Archives de la catégorie ‘Pauses lectures

Mudwoman   Leave a comment

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Si le but poursuivi est la vérité, le pouvoir est un handicap.

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Ris, et tout le monde rira avec toi. Pleure, et tu pleureras seule.

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Tu n’as pas à comprendre pourquoi ce qui t’est arrivé est arrivé, tu n’as même pas à comprendre ce qui est arrivé. Il suffit que tu vives avec ce qui reste.

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Il devient nécessaire de croire à l’impossible. Parce que le simplement possible est insuffisant.

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Il vient un jour, une heure où vous comprenez que la rivière ne court que dans une direction et que rien ne peut inverser son cours.

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Au-delà de la Terre, il n’y a pas de jour, et il n’y a pas de nuit. Tout est éclairé par la « lumière stellaire  » – la plus belle des lumières. Et tout est silence – la plus belle des musiques.

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Elle était très douée pour le pardon. Elle était aussi très douée pour l’oubli, l’oubli est le principe même du pardon.

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Si l’amour peut « s’user » avec le temps, un long mariage ressemble à deux arbres aux racines emmêlées : les arbres peuvent paraître séparés et distincts en surface, ils sont entrelacés au-dessous.

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Un principe du temps: une fois que vous êtes en retard, vous ne pouvez plus ne pas être.

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Car c’était le point central de la vie de Mudwoman : être admirée, aimée

Joyce Carol Oates dans Mudwoman

Une pièce musicale de Shawn Phillips – Woman

les paroles en français sur  http://paroles-traductions.com/chanson/montrer/1357929/shawn-phillips/paroles-et-traduction-woman-of-the-land/

Publié 21 juin 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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La pesanteur et la grâce   Leave a comment

N’être qu’un intermédiaire entre la terre inculte et le champ labouré, entre les données du problème et la solution, entre la page blanche et le poème, entre le malheureux qui a faim et le malheureux rassasié.

En toutes choses, seul ce qui nous vient du dehors, gratuitement, par surprise, comme un don du sort, sans que nous l’ayons cherché, est joie pure. Parallèlement, le bien réel ne peut venir que du dehors, jamais de notre effort.

Nous ne pouvons en aucun cas fabriquer quelque chose qui soit meilleur que nous. Ainsi, l’effort tendu véritablement vers le bien ne doit pas aboutir ; c’est après une tension longue et stérile qui se termine en désespoir, quand on n’attend plus rien, que du dehors, merveilleuse surprise, vient le don.

Cet effort a été destructeur d’une partie de la fausse plénitude qui est en nous.

Le vide divin, plus plein que la plénitude, est venu s’installer en nous.

Simone Weil dans La pesanteur et la grâce

 

Une pièce musicale de Tchaikovsky Hymn of the Cherubim interprétée par le USSR Ministry Of Culture Chamber Choir

Publié 20 juin 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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L’amour !   2 comments

ImAGE Fleurs

L’amour ! Pour la plupart d’entre nous, l’amour est une expérience merveilleuse, sublime, presque mystique.

Mais l’amour est aussi un état et, comme tous les états, tous les résultats, il est engendré par une série de mesures spécifiques, de stimuli, que nous percevons ou que nous nous représentons d’une certaine manière.

Quand vous tombez amoureux, vous vous associez à tout ce que vous aimez chez quelqu’un et vous vous dissociez de tout ce que vous n’aimez pas. Tomber amoureux est parfois une sensation extrêmement violente et perturbante parce que ce n’est pas une sensation équilibrée.

Vous ne faites pas la part entre les qualités et les défauts d’une personne pour voir si le bilan est positif ou négatif. Vous êtes totalement associé à quelques éléments de sa personnalité que vous trouvez grisants. Vous n’avez même pas conscience à ce moment-là du moins, de ses « défauts ».

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C’est l’accueil.

Anthony Robbins, Pouvoir illimité

 

Une pièce musicale d’Antonio Vivaldi La Stravaganza

Publié 19 juin 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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L’Éternité et François Chang   Leave a comment

ImAGE plumes envol

L’instant n’est pas synonyme du présent: le présent n’est qu’un chainon ordinaire dans l’ordre chronologique ; l’instant lui, constitue un rnoment saillant dans le déroulement de notre existence, une haute vague au-dessus des remous du temps.

De manière fulgurante, au sein de notre conscience, l’instant cristallise nos vécus du passé, nos rêves du futur en une île surgie de la met anonyme, une île soudain éc1airée par un intense faisceau de lumière. L’instant est une instance de l’être où notre incessante quête rencontre soudainement un écho, où tout semble se donner d’un coup, une fois pour toutes. C’est une telle expérience privilégiée que traduit l’expression paradoxale « instant d’éternité ».(…)

« Faisant une furtive allusion à l’éternité lors de la précédente méditation, j’admettais que de fait personne n’est capable d’imaginer comment elle se présente. Néanmoins, bien timidement je pense pouvoir dire ce qu’elle n’est pas. S’agissant d’une éternité de vie, elle est tout sauf une interminable et monotone répétition du même. Elle doit être une formidable succession de moments saillants animés par de continuels élans vers la vie. En un mot, elle est faite aussi d’instants uniques. Dans ce cas, !es instants uniques tels que nous pouvons les connaître en cette vie, rivière de diamants ou chapelet d’étoiles reliés par la mémoire, constituent une durée qui a déjà goût d’éternité. Résonne en nous le chant spontané de Rimbaud devenu nôtre:

Elle est retrouvée.

Quoi ? L’éternité,

C’est la mer allée

Avec le soleil.

