Archives de octobre 2018

Les trois yeux de la connaissance   Leave a comment

Inde varanasi

L’affirmation selon laquelle tout le monde est en réalité Brahman amène bien souvent les êtres trop imaginatifs à concevoir des fantaisies telles qu’une présence uniforme, omniprésente, terne mais divine, l’évaporation instantanée et totale de toute diversité et multiplicité, laissant derrière elle une vacuité céleste omnisciente, miséricordieuse immaculée mais amorphe.

Nous ne concevons de telles sottises que parce que nous supposons que la déclaration : « Tout est Brahman » est une proposition logique, contenant une certaine information mentale relative à l’univers, et ce faisant sa signification ne peut que nous apparaître comme la réduction de toute multiplicité à un magma uniforme, homogène et immuable.

*

Si vous croyez bien connaître Brahman, ce que vous connaissez de Sa nature est bien peu de choses, en réalité ; aussi devriez-vous considérer encore plus attentivement Brahman… Celui d’entre nous qui comprend la signification de ces mots : « Je ne Le connais pas, pourtant je Le connais », celui-là le connaît. Celui qui croit ne pas comprendre Brahman, celui-là Le comprend ; mais celui qui croit comprendre Brahman, celui-là ne Le connaît pas. Brahman est inconnu de ceux qui Le connaissent et connu de ceux qui ne Le connaissent pas du tout. C’est-à-dire que l’état même de non-connaissance de Brahman EST l’État de Conscience Ultime, et c’est exactement l’état que vous connaissez maintenant.

*

Le Védanta pur n’a jamais considéré maya, l’illusion, comme étant différente de Brahman, mais plutôt comme quelque chose que fait Brahman. Or nous parlons toujours d’échapper à samsara comme s’il était différent du nirvana ; nous essayons de surmonter l’ignorance comme si elle n’était pas l’éveil ; nous nous efforçons de dissiper maya comme si ce n’était pas Brahman.

Ken Wilber dans Les trois yeux de la connaissance

Une pièce musicale de Anoushka Shankar e Patricia Kopatchinskaja – Raga Piloo

Publié 31 octobre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , , ,

Les sondes Voyager : ce qu’il restera de l’humanité si la Terre disparaît   Leave a comment

En 1977, les sondes Voyager 1 et Voyager 2 s’envolaient dans l’espace pour aller photographier des planètes lointaines. 40 ans plus tard, elles sont toujours là, à 20 milliards de kilomètres de la Terre.

Elles puisent dans leurs ultimes ressources énergétiques pour remplir leur ultime mission scientifique : envoyer les données qu’elles récoltent depuis qu’elles sont sorties du système solaire.

Mais à leur bord, on trouve aussi un objet étrange : un disque contenant des images, des sons et de la musique.

C’est une sorte de bouteille à la mer réservée aux éventuels extra-terrestres qui pourraient l’intercepter. Alors à que contient ce disque ? Qui a choisi ce qu’on trouve dessus ? Et comment les aliens pourront-ils le lire ?

Publié 31 octobre 2018 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

Tag(s) associé(s) : , , , ,

Mon pays pacifique   Leave a comment

INUSKSHUK

C’est lorsque vous aimez les concitoyens qui vous entourent sans ressentir le besoin d’y accoler une étiquette d’appartenance à un pays que l’on peut constater que vous êtes bien enraciné. Vous n’avez plus besoin d’une étiquette pour donner un sens à l’acceptation.

Dans la notion de pays, il est facile d’y introduire des notions d’exclusion. Ainsi, ceux qui sont à l’intérieur de cet environnement artificiel sont des nôtres, et après, il y a les autres. Toute notion d’exclusion devient un terreau fertile à l’arrogance, à l’orgueil et à l’émancipation d’un sentiment de supériorité. Tout citoyen est en soi un humain différent de l’autre, le fait de constituer un sous-groupe ne devrait pas nier la singularité constituant notre essence.

Il faut beaucoup de cœur et un grand sens du service public pour entretenir un pays qui est une terre d’acceptation des différences, une terre d’accueil des différentes formes d’humanité. Le poète et chansonnier Gilles Vigneault a su chanter un pays qu’il nous faut dessiner avec passion.

Pour l’atteindre cet idéal d’humanisme, il faut cesser de conjuguer le verbe aimer avec des dogmes et le faire avec la poésie du cœur.

Je ne veux pas être convaincu de la véracité de vos croyances, je veux être touché par votre capacité à vivre sans conflit, heureux et en paix.

Une prestation musicale en

Hommage à Gilles Vignault, ADISQ 2011

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 31 octobre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

Antoine de Saint-Exupéry dans Vol de nuit   2 comments

ImAGE coucher

Je le sauve de la peur. Ce n’est pas lui que j’attaquais, c’est, à travers lui, cette résistance qui paralyse les hommes devant l’inconnu. Si je l’écoute, si je le plains, si je prends au sérieux son aventure, il croira revenir d’un pays de mystère, et c’est du mystère seul que l’on a peur. Il faut que les hommes soient descendus dans ce puits sombre, et en remontent, et disent qu’ils n’ont rien rencontré. Il faut que cet homme descende au cour le plus intime de la nuit, dans son épaisseur, et sans même cette petite lampe de mineur, qui n’éclaire que les mains ou l’aile, mais écarte d’une largeur d’épaules l’inconnu.

*

Victoire… défaite… ces mots n’ont point de sens. La vie est au-dessous de ces images, et déjà prépare de nouvelles images. Une victoire affaiblit un peuple, une défaite en réveille un autre.

*

Fabien erre sur la splendeur d’une mer de nuages, la nuit, mais plus bas, c’est l’éternité. Il est perdu parmi des constellations qu’il habite seul. Il tient encore le monde dans ses mains et contre sa poitrine le balance. Il serre dans son volant le poids de la richesse humaine, et promène, désespéré, d’une étoile à l’autre, l’inutile trésor qu’il faudra bien rendre …

*

Voyez-vous, Robineau, dans la vie n’y a pas de solutions. Il y a des forces en marche : il faut les créer et les solutions suivent 

Antoine de Saint-Exupéry dans Vol de nuit

Une pièce musicale d’Ólafur Arnalds – The Final Chapter

Publié 30 octobre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , , ,

Les effets concrets du changement climatique   Leave a comment

Que savez-vous du changement climatique ? On nous en parle souvent, mais on ne connait pas bien ses impacts, on a du mal à se les représenter.

Dans cette vidéo, on essaie de décrire quelques uns de ses effets concrets qui surviennent déjà aujourd’hui. Sécheresses, inondations, ouragans, montée des eaux, … des millions de personnes sont déjà affectées tous les ans, et le chiffre ne fera que monter si rien n’est fait pour l’empêcher.

Publié 30 octobre 2018 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

Tag(s) associé(s) : ,

L’éveillé   Leave a comment

ImAGE champs

L’attendu : Vivre dans l’instant présent, c’est facile à dire, mais pour le vivre réellement, je dois avouer que cela me dépasse.  Je suis là, et je ne vis rien de spécial.

L’accepté : Je comprends, tes yeux voient le présent, mais c’est comme s’il te manquait quelque chose.

L’attendu : Oui, il y a rien de spécial pour s’époumoner de bonheur.

L’accepté : C’est effectivement en attendant le spécial que le merveilleux nous glisse sous le nez. Essaie de voir les choses sans qu’il y ait un dernier ou un premier instant, sans qu’il y ait besoin d’étiqueter, de classer ou de mettre en ordre dans le répertoire du vécu.

L’attendu : Donc c’est moi le problème?

L’accepté : Tu crois vraiment que l’instant présent est un personnage qui se joue de toi et qui a le temps de te faire perdre le tien?

L’attendu : Ok…je comprends.

L’accepté : Quand on ne regarde ni derrière ni devant l’instant, quand on cesse de se personnifier en acteur d’une vie, quand on cesse de vouloir à tout prix se situer, alors l’instant prend tout l’espace. La différenciation de toi et de la vie n’a plus d’importance tout comme le concept de ta vie. Il y a l’Être présent, qui vit ce qui est, qui accepte ce qui est, et qui adapte son pas au chemin qu’il parcourt.

L’attendu : Et ce changement peut prendre du temps?

L’accepté : Cela va dépendre de l’instant ou cela n’aura plus d’importance.

Une chanson de Cat Stevens – Morning has broken

Les paroles sur  https://www.lacoccinelle.net/263358.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 30 octobre 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , ,

Murmures de Vladimir Jankélévitch   Leave a comment

étoiles déraillent...

L’existence nous a été donnée pour exister, et non pour réfléchir l’existence, la respiration pour respirer, et non pour se regarder respirant.

*

On ne ment jamais sans le vouloir.

*

L’homme est infiniment grand par rapport à l’infiniment petit et infiniment petit par rapport à l’infiniment grand ; ce qui le réduit presque à zéro.

*

Qu’est-ce qui vaut le mieux: une éphémère fleur fraîche dans un jardin ou une éternelle fleur séchée dans un herbier?

*

Certes, la générosité peut n’être pas aimante, mais l’amour, lui, est presque nécessairement généreux, du moins par rapport à l’aimé et dans le temps qu’il aime.

*

La musique est faite pour le plaisir, s’il n’y a pas de plaisir, il n’y a rien.

Vladimir Jankélévitch

Une pièce musicale Nearer, My God, to Thee | BYU Vocal Point ft. BYU Men’s Chorus

 

 

Publié 29 octobre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , ,

%d blogueurs aiment cette page :