Râmakrishna

Il existe de nombreuses religions et au sein de chacune d’elle de multiples variantes. Certaines religions naissent de religions déjà pratiquées et leur pertinence est même parfois affirmée dans la nouvelle. Jésus était juif. Bouddha était hindou. « Si Allah l’avait voulu, il aurait créé une seule communauté de croyants, mais il vous éprouve à travers les révélations différentes qu’il a donné à chacun de vous. »

Les hommes tracent les limites de leurs champs en employant des barrières et des bornes, enseignait Râmakrishna, mais nul ne peut délimiter le ciel immense et indivisible qui s’étend sur nos têtes, nous entoure et nous renferme tous.

L’homme qui n’a pas reçu l’illumination dit, dans son ignorance, que sa religion est la meilleure et la seule vraie. Mais quand son cœur a été éclairé par la vraie connaissance, il se rend compte qu’on ne comprend de Dieu que ce que Dieu lui-même nous fait comprendre, qu’au-dessus de toutes ces querelles de sectes et de crédos, on trouve une seule Existence-Connaissance-Béatitude absolue.

De même qu’on peut monter sur le toit d’une maison à l’aide d’une échelle, d’un bambou, d’un escalier, d’une corde, ou par divers autres moyens, de même les chemins et les manières d’arriver à Dieu sont multiples. Chaque religion nous montre un des chemins pour l’atteindre. Toutes les religions conduisent à Dieu, mais les chemins ne sont pas Dieu.

Les Écritures indiquent une voie. Une fois que vous connaissez la voie, laissez les livres saints et efforcez-vous d’arriver au but.

C’est ce que fit Serapion, l’un des Pères du désert. Il vendit son Évangile et donna l’argent qu’il en retira aux affamés, en disant : « J’ai vendu le livre qui m’ordonnait de distribuer tous mes biens aux pauvres. »

Patrick Levy dans Contes de sagesse

Une pièce musicale de Ludovico Einaudi – Fly