Archives de la catégorie ‘Pauses lectures

La grâce du recueillement   Leave a comment

ImAGE Lotus

Pour ceux qui contemplent la divine Essence, chaque jour est le premier; nous habitons l’Éden et l’Aurore.

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Ce que l’esprit contemple est un seul point – insaisissable entièrement soustrait à l’expression, libre et divin « Es hat nichts mit nichts demein », comme disent les mystiques rhénans (« cela n’a rien de commun avec rien »)

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Ce foyer unique à la lumière duquel nous regardions toutes choses, c’est lui maintenant qui fige nos regards : comme la fleur à la maturité se recueille vers la source toujours vierge de son être, ainsi la vie de l’âme s’accomplit et s’achève dans le silence contemplatif.

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Il me semble que la contemplation nous conduit à une immobilité merveilleuse : celui qui dit, je vois ne dit plus : je veux. Que ces instants deviennent notre vie.

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Tout invite au recueillement, car le ciel intérieur est toujours limpide et le regard y plonge librement.

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La grâce du recueillement est une découverte infinie : notre prison est fermée au-dehors, ouverte au centre sur un vierge espace.

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Quand on reste tout immobile, toutes les étiquettes tombent. Si l’on n’est plus attaché à rien, il ne reste que le pur Soi-même.

Fragments métaphysiques et mystiques de Dom Jean-Baptiste Porion (1899-1987)

 

Une chanson de Schola de l’Abbaye de Hauterive, Choeur des Ambrosiniens – Sanctus

Publié 22 octobre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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La douleur des pieds   Leave a comment

ADN

Nous ne pouvons jamais couvrir toute la terre d’une peau de cuir pour ne pas souffrir quand nous marchons pieds nues. Il n’y a pas assez de cuir pour cela.

Mais nous pouvons couvrir nos pieds de peau de cuir et ainsi, toute la terre est couverte d’une peau douce.

De la même façon, nous avons rarement prise sur les conditions extérieures des choses, le temps qu’il fait par exemple.

C’est seulement en disciplinant notre esprit que nous avons prise sur la manière de vivre ce qui est.

Shantideva

 

Une chanson de Félix Leclerc interprétée par Charles Aznavour – Moi mes souliers

Publié 21 octobre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Tu n’es pas obligé   Leave a comment

Nos peurs nos choix

Tu n’as pas besoin d’être ce que les autres veulent que tu sois.

Tu n’es pas obligé d’être spontané ou sociable.

Tu n’es pas obligé d’être mince ou magnifique ou la définition de quelqu’un d’autre d’attrayante.

Tu n’es pas obligé d’être quelqu’un d’autre que la personne que tu es authentiquement, et tu n’es certainement pas obligé de passer ton temps et ton énergie à convaincre les autres que tu vaux la peine d’être accepté.

Les bonnes personnes reconnaîtront ta valeur. Ils te respecteront, t’apprécieront et t’accepteront, sans te forcer de changer qui tu es.

La vie est courte et ton bonheur est bien trop important pour prendre compte des gens qui ne te traitent pas correctement.

Daniell Koepke

Une chanson de Alex Nevsky – Les Coloriés

Même l’ennui

Et même la mort

Ne viennent pas ici

Dis-moi si j’ai tort

Enlunons la nuit

Étoilons nos corps

Oublions nos vies

Réécrivons l’histoire

Il faut tout réinventer!

Il faut se réinventer!

Il faut se colorier!

Il faut se colorier!

Amplifions nos rires

Nourrissons l’espoir

Redevenons libres

Il suffit d’y croire

Enrayons l’empire

Et brûlons l’école

Il suffit de dire «BOUH!»

Pour que s’effondre le dogme

Il faut tout réinventer!

Il faut se réinventer!

Il faut se colorier!

Il faut se colorier!

Il faut se colorier!

Publié 20 octobre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Connais-toi toi-même   Leave a comment

A Athènes Socrate était célèbre pour dire: « Connais-toi toi-même. »

On raconte qu’un de ses étudiants lui dit un jour: « Socrate, tu vas partout disant  « Connais-toi toi-même », mais toi, te connais-tu toi-même ? »

Socrate répondit: « Non, mais je comprends quelque chose de cet état de non-connaissance.

