Kafka sur le rivage

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Parfois, le destin ressemble à une tempête de sable qui se déplace sans cesse. Tu modifies ton allure pour lui échapper. Mais la tempête modifie aussi la sienne. Tu changes à nouveau le rythme de ta marche, et la tempête change son rythme elle aussi. C’est sans fin, cela se répète un nombre incalculable de fois, comme une danse macabre avec le dieu de la Mort, juste avant l’aube. Pourquoi ? Parce que la tempête n’est pas un phénomène venu d’ailleurs sans aucun lien avec toi.

Elle est toi même et rien d’autre. Elle vient de l’intérieur de toi. Alors la seule chose que tu puisses faire, c’est pénétrer délibérément dedans, fermer les yeux et te boucher les oreilles afin d’empêcher le sable d’y entrer, et la traverser pas à pas. Au cœur de cette tempête, il n’y a pas de soleil, il n’y a pas de lune, pas de repère dans l’espace ; par moments, même, le temps n’existe plus. Il n’y a que du sable blanc et fin comme des os broyés qui tourbillonne haut dans le ciel. Voilà la tempête de sable que tu dois imaginer.

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Mêmes les rencontres de hasard sont dues à des liens noués dans des vies antérieures… tout est déterminé par le karma. Même pour des choses insignifiantes, le hasard n’existe pas.

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C’est ce qui fait le sel des histoires : les retournements de situation, les développements inattendus. Il n’y a qu’une sorte de bonheur, mais le malheur prend mille formes différentes. Comme dit Tolstoï, le bonheur est une allégorie, le malheur est une histoire.

Haruki Murakami dans Kafka sur le rivage

 

Une pièce musicale Amalgamation Choir | Live at the Library – Ksenitia tou Erota (Giorgos Kalogirou)

Ce qui est relié prend de la puissance

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Ces petites gouttes d’eau qui arrivent du ciel et qui descendent la montagne pour créer des ruisseaux, des rivières, des fleuves et des nappes souterraines qui infiltrent la terre ont un pouvoir fabuleux. Seule, elle s’évapore au soleil. En étant toute regroupée, quelle force incroyable.

En regardant la mer, nous avons l’impression que c’est cette masse qui façonne les continents. En fait, il s’agit du ressac, d’un mouvement initié par les gouttes de pluie. Les masses d’eau respirent au rythme des marées.

En tournant le regard vers soi, nous constatons que comme humain, nous sommes majoritairement composés d’eau. Il en est de même pour les animaux.

Les infiltrations de la vie nous traversent tous. Nous sommes petits, uniques, différents et pourtant reliés par l’invisible onde qui bat le cycle de la vie.

Voilà une belle leçon de la vie. Pas besoin d’être solide et dure pour changer le cours de la vie. Il suffit d’être tels que nous sommes, malgré l’apparente faiblesse, et de se relier avec les autres pour faire la différence.

Une chanson deMichel Rivard – Le goût de l’eau

Les paroles sur https://www.paroles-musique.com/paroles-Michel_Rivard-Le_Gout_de_leau-lyrics,p012308231

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