Le Silence est toujours là

montagne

Ouvrir son cœur, c’est avoir la capacité d’accepter ce qui est.

Accepter, non pas se résigner, mais accueillir ce qui est, tenter d’en faire quelque chose, plutôt que de le subir, de s’en plaindre ou de regretter ce qui n’est pas.

J’ai fait une expérience, en méditant sur ma respiration, j’ai réussi à entendre le silence au-delà du bruit.

J’ai compris que le silence n’est pas l’absence de bruit, mais l’ensemble de tous les bruits apparaissant et disparaissant.

J’ai clairement perçu que le silence est toujours là, tout au fond. Il est l’essence même de l’être. Il ne s’agit pas de le créer puisqu’il est de toute éternité. Il suffit de l’écouter.

Avec cette expérience, je suis devenu silence. La sensation d’être un moi différencié et séparé des autres a disparu.

Je me suis senti un avec tout, envahi par un immense élan d’amour et une profonde joie.

L’ouverture du cœur est la condition à la révélation du silence intérieur.

Alors seulement notre mental est suffisamment apaisé pour que notre conscience puisse s’éveiller en nous.

La conscience, non pas MA conscience. La pure conscience n’est pas personnelle, elle est en chacun de nous.

En français, nous parlons, à tort, de l’esprit pour désigner le mental (mind en anglais). C’est une erreur. Le véritable esprit (spirit), c’est la pure conscience.

Notre mental analyse, interprète, commente, juge, pense.

La pure conscience ne pense pas, elle constate ; silencieuse, elle accueille, elle aime sans condition, elle est amour inconditionnel.

Mindfulness, que l’on a traduit, à tort, par pleine conscience, signifie pleine vigilance du mental (mind) qui observe sa propre agitation, et qui finit par se calmer en focalisant son attention sur les phénomènes (sensations, émotions, pensées), qui sont perçues dans le champ de l’attention.

Thierry Janssen dans Le Silence est toujours là

Une pièce musicale de Beethoven interprétée par Ernesto Cortazar – Concerto Silence