Dénouer les conflits par la communication NonViolente

Vigneault violence

Notre culture nous incite à croire que la violence est parfois bonne, lorsqu’elle permet de punir le méchant. Mais une telle attitude nous coupe de la vie ; nous ne sommes plus vivants. Bien entendu, je ne parle pas d’être vivant comme lorsqu’on se « shoote » à l’adrénaline. En effet, ceux qui raisonnent selon un tel schéma de pensée sont pris dans un cercle vicieux : plus ils sont en colère et plus leur taux d’adrénaline s’accroît. À long terme, une telle attitude est suicidaire, tant pour le corps, pour le cœur, que sur le plan spirituel.

Si nous apprenons à décoder les besoins cachés derrière notre colère, certes, nos émotions resteront fortes, mais la colère va pouvoir s’estomper. Nous rejoindrons, au fond de nous, les émotions primitives destinées à assurer notre survie et à répondre à nos besoins. Il est bien possible alors que je pousse un cri ; ce ne sera pas un cri d’injures, mais un cri d’appel :

– Écoutez-moi ! Et donnez-moi ce dont j’ai tant besoin !

Les sentiments qui affleurent à ce moment-là sont du registre de la tristesse, de l’impuissance, de la blessure ou de la peur ; ils sont douloureux, mais pas destructeurs. Certaines personnes m’ont décrit cette peine, ajoutant qu’elles la vivaient comme nourricière, qu’elles se sentaient revivre.

Marshall B. Rosenberg dans Dénouer les conflits par la Communication NonViolente

Une pièce musicale de Shakti ~ Peace Of Mind

Derrière l’image

j'ai dessinŽ la guerre

Il aimait colorer les feuilles. Les crayons de couleur lui permettaient d’exprimer ce qu’il vivait et d’explorer de nouveaux horizons. Lorsque les dessins étaient terminés, ils les rangeaient. Toutefois, à l’école la consigne était que les élèves doivent les afficher au mur pour représenter la mosaïque des amis. Parfois, il mettait au mur des dessins représentants de beaux paysages avec beaucoup de couleur. Mais, lorsqu’il dessinait certains personnages spécifiques, il lui arrivait de mettre plus de dureté dans les traits, d’utiliser des couleurs nettement plus sombres. Lorsqu’il accrochait au mur ce genre de dessin, certains de ses amis se moquaient de lui, ils riaient dans son dos, et ils faisaient en sorte de l’isoler. Tel était justement le cas du dessin qu’il avait mis sur le mur aujourd’hui.

Heureusement, une de ses amies eut toutefois un regard différent. Elle est allée le voir et lui a exprimé que le dessin était spécial, qu’il devait exprimer quelque chose d’important, et elle lui a demandé de lui parler de l’histoire qui se dessine derrière ces traits et ces couleurs sombres. Il lui a raconté ce qu’il vivait, la tristesse.

Lorsque nous prenons le temps de remettre en perspective un événement, une interprétation différente peut s’en dégager. Contrairement à d’autres, son amie avait réussi à sortir du jugement pour écouter et tenter de comprendre.

Il arrive parfois que les mots ou les gestes que nous employons pour dire ce que nous vivons suscitent une réaction contraire, il est toujours bon de se rappeler que le message n’est pas la personne.

Accepter d’aller derrière l’image, c’est souvent rejoindre la part de l’autre.

Une chanson de Fred Pellerin – Silence

Les paroles sur https://www.paroles-musique.com/paroles-Fred_Pellerin-Silence-lyrics,p07558430

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