Archives de la catégorie ‘Pauses musicales

Vider le réservoir émotionnel?   Leave a comment

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Dans l’esprit de nos contemporains, la façon la plus courante de traiter avec les émotions – tant sur un plan ordinaire que thérapeutique – est de croire que plus on exprime une émotion, plus on s’en libère. Si nous sommes coléreux, plus nous exprimons notre colère et plus nous croyons avoir habilement négocié avec cette colère. Pour finir, le réservoir émotionnel est censé tomber en panne sèche.

Certains, qui ont des problèmes de désir ou d’attachement, s’imaginent que réaliser ses désirs est le meilleur moyen de s’en affranchir. Pour quelqu’un qui n’a aucune idée des enseignements du Dharma, peut-être est-ce en effet la seule solution ; mais du point de vue du Dharma, c’est là une manière vraiment stupide de se conduire, car plus nous exprimons d’émotions, plus il y a d’émotions à exprimer. Plus nous exprimons une émotion particulière, et plus nous renforçons sa tendance à apparaître.

En s’abandonnant à l’émotion quand elle survient, nous l’amplifions, nous l’embellissons, la développons plutôt que nous ne l’épuisons. Le fait même que les émotions soient vacuité signifie qu’elles sont intarissables. Si l’esprit était quelque chose de solide, tangible, réel, il en découlerait que les émotions le seraient également, que nous pourrions les laisser s’extérioriser jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus. Mais l’esprit est par essence vide, et les émotions qui en surgissent le sont également et n’ont donc pas de limite. Elles peuvent être prolongées et développées autant que nous choisissons de le faire, car il n’y a pas de moyen d’épuiser cette émotivité. L’important est de percer à jour la nature de l’esprit afin de comprendre celle de l’émotion, plutôt que de considérer seulement son aspect superficiel.

Kalou Rimpotché, Instructions fondamentales

Deux chansons de Neil Young – Old Man et Heart Of Gold

L’art de la chute : Headway   Leave a comment

Ce projet artistique met en scène Louis Boniface, virevoltant sur une corde lâche au-dessus d’un point d’eau et sur un air de violon.

Une performance poétique et envoûtante, où les couleurs de la nature s’adaptent à l’énergie émanant de la musique et du funambule.

Jusqu’à la beauté qui unit les hommes et les peuples   2 comments

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Un grand coup de cœur,

une très beau texte,

une découverte a garder près de son coeur.

Je ne connaissais aucunement cette œuvre de ce groupe I muvrini dont j’apprécie le message de paix et d’acceptation.  Un grand merci.

« Dans la main de la terre »

Texte de G.F. Bernardini

Il y avait peut-être cent ans qu’elle était là, ou peut-être juste un instant. Le vent de la nuit lui caressait le visage et je ne saurais vous dire où était son pays, où était sa maison, si elle était femme de marin, de paysan, d’exilé ou d’émigrant, si elle avait franchi la mer, une montagne ou l’océan.

La terre semblait être derrière elle ; en la voyant marcher on pouvait imaginer qu’elle la portait toute seule sur ses épaules.

Allez donc savoir ce qu’elle s’en allait chercher, ce qu’elle aurait aimé entendre cette nuit-là. La nuit, les regards des hommes s’éteignent un peu, on dit que la lumière est à l’intérieur, dans un village, au fond d’un port, en haut d’une montagne, un phare dans l’océan ou bien une étoile dans le ciel.

À chaque chant qui résonnait elle accordait son âme, elle accordait ses pas. Elle disait qu’elle voulait apprendre le chemin jusqu’aux plus beaux signaux du monde, jusqu’à la beauté qui unit les hommes et les peuples.

Son rêve, elle l’écrivait de quatre mots : l’unité qui rassemble, la diversité qui enrichit. Dans chaque chant du monde elle voulait graver une alliance, une reconnaissance, dans chaque langue elle voulait apprendre la part d’altérité, d’intelligence et d’humanité.

Elle disait que c’était cela la plus belle promesse d’avenir, de paix, de richesse du monde. Un jour le poète a écrit pour elle « l’homme n’est ni grand ni petit, il a la taille de ce qu’il sait aimer et respecter ».

Elle, elle répondait que toute la vie il fallait apprendre à être l’invité de l’autre, l’invité du monde, que c’était cela l’hospitalité. Il y a peut-être cent ans qu’elle marchait ainsi, ou peut-être un instant, c’était cela sa fidélité. Le chant d’amour qui fait pleurer les yeux d’un peuple ne peut à tout jamais laisser indifférent l’âme du monde, c’était cela sa paix.

Ce soir, entre la mer et l’océan il y a peut-être quelques lumières de plus dans la main de la Terre, là où rien n’est séparé, là où s’additionnent et se reconnaissent toutes dignités du monde, là où des enfants de Bretagne ont écrit un jour « tous ces pays dispersés par le vent, les champs de blé dans la poche des paysans, et l’océan qui n’a plus pour frontière que la graine emportée par une main d’enfant ».

Ce soir… ce soir le pain sera blanc à la table d’hôte ; passant, demeure ici pour le partager. Il y a peut-être cent ans qu’elle marchait ainsi ou peut-être un instant ; elle disait que cette beauté-là est invincible, elle disait que cette beauté-là est invincible.

 

Chant de I muvrini – Dans la main de la terre

 

Publié 28 juillet 2017 par dandanjean dans Contes, Pauses musicales

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De la grâce   2 comments

J’aime beaucoup cette grâce qui émane des chants et rituels de l’Église orthodoxe.

Je ne suis pas pratiquant d’aucune