Archives de la catégorie ‘Pauses lectures

Le chat du Dalaï-Lama   1 comment

Tibet Dalai Lama

J’avais été aussi étonnée que Sam d’apprendre qu’un manque d’assurance était, pour les bouddhistes, considéré comme une forme de paresse, la manifestation d’un esprit faible qui devait être surmonté.

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A certains moments de notre vie, notre propre lumière s’éteint et se rallume par l’étincelle d’une autre personne. Chacun d’entre nous doit une profonde gratitude à ceux qui ont allumé la flamme en nous.

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Ce n’est qu’en étant pleinement conscients du présent que nous pouvons mettre en œuvre nos réalisations – et savourer chaque tasse de café à son maximum.

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Oui, le karma nous propulse vers toute sorte de situations inattendues, indiqua sa Sainteté. Une autre raison pour laquelle nous devrions nous comporter avec amour et compassion envers tous les êtres vivants. Nous ne savons jamais dans quelles circonstances nous les rencontrerons de nouveau. Parfois même dans cette vie-ci.

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Dans le Dharma, il n’y a pas de place pour la culpabilité. La culpabilité est inutile. Il n’est pas justifié de se sentir mal au sujet de quelque chose qui appartient au passé et que nous ne pouvons pas changer. Mais éprouver du regret ? Oui. C’est plus utile.

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Certaines personnes sont naturellement optimistes et gaies : elles se retrouvent à une extrémité d’une courbe en cloche. D’autres ont un tempérament plus sombre. Elles se situent à l’autre extrémité. La grande majorité d’entre nous se positionnent vers le milieu. Cette valeur de consigne est notre norme personnelle, le niveau de bien-être minimal auquel nous tendons à retourner après les triomphes et les tragédies, ainsi que les hauts et les bas quotidiens de l’existence. Gagner à la loterie pourrait nous rendre plus heureux pendant un certain temps, mais les recherches montrent que par la suite nous sommes susceptibles de retourner à notre valeur de consigne.

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Pourquoi les chats ronronnent-ils ?

La réponse peut sembler parfaitement évidente, mais comme avec la plupart des autres activités félines, elle est plus complexe qu’elle n’y paraît. Oui, nous ronronnons parce que nous sommes contents. La chaleur d’un foyer, l’intimité d’un giron, la promesse d’une soucoupe de lait, tout ceci peut inciter nos muscles laryngés à vibrer à un rythme impressionnant.

Mais la satisfaction n’est pas le seul déclencheur. Tout comme un être humain peut sourire quand il se sent nerveux ou qu’il veut faire appel à ce qu’il y a de meilleur en vous, les chats peuvent aussi ronronner.

David Michie dans Le chat du Dalaï-Lama

 

Un chaton famélique est arraché des bidonvilles pour être transporté vers un somptueux sanctuaire par nul autre que le dalaï-lama. Ses yeux bleus, saisissants, découvriront bientôt tout de la vie du grand maître bouddhiste: une sagesse éternelle qui ne se révèle que dans les moments de grande tranquillité entre l’homme et l’animal.

Une pièce musciale d’Armand Amar- Life

Publié 19 octobre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Les dieux voyagent toujours incognito   Leave a comment

ImAGE danse

Si tu veux rester jeune toute ta vie, continue d’évoluer, d’apprendre, de découvrir, et ne t’enferme pas dans des habitudes qui sclérosent l’esprit, ni dans le confort engourdissant de ce que tu sais déjà faire.

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On ne peut pas changer les gens tu sais. On peut juste leur montrer un chemin, puis leur donner envie de l’emprunter.

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Il va falloir que tu acceptes de ne pas forcément correspondre à ce qu’attendent les gens, ne pas toujours te conformer à leurs critères, leurs valeurs, mais oser afficher ta différence, parfois même quand elle dérange. Bref, lâcher prise sur l’image que tu souhaites donner aux autres, et apprendre à ne pas trop te soucier de ce qu’ils pensent de toi.

Lorsque tu assumeras pleinement tes différences, alors tu pourras te pencher sur celles des autres et, si nécessaire, t’y adapter.

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C’est en se changeant soi-même que l’on devient heureux, pas en changeant ce qui nous entoure.

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Quand tu déploies de l’énergie à essayer de convaincre quelqu’un, c’est comme si tu envoyais dans sa direction une force qui s’exerce sur lui, qui le pousse. Il le ressent, et ça l’amène à pousser dans le sens contraire. Pousse-le, il te repousse.

Alors, on fait quoi au juste pour convaincre quelqu’un ?

On ne pousse pas, on tire…Pousser, c’est partir de notre position et vouloir l’imposer à l’autre. Tirer, c’est partir de la position de l’autre, et petit à petit l’amener à soi.

