La Voie du sentir

ImAGe humanité

La situation de l’être humain est complexe, mais elle n’est pas dramatique non plus !

Je dirais qu’il est enfermé dans une obscure région de lui-même où règnent l’ignorance et la confusion. Cette région utilise un système de pensée. C’est ce système, surchargé d’opinions, de préceptes, de dogmes, de croyan­ces, d’interdits, de menaces, de récompenses, qu’il faut savoir isoler et rendre peu à peu passif afin de pouvoir l’observer. Afin de connaître de quoi il est composé, c’est-à-dire, tout ce qui constitue mon conditionnement. Là, progressivement, vont se révéler les innombrables mécanismes qui se sont établis à mon insu à l’intérieur de moi-même : j’ai peur de ceci ou de cela, je me justifie de telle façon ou de telle autre, etc.

S’il existe une prison, elle se trouve là, dans ce système de pensée qui me forme et s’est formé, non par ma volonté ou mon choix, sinon à travers les époques, les siècles, et qui s’est transmis de générations en générations, dans la plus complète normalité, d’une façon génétique pour une part et pour une autre, à travers le milieu social, familial et éducationnel.

Et ce n’est pas prêt de s’arrêter !

Vous ne pouvez pas changer cet état de fait mais vous pouvez vous en libérer. Savoir cela, c’est déjà important mais ce n’est pas suffisant.

Il vous faut chercher par quel moyen cette libération peut s’accomplir et éviter en même temps de vous réenfermer dans un nouveau dogme.

Robert Eymeri dans La Voie du sentir : Transcription de l’enseignement oral de Luis Ansa

 

Une pièce musicale de Johann Sebastian Bach ; Toccata & Fugue in Dm, by Sinfonity

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SIMPLICITÉ-DU-CŒUR

Les yeux perçoivent ce que le cerveau est prêt à décoder. Nous pouvons entrer dans une pièce, et ne pas décoder une formule inscrite au mur tant que nous n’avons pas appris son sens.

Il en est de même pour la beauté. Au début, nous apprécions ce qui semble avoir des lignes épurées, des traits simples nous rapprochant de la représentation idéale que nous nous forgeons.

Dans un monde où la publicité nous impose une représentation de la vie ou la matérialité est omniprésente, il peut paraître subversif de parler d’une autre forme de beauté.

Vous savez cette beauté qui est perceptible lorsqu’en inversant notre quête de la beauté pour redécouvrir la beauté intime qui se trouve dans les moindres détails de la nature, vous savez avec cette dose de simplicité, d’imperfection, de résilience et de joie spontanée en cohérence avec notre vie au quotidien. Elle est le présent dans l’impermanence et l’acceptation.

Je ne parle pas de désordre, de la glorification du défaut, de la voie d’exploration de l’absurde.

Je parle d’une beauté à notre image, elle n’est pas surhumaine, elle n’est pas surnaturelle. Elle est accessible et imparfaite, en mouvement continu.

Elle s’installe cette capacité à découvrir cette beauté lorsque nous sommes capables de regarder avec notre nature propre, percevant ainsi par notre fragilité, la fragilité de la vie, avec notre imperfection, l’équilibre de cette imperfection dans notre vie, par les traces incomplètes de nos frontières les limites probables de la vie.

Un jardin dont le sol n’est pas exempt de feuilles mortes ou de brindilles, un fragile équilibre entre l’état de grâce et la modestie.

Une pèce musicale Zen-Aku Flute Music

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