Un merveilleux malheur

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Quand le mot résilience est né, en physique, il désignait l’aptitude d’un corps de résister au choc, en science sociale il signifie la capacité à réussir à vivre et se développer de façon positive et socialement acceptable en dépit du stress et de l’adversité qui comporterait normalement le risque grave d’une issue négative. C’est comme un ressort invisible qui nous permet de rebondir dans l’épreuve et faire de l’obstacle un tremplin, de la faiblesse une force, des impossibilités un ensemble de possibles.

Puis, le fait de se dire « et maintenant, qu’est-ce que je fais de cette blessure» nous aide à découvrir la partie saine de soi et à partir à la recherche de moyens de se guérir. C’est alors que se tricote la résilience.

La résilience, c’est plus que résister, c’est aussi apprendre à vivre.

La poésie, c’est de transformer la souffrance en oeuvre d’art.

La créativité serait fille de la souffrance. Ce qui ne veut pas dire que la souffrance est mère de toutes les créativités.

Comme dans tout développement on pourra parler de résilience que longtemps après, lorsque l’adulte enfin réparé avouera le fracas de son enfance. La résilience constitue donc un processus naturel qui se tricote avec ses milieux écologiques, affectifs et verbaux. Chacun d’eux sont tributaires les uns des autres.

Boris Cyrulnik dans Un merveilleux malheur

Une chanson de Chloé Sainte-Marie – Toi la mordore

Les paroles sur http://gouttedeau.blog.lemonde.fr/2017/05/13/toi-la-mordore-roland-giguere-par-chloe-sainte-marie/

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Nous sommes des êtres sociaux. Notre unicité se fond dans une pluralité de plus de 7 milliards d’autres comme nous. Différents et pourtant ayant les mêmes bases de codes génétiques en nous.

Il est plus facile de devenir une personne qui intègre la mode ambiante que de devenir singularité, notre propre nature.

Nous pouvons prendre la voie de la compétition pour nous démarquer des autres, pour nous imposer et définir notre vérité comme seule et unique. C’est la voie qui a besoin d’un Égo fort.

Par ailleurs, nous pouvons prendre la voie de la réalisation pour nous démarquer par rapport à nos rêves, pour devenir notre pleine élévation sans porter ombrage à qui que ce soi.

Tout humain qui veut progresser, qu’il soit marcheur, voyageur, chercheur ou travailleur, a un jour besoin de se faire guider, de profiter de l’expérience d’une autre personne aguerrie pour progresser.

L’idée, c’est de développer une relation de pair à pair, sur la base de réciprocité, bénévole et volontaire, afin d’aider et d’accompagner une personne dans son devenir. Personne n’impose rien à l’autre, chacun suit sa voie.

Tout dépendant du secteur d’activité que nous occupons, on aura recours alors au parrainage, à l’accompagnement, d’initiation ou au mentorat. Ces différentes formes d’entraide créent des opportunités pour parler de choses qui nous tiennent à cœur dans notre démarche et que nous ne pouvons partager avec tout le monde.

Parfois, pour progresser, nous avons besoin d’une vision extérieure. Le savoir-faire et le savoir-être se nourrissent de l’expérience. Alors, le recul, le partage d’expériences, l’échange sur le type de vision à développer pour identifier les écueils, l’encouragement, le développement de nouveaux contacts, deviennent des leviers importants.

Au fil des ans, le rôle d’encadreur a pris différents noms. Pensons au moyen âge à la relation de maître et d’apprentis pour les métiers. Aujourd’hui, nous utilisons les appellations de parrain pour l’accompagnement soutenu et de mentor pour la fonction guide.

Nous côtoyons régulièrement des personnes en besoin autour de nous, que ce soit à la suite d’un décès, d’une maladie, d’une agression, ou d’une relation difficile au travail. Nous sommes tous appelés un jour à accompagner quelqu’un.

Accepter de l’aide d’une personne expérimentée est l’expression d’une grande preuve de maturité. Nous exprimons ainsi la force de notre caractère et notre humilité.

Accepter d’aider quelqu’un dans un rôle de mentor, de guide, d’accompagnant ou de parrain, c’est manifester une énergie de la même nature de la compassion. Car, en aidant quelqu’un, nous grandissons mutuellement.

Comment faire pour aider? Nous en sommes tous capables.

Il s’agit de puiser en nous l’attention, l’écoute, l’interprétation des signes, savoir accueillir les questions sans jugement et prendre le temps de la présence. L’intérêt est d’essayer mutuellement de prendre de la hauteur, d’apaiser, et de laisser apparaître les réponses.

Et si nous développions cette attitude avec chacune des personnes que nous rencontrions, quelle serait la différence?

Une chanson de Jacques Michel interprétée par Fred Pellerin – Amène-toi chez nous

Les paroles sur http://www.cyberus.ca/~rg/ch_m004.htm

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