Confiance

attachement

Il savait que tout change. Rien n’est immuable. Les amitiés, les amours, les collègues de travail, les relations privilégiées, tout est impermanent. Et pourtant, nous voulons que ce que nous aimons dure toujours.

Il avait pris conscience de l’importance de ce qu’il pouvait apporter, la confiance, pour permettre de vivre en paix. Il se percevait comme l’ingrédient qui permet de se projeter vers l’autre en toute ouverture.

Il avait pris conscience avec gratitude que la confiance qu’il apportait était avant tout nourrie de cette capacité d’accueil et de don, à l’exemple d’une inspiration et d’une expiration dans le souffle de l’interdépendance.

La confiance est souvent une grande réponse à nos peurs. Bien qu’elle demeure quand même un risque, il avait su prendre la mesure de son impact sur la vie.

Il se rappelait encore les quelques fois où il avait pris le risque d’accepter l’autre tout en se donnant dans cette relation, il avait ressenti ce souffle palpitant et lumineux qui nous accompagne durant ces beaux instants.

Il savait maintenant que sa confiance apporte de la profondeur à l’amour, à l’amitié, et elle permet de développer l’estime de soi et l’estime de l’autre.

Même le prix d’une trahison ne saurait équivaloir à la richesse du cœur qu’apporte Confiance.

Vous l’avez surement déjà croisé au fil de votre chemin, car sans nous en rendre compte, nous avançons tous un jour ou l’autre avec Confiance.

Une chanson de Lauren Daigle – Trust In You

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/1225700-lauren-daigle-trust-in-you.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Le Pèlerin de Compostelle

Le Graal pour deux

Lorsque tu voyages, tu fais une expérience très pratique de l’acte de renaissance. Tu te trouves devant des situations complètement nouvelles, le jour passe plus lentement et, la plupart du temps, tu ne comprends pas la langue que parlent les gens. Exactement comme un enfant qui vient de sortir du ventre de sa mère. Dans ces conditions, tu te mets à accorder beaucoup plus d’importance à ce qui t’entoure, parce que ta survie en dépend. Tu deviens plus accessible aux gens, car ils pourront t’aider dans des situations difficiles. Et tu reçois la moindre faveur des dieux avec une grande allégresse, comme s’il s’agissait d’un épisode dont on doit se souvenir sa vie restante.  « En même temps, comme tout est nouveau, tu ne  distingues dans les choses que la beauté et tu es plus (heureux de vivre. C’est pourquoi le pèlerinage religieux a toujours été l’une des manières les plus objectives de parvenir à l’illumination. Pour se corriger ses péchés, il faut marcher toujours plus avant, s’adaptant aux situations nouvelles et en recevant échange les milliers de bénédictions que la vie accord généreusement à ceux qui les lui demandent.

Quand on voyage vers un objectif il est très important de prêter attention au chemin. C’est toujours le chemin qui nous enseigne la meilleure façon d’y parvenir, et il nous enrichit à mesure que nous le parcourons. C’est ainsi quand on a un objectif dans la vie. Il peut devenir meilleur ou pire, cela dépend du chemin que nous choisissons pour l’atteindre et de la manière dont nous le parcourons. Il faut puiser dans ce que nous avons l’habitude de regarder tous les jours, les secrets que la routine nous empêche de voir.

Tu penses que Dieu existe et je le pense aussi reprit Petrus. Alors pour nous Dieu existe. Mais si quelqu’un ne croit pas en lui, il ne cesse pas d’exister pour autant. Et cela ne signifie pas que la personne qui n’y croit pas soit dans l’erreur.

Où que tu désire voir le visage de Dieu tu le verras et si tu ne veux pas le voir, cela ne fait pas la moindre différence, dés l’instant que ton effort est bon.

Paolo Coelho dans Le Pèlerin de Compostelle

Une pièce musciale de Desireless interprétée par Yann Perreau – Voyage voyage

Les paroles sur https://www.paroles.net/desireless/paroles-voyage-voyage

Khalil Gibran : vivre à moitié

Extrait d’un texte de Khalil Gibran qui nous invite à vivre entièrement, pleinement.

 

 

Ne fréquente pas ceux qui sont à moitié amoureux,

Ne sois pas l’ami de ceux qui sont à moitié des amis..

Ne lis pas ceux qui sont à moitié inspirés.

Ne vis pas la vie à moitié

Ne meurs pas à moitié

Ne choisis pas une moitié de solution

Ne t’arrête pas au milieu de la vérité

Ne rêve pas à moitié

Ne t’attache pas à la moitié d’un espoir

Si tu te tais, garde le silence jusqu’à la fin, et si tu t’exprimes, exprime -toi jusqu’au bout aussi.

Ne choisis pas le silence pour parler, ni la parole pour être silencieux …

Si tu es satisfait, exprime pleinement ta satisfaction et ne feins pas d’être à moitié satisfait …

et si tu refuses, exprime pleinement ton refus, car refuser à moitié c’est accepter..

