Un long chemin vers la liberté

ImAGE Mandela

J’ai toujours su qu’au plus profond du cœur de l’homme résidaient la miséricorde et la générosité. Personne ne naît haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de son passé, ou de sa religion.

Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur enseigner aussi à aimer, car l’amour naît plus naturellement dans le cœur de l’homme que son contraire.

Même aux pires moments de la prison, quand mes camarades et moi étions à bout, j’ai toujours aperçu une lueur d’humanité chez un des gardiens, pendant une seconde peut-être, mais cela suffisait à me rassurer et à me permettre de continuer.

La bonté de l’homme est une flamme qu’on peut cacher, mais qu’on ne peut jamais éteindre. Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, il est enfermé derrière les barreaux des préjugés et de l’étroitesse d’esprit. Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté, tout comme je ne suis pas libre si l’on me prive de ma liberté.

L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité. Quand j’ai franchi les portes de la prison, telle était ma mission : libérer à la fois l’opprimé et l’oppresseur. Certains disent que ce but est atteint. Mais je sais que ce n’est pas le cas. La vérité, c’est que nous ne sommes pas encore libres ; nous avons seulement atteint la liberté d’être libres, le droit de ne pas être opprimés.

Nous n’avons pas encore fait le dernier pas de notre voyage, nous n’avons fait que le premier sur une route plus longue et difficile. Car être libre ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. La véritable épreuve pour notre attachement à la liberté vient de commencer.

Nelson Mandela dans Un long chemin vers la liberté

Une chanson de Johnny Clegg (avec Nelson Mandela) – Asimbonanga

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/261626.html

Harout Antounian travaille à la Pâtisserie Saint-Martin

L’organisme l’Étape de Montréal fait un travail formidable pour faciliter l’intégration des personnes en situation d’handicap.

De plus en plus, les entreprises s’ouvrent à l’opportunité d’embaucher des personnes en situation de handicap.

Et tout le monde en sort gagnant! Voyez ici l’exemple de Harout Antounian, chez Pâtisserie Saint-Martin

Convenir d’être ensemble

nous sommes unique

Le vivre ensemble demande de l’ouverture et de la souplesse.  Il y a un équilibre à préserver entre ce qui nous est imposé par nécessité, qui devient au fil du temps une convention, parfois même force de loi, et cette liberté individuelle qui nous faut entretenir pour assumer pleinement notre singularité.

Nous sommes des êtres sociaux. Nous avons besoin de communiquer, de partager, d’aider et d’être aidé, de produire et d’aménager un environnement pour répondre adéquatement à nos besoins de base, qui sont par nature, salutaires à la collectivité.

Parfois, il arrive des points de rupture où une partie de la collectivité se soulève afin de changer certaines conventions. Au nom du bien commun, on brise, on attaque la société en général pour faire bouger les opinions en particulier.

L’histoire nous apprend que tout manifeste et toute manifestation vise avant tout qu’à instaurer de nouvelles conventions, parfois mieux, parfois pires que les précédentes, et qui seront à leur tour un jour ou l’autre contestées. Toutefois, cette force de destruction et de recréation n’est pas le seul passage obligé pour faire évoluer le vivre ensemble.

Il y a la force de nos esprits individuels et de notre esprit collectif qui peut de faire la différence. Elle se cultive. C’est une force qui au lieu de s’opposer vise avant tout à transformer, à permettre la régénération. Instaurer des lieux de délibération, des espaces pour travailler ensemble, aplanir les discriminations de genres et apprendre à nommer les défis et difficultés sont les sources importantes de cette force.

Il y a aucune convention du collectif qui justifie une forme de discrimination ou d’exploitation. Il y a aucune situation conflictuelle que la force de l’esprit ne peut dénouer de façon non-violente. Les conventions ont besoin de créativité et de souplesse pour pouvoir s’enraciner dans chaque humain qui partage ce vivre ensemble.

Avec l’afflux de nouvelles personnes, de nouvelles naissances, le défi du vivre ensemble est de faire évoluer les conventions non pas par leurs impositions, mais par convenance.

Et cela débute à notre propre mesure avant de s’étendre lentement.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Ensemble

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/273725.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Quand la conscience s’éveille

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Imaginez que vous regardez des arbres et des montagnes à travers une fenêtre balayée par la tempête. Tout vous semble flou et informe. Vous voudriez sortir et changer ces arbres et ces montagnes. Mais attendez! Examinez d’abord votre fenêtre. Lorsque la tempête est finie et que cesse la pluie, vous regardez à nouveau par cette fenêtre et vous vous dites: « Comme tout paraît différent! »

Nous ne voyons pas les gens et les choses comme ils sont, mais en fonction de nous. C’est la raison pour laquelle deux personnes regardant la même chose ou la même personne ont des réactions différentes. Nous ne voyons pas les choses et les gens comme ils sont, mais en fonction de ce que nous sommes.

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Je pense à ce prisonnier irlandais qui avait creusé un tunnel sous le sol de sa cellule afin de s’évader Il arrive en plein milieu d’une cour d’école où jouent des petits enfants. Lorsqu’il sort du trou, il ne peut s’empêcher de manifester sa joie et commence à sauter et à crier Je suis libre, je suis libre, je suis libre! Alors une pente fille vient à lui et, de toute sa hauteur, lui dit: Ce n’est rien, ça ! Moi, j’ai quatre ans.

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La beauté d’une action ne procède pas de l’habitude que l’on a de la poser, mais de la sensibilité, de la conscience, de la clarté de la perception et de la précision de la réaction qui nous habitent lorsqu’on la pose.