Laurent Gounelle dans Les dieux voyagent toujours incognito

Une pièce musioale de Steve Hackett – Horizons

Publié 18 octobre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Variations sur le corps   Leave a comment

ImAGE plumes envol

Étudiez, apprenez, certes, il en restera toujours quelque chose, mais, surtout, entraînez le corps et faites-lui confiance, car il se souvient de tout sans poids ni encombrement. Seule notre chair divine nous distingue des machines ; l’intelligence humaine se distingue de artificielle par le corps, seul.

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Je soupçonne d’ignorance méchante les analyses pathologiques du mysticisme parce qu’elles versent sa force dans une faiblesse maladive, et son acte dans une passivité. Drogues coûteuses ou maladies mentales produisent, certes, des hallucinations dont les décors de carton caricaturent les authentiques extases des sains.

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Faute de comprendre la vertu, voici que l’ensemble des vices prend la belle unité d’une cohérence : une vie entière se voue à l’inflation, à l’agrandissement d’une masse qui s’expanse. Cette croissance évolue selon une pente d’allure narcotique : l’avare, le paresseux et le gourmand se droguent de sommeil, d’alcool ou d’argent ; il faut augmenter la dose de fureur, de haine ou de gloire pour rester longtemps enchanté de colère, d’envie ou d’orgueil. Pourquoi ne parlons-nous plus de la vertu ? Parce que le monde où nous vivons se construit, tout justement, sur la croissance, générale et quantifiable ; l’économie, la finance, la consommation et le progrès innovateur des sciences et des techniques, tout ce qui paraît sérieux et lourd, semblent la rendre aussi nécessaire qu’un destin, aussi indispensable que l’assuétude. Du coup, notre culture elle-même ressemble à s’y méprendre à une narcose croissante qui asservit à sa dépendance. Pourquoi les enfants se droguent-ils ? Pour imiter leurs parents, intoxiqués d’argent, de travail, d’emploi du temps, de consommation, de représentation… soumis à des prises horaires obligatoires, plongés dans l’enchantement de la croissance. Les jeunes générations obéirent-elles jamais avec plus de soumission ?

Michel Serres dans Variations sur le corps

Une pièce musicale de The Cinematic Orchestra – To Build a Home

Publié 17 octobre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Le souffle de Thich Nhat Hanh   Leave a comment

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Habituellement, les gens pensent que marcher sur l’eau ou dans les airs relève du miracle.

Mais, personnellement, je crois que marcher sur terre est le véritable miracle.

Chaque jour que nous vivons, nous sommes au milieu d’un prodige que nous n’apercevons même pas :

le ciel bleu,

les nuages blancs,

les feuilles vertes,

les yeux noirs et curieux d’un enfant,

nos propres yeux…

tout est miracle.

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Si un incendie ravage votre maison, la chose la plus urgente à faire est de tenter de l’éteindre, et non de courir après celui que vous croyez être responsable. Si vous le pourchassez, les flammes réduiront votre maison en cendres. Il ne serait pas sage d’agir ainsi. Vous devez absolument tout faire pour l’éteindre.

De même, lorsque vous êtes en colère, en continuant à vous disputer avec l’autre personne, en cherchant à la punir, vous agissez exactement comme celui qui court après l’incendiaire pendant que sa maison est dévorée par les flammes.

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Si vous consommez des objets issus de la souffrance, vous semez en vous des graines de souffrance.

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Il nous faut vraiment comprendre la personne qu’on veut aimer. Si notre amour n’est que volonté de posséder, ce n’est pas l’amour vrai. Si l’on ne pense qu’à nous-mêmes, si l’on ne connaît que nos propres besoins et ignorons les besoins de l’autre, on ne peut pas aimer. Nous devons regarder profondément pour voir et comprendre les besoins, les aspirations et les souffrances de la personne qu’on aime. Ce sont les fondations de l’amour vrai. Vous ne pouvez vous empêcher d’aimer l’autre quand vous le comprenez vraiment.

Thich Nhat Hanh

Une pièce musicale de Plum Village Morning Chant

Publié 16 octobre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Un océan d’encre dans une seule goutte   Leave a comment

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Un océan d’encre dans une seule goutte,

Tremblant à la pointe de mon pinceau.

En équilibre au-dessus d’une feuille blanche,

Un univers attend d’exister.

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Dans les temps difficiles, utilisez un miroir :

Vous verrez en même temps et la cause et la solution.

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Un souffle arctique serpente sur la montagne,

Les os de la forêt tremblent.

Des perles de rosée s’agrippent aux branches :

Une parure de joyaux est tombée sur la terre.

*

Contempler le matin.