Jon Kabat-Zinn

Une chanson de Claire Pelletier – La caverne

La caverne Il fait noir dans cette caverne Que des ombres et une lanterne Il fait noir dans cette caverne Que des hommes qui se prosternent Un reflet là devant nous Un reflet beaucoup de flou Tant de chaînes autour de nous Tant de chaînes sur mon cou Tu me dis c’est le réel Tu me dis y’a pas de ciel Une chimère dans la cervelle Une vision des étincelles Mais d’où vient cette lumière Cette chaleur sur ma peau ? Quelque chose est là derrière Il me semble que c’est beau Il me semble que c’est beau Y’a un homme qui se lève Un sourire sur les lèvres Y’a un homme qui se lève Et qui marche vers son rêve Faut sortir de cette caverne Faut le suivre briser nos chaînes Faut sortir de cette caverne Le sang coule dans nos veines Il s’en va il nous appelle Il s’en va monte vers l’espoir Il s’en va toucher le ciel Il s’en va je veux savoir Mais d’où vient cette lumière Cette chaleur sur ma peau ? Quelque chose est là derrière Il me semble que c’est beau Il me semble que c’est beau Mais d’où vient cette lumière Cette chaleur sur ma peau ? Quelque chose est là derrière Il me semble que c’est beau Il me semble que c’est beau Que c’est beau Que c’est beau Une vision, des étincelles Une chimère dans la cervelle Cette chaleur sur ma peau

Publié 18 octobre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Distinction entre l’hôte et le client   Leave a comment

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La photo est de Olivier Föllmi

Comment débuter dans la pratique : distinction entre l’hôte et le client.

Comment doit-on commencer la pratique Ch’an ? Dans le Soûtra de la Marche héroïque, il est question de deux mots : « Poussière étrangère ». C’est justement par ceci que nous devrions commencer. Il est dit dans le Soûtra : « Par exemple, un voyageur s’arrête dans une auberge pour y passer la nuit ou y prendre un repas ; aussitôt fait, il plie bagage et poursuit sa route. L’hôte, lui, ne doit aller nulle part. J’en déduis que celui qui ne reste pas est le client et que celui qui reste est l’hôte. Quand une chose est étrangère, elle ne reste pas. Ou bien, quand dans un ciel clair, le soleil se lève et illumine la maison par l’une de ses ouvertures, on voit la poussière voler dans l’air, alors que l’air lui-même ne bouge pas. Ainsi ce qui reste immobile peut-il être considéré comme vide tandis que seule bouge la poussière. »

La poussière étrangère illustre les pensées erronées et le vide constitue notre propre nature, laquelle est l’hôte permanent qui ne suit pas le client lors de son départ. Cela sert à illustrer le caractère éternel, immuable de notre Propre Nature, qui ne suit pas les flux et reflux des pensées. Il est donc dit : « Si nous ne prêtons attention à rien, nous ne sommes pas dérangé, même au milieu du monde. » Par la poussière, qui vole mais ne trouble pas le vide, qui lui-même reste immuable, on comprend que les pensées erronées affluent et refluent sans émouvoir notre Propre Nature, inaltérable dans sa bhûtatathatâ (NDT : son ainsité). C’est ce que signifie l’adage : « Si la pensée ne s’élève pas, il n’y a rien à réprouver ».

Si les mot « étranger » et « poussière » sont assez frustes, les débutants doivent bien faire la distinction entre « hôte » et « client » ; ainsi ne seront-ils plus chahutés par l’errance de leur pensée. Au fur et à mesure, ils apprendront ce qu’expriment les mots « vide » et « poussière », et ne seront plus gênés par leur pensée vagabonde. Il est dit : « Quand on sait ce qu’est l’erreur, il n’y pas plus de mal. » Si vous approfondissez et comprenez bien tout cela, une bonne moitié de ce qu’est la pratique Ch’an vous deviendra tout à fait claire.

Bouddhisme des Trois Rivières

Une pièce musicale de Neil Diamond – Be

 

 

Publié 15 octobre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Sâdhâna   Leave a comment

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Ainsi notre intellect a pour fonction de réaliser la vérité par la voie de l’erreur, et notre connaissance consiste uniquement à brûler sans cesse l’erreur pour libérer la lumière de la vérité

*

Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors.

