La métaphore du papillon

ImAGE Gratitudes

On ne fait pas un papillon en collant des ailes sur une chenille, ni un roi en posant une couronne sur la tête d’un enfant, ni davantage un homme en passant à un gamin des habits d’adulte. On ne peut pas donner à autrui ce qui ne peut être que le résultat d’une transformation intérieure, strictement personnelle. Nous pouvons, en revanche, favoriser cette maturation intérieure, tout comme on peut arroser une graine pour qu’elle germe

L’évidence, la métaphore du papillon est pleine de sagesse. Elle souligne la primauté de l’intérieur sur l’extérieur, de ce qui est subtil, énergétique ou spirituel sur ce qui est matériel. Inside-out : faire sortir notre potentiel intérieur, favoriser l’émergence de nos ressources, plutôt que de les atrophier par des apports externes. Elle redonne ses lettres de noblesse à nos efforts, dans tous les domaines, et même à nos souffrances, quand elles sont utiles, porteuses de sens, indices d’un dépassement de soi, d’une évolution. Elle évoque une pédagogie de l’accompagnement, de l’émergence, plutôt que de l’aide mal comprise qui affaiblit ou détruit ce qu’elle croit sauver. Quel symbole !

Il ne faut pas nous arrêter à la surface des choses, aux apparences. Mais remonter aux causes premières. D’agir sur les déterminants profonds de ce que nous voulons changer en nous ou dans le monde, plutôt que de perdre notre temps et notre énergie à modifier une forme dont l’agencement obéit de toute façon à des influences cachées.

Le monde, découvrons-nous chaque jour davantage, n’est pas que matière, il n’est pas seulement ce que nos cinq sens nous laissent en percevoir. Nous ne voyons qu’une faible proportion de tout le spectre lumineux, nous n’entendons qu’une petite part du spectre auditif, des millions d’informations qui circulent dans l’univers à chaque instant échappent à nos cinq sens, mais jouent cependant un rôle crucial dans le fonctionnement du monde visible.

Olivier Clerc dans La Grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite… : Et autres leçons de vie

Une pièce musicale de Maria Callas – Madame Butterfly

Le clin d’œil céleste

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Au cours de la nuit dernière, je me suis levé et j’ai regardé par la fenêtre. Le ciel semblait descendre vers nous mais dans un coin à l’est, il y avait une petite étoile qui scintillait de sa lumière. Je l’ai suivi quelque moment avant de la voir disparaître derrière les nuages gris.

Cela m’était déjà arrivé de me lever la nuit et d’avoir ce genre de clin d’œil d’étoile. Je suis vraiment chanceux, car sur des milliards d’étoiles dans notre seule Voie lactée, elle m’a parlé furtivement.

Rien d’extraordinaire, juste un moment furtif de contact et de plaisir.

Imaginez qu’en même temps sur cette planète au loin la possibilité qu’il y ait un observateur qui comme moi a reçu le point de contact. Rien d’impossible, mais est-ce probable?

C’est ce qui rend ces instants sacrés, un événement que nous vivons et qui suscite une intuition qui dépasse l’entendement. Ces instants sacrés n’ont pas besoin d’être démontré pour atteindre notre cœur. Le sacré a ce pouvoir de susciter une représentation du monde en marge du regard profane.

Certains parleront d’hallucinations, d’autres de transes, mais est-ce important?

Ces instants sacrés sont là et nous les cueillons pour nourrir notre créativité.

Une chanson de Lex Van Someren – Like Heaven

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