Sérénité, 25 histoires d’équilibre intérieur

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Nous nous épuisons souvent en voulant maîtriser le cours de notre vie. Parfois jusqu’à l’absurde. Sous l’emprise de nos états d’âme anxieux, nous avons souvent l’illusion que le contrôle est une solution efficace, une réponse aux aléas de l’existence, aux incertitudes de l’avenir. Mais le désir de tout placer sous contrôle a pour conséquence un sentiment épuisant de n’avoir jamais fini ce que l’on à faire. On se condamne à être toujours débordé.

Ah les innombrables « missions à accomplir » de la pensée anxieuse ! Lorsqu’on nous somme anxieux, le monde n’est plus composé que de ces missions à accomplir. Du coup vivre, tout simplement, devient un souci. Et se reposer ou ne rien faire, un péché. Si nous raisonnons ainsi : « Tu prendras le temps de te reposer, de te faire du bien, de te détendre seulement quand tu auras tout fini », alors nous transformerons notre vie en enfer, ou plutôt en bagne. Nous nous serons réduits nous-mêmes en esclavage.

Pas d’autre solution que d’accepter que le monde nous échappe. Nous devons chercher un point médian, entre le trop et trop peu ! Juste comprendre que nous ne sommes pas tout-puissants. Que le désordre et l’incertitude sont inhérents au monde vivant et mobile auquel nous appartenons. Que si on n’apprend pas à les tolérer, on va avoir une existence drôlement fatigante. Nous avons aussi à accepter qu’il y a plein de choses que nous ne ferons jamais ici-bas. Des petites et des grandes.

En thérapie, je blague souvent mes patients à ce propos : « J’ai une bonne nouvelle : le monde sans souci dont vous rêvez existe. Et une mauvaise : ça s’appelle le Paradis et ce n’est pas pour tout de suite. En attendant, on va essayer de s’arranger avec ce monde ci, qui s’appelle la Vie.

Christophe André dans Sérénité, 25 histoires d’équilibre intérieur

Une pièce musicale de Shakti – Peace Of Mind

Lire Harari et ses leçons pour le XXIème siècle

Quand on évoque les métiers d’avenir, on pense spontanément aux data scientists. Pourtant, « si vous voulez faire des études qui vous garantiront un bon poste à l’avenir, philosophe semble également faire partie des choix judicieux ».

C’est ce qu’écrit le désormais célèbre historien israélien Yuval Noah Harari dans son dernier ouvrage, « 21 leçons pour le XXIème siècle »

De l’enseignement des crises

Chaque événement que nous vivons nous façonne, parfois en nous laissant un sentiment d’anxiété ou de peur, parfois en nous imprégnant d’un sentiment de réussite et d’accomplissement.

Nous ne pouvons pas toujours les choisir, nous ne pouvons pas toujours les fuir. Vouloir ne vivre que des situations qui nous plaisent n’est pas possible.

Un changement de perspective est bénéfique. Les événements intenses et traumatisants ainsi que les crises arrivent sans notre consentement et nous ne les subissons pas, nous les vivons. Ils constituent nos points de passage et appartiennent à notre chemin.

Il ne sert à rien de tenter de décoder leur sens quand nous sommes dedans. Nous ne voyons que l’arbre qui nous tombe dessus et non pas toute la perspective de la forêt. La sagesse est de vivre la situation en se protégeant de son mieux, puis de prendre le recul nécessaire pour voir l’ensemble du tableau.

Les émotions et les pensées qui émanent de ces grands événements sont comme des signes que nous regardons s’éloigner dans le sillage de notre avancée et qui nous permettent de mieux voir ce dont l’horizon est fait et pourquoi il nous attire tant.

Une chanson de Luc De Larochelière – Si fragile

Les paroles sur https://www.paroles-musique.com/paroles-Luc_De_Larocheliere-Si_Fragile-lyrics,p8974

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