Se résoudre aux adieux

ImAGE Visages

Mais aimer, ce n’est pas s’installer une fois pour toutes au sommet de ses certitudes. C’est douter toujours, trembler toujours. Et puis, demeurer vigilant pour éviter que le poison mortel de l’habitude ne s’insinue et nous tue, ou pire : nous anesthésie. Ne pas croire que plus rien ne reste à faire mais au contraire séduire, séduire encore.

Aimer, ce n’est pas gagner à tous les coups. C’est prendre des risques, faire des partis incertains, connaitre la frayeur de perdre sa mise pour mieux savourer le frisson de la douleur.

Aimer, ce n’est pas emprunter des routes toutes tracées et balisées. C’est avancer en funambule au-dessus du précipice et savoir qu’il y a quelqu’un au bout qui dit d’une voix douce et calme : avance, continue d’avancer, n’ai pas peur, tu vas y arriver, je suis là.

*

Ça fait mal d’apprendre à quitter ceux qui nous quittent, d’apprendre à les aimer en silence, le dos tourné, les yeux baissés. De devoir apprendre à son cœur la force de se vider tout en demeurant habité. Apprendre à pleurer en souriant, à s’en aller en aimant.

*

Ne plus être écrasée par les souvenirs mais apprendre à vivre avec eux, ne plus être écrabouillée par le chagrin mais le dominer, ne plus être dans le ressassement mais simplement dans l’effleurement.

Philippe Besson dans Se résoudre aux adieux

Une pièce musicale avec Sarah Brightman et Andrea Bocelli – Time to Say Goodbye

Les paroles en français sur http://www.universound.ca/fr/chanson/2126/

Interdépendance

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La juste présence et la juste pensée

reposent sur quelques repères simples.

Ce qui s’élève librement et sans aide

perd de sa propre nature

lorsque nous tentons de lui retirer

les pointes de ses branches frêles.

Ce qui est vide et accueillant

souffre de ce que nous désirons

y déposer pour le remplir.

Les mots à eux seuls

ne peuvent décrire la réalité

mais si tu portes attention

à ceux qui sont utilisés autour de toi

ils te diront au plus juste de quoi

est fait ton environnement

et les personnes que tu côtoies.

La juste présence et la juste pensée

sont guidées par l’interdépendance

de toute forme de vie

 

Une chanson de Gentle Giant transcrite et arrangée par Kate Koenig – On reflection

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