Le monde du bout du monde

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Le langage ne suffit pas pour parler de la mer.

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Les bateaux qui ont connu le goût de l’aventure deviennent amoureux des mers d’encre et ils aiment naviguer sur le papier.

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Dis-moi donc si tu es la demeure du prince des ténèbres. Dis-le-moi… dis-le-moi, océan (à moi seul, pour ne pas attrister ceux qui n’ont encore rien connu que les illusions) et si le souffle de Satan crée les tempêtes qui soulèvent tes eaux salées jusqu’aux nuages. Il faut que tu me le dises, parce que je me réjouirais de savoir l’enfer si près de l’homme.

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Les distances ne font souffrir que lorsqu’elles sont associées à des souvenirs.

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Je trouve parfois les dauphins beaucoup plus sensibles que les êtres humains, et plus intelligents. C’est l’unique espèce animale qui n’accepte pas de hiérarchies.

Ce sont les anarchistes de la mer.

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Avoir confiance en quelqu’un est l’un des meilleurs sentiments que l’on puisse héberger.

Luis Sepúlveda dans Le monde du bout du monde

Une pièce musicale de Claude Debussy – La mer

Entre passé et futur

ImAGE tête ennuagée

Je vous propose un petit exercice. Prenez place confortablement à un endroit calme et reprenez le contrôle de votre respiration. Laissez un moment de paix s’installer.

Puis, revoyez les rencontres que vous avez faites hier. Captez les bribes de vos propos, les sujets que vous avez abordés. Revisitez l’énergie qui vous habitait lors de ces conversations, lors de ces rencontres.

Vous allez revoir l’amie que vous avez rencontrée et l’échange sur vos liens. Vous allez vous entendre parler à un collègue au travail. Vous revoir répondre au téléphone et d’un projet à venir. Vous allez revoir cette rencontre avec une nouvelle personne que vous ne connaissiez pas.

Prenez conscience de la fréquence de ces échanges qui étaient axés avant tout sur le futur ou sur le passé. Prenez le temps d’entendre les verbes et des mots utilisés. J’ai aimé, j’étais, je rêve de, demain, etc.

Ce n’est pas grave de faire souvent référence au passé dans nos moments présents, tout comme parler de nos projets futurs ou de nos espoirs.

Notre passé nous appartient, il est normal de s’en appuyer pour avancer. Lorsque le bagage que nous portons devient le moyen de locomotion, la chaise, l’appui-pied et le jouet lors de notre voyage de vie, c’est que nous avons oublié de poser au bon endroit les bagages dont la lourdeur crée du ressentiment pour accueillir réellement le nouvel environnement.

Notre futur est notre devenir, il est normal d’anticiper. Mais garder le nez posé sur son GPS ou sur ses cartes à tout moment ne nous permet pas de prendre les indices du présent à visiter. La peur dirige alors notre vie, comme si la vie était une destination à ne pas manquer.

Une chanson de Desireless – Voyage Voyage

Les paroles sur https://genius.com/Desireless-voyage-voyage-lyrics

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