Archives de la catégorie ‘Pauses lectures

André Comte-Sponville: À propos de la sagesse   Leave a comment

Bouddha vert

Il ne s’agit pas de chercher ce qu’on ignore, mais d’habiter ce que l’on sait…La sagesse n’est pas une vérité de plus: c’est la jouissance de toutes.

A quoi bon accumuler savoir sur savoir, si c’est pour rester prisonnier de soi et de sa peur?

Tant que la sagesse est un idéal, elle n’est qu’une folie comme une autre.

Il y a bien des années, quand je me piquais encore un peu de littérature, je me souviens avoir écrit une nouvelle très courte, la plus courte que j’aie jamais écrite, et dont je crois qu’elle fut aussi la dernière. Elle tenait en une phrase, et devait s’appeler Le sage. La voici : « Tout à la fin de sa vie, le sage comprit que la sagesse non plus n’avait pas d’importance. » C’était encore de la littérature.

Que la sagesse n’ait pas d’importance, la plupart le comprennent bien avant, qui ne sont sages qu’à cette condition. La sagesse n’est qu’un rêve de philosophe, dont la philosophie doit aussi nous libérer. La sagesse n’existe pas : il n’y a que des sages, et ils sont tous différents, et aucun bien sûr ne croit à la sagesse…

L’Amour, la solitude d’André Comte-Sponville

 

Une chanson d’Harmonium – Comme un sage

Les paroles sont présentées dans la vidéo

 

 

Publié 11 décembre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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L’équilibre travail-famille, c’est possible?   Leave a comment

Chaque semaine, Zarah Issany partage un livre qui l’a touché. Ici, elle traite du livre Les 75 Lois de Fox : comment devenir le numéro 1

Comment faire pour concilier ta vie de famille et le travail et être bien.

Zarah Issany est coach et spécialiste en quête de sens et transitions de carrière Site web : http://www.zarahissany.com/

Publié 11 décembre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Grâce à un morceau de pain en partage   Leave a comment

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Si ce jour-là je n’avais pas eu le ventre creux au point d’en pleurer devant la boucherie parce que le réveil n’avait pas sonné, et si cet homme ne s’était pas arrêté, préférant passer son chemin en silence pour éviter de se tartiner de la peine humaine sur le cœur, et si nous ne l’avions pas ensuite croisé le soir même, et si, et si, et si…ma vie serait autre, évidemment, peut-être mieux, peut-être moins bien.

Mais dans celle-ci, le pain a une saveur toute particulière. Cet homme aussi. Et c’est lui qui a tartiné une bonne couche de générosité sur mon cœur à moi.

Depuis, il m’arrive souvent de repenser à cette première rencontre quand, dans la vie, j’ai quelque chose qu’un autre n’a pas et que je réfléchis à la façon dont je pourrais partager pour qu’il arrête de pleurer, au propre ou au figuré.

Un petit morceau de pain de Agnès Ledig

 

Une chanson de Raymond Lévesque Quand les hommes vivront d’amour interprétée par Luce Dufault, Mélanie Renaud et Nanette Workman

Les paroles et accords sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Raymond-Levesque/Quand-les-hommes-vivront-d-amour.php

Publié 10 décembre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Là où finit la peur commence l’attention   Leave a comment

Jiddu Krishnamurti (12 mai 1895 – 17 février 1986) est un penseur et un chercheur bien connu. Il a renoncé à l’âge de 34 ans lors d’un sdiscours publique à la renommée et au statut de Messie qu’il avait gagné en étant proclamé la nouvelle incarnation de Maitreya Bouddha par la Société Théosophique. Il passa le reste de sa vie à voyager autour du monde en expliquant aux gens le besoin de se transformer par eux-mêmes au travers de la connaissance de soi. Il a soutenu qu’un changement fondamental dans la société peut émerger seulement par un changement radical de l’individu, puisque la société est le produit des interactions entre individus. Il a prôné de transcender toutes les frontières artificielles de la religion, de la nationalité, de l’idéologie, et du penser sectaire.

Quelques propos de Jiddu Krishnamurti  sur la question de l’attention et de son contexte d’apparition. Simple, direct.

Publié 10 décembre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Comme un chant d’espérance   2 comments

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Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.

Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes.

Dites doucement mais clairement votre vérité.

Écoutez les autres, même les simples d’esprit et les ignorants : ils ont eux aussi leur histoire.

Évitez les individus bruyants et agressifs : Ils sont une vexation pour l’esprit.

Ne vous comparez avec personne : Il y a toujours plus grands et plus petits que vous.

Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements.

Ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe.

Soyez vous-même.

Surtout n’affectez pas l’amitié.

Non plus ne soyez cynique en amour car il est, en face de tout désenchantement, aussi éternel que l’herbe.

Prenez avec bonté le conseil des années en renonçant avec grâce à votre jeunesse.

Fortifiez-vous une puissance d’esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain.

Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères.

De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.

Au-delà d’une discipline saine, soyez doux avec vous-même.

Vous êtes un enfant de l’univers. Pas moins que les arbres et les étoiles.

Vous avez le droit d’être ici.

Comme un chant d’espérance de Jean d’Ormesson

 

Un pièce musicale de Beethoven – Ode à la joie

Publié 9 décembre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Qui es-tu?   Leave a comment

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Qui es-tu sans ton histoire spirituelle ?

« S’il te plaît, ne me parle pas de la ’Pure Conscience’ ou de ’Demeurer dans l’Absolu’.

Je veux voir comment tu traites ta partenaire, tes enfants, tes parents, ton précieux corps.

S’il te plaît, ne me fais pas un cours sur ’L’illusion du soi séparé’ ou sur la façon dont tu as atteint le bonheur permanent en seulement 7 jours.

Je veux sentir ton cœur rayonner d’une chaleur réelle.

Je veux entendre comment tu écoutes, comment tu encaisses toute information qui ne correspond pas à ta philosophie personnelle.

Je veux voir comment tu t’y prends avec les personnes qui ne sont pas d’accord avec toi.

Ne me dis pas à quel point tu as fait du chemin, à quel point tu es libre de l’ego.

Je veux te connaître sous les mots.

Je veux savoir à quoi tu ressembles lorsque les problèmes te tombent dessus.

Si tu peux accepter pleinement ta douleur sans prétendre être invulnérable.

Si tu peux sentir ta colère, sans basculer dans la violence.

Si tu peux accorder un passage sûr à ton chagrin, sans en être esclave.

Si tu peux sentir ta honte sans faire honte aux autres.

Si tu peux merder et l’admettre.

Si tu peux dire ’désolé’, et le penser vraiment.

Si tu peux être pleinement humain dans ton éclatante divinité.

Ami(e), ne me parle pas de ta spiritualité.

Ça ne m’intéresse pas vraiment.

Je veux simplement te rencontrer, TOI.

Connaître ton précieux cœur.

Connaître ce magnifique humain qui lutte pour la lumière.

Le rencontrer avant ’l’être spirituel’.

Avant tous les mots profonds. »

Jeff Foster

 

Une chanson de David Gilmour Wish you were here

Les paroles traduites sont sur https://www.lacoccinelle.net/246823.html

Publié 9 décembre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Maître Hakuin   Leave a comment

ImAGE encens

« Comme la vérité est proche !

Dans certains monastères au Japon on peut lire cette inscription sur le sol de l’entrée :

«Regardez sous vos pieds.»

Parfois on dit :

« C’est juste devant votre nez.»

Mais c’est encore beaucoup plus intime. Je suis, du matin au soir, un courant continuel de connaître, une symphonie sans fin de connaître, un flux et un reflux de connaître ; je ne quitte jamais le connaître, le connaître est toujours présent, toujours présence.

C’est un grand mystère, et en même temps ce n’est pas un mystère .

Un mystère peut être connu, mais il ne peut être exprimé.

Qui peut dire ce qu’est connaître? Ce n’est pas un mystère parce que c’est connaître, et connaître ne peut faire autrement qu’être exprimé. Pénétrer cela apporte une paix qui n’est pas une paix dénuée de conflit, mais une paix qui voit que le conflit aussi est connaître. Les oiseaux volent dans les airs, les poissons nagent sous l’eau; les humains vivent dans le connaître.

Un vieil hymne hindou chante: «Mon Seigneur est dans mon œil, c’est pourquoi – je le vois partout.»

Ça ne peut pas être plus près.

Quand on inspire, connaître inspire connaître; quand on expire, connaître expire connaître. C’est tout.

Combien ici vont s’exclamer : «Je me demande ce qu’il veut dire par là.» Ou bien : «Ce doit être plus compliqué que ça.» Ou encore: «Sait-il vraiment de quoi il parle?»

Toutes ces questions sont sans importance.

Cherchez par vous-mêmes.

Peu importe tous ces gens qui disent ceci ou cela, regardez par vous-mêmes. »

 

Albert Low Dans la forge de maître Hakuin

Une pièce musicale Kitaro – Mercury

Publié 8 décembre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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