Archives de la catégorie ‘conte

Le coeur qui entendait la bonté   Leave a comment

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Lors d’un voyage, il est entré dans un temple hindou. Il y avait des fleurs, une petite musique en sourdine, des bâtons d’encens qui se consumaient et deux singes qui tournoyaient prés des fruits. Une statuette en bois peinte avec beaucoup de couleurs, mais avec une dominance rouge était le centre d’attraction. Des gens venaient y déposer leurs quelques miettes de soi. Cette manière quasi abstraite de représenter la divinité l’interpellait. Une pièce de bois avait plus d’importance que toute la vie autour.

Il voyait le rôle important de l’artiste qui a fait l’œuvre. Il voyait l’importance pour cette communauté de croire en quelque chose de plus grand qu’eux. Et lui, conscient de son point de vue limité, il appréciait l’œuvre, il appréciait cette dévotion, il appréciait la bonté de cette communauté et la grâce suprême de cette vie. Il est sorti en paix et souriant, car le cœur avait entendu.

Une chanson de Sheila Chandra – The Enchantment

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

Publié 28 juin 2017 par dandanjean dans Réflexion, conte

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Le poids d’une femme   Leave a comment

Les deux moines et la jeune femme est un classique dans les contes Zen, il nous révèle sous l’image du poids d’une femme, l’emprise du désir et de la croyance absurde que le respect des règles va nous prémunir de tout.

Un esprit libre peut trangesser les règles pour aider.

Un esprit prisonnier du désir a besoin de règles pour s’aider.

Publié 21 juin 2017 par dandanjean dans Santé et bien-être, conte

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Revivre   2 comments

ImAGE Liberté

Quand j’en ai eu fini de vivre avec ce sentiment de vide, je me suis levé et je me suis rendu à la bibliothèque de la vie, cette cathédrale des attentes de l’humanité. J’ai poussé la porte et je me suis senti joindre la mémoire collective.

Il y avait des milliers de livres, il y en avait partout et ils s’animaient. Je savais que ces livres étaient vivants pour celui qui a le regard en quête de signes de vie. J’ai tiré sur l’un de ceux que ma main avait touchés, et je l’ai ouvert. Je me suis avancé vers les tables, j’ai pris une place. J’étais las et en même temps avide de vivre autre chose. Je repensais à cette âme disparue après un long combat et à la douleur qui s’était installée en moi.

Le livre traitait du bonheur. J’ai eu un sourire, il me fallait tellement me faire violence pour entrer dans ce texte. Je me suis fait silence et j’ai commencé à lire. Dès lors, j’ai su que ma douleur était guérissable, avant même que les mots dessinent une représentation dans mon esprit.

Plus je lisais, plus je revivais cette sensation que l’être aimé avait laissée en moi. J’ai revu les instants de douceur, de tendresse, et lentement j’ai senti revivifier ces instants. Pendant que je lisais, une autre dimension en moi aidait à laisser pousser, à laisser s’épanouir et à envahir mon être de ce que l’absence et la distance peu à peu avaient effacé. Plus je lisais, et plus la douleur s’estompait peu à peu.

Ma douleur était composée de cette distance qui entrainait le désir d’oublier, au lieu de célébrer la vie.

Je venais de comprendre que je n’étais pas obligé de laisser mourir la part en moi qui avait été aimée.

Le deuil ce n’est pas d’essayer de passer à autre chose, c’est plutôt de suivre le chemin entre la tête et le cœur pour en découvrir le processus d’acceptation et de délivrance.

La part en moi qui a été aimée s’est remise à revivre.

 

Une chanson de Leonard Cohen – Hallelujah

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Publié 21 juin 2017 par dandanjean dans Réflexion, conte

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Les essuie-glaces !   Leave a comment

 

Un grand moment de rigolade avec Mooji qui met en scène une histoire concrète de la vie pour mettre en image le mental qui s’agite et notre identification aux pensées.

Dans le rôle des pensées : les essuie-glaces !

A regarder jusqu’au bout, la chute est géniale

 

Publié 19 juin 2017 par dandanjean dans Santé et bien-être, conte

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Le perroquet sur l’arbre   Leave a comment

Perroquet

Il y a très longtemps, vivait un magnifique perroquet. Jamais on n’avait vu un plus bel oiseau. Ses larges yeux avaient le doux éclat du velours, ses plumes bariolées étincelaient comme de véritables joyaux, ses pattes délicates semblaient ciselées dans le corail. C’était vraiment un splendide oiseau.

