Penser le monde comme un ensemble d’événements

ImAGE Naxos

On peut penser le monde comme constitué de choses. D’entités. De quelque chose qui est. Qui demeure.

Ou bien on peut penser le monde comme constitué d’événements. D’occurrences. De processus. De quelque chose qui se produit. Qui ne dure pas, qui se transforme continuellement. Qui ne persiste pas dans le temps.

La destruction de la notion de temps par la physique fondamentale implique l’écroulement de la première de ces deux conceptions, non de la seconde. C’est la réalisation de l’omniprésence de l’impermanence, et non de l’immuabilité dans un temps immobile.

Penser le monde comme un ensemble d’événements, de processus, est le mode qui nous permet de mieux le saisir, le comprendre, le décrire. C’est l’unique mode compatible avec la relativité. Le monde n’est pas un ensemble de choses, c’est un ensemble d’événements.

La différence entre les choses et les événements, c’est que les choses perdurent dans le temps. Les événements ont une durée limitée. Le prototype d’une chose est une pierre : nous pouvons nous demander où elle sera demain. Tandis qu’un baiser est un événement. Se demander où se trouvera le baiser demain n’a pas de sens. Le monde est fait de réseaux de baisers, pas de pierres.

Carlo Rovelli dans L’ordre du temps

Une pièce musicale de Pat Metheny avec Charlie Haden – Cinema Paradiso

Les mondes hypothétiques

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Drôle de monde, fascinant, déroutant.

J’ai entendu dire qu’il existerait d’autres mondes différents d’ici. Dans certains de ceux-ci, il n’y a plus besoin de demander les résultats d’une étude scientifique pour apprécier si le besoin pressenti était un déterminant de ma santé ou quelque chose de futile. Il existerait un monde ou notre propre intuition, non pas celle acceptée collectivement, mais une vraie intuition personnelle, serait crédible.

On m’a aussi raconté qu’il existerait des études démontrant que c’est possible, démontrant ainsi la théorie des zones antiques. Alors je peux y rêver. Mais, il est certain que s’aventurer sans assurance dans de telles avenues pour explorer ces mondes hypothétiques est très risqué.

Il pourrait exister des mondes où leurs habitants n’accordent pas trop d’importance aux fêtes, car à leurs yeux chaque jour est unique et apporte un présent différent. Je ne sais pas ce que cela pourrait m’apporter, de me sentir apprécié chaque jour, de recevoir une marque de reconnaissance sans motif particulier.

J’ai lu l’autre jour un article rapportant que des études semblent démontrer que la fête n’est pas un déterminant de la santé. Mais, je trouve cela sympathique, malgré l’absence de véracité scientifique, de faire la fête sans raison.

Il existerait des mondes ou rien ne serait immuable. Ainsi, la pensée devrait s’adapter aux changements, et plus ne rien considérer comme étant immuable ou certain. Tous les présents seraient alors possibles. Il s’agit d’une hypothèse révolutionnaire, car elle introduit une certaine relativité dans le développement des connaissances. J’attends d’en lire plus sur le sujet pour savoir quoi penser.

Drôle de monde, fascinant, déroutant.

Heureusement qu’il y a nos certitudes…. enjolivées de belles hypothèses poétiques.

 

Une chanson de Roger Hodgson – The logical song

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/247861.html

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