Intuitivement, Rimbaud a saisi que l’éternité se trouve dans l’instant, se vit en l’instant, instant de rencontre où l’élan vers la vie et la promesse de celle-ci coïncident. «Mais qu’est-ce donc que l’élan vers la vie?

Et surtout à partir de quoi pourrait-il naître en nous? se demandent tant de personnes perdues, découragées, qui ne savent plus où trouver la force de cet élan. A cette question il n’y a pas de réponse satisfaisante, mais j’oserais malgré tout répondre : à partir de rien. (…)

Contenant la promesse du tout, le Rien désigne le Non-Être ce non Être n’étant autre que ce par quoi l’Être advient. ‘

La notion de Non-Être est nécessaire, car c’est seulement à partir d’elle qu’on peut réellement concevoir l’Être..

François Cheng dans Cinq méditations sur la mort

Une pièce musicale avec L’Éternité d’Arthur Rimbaud  sur une pièce de musique d’Erik Satie

Publié 18 juin 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Quelle est l’utilité de regarder dehors ?   Leave a comment

ImAGE ouverture

Wei Wu Wei : Quelle est l’utilité de regarder dehors ? Tout ce que vous allez voir ce sont des objets ! Retournez-vous et regardez dedans.

– Verrai-je donc le sujet à la place ?

Wei Wu Wei : Si c’était ce que vous voyiez, vous regarderiez un objet. Un objet est un objet quelle que soit la direction dans laquelle vous regardez.

– Ne me verrai-je donc pas ?

Wei Wu Wei : Vous ne pouvez pas voir ce qui n’est pas là !

– Alors que verrai-je ?

Wei Wu Wei : Vous verrez peut-être l’absence de vous-même, ce qui est ce qui regarde. On l’a appelé « le vide ».

Wei wu Wei

Une pièce musicale Zen – Aku Flute

 

Publié 17 juin 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Au delà de la maturation   Leave a comment

ImAGE fleurs 2

Un jour, vous allez voir profondément que tout ce que vous devez faire, ça va vous fatiguer. Vous allez être trop fatiguée pour faire quoi que ce soit, y compris pour être légère, y compris pour être triste. Vous allez voir que tout ça c’est une activité qui vient uniquement quand vous prétendez avoir une histoire, avoir un passé et avoir un futur.

On peut voir tout ça comme étant un concept. C’est une maturation qui ne dépend pas d’un quelconque faire et qui ne dépend pas du temps. Alors le mot maturation est faux. Évitez de vouloir le comprendre, parce qu’on ne peut le comprendre que dans le temps et c’est faux ; la maturation est dans l’instant. Vous êtes condamnée à cette maturation. Le seul ajournement possible, c’est d’essayer d’être mûr, par la pensée, par l’action ou par l’émotion. Ça c’est un sac sans fond. Vous allez être plus sage tous les jours, plus libre tous les jours : c’est une misère constante. Vous ajournez constamment l’essentiel.

À un moment donné, vous ne cherchez plus à être moins ceci et plus cela, à être sans peur, à être sans désir : vous ne cherchez rien. On peut appeler cela une forme de respect, un respect pour la réalité, pour ce qui est là dans l’instant. C’est le respect pour l’essentiel.

L’essentiel ce n’est pas quelque chose qui est caché derrière l’apparence – ça ce sont de belles histoires indiennes-l’essentiel c’est ce qui est là, c’est ce que vous sentez dans l’instant. Il n’y a rien d’autre que ça. Là il n’y a rien à comprendre, il n’y a tout simplement rien.

C’est ça qui se reflète comme légèreté qui apparemment surgit quand les situations conviennent à votre idéologie et qui apparemment s’élimine quand les situations ne correspondent pas à votre plan pour l’humanité.

À un moment donné, vous arrêtez de vous prendre pour Dieu et de vouloir régler les problèmes de l’humanité – ou le vôtre, parce que c’est le même. C’est une histoire dans les deux cas.

Éric Baret

Une pièce musicale de Yanni – To the one who knows

Publié 16 juin 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Frédéric Lenoir et L’âme du monde   Leave a comment

Parfois nous sommes impuissants, car certaines choses ne dépendent pas de nous.

Cela nous pousse à apprendre le « lâcher-prise », à ne pas vouloir tout contrôler, à grandir dans la confiance, dans le détachement, dans l’humilité, dans la sérénité, dans l’amour.

*

Malheureux l’homme qui ne sait pas qu’il possède deux grands trésors à l’intérieur de lui-même: la clarté de l’esprit, qui peut le rendre libre, et la bonté du coeur, qui peut le rendre heureux;

Malheureux l’homme qui mène une existence semblable à celle des bêtes, enchaîné à ses instincts et seulement préoccupé des soucis matériels de la vie.

*

Ce qui compte, ce n’est pas de gravir cette montagne, ou bien celle-ci, ou bien encore celle-là, mais de parcourir le chemin. Et de le faire avec attention, persévérance, avec le coeur ouvert et l’esprit vigilant. Ce n’est pas le nom du sommet que nous avons gravi qui nous transforme, mais la présence et l’amour que nous avons mis dans la marche. Le monde est beau par la variété de ses paysages. La vie spirituelle est belle par le foisonnement de ses chemins.

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Être humble, ce n’est pas avoir une mauvaise opinion de soi, c’est avoir une opinion juste de soi-même et être à sa place. Être humble, c’est savoir qu’on est toujours perfectible, qu’on a encore besoin de progresser, qu’on a besoin des autres.

Frédéric Lenoir dans L’âme du monde

 

UNe pièce musicale de Zbigniew Preisner – The secret garden

Publié 15 juin 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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