Il habitait heureux dans un grand arbre qu’il aimait de tout son cœur. Il en aimait les branches robustes, couvertes de larges fleurs éclatantes dont l’ombre bienfaisante le protégeait de la lumière du soleil. Il aimait écouter le doux bruissement du feuillage secoué par la brise. Et ce qu’il préférait par dessus tout, était de manger les fruits savoureux qui y poussaient en toute saison. Chaque soir, lorsque les étoiles s’allumaient une à une dans le ciel, le perroquet soupirait de bonheur.

Que je suis heureux, disait-il, que je suis content et satisfait de ce que j’ai. Je dois toute cette joie et cette paix à mon arbre. Jamais je ne l’abandonnerai, jamais je ne le quitterai pour un autre. Et il se blottissait avec ravissement contre le large tronc avant de s’endormir. L’Esprit de la forêt entendit les paroles du perroquet et décida de le mettre à l’épreuve. Il sécha la précieuse sève qui coulait dans le cœur de l’arbre. Ainsi les fruits cessèrent de pousser. Une à une les feuilles se mirent à tomber et les branches se desséchèrent, craquant tristement sous le vent.

Mais le perroquet ne partit pas. Il volait autour de son arbre, s’efforçant par ses battements d’ailes de le rafraîchir et de le protéger des rayons du soleil. Ses yeux pleins d’amour n’arrivaient pas à le voir tel qu’il était devenu, un vieil arbre rabougri. Il l’imaginait encore avec son feuillage touffu recouvert de rosée scintillante.

Perché sur une branche morte, le bel oiseau parlait doucement à l’arbre :

Tu m’as donné tant de bonheur, comment pourrais-je t’oublier ? Les enfants ne s’occupent-ils pas de leurs vieux parents malades ? Les maris délaissent-ils leur femme lorsque leur beauté se fane ? Les vrais amis se séparent-ils quand le malheur frappe l’un d’eux ? Non, pensait le perroquet, mes paroles étaient sincères lorsque je disais que je t’aimais. C’est pourquoi je ne te quitterai jamais. Les jours passaient et le perroquet demeurait fidèle et paisible. Du haut d’une branche dénudée, il regardait chaque matin l’aurore teindre l’horizon d’or et le crépuscule s’assombrir de violet.

L’Esprit de la forêt sourit en voyant que l’oiseau n’abandonnerait pas son vieil ami. Alors, de son souffle d’argent, il lui rendit la vie. Des fleurs merveilleuses se mirent à éclore, embaumant la forêt d’une odeur exquise. Les fruits firent à nouveau ployer les branches verdoyantes. L’arbre s’étira vers le ciel, plus beau que jamais.

Oiseau fidèle, dit l’Esprit de la forêt, vis heureux sur ton arbre, toi qui as su, malgré le temps et les épreuves, garder tes sentiments inchangés.

Alphabet de la sagesse  Johanna M.Coles & Lydia M. Ross.

Une chanson de Richard Séguin – Chanson pour durer toujours

Publié 13 juin 2017 par dandanjean dans conte, Livres

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Sans? Sûr!   2 comments

« None of That » est un court métrage d’animation réalisé par Isabela Littger, Anna Hinds Paddock et Kriti Kauret explore le thème de la censure, mais je ne peux pas vous en dire plus, je n’ai pas l’autorisation.

 

Publié 10 juin 2017 par dandanjean dans conte, Santé et bien-être

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Celle qui n’avait pas d’âge   2 comments

ImAGE rosée

 

Il y avait au cœur d’un village au nord du fleuve St-Laurent, une dame intrigante. Elle était d’une énergie communicative et toujours prête à aider les proches autour d’elle. À la regarder, on pouvait croire que la vie avait cessé de lui prendre du temps et qu’elle échappait à l’ouvrage de l’âge.

Aux personnes qui l’a questionnait sur son apparente jeunesse, elle répondait en souriant, qu’elle était jeune depuis longtemps dans son cœur.

Cette dame sans âge apparente était tellement enjouée qu’elle était un modèle pour beaucoup de ses amis.

Un jour, une dame qui venait tout juste de fêter ses 60 ans alla à sa rencontre et lui demanda :

Comment faites-vous pour être si bien malgré votre âge avancé? Je viens d’avoir 60 ans, et je suis triste et je commence à avoir peur!

La dame intrigante lui répondit :

Je comprends très bien ce que vous vivez, il m’arrive parfois de ressentir la même chose lorsqu’il y a un orage dans ma vie. Et je sais être patiente.

Bien sûr cela fait du bien de voir les nuages partir et d’apprécier autant la pluie bienfaisante que le soleil qui en partage la fraicheur.

Vous devriez voir les choses autrement, l’important n’est pas d’avoir un âge, mais d’être en son temps.

Une pièce musicale d’André Gagnon – Après la pluie

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Publié 6 juin 2017 par dandanjean dans conte, Réflexion

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