Archives de mars 2018

L’amour rend visionnaire   2 comments

ImAGE femme musique

Le corps est cette œuvre d’un grand luthier qui aspire à la caresse de l’archet. « Tout ce qui vit aspire à la caresse du Créateur« , dit Hildegarde von Bingen. Séparé de la résonance à laquelle aspire ce corps, séparé de la musique pour laquelle il a été créé, il perd sa tension, il s’affaisse, il se laisse aller, il se désespère.

Nous vivons à une époque où rien ne nous dit la merveille de l’ordonnance du corps ; on croit vraiment que se laisser aller est une manière de se sentir mieux, personne ne nous signale : attention, ton chevalet est déplacé, ta corde est distendue, le maître ne peut pas jouer sur toi.

Ces corps inhabités de tant d’entre nous aujourd’hui, qui, à défaut d’entrer dans la résonance pour laquelle ils étaient créés, vont se rouiller, se déglinguer, perdre le souvenir de ce qu’ils sont. Pourtant, nous le savons tous, la mémoire du corps est la plus profonde.

*

L’amour ne rend pas aveugle, il rend visionnaire.

*

De notre conception à notre mort, la vie est conçue comme un chemin d’initiation, un cycle d’expériences successives.

*

La vie ne commence à faire mal, très mal, que lorsque nous ne nous laissons pas porter par son courant, lorsque nous refusons d’en épouser le cours et les méandres, lorsque nous tentons de nager à contre-courant.

*

Refuser de mûrir, refuser de vieillir, c’est refuser de s’humaniser.

Christiane Singer dans Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi?

 

Une pièce musicale de Tony Banks – Reveille

Publié 31 mars 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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L’Ascension   Leave a comment

Au début du 20ème siècle, deux grimpeurs portent une statue de la Vierge au sommet d’une montagne.
Ascension est un film de fin d’études primé à plusieurs reprises, réalisé à Supinfocom Arles en 2013 par Thomas Bourdis, Martin de Coudenhove, Caroline Domergue, Colin Laubry et Florian Vecchione. La musique a été composée par Seth Stewart

Publié 31 mars 2018 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

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Après l’état de liberté   2 comments

ImAGE lampe

Les hommes libres sont des hommes heureux. La liberté est ce qu’il nous faut. Est-ce vraiment vrai?

J’ai longtemps cru que je pourrais être heureux qu’en étant libre. Cela avait du sens, surtout lorsqu’on oppose cette affirmation avec la situation du prisonnier. Nous pouvons passer une vie à tenter de nous libérer de nos chaines, tant physiques que faites de pensées.

En ce qui me concerne, un jour, je me suis rendu à l’évidence, que ce n’est pas le fait d’être libre qui fait une différence, mais la représentation ou la conception que je m’en fais.

Je peux me sentir totalement libre de mener la vie que je désire et dans les faits, par la routine que je m’impose, par un ensemble de techniques, de régime ou d’entraînement, demeurer captif. Par ailleurs, je peux me sentir prisonnier de cette vie, et de ce fait, refuser toutes les contraintes, les horaires et les conventions, et dans les faits, être libre de toutes attaches. Dans ces deux cas, ce n’était pas le manque de liberté qui dirigera ma vie, mais cette image que je m’en suis faite et cette fuite vers une quête du bonheur qui me contraint à vivre ainsi.

Être totalement libre est quelque chose de difficile, car cela demande de lâcher-prise, d’accepter de perdre ses propres repères, de créer sa vie sans images préconçues. La liberté est un état et non une fin en soi. J’ai connu des personnes qui n’étaient pas libres et qui étaient heureuses. Le bonheur ne vient pas seulement dans des appartements de luxe.

Je peux me sentir totalement conscient de mener une vie comme je l’entends. Et pour le reste, c’est à suivre…

Une chanson de Serge Fiori – Seule

Les paroles et accords sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Serge-Fiori/Seule.php

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 31 mars 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Notes sur la mélodie des choses   Leave a comment

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Si nous voulons être des initiés de la vie, nous devons considérer les choses sur deux plans :

D’abord la grande mélodie, à laquelle coopèrent choses et parfums, sensations et passés, crépuscules et nostalgies, –

et puis :

les voix singulières, qui complètent et parachèvent la plénitude de ce chœur.

Et pour une œuvre d’art cela veut dire :

pour créer une image de la vie profonde de l’existence qui n’est pas seulement d’aujourd’hui, mais toujours possible en tous temps, il sera nécessaire de mettre dans un rapport juste et d’équilibrer les deux voix, celle d’une heure marquante et celle d’un groupe de gens qui s’y trouvent.