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Demander pourquoi le mal existe revient au même que demander pourquoi existe l’imperfection ou, en d’autres termes, pourquoi existe la création. Il nous faut admettre purement et simplement qu’il ne pourrait pas en être autrement, que la création est forcément imparfaite, qu’elle est progressive, et qu’il est futile de poser la question : « Pourquoi existons-nous ? »

Ce que nous devrions véritablement demander, c’est : « L’imperfection que nous voyons est-elle la vérité finale ? Le mal est-il absolu et n’existe-t-il rien au-delà ? » Le fleuve a ses limites, ses rives, mais ne comprend-il pas autre chose ? Les rives sont-elles le dernier mot qu’on ait à dire sur le fleuve ? Et l’obstruction qu’elles constituent n’imprime-t-elle pas elle-même à l’eau son mouvement en avant ? La corde de touage est bien une attache pour le bateau, mais ce n’est pas là sa signification ; ne fait-elle pas avancer le bateau ?

Le grand courant du monde a aussi ses limites, sans quoi il ne pourrait exister. Mais c’est dans son mouvement – qui va vers la perfection – et non dans ce qui l’entrave, qu’on peut discerner son but. L’étonnant n’est pas qu’il existe en ce monde des obstacles et des souffrances, mais qu’on y trouve la loi et l’ordre, la beauté et la joie, la bonté et l’amour. Que l’homme possède dans son être une notion de Dieu, voilà le miracle des miracles. L’homme a senti dans les profondeurs de sa vie que ce qui paraît imparfait est la manifestation du parfait – tout comme celui qui a l’oreille musicale sent la perfection d’une mélodie, bien qu’il n’entende en réalité qu’une succession de notes. L’homme a découvert ce grand paradoxe que ce qui est limité n’est pas emprisonné dans ses limites, mais est toujours en mouvement et par conséquent se dégage à chaque instant de ses limitations. En fait l’imperfection n’est pas une limitation de la perfection ; le fini n’est pas incompatible avec l’infini ; ils ne sont qu’un ensemble complet qui se manifeste en partie, l’infinité qui se révèle dans des limites.

Rabindranath Tagore dans Sâdhâna

Une chanson de Luc De Larochellière – Imparfait

Publié 14 octobre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Hadewijch d’Anvers quelques propos   Leave a comment

Montagnes humaines

Que tout m’est étroit.

Je me sens si vaste,

c’est une réalité incréée

que j’ai voulu saisir à jamais.

 

Elle m’a soustraite

à mes limites.

Toute chose m’est trop petite,

vous le savez, vous qui vivez là.

Votre erreur est grave

si vous préférez

l’étroit à l’immense.

Dans l’espace infini

l’espérance et la joie sont telles

que l’angoisse vous quitte

*

Combien douce est l’habitation de l’aimé dans l’aimé, et comme ils se pénètrent de telle sorte que chacun ne sait plus se distinguer. Cette jouissance est commune et réciproque, bouche à bouche, cœur à cœur, corps à corps, âme à âme.

*

La plus haute clarté que l’on puisse avoir sur la terre, c’est d’être vrai.

 

Hadewijch d’Anvers : Une femme ardente

Une chanson de Lara Fabian avec Rick Allison – Tu es mon autre

Âme ou sœur

Jumeau ou frère

De rien mais qui es-tu

Tu es mon plus grand mystère

Mon seul lien contigu

Tu m’enrubannes et m’embryonnes

Et tu me gardes à vue

Tu es le seul animal de mon arche perdue

Tu ne parles qu’une langue aucun mot déçu

Celle qui fait de toi mon antre

L’être reconnu

Il n’y a rien à comprendre

Et que passe l’intrus

Qui n’en pourra rien attendre

Car je suis seule à les entendre

Les silences et quand j’en tremble

Toi, tu es mon autre

La force de ma foi

Ma faiblesse et ma loi

Mon insolence et mon droit

Moi, je suis ton autre

Si nous n’étions pas d’ici

Nous serions l’infini

Et si l’un de nous deux tombe

L’arbre de nos vies

Nous gardera loin de l’ombre

Entre ciel et fruit

Mais jamais trop loin de l’autre

Nous serions maudits

Tu seras ma dernière seconde

Car je suis seule à les entendre

Les silences et quand j’en tremble

Toi, tu es mon autre

La force de ma foi

Ma faiblesse et ma loi

Mon insolence et mon droit

Moi, je suis ton autre

Si nous n’étions pas d’ici

Nous serions l’infini

Publié 13 octobre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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