Les gens très bien

ImAGEImpossible de se cacher

Soudain, j’ai peur. Pour la première fois de ma vie, j’accepte de perdre pied en écrivant. En livrant mon âme à ce récit qui se présente à moi comme un saut dans le vide. Un déboîtement à haut risque. Un exercice de trahison de ma lignée, une volte-face qui m’interdit sans doute d’être un jour enterré auprès des miens. Quel homme surgira, malgré moi, en assumant ce livre de vérités qui n’ont cessé de me ronger l’âme ?

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Personne ne doute dans le vide. C’est une impossibilité psychologique. On ne doute pas du néant, de rien. Douter en l’air, sans indices, n’a aucun sens. Avoir des doutes, même fugaces, c’est nécessairement refuser d’admettre ce qu’une partie de soi sait déjà.

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Les hommes aiment croire en l’innocence des gars sympathiques, et en la culpabilité des salauds. Ça rassure !

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Tôt dans ma vie, j’ai donc flairé avec horreur que des êtres apparemment réglo -et qui le sont sans doute – peuvent être mêlés aux plus viles actions dès lors qu’ils se coulent dans un contexte qui donne un autre sens à leurs actes.

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Pour préserver l’estime de soi, l’homme peut se raconter n’importe quoi.

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Peut-être que murir, justement, c’est accepter de vivre dans l’étau de nos contradictions. Et de trahir jusqu’à ses plus proches pour ne pas se trahir à son tour.

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Vit-on ailleurs que dans la forêt de ses folies mal guéries de l’enfance ?

A-t-on déjà vu un être humain exister autrement qu’à travers l’opinion cinglée qu’il se fait du réel ?

Alexandre Jardin dans Les gens très bien

Une pièce musicale Flashmob Nürnberg 2014 – Ode an die Freude

 

 

 

L’évolution de l’Europe : année par année depuis 400 av

Une vidéo très intéressante qui nous permet de remonter dans le temps et d’apprécier les frontières et les populations de chaque pays en Europe, année par année depuis 400 avant Jésus-Christ.

Les populations des états vassaux et colonies ne sont pas incluses dans cette vidéo.

Apprendre à dépasser la peur

Peurs

Le fait d’être bien ou heureux, de ne pas dépendre de ce que nous possédons, de ce que nous faisons, mais bien, de comment nous le vivons, a une influence directe sur la qualité de notre rapport et de notre relation avec les autres. Il en est de même pour les activités que nous réalisons ou les objets que nous possédons.

Et la qualité de cette relation repose en grande partie sur notre capacité à surmonter nos peurs, nos angoisses et notre anxiété.

Dépasser la peur de ce que pense l’autre de nous, la crainte d’une non-reconnaissance, la peur de perdre ce qui nous semble essentiel, la crainte du silence trop long, la crainte de manquer de temps, la peur de l’échec, la peur de ne pas être aimé ou l’anxiété au regard de ce qui arrivera demain.

La qualité de nos rapports avec ce qui nous entoure repose en grande partie sur notre capacité à gérer ces peurs, ces craintes et l’anxiété qui en découle. Nous consacrons beaucoup d’énergie à mettre en place des mécanismes de défense. Il reste peu de temps pour créer notre bonheur.

Apprendre à dépasser ses peurs implique d’accepter de ne plus être aimé comme l’autre le voudrait. Cela implique de savoir quitter des gens, des situations, même si cela fait mal, car il ne sert à rien d’entretenir une relation blessante.

Apprendre à dépasser ses peurs implique d’assumer sa vie, d’être dans le changement et non le statu quo. Changer ce que nous ne voulons plus, sinon changer notre façon de voir et apprendre à aimer. C’est assumer nos mauvais comme nos bons choix, et accepter l’erreur comme l’une des sources d’apprentissage.

Apprendre à dépasser ses peurs implique de ne pas chercher à contrôler, ne pas définir et retenir. Aimer l’autre c’est laisser libre court au potentiel de croissance, à l’ouverture et à la diversification. Il est inutile d’avoir une autre personne avec soi si nous ne voulons que nous aimer à travers elle.

Apprendre à dépasser ses peurs implique de susciter le développement de la singularité, de ne pas tenter de standardiser les personnes qui composent notre monde. Accueillir l’autre en gardant l’esprit ouvert à toute sa personnalité.

La peur des tensions et la méfiance illustrent une quête de l’approbation de l’autre. Et c’est ce qu’il nous faut inverser.

Imaginons que nous faisons un court temps d’arrêt, à tous les matins et à tous les soirs, pour prendre un temps de présence pour soi, sans reproche, sans conseil, sans tentative de solution et sans jugement. Il s’agit juste d’apprendre à reconnaître l’état des lieux en soi, et d’apprécier la part de soi qui fleurit et l’arroser. S’ouvrir à l’appropriation de soi et à son approbation.

Un petit exercice tout simple, qui permet de changer la perspective avec laquelle nous décodons le monde et de changer notre rapport avec celui-ci.

Nous avons le défi de tendre vers la certitude et entretenir un grand nombre de peurs ou tendre vers une acceptation de singularité et entretenir une capacité d’adaptation.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Peurs

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1267809-jean-jacques-goldman-peurs.html

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