Siddhartha ou la pensée non duelle

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Le Savoir peut se communiquer, mais pas la Sagesse. On peut la trouver, on peut en vivre, on peut s’en faire un sentier, on peut, grâce à elle, opérer des miracles, mais quant à la dire et à l’enseigner, non, cela ne se peut pas. C’est ce dont je me doutais parfois quand j’étais jeune homme et ce qui m’a fait fuir les maîtres.

Écoute, Govinda, j’ai trouvé une pensée que tu vas encore prendre pour une plaisanterie ou pour de la folie, mais qui, en réalité, est la meilleure de toutes celles que j’ai eues. La voici : Le contraire de toute vérité est aussi vrai que la vérité elle-même ! Je l’explique ainsi : une vérité, quand elle est unilatérale, ne peut s’exprimer que par des mots ; c’est dans les mots qu’elle s’enveloppe. Tout ce qui est pensée est unilatéral et tout ce qui est unilatéral, tout ce qui n’est que moitié ou partie, manque de  » totalité « , manque d’unité ; et pour le traduire il n’y a que les mots. Quand le Sublime Gotama parlait du Monde dans son enseignement, il était obligé de le diviser en Samsara et en Nirvana, en erreurs et en vérités, en souffrance et en délivrance. On ne peut faire autrement et, pour qui enseigne, il n’y a pas d’autre voie à suivre. Mais le monde en lui-même, ce qui existe en nous et autour de nous, n’est jamais unilatéral. Un être humain ou une action n’est jamais entièrement Samsara ou complètement Nirvana, de même que cet être n’est jamais tout à fait un saint ou tout à fait un pêcheur. Nous nous y laissons aisément tromper parce que nous inclinons naturellement à croire que le temps est une chose vraiment existante. Le Temps n’est pas une réalité, ô Govinda. J’en ai maintes et maintes fois fait l’expérience. Et si le Temps n’est pas une réalité, l’espace qui semble exister entre le Monde et l’Éternité, entre la Souffrance et la Félicité, entre le Bien et le Mal, n’est qu’une illusion.

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Je ne me reconnais pas le droit de porter un jugement sur la vie d’un autre. Je n’ai d’opinion que sur moi-même et sur moi seul, c’est à moi de me juger, à moi de faire un choix, à moi de refuser. Ce que nous cherchons, nous autres Samanas, Ô Sublime, c’est la délivrance.

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Rien n’est l’œuvre des démons, car il n’y a pas de démons. Chacun peut être magicien et atteindre son but, s’il sait réfléchir, s’il sait attendre, s’il sait jeûner.

Hermann Hesse dans Siddhartha

Une pièce musicale d’Eric Aron – Jati

La prostitution des mineurs

L’équipe de Et tout le monde s’en fout amène une réflexion vraiment pertinente. Merci

– AVERTISSEMENT : Cette vidéo ne fait pas son âge.

Episode écrit pour et avec la Fondation Scelles et la Mission permanente de la France auprès de l’ONU.

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Une série créée par Fabrice de Boni et Axel Lattuada

Écrite par Fabrice de Boni, Marc de Boni et Axel Lattuada

Produite par Mia Productions / Christophe Baudouin

Réalisée par Fabrice de Boni

Interprétée par Axel Lattuada

Et tout le monde s’en fout # SPECIAL – La prostitution des mineurs –

La re génération

ImAGE Foret

La nature est fantastique à étudier. Elle nous permet de regarder les choses avec une certaine perspective et de mieux saisir les grands cycles de la vie.

La génération montante est certes l’avenir de notre humanité, il faut la supporter, l’aider, faire en sorte qu’elle puisse devenir mature et puisse être heureuse.

Mais surtout, nous avons besoin de la soutenir et de l’écouter. Il est inapproprié de voir en elle l’état d’ignorance à changer.  En pensant comme cela, nous ne voyons pas que c’est notre connaissance qui nous fait échapper l’essentiel.

Toute génération montante amène un nouveau regard, une nouvelle capacité d’adaptation, une mutation de l’intelligence qui apporte l’étonnement et l’imprévue nous obligeant à évoluer.

En parcourant un sentier dans la forêt, nous côtoyons deux réalités qui sont si bien intégrées qu’ils sont difficiles à percevoir. D’une part, le nouveau qui pousse près de nous le long du sentier et l’ancien en perspective qui apporte un sens à ce lieu.

Dans nos communautés, nous devons faire en sorte de maintenir cet équilibre entre les esprits créateurs parmi nos adolescents qui révèlent les rêves et opportunités de notre humanité et les aînées qui ont su demeurer les artistes de leur singularité et façonner le monde dans lequel nous vivons.

Le côtoiement de ces deux générations représente, d’une certaine façon, le souffle de notre humanité, une inspiration et une expiration de notre créativité collective.

Une chanson interprétée par Isabelle Boulay – L’hymne à la beauté du monde

Les paroles sur https://www.paroledechanson.net/isabelle-boulay/l-hymne-a-la-beaute-du-monde

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