Arracher les herbes l’après-midi.

Les joies et le labeur d’une seule journée.

Font un voyage entier.

Ming dao Deng dans Le Tao au jour le jour : 365 méditations taoïstes

Une pîèce musicale de Kitaro – Tao

Publié 15 octobre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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L’ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche   Leave a comment

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… notre gentilhomme se donnait avec un tel acharnement à ses lectures qu’il y passait ses nuits et ses jours, du soir jusqu’au matin et du matin jusqu’au soir. Il dormait si peu et lisait tellement que son cerveau se dessécha et qu’il finit par perdre la raison.

*

Là-dessus ils découvrirent trente ou quarante moulins à vent qu’il y a en cette plaine, et, dès que don Quichotte les vit, il dit à son écuyer :

« – La fortune conduit nos affaires mieux que nous n’eussions su désirer, car voilà, ami Sancho Pança, où se découvrent trente ou quelque peu plus de démesurés géants, avec lesquels je pense avoir combat et leur ôter la vie à tous, et de leurs dépouilles nous commencerons à nous enrichir : car c’est ici une bonne guerre, et c’est faire grand service à Dieu d’ôter une si mauvaise semence de dessus la face de la terre.

– Quels géants ? dit Sancho.

– Ceux que tu vois là, répondit son maître, aux longs bras, et d’aucuns les ont quelquefois de deux lieues.

– Regardez, monsieur, répondit Sancho, que ceux qui paraissent là ne sont pas des géants, mais des moulins à vent et ce qui semble des bras sont des ailes, lesquelles, tournées par le vent, font mouvoir la pierre du moulin.

– Il paraît bien, répondit don Quichotte, que tu n’es pas fort versé en ce qui est des aventures : ce sont des géants, et, si tu as peur, ôte-toi de là et te mets en oraison, tandis que je vais entrer avec eux en une furieuse et inégale bataille.

*

… qui s’attache à un mauvais arbre reçoit mauvais ombre, et qui se met à l’abri sous la feuille se mouille deux fois, et qui se couche avec des chiens se lève avec des puces. Quelque petit que je sois, je tiens mon rang dans le monde ; chaque fourmi a sa colère ; chaque cheveu fait son ombre sur la terre, et chaque coq chante sur son fumier.

*

– Apprends, Sancho, qu’un homme n’est pas plus qu’un autre homme, mais qu’il fait plus que lui. Toute ces tempêtes qui nous arrivent sont signes d’un temps bientôt plus serein, et que les choses vont tourner bien pour nous, car il n’est pas possible que le mal ni le bien ne soient durables. D’où il s’ensuit que le mal ayant beaucoup duré, le bien est maintenant proche. Aussi ne dois-tu pas t’affliger des disgrâces qui me touchent, car il ne t’en revient pas de part.

Miguel de Cervantes dans L’ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche

Une chanson de Jacques Brel – La Quête

Publié 14 octobre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Matière à contredire : Essai de philo-physique   Leave a comment

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A la fin de sa vie, Einstein reconnut que, sans la lecture des grands penseurs, notamment Hume, Kant, Schopenhauer ou encore Mach, il n’aurait pas eu la force intellectuelle de contester la conception classique de la temporalité, et ne serait sans doute pas parvenu à élaborer en 1905 sa théorie de la relativité restreinte : c’est chez eux qu’il trouva certains des arguments critiques qui lui permirent d’abandonner l’idée d’un temps absolu et universel.

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Dans les mouvements des corps gravitant ensemble, il n’y a rien qui puisse être appelé une cause, et il n’y a rien qui puisse être appelé un effet : il y a là simplement une formule qui permet de calculer la configuration du système à n’importe quel instant.

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-Combien d’enfants avez-vous, Madame ? Demande le prêtre.

-Nous avons quatre paires de jumeaux, mon Père.

-Vous faites donc toujours de jumeaux ?

-Oh non, mon Père, mon mari et moi, parfois, nous ne faisons pas d’enfant du tout !

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Il ne s’agira pas, bien sûr, de prôner une improbable fusion de la physique et de la philosophie qui conduirait à regrouper leurs épreuves aux examens (« Déterminez l’équation du mouvement d’un astéroïde de masse m en tenant compte de l’insoutenable légèreté de l’être », « La théorie de la relativité générale d’Albert Einstein signe-t-elle dialectiquement la mort de Dieu ? », « Selon vous, la formule E=mc² démontre-t-elle qu’une volonté de puissance se cache derrière tout désir de connaissance ? »).

Étienne Klein dans Matière à contredire : Essai de philo-physique

Une pièce musicale de Ludovico Einaudi – Divenire (Devenir)

Publié 12 octobre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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