Vivre à moitié, c’est vivre une vie que tu n’as pas vécue…

Parler à moitié, c’est ne pas dire tout ce que tu voudrais exprimer

sourire à moitié, c’est ajourner ton sourire,

aimer à moitié, c’est ne pas atteindre ton amour

être ami à moitié c’est ne pas connaître l’amitié

Vivre à moitié, c’est ce qui te rend étranger à ceux qui te sont les plus proches, et les rend étrangers à toi….

La moitié des choses, c’est aboutir et ne pas aboutir, travailler et ne pas travailler, c’est être présent et …absent

Quand tu fais les choses à moitié, c’est toi, quand tu n’es pas toi-même, car tu n’as pas su qui tu étais

C’est ne pas savoir qui tu es…

Celui que tu aimes n’est pas ton autre moitié…c’est toi même, à un autre endroit, au même moment.

Boire à moitié n’apaisera pas ta soif, manger à moitié ne rassasiera pas ta faim…

Un chemin parcouru à moitié ne te mènera nulle part

et une idée exprimée à moitié ne donnera aucun résultat …

Vivre à moitié, c’est être dans l’incapacité et tu n’es point incapable…

Car tu n’es pas la moitié d’un être humain

Tu es un être humain…

Tu as été créé pour vivre pleinement la vie, pas pour la vivre à moitié

(Traduction: Saadane Benbabaali)

À fleur de peau

PourquoiPas

Lorsque nous nous habillons, nous le faisons souvent par habitude. Nous voyons les vêtements qui recouvrent notre corps, mais nous perdons parfois la perspective qui nous a amenés à adopter ce style, cette mode ou cette approche vestimentaire.

Le sélectionneur en nous de nos costumes fait ses choix à partir de nos pensées, de nos paroles et de nos actes qui ont travaillé dans l’ombre de notre subconscient pour en déterminer le type de matériel, la texture, la couleur et la forme.

C’est ce même sélectionneur, qui dans les faits, s’inspire de la nature de nos pensées et les interprètent pour bien représenter ce que le corps doit véhiculer comme représentation de soi.

C’est ainsi que notre entourage peut deviner que nous avons des pensées, des paroles et des actes colorés, parfois avec de couleurs plus sombres, d’autre fois avec des couleurs plus vives. Nous pouvons aussi en déterminer le style de vie, par exemple, sportif, bohème, ouvrier ou conservateur.

Nous sommes en mouvement, et lorsque nous vivons des changements importants, doucement, nous voyons des pièces de notre garde robe disparaître et être remplacées par une nouvelle mouture. Ce que nous pensons, disons et faisons nous colle à la peau et nous façonnent.

Une chanson de Alex Nevsky : Les Coloriées

Les paroles sur https://www.paroles-musique.com/paroles-Alex_Nevsky-Les_Colories-lyrics,p016890435

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Satprem : Par le corps de la terre

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Le but était partout ! À chaque instant, c’était le but, totalement le but, en chaque point de l’espace, chaque seconde du temps, sans un hiatus d’avenir pour espérer, sans une faille de passé pour un regret ; c’était ça et tout le temps ça, parfaitement ça, à chaque seconde — une myriade d’orbites impérissables qui passaient et repassaient par d’éternelles coordonnées, un seul mouvement imprescriptible qui rattachait ce point de douleur, cet éclat de moi, ce tressaillement d’un âge, au passage de l’écureuil et au souffle des moussons, à cette chanson d’enfant sur une petite plage blanche, à d’innombrables chansons, d’infinis points de douleur ou de joie qui se fondaient ensemble, qui ne faisaient plus qu’une seule grande traîne lumineuse, une immense robe de neige tissée d’un millier de fils, et comme une grandiose unique Personne qui se mouvait par d’éternels champs d’azur. C’était la cérémonie des mondes — absolue, sans défaut, pour la seule joie d’elle-même.

*

Il laisse la coulée l’emplir, la petite vibration claire qui continue et continue et semble couler sans trêve, comme une petite chanson sourde qui l’accompagne, comme un rythme qui monte et va sans fin, comme deux ailes d’oiseau légères qui battent par son azur intime et le portent partout et font comme une douceur de vue tranquille, comme si la vie s’éloignait, s’élargissait, s’enfonçait dans un infini clair où vibre seulement ce rythme, seulement cette cadence douce, et légère et transparente. Et tout commence à devenir extraordinairement simple.

*

Le Mensonge est une invention de nos yeux, le Mal est une invention de nos yeux ; la douleur, la seule douleur, en vérité, est de ne pas voir du bon côté, car, si, une seule seconde, nous pouvions voir ce qu’est le monde vraiment sans tous nos faux regards de bien, de mal, de oui, de non, nous serions guéris à jamais, et le monde, sans changer une seconde de ce qu’il est en cette minute cruelle et obscure, serait complètement autre. C’est un voile de Mensonge sur une Réalité inimaginablement belle.

*

Va et regarde chaque chose comme un secret.

*

Peut-être les ombres nous talonnent-elles pour nous obliger à plus de lumière ?

Satprem dans Par le corps de la terre

Une pièce musicale d’Arcade Fire interprétée par Peter Gabriel – My Body is a cage

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/285279.html