Lanza del Vasto

cropped-mains-monde2.jpg

J’ai laissé pendre ma guitare dans les branches

Le vent chante tout seul, écoutez sa chanson

Il dit  » Je veux, moi vent, moi le vent sans maison

Me reposer en toi, guitare aux belles hanches

Et toi tu nageras comme un poisson

Au ventre blanc dans ce ruisseau de sons..

*

Partir c’est toujours renaître un peu.

*

Va, fou, mets-toi donc en marche avec toute ta vie, et que la route fasse chanter ton corps de roseau sec et tes jambes de vent !

*

Qui n’aime pas

Qui n’aime pas l’eau pure a le coeur peu sincère

Qui n’aime pas le pain mal juge de la terre

Qui se calfeutre et n’aime pas le vent

N’aura pas l’aventure et n’aura pas l’espace

Ni les peurs du départ ni son destin devant.

Celui-là passe et ne sait pas qu’il passe.

Qui n’aime pas le feu hait la vie ou la craint

Flamme mouillée cette brûlure de joie

Qui forge les grands troncs et cisèle les brins,

Les poissons de métal, les oiseaux plume à plume,

Les fauves, les serpents pour qu’ils mangent et soient,

Et les fusées d’insectes qui s’allument.

Qui n’aime pas la nuit n’aime pas la pensée

Abîme à des triangles d’astres suspendus

Où les parfums de l’herbe et les vies tépassées

Tressaillent, et le monde aux dedans défendus.

Qui n’aime pas la mer jamais n’aima le rêve.

Stupeur des ports qui balancent leurs mâts

Déchéance éternelle et gloire de la grève,

Perle conçue aux sources des climats.

 

Qui n’aime la pudeur jamais n’aima.

Lanza del Vasto

Une chanson de Radiohead – Street Spirit

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/246944-radiohead-street-spirit.html

Le sacré et le profane

yin-and-yang-1947878_1920-1

Il est fascinant de constater que malgré le fait que nous développions nos connaissances et notre capacité d’analyse avec rationalité, il nous est impossible de rejeter complètement les aspects de la réalité, les expériences et les phénomènes qui ne cadrent pas dans cette perspective.

Bien que notre culture et notre éducation nous poussent à voir les choses d’une façon, il y aura toujours quelque chose d’inconnu ou d’irrationnel qui nous apparaîtra comme acceptable.

Les phénomènes sacrés ou de l’ordre de la spiritualité offrent l’antithèse qui s’impose.

C’est probablement pourquoi nous sommes capables d’apprécier l’inexplicable, notre propension à voir une beauté différente, à explorer l’art, la poésie et les élans amoureux de façon singulière.

Peu importe le degré de conditionnement que nous imposent notre culture et environnement, les voies de notre cœur et de notre âme seront toujours subversives.

Notre singularité a des racines profondes sur lesquelles nous pouvons toujours nous alimenter. Elle est notre nature propre, notre voie sacrée.

Nous sommes plus que ce que nous pourrons comprendre.

Une pièce musicale Terra Maïre. Chants archaïques et sacrés. Miserere

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.