A cette fin, il faut avoir distingué les deux éléments de la mélodie de la vie dans leur forme primitive ; il faut décortiquer le tumulte grondant de la mer et en extraire le rythme du bruit des vagues, et avoir, de l’embrouillamini de la conversation quotidienne, démêler la ligne vivante qui porte les autres. Il faut disposer côte à côte les couleurs pures pour apprendre à connaître leurs contrastes et leurs affinités.

*

Il faut avoir oublié le beaucoup, pour l’amour de l’important.

*

Que ce soit le chant d’une lampe, ou bien la voix de la tempête, que se soit le souffle du soir ou le gémissement de la mer, qui t’environne- toujours veille derrière toi une ample mélodie, tissée de mille voix, dans laquelle ton solo n’a sa place que de temps à autre. Savoir à quel moment c’est à toi d’attaquer, voilà le secret de ta solitude : tout comme l’art du vrai commerce c’est : de la hauteur des mots se laisser choir dans la mélodie une et commune.

 

Rainer Maria Rilke dans Notes sur la mélodie des choses

Une pièce musicale de Hildegard von Bingen voix de  Hana Blochová – KVINTERNA

Publié 30 mars 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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La honte, le poison de l’âme   Leave a comment

Boris Cyrulnik, neuropsychiatre parle de la honte, de ses effets sur nous.

Il a traité ce sujet de façon admirable dans son livre

Mourir de dire, la honte

Publié 30 mars 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Les traces de notre passage   Leave a comment

L’aventure humaine est fantastique pour qui sait en dévoiler la portée. Elle se déroule là sous nos yeux, nous pouvons y voir un temps morne et fade, ou encore un voyage dévoilant des surprises, tantôt heureuses, tantôt difficiles.

Ce voyage humain est parsemé de rencontres, et de la relation qui émerge, il y a des coups de foudre, des grandes amitiés, et le risque de la perte ou d’abandon qui en découle. Ne te laisse pas berner par le fait qu’il n’est pas possible de développer une relation intense parmi un groupe de personne. Il est toujours possible de créer un espace d’intimité par un regard, une attention, un geste. Chaque façon de rencontrer et chaque rencontre sont uniques et ils méritent de respirer librement sans vouloir à tout prix le capter et s’approprier un sens unique.

Partager du temps ensemble, c’est accepter la réciprocité, c’est reconnaître que l’autre ait des pensées et des espoirs aussi louables que les siennes tout en accueillant la singularité de chacun.

Dans un voyage, les départs d’un lieu peuvent être vécus comme un déchirement, le cœur rempli de ressentiment ou encore comme un instant de plaisir, car nous franchissons la porte du connu.

C’est pourquoi il est important de porter une attention à la façon dont nous entrons en relation, nous développons la relation et nous y avançons, afin d’emporter avec soi les traces du passage de chacun de nous qui seront de précieux repères et d’éviter d’être ce mauvais routard pour soi-même qui nous pousse à la déroute.

Une chanson de Patrick Bruel – Au café des délices

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/970267.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Allégorie de la boule de cristal   Leave a comment

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Nous ressemblons à quelque chose comme une boule de cristal. Une boule de cristal a toujours été pure et claire, c’est la qualité d’une boule de cristal. De même nous possédons nos qualités véritables dans nos trois sagesses primordiales, l’essence, la nature et l’énergie. Nous sommes dans cette connaissance.

En ce qui nous concerne, nous sommes comme une boule de cristal qui ne change jamais de nature, de qualité ou d’essence. Il n’y a rien à changer ou à développer. Pourtant celle-ci peut s’intégrer à n’importe quelle circonstance. Vous pouvez mettre une boule de cristal sur une table rouge et la boule devient rouge, sur une base verte elle semble être verte et sur une base multicolore, multicolore. La boule de cristal en elle-même ne change jamais.

De la même façon quand nous sommes dans l’état de connaissance et de compréhension, même si nous marchons, restons debout, dormons ou mangeons, cela n’a pas d’importance. Toutes ces choses font partie de cette nature véritable.

Namkhai Norbu dans Enseignements dzogchen

Une pièce musicale de Jean-Pierre Rampal et Lily Laskine – Kojo no Tsuki (Moon over the ruined castle)

Publié 29 mars 2018 par dandanjean dans Contes, Pauses lectures

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