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Aucun jugement, aucun commentaire, aucune attitude critique : il s’agit tout simplement d’observer, d’étudier, de regarder sans le moindre désir de changer ce qui est. Lorsque vous essayer de transformer ce qu’est un être ou une chose en ce que vous pensez qu’il ou elle devrait être, vous cessez de comprendre.

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L’important n’est pas de savoir qui est «je» et ce en quoi il consiste.

Vous n’y arriverez jamais. Il n’y a pas de mots pour le décrire.

L’important est de laisser tomber les étiquettes.

Les maîtres zen japonais disent : Ne cherchez pas la vérité, contentez-vous de laisser tomber vos opinions. Laissez tomber vos théories, ne cherchez pas la vérité. La vérité n’est pas une chose que l’on doit chercher.

Antony de Mello dans Quand la conscience s’éveille

Une pièce musciale de Loreena Mckennitt – The Emigration Tunes

La distance de fuite pour le bonheur

J’ai cessé de faire ce qu’on me demandait, chercher le bonheur et lui donner la forme de nos désirs. Bien que souvent le désir soit répondu, la quête du bonheur demeure un échec.

On cherche ce que nous avons perdu ou ce que nous désirons, et cette recherche amène de l’activité, beaucoup d’agitation, beaucoup de tentatives, d’essais et erreurs, beaucoup de questions, et malheureusement, peu d’état de paix durable.

Il est intéressant de prendre conscience que la vie est soumise à certains principes, j’aimerais en soulever trois.

D’une part, la distance de la fuite. Ce concept provient de l’étude des animaux. Ici la distance désigne l’espace protecteur que l’animal a besoin de garder en prenant en considération que sa défense est la vitesse de sa course. Pour nous les humains, nous parlons de notre bulle, cette distance relative. Lors de nos rencontres avec l’autre, il faut minimalement s’arrêter, réduire ses défenses et ses peurs et accepter le contact. Le principe de la distance de la fuite permet de mesurer la peur.

Il y a aussi le principe des couples opposés qui est omniprésent autour de nous, à tous les niveaux, et qui apporte une perspective pour appréhender l’équilibre de toute chose et leur globalité. Accueillir l’autre, surtout quand il n’est pas semblable est le fondement de la vie. Rechercher le bonheur va nous amener à vivre des souffrances. Chercher la vérité va nous amener à mesurer notre ignorance. Vouloir aimer en possédant amène à quitter en haïssant. Le principe des couples opposées permet de passer à l’action.

Enfin, il y a le principe de l’acceptation inconditionnelle.  Tout est changement, tout passe. Apprendre à lâcher prise et à changer de perspective, permet de composer avec les contraires et de s’élever par-delà afin d’accueillir le souffle du présent.

Ce changement de perspective ne fait pas disparaître le malheur ou le bonheur, bien au contraire, mais il amène à vivre l’existence pleinement, sans les artifices et les paradis artificiels.

Ce n’est pas le bonheur ou le malheur qui pose problème, mais ce mouvement de la pensée duelle qui devient envahissant et omniprésent et qui assaille le corps qui le porte afin d’emmurer son âme vivante.

Cette agitation de l’esprit duelle fait en sorte que toute l’importance est mise sur le mouvement des vagues au lieu de percevoir la fluidité et la beauté de la mer. Il ne s’agit pas de faire disparaître les vagues, bien au contraire, d’ailleurs c’est tellement agréable, mais juste d’en ressentir l’énergie illimitée et l’interdépendance qui en découle.

Le principe de l’acceptation inconditionnelle permet juste de vivre pleinement, sans plus, sans maintenir une distance de fuite pour le bonheur.

Une chansoin interprétée par Jane Birkin – Fuir le bonheur

Les paroles de https://www.paroles.net/jane-birkin/paroles-fuir-le-bonheur-de-peur-qu-il-ne-se-sauve

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Aimer

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S’aimer alors que l’on déteste les hamburgers dont l’autre raffole, s’aimer entre une scientifique et un artiste, et même tout simplement entre un homme et une femme, ce n’est pas chercher à devenir identiques, évidement, mais plutôt aimer un autre qui est vraiment un autre et pas un autre soi-même.

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On pourrait croire que l’amour ne n’explique pas, qu’il nous tombe dessus, comme un absolu. Pourtant… Est-ce que l’amour nous tombe vraiment dessus, est-ce qu’il est complètement involontaire ? On dit « tomber » amoureux, effectivement et, normalement, personne ne « tombe » volontairement. Mais, en fait, tout le monde cherche l’amour, tout le monde cherche à tomber amoureux (à moins d’avoir déjà trouvé la personne idéale) : on fait tout ce qu’on peut pour tomber amoureux – et pour que l’autre personne tombe aussi amoureuse. Comme elle aussi cherche la même chose… ça marche très bien. Voilà pourquoi tant de gens tombent amoureux, et ce n’est évidemment pas complètement involontaire, ils le cherchent.

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Parfois, ce n’est pas vraiment l’amour que l’on cherche, mais juste à séduire, à se prouver à soi-même qu’on est capable de retenir l’attention, d’être choisi (e). Sauf que, si on cherche juste à séduire pour se rassurer, une fois que c’est fait, on n’a pas besoin d’aller plus loin, donc la relation risque de se terminer tout de suite. Et souvent on aura très vite besoin de séduire à nouveau quelqu’un d’autre, pour se prouver encore qu’on peut séduire. Est-ce qu’on tombe vraiment amoureux quand on est trop obsédé par son besoin de séduire ? Peut-être est-ce qu’on n’est pas assez disponible pour l’autre.

Michel Puech dans Aimer

Une pièce musicale de Enta Omri – You are my life