J’aime être ce que je suis!

 

Une chanson des Enfoirés – Le pouvoir des fleurs

 

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

 

Publié 25 février 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Pieds nus sur la terre sacrée   Leave a comment

INUSKSHUK

Leurs sages nous conseillaient d’adopter leur religion mais nous découvrîmes vite qu’il en existait un grand nombre. Nous ne pouvions les comprendre et deux hommes blancs étaient rarement d’accord sur celle qu’il fallait prendre. Cela nous gêna beaucoup jusqu’au jour où nous comprîmes que l’homme blanc ne prenait pas plus sa religion au sérieux que ses lois; il les gardait à portée de la main, comme des instruments, pour les employer à sa guise dans ses rapports avec les étrangers. Nous en usions autrement. Nous conservions les lois que nous avions faites et nous vivions notre religion. Nous n’avons jamais pu comprendre l’homme blanc; il ne trompe personne d’autre que lui-même.

*

Nous étions un peuple sans lois, mais nous étions en très bons termes avec le Grand Esprit. Sans comprendre vous nous avez condamnés comme des âmes perdues, simplement parce que notre religion était différente de la vôtre.

*

L’homme qui s’est assis sur le sol de son tipi, pour méditer sur la vie et son sens, a su accepter une filiation commune à toutes les créatures et reconnu l’unit » de l’univers ; en cela il infusait à son être l’essence même de l’humanité. Quand l’homme primitif a abandonné cette forme de développement, ll ralentit son perfectionnement.

Chef Luther Standing Bear (1905 -1939), Sioux Ogala

*

Qu’est-ce que la vie ? C’est l’éclat d’une luciole dans la nuit. C’est le souffle du bison en hiver. C’est la petite ombre qui court dans l’herbe et se perd au couchant.

Les derniers mots de Crowfoot (1821 – 1890), porte-parole des Blackfeet.

*

Le Lakota était empli de compassion et d’amour pour la nature. Il aimait la terre et toutes les choses de la terre, et son attachement grandissait avec l’âge. Les vieillards étaient -littéralement- épris du sol et ne s ‘asseyaient ni ne se reposaient à même la terre sans le sentiment de s’approcher des forces maternelles. La terre était douce sous la peau et ils aimaient à ôter leurs mocassins et à marcher pieds nus sur la terre sacrée.

Luther Standing Bear

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Les fleuves sont nos frères: ils étanchent notre soif. Les fleuves portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir que les fleuves sont vos frères et les vôtres, et l’enseigner à vos enfants, et vous devrez dorénavant leur témoigner la bonté que vous auriez pour un frère

Teresa Carolyn McLuhan dans Pieds nus sur la terre sacrée

 

Une chanson de Chloé Sainte-Marie Mamitunenitamun

Publié 24 février 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Le futur est-il présent dans l’avenir?   Leave a comment

Le futur existe t-il déjhà dans l’avenir? Voici la question qu’Étienne Klein tente de soulever en soumettant des idées porteuses.

Publié 24 février 2018 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

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Attention aux voies d’évitement   Leave a comment

Cultiver sa nature propre au quotidien demande de l’engagement, de la persévérance, de la conscience et une bonne dose d’abandons festifs par moment.

Nous sommes à des années-lumière des phrases toutes faites et des approches payantes qui ne font que nous entraîner dans des voies d’évitement, dans la facilité.

Par exemple, il est important de savoir s’écouter pour revenir à soi. Toutefois, nous devons faire en sorte de ne pas tomber sous le joug d’un égo démesuré. C’est un défi important que d’être Soi sans être uniquement un Moi autosuffisant.

De même, il est important de s’appuyer sur des guides, qui sont porteurs de sens, décodeurs de signes et passeurs de techniques de développement. Toutefois, il importe de faire la différence entre la personne qui peut nous apprendre la marche, la posture, la persévérance et la vision de celle qui désire nous apprendre à suivre sa propre route afin de ne pas être seul.

Enfin, s’il est important de bien choisir son entourage pour cesser de lutter au quotidien avec des forces contraire à soi, il est tout aussi important d’accepter la vie telle qu’elle est, évitant ainsi de se créer un monde artificiel. Ce serait contre nature…

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise voie pour la personne qui explore sa singularité seule ensemble… tant que c’est la sienne.

Une chanson de Genesis – Your Own Special Way

 

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Publié 24 février 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Heureux d’être encore capable de s’émerveiller   2 comments

ImAGE calme

Mon bonheur est d’avoir trouvé le sens de ma présence sur terre, et auprès des autres et il a commencé le jour où j’ai ouvert les yeux et le cœur sur la grandeur et la beauté de la création.

Être seulement émue devant un coucher de soleil, ranger ses angoisses et son égo dans sa poche, contempler ce que la main de l’homme ne peut ni imiter ni gâcher : les étoiles, la lune, les vents…

Se laisser éblouir et envahir par la splendeur d’un paysage. Se sentir petit, modeste devant tant de grandeur mais surtout heureux de pouvoir accueillir ces sentiments dans son cœur.

Heureux d’être encore capable de s’émerveiller. La terre est vaste mais pas plus vaste que nos cœurs.

Mélanie Georgiades dans Diam’S Autobiographie

Une chanson de Louis Armstrong interprétée par Katie Melua et Eva Cassidy – What A Wonderful World

Les paroles en françcais sur https://www.lacoccinelle.net/244163.html

Publié 23 février 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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