Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort

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Si nous examinons notre vie, nous verrons clairement que nous accumulons, pour la remplir, un nombre considérables de tâches sans importance et quantités de prétendues ‘responsabilité’.

Un maître compare cela à ‘faire le ménage en rêve’. Nous nous disons que nous voulons consacrer du temps aux choses importantes de la vie, mais ce temps, nous ne le trouvons jamais.

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Impuissants, nous voyons nos journées se remplir de coups de téléphone, de projets insignifiants; nous avons tant de responsabilités…

Ne devrions-nous pas dire plutôt d’irresponsabilités.

C’est notre vie qui semble nous vivre, nous porter et posséder sa propre dynamique étrange. En fin de compte, tout choix et tout contrôle semblent nous échapper.

Bien sûr, il nous arrive d’en ressentir un certain malaise, d’avoir des cauchemars et de nous réveiller en sueur.

Nous nous demandons alors : ‘Que suis-je en train de faire de ma vie?’. Mais au petit déjeuner, nos peurs se sont dissipées; nous reprenons l’attaché-case et…nous voici revenus au point de départ.

Sogyal Rinpoché dans Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort

Une chanson de Louis-Jean Cormier – St-Michel

Les paroles sur https://genius.com/Louis-jean-cormier-st-michel-lyrics

 

Le rêve du papillon

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Un jour, il se réveilla et il eut le sentiment que la vie venait de lui. Il eut cette impression intense que la vérité, la réalité, la finalité ou l’essence n’ont jamais été ailleurs. C’était juste là.

Ce jour-là, il venait de franchir le mur de la perception et les frontières de l’interprétation. Il venait d’inverser la perspective.

Il était capable de vivre cette subtile différence entre le présent et la chaleur ressentie, entre le présent et les odeurs qui l’entouraient.

Il savait maintenant que nous ne quittons jamais le présent. Quand nous vivons des événements passés, nous les vivons du présent. Quand nous sommes dans les rêves d’anticipation d’un monde meilleur, nous vivons dans le présent.

Il était capable de vivre cette subtile différence entre le présent et les pensées qui déposent les mirages des différents temps que nous sommes capables de créer.

Son esprit mesurait la différence entre ce qui le traverse et ce qu’il est.

C’est parce que le présent change tout le temps qu’il donne l’impression de nous fuir entre les doigts, et pourtant.

Ce jour, lorsqu’il se réveilla, il venait de franchir les barreaux et les chaînes qu’il avait toujours cru exister.

Une pièce musicale de Pucini interprétée par Maria Callas – Madame Butterfly

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Maktub

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Justement au moment où j’avais réussi à trouver toutes les réponses, toutes les questions ont changées.

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Certaines choses dans la vie doivent être vécues, et jamais expliquées.

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Tout, autour de nous, change sans cesse. Chaque jour, le soleil illumine un monde nouveau. Ce que nous appelons routine est rempli d’occasions nouvelles, mais nous ne savons pas voir que chaque jour est différent du précédent. Aujourd’hui, quelque part, un trésor vous attend. Ce peut être un petit sourire, ce peut être une grande conquête, peu importe. La vie est faite de petits et de grands miracles. Rien n’est ennuyeux, car tout change constamment. L’ennui n’est pas dans le monde, mais dans la manière dont nous voyons le monde.

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De toutes les puissantes armes de destruction que l’homme a été capable d’inventer, la plus terrible, et la plus lâche, est la parole.

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La parole peut détruire sans laisser de trace. Des enfants sont conditionnés pendant des années par leurs parents, des hommes impitoyablement critiqués, des femmes systématiquement massacrées par les commentaires de leurs conjoints. Des fidèles sont maintenus loin de la religion par ceux qui se jugent capables d’interpréter la voix de Dieu.

Veillez à ne pas utiliser cette arme. Veillez à ce qu’on n’utilise pas cette arme contre vous.

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Quand un arbre est chargé de fruits, ses branches ploient et touchent le sol. De même, le véritable sage est humble.

Quand un arbre n’a pas de fruits, ses branches se dressent arrogantes et hautaines. De même, l’imbécile se croit toujours meilleur que son prochain.

Paolo Coelho dans Maktub

Une chanson de Karkwa – Le solstice

Les paroles sur https://greatsong.net/PAROLES-KARKWA,LE-SOLSTICE,105529193.html

Deux exemples de transformations intérieures

Daniel Odier et Pierre-Yves Albrecht nous confient deux anecdotes illustrant des transformations intérieures étonnantes.

Avons-nous au fond de nous les ressources pour nous connaître et guérir nos blessures ? Sommes-nous toutes et tous habités par ce « maitre intérieur » décrit par de nombreuses traditions et capable de nous éclairer aux moments les plus obscurs de notre existence ? Qui est cet être lové en nous ? D’où vient-il ? Est-il une partie de nous-mêmes ? Comment le convoquer dans notre vie quotidienne ?

Du chamanisme à la psychothérapie, de la spiritualité à la vraie liberté, et si toutes les solutions étaient en nous ?

Un geste, une transformation à la fois.

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Elle se souvenait encore de cette soirée ou elle s’était moquée d’une amie qui disait que le bonheur est important dans la vie.  Elle avait bien ri, en se disant qu’il y avait tellement d’autres priorités.

Plus tard, les choses se sont mises à aller de travers. Elle était mal, rien n’aboutissait et puis ce fut la crise. Elle constata l’échec de sa vie, et le plus dur, fut de se rendre compte que c’était sa représentation du bonheur qui avait forgé son malheur.

Elle prenait la mesure de tout ce qu’elle avait enduré pour être belle. Elle ressentait ses pieds qui lui faisaient mal jusqu’à son dos. Elle sentait la faim la tenailler. Elle prenait la mesure de toutes les relations qu’elle a supportées pour bien paraître alors que maintenant elle était devenue insupportable à elle-même. Elle prenait la mesure de toutes ces fois ou elle s’était mise à courir pour faire plus vite en croyant ainsi améliorer son sort. Elle mesurait tous les liens de dépendances qu’elle a acceptées et qui les maintenaient dans son obscurité.

Elle se disait que maintenant qu’elle mesurait l’effet des liens de ses dépendances, il lui paraissait judicieux de consacrer un peu d’énergie au quotidien pour vivre la joie et le bonheur. Quitte à perdre des relations, à changer d’image et à ne plus se mesurer à l’opinion des autres.

Elle avait appris à la dure qu’il est faux de croire que les situations difficiles lui apporteraient une opportunité de solution pour s’en sortir. C’est tout le contraire, malgré les circonstances souvent incontrôlables, c’est le travail acharné sur elle et sur ce qu’elle voulait réellement vivre qui avait transformé sa vie.

Un geste, une transformation à la fois.

Une chanson de Yoav – One By One

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

La Voie du sentir 2

ImAGE champs

Vous êtes une personne mais vous pourriez être un papillon. Ou une rose. Je peux me situer en face de vous comme je me situe en face d’une rose, il n’y a pas de différence. Parce que dans la rose, il y a l’être de la rose qui déclenche aussi en moi, si je le reçois, si je suis ouvert, des sensations, des émotions, des sentiments, des réflexions. La rose va me donner tout ce qu’elle possède, tout ce qu’elle a. Elle ne s’épuise pas et quand je pars, s’il en vient un autre, la rose continue de donner. Elle n’arrête pas de donner ! Mais comme nous sommes en état de fermeture, comme nous avons un égoïsme à l’intérieur de nous-même, nous ne recevons plus, nous voulons imposer, nous voulons impressionner, influencer.

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On se considère comme important, mais en réalité on ne l’est pas. On est nécessaire mais on n’est pas important. Alors, si on est nécessaire, on doit se demander en quoi on est nécessaire et devenir fonctionnel. Mais si on se croit important, on tombe dans l’idolâtrie de soi-même et c’est le fléau de tous nos malheurs.

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J’ai eu la chance de m’apercevoir, pas très tôt, vers les trente, trente-cinq ans, que sur la route que j’avais prise pour chercher à m’extraire de ma stupidité, tous les banquets, tous les restaurants, tous les hôtels avaient été prévus. Ils existaient, ils étaient là, et moi je me désespérais de savoir où j’allais manger le lendemain, dans quel hôtel j’allais me reposer. Je parle symboliquement bien sûr. Je me suis rendu compte que pour participer au banquet, il suffisait de parcourir le chemin de façon ouverte ; ne pas dire, d’ici un an, je dois trouver telle chose en particulier, d’ici trois ans, je dois rencontrer tel maître. Il ne fallait pas projeter, il fallait être ouvert.

Robert Eymeri dans La Voie du sentir : Transcription de l’enseignement oral de Luis Ansa

Une chanson de Louis-Jean Cormier 0 Traverser les travaux

Les paroles sur https://www.paroles.net/louis-jean-cormier/paroles-traverser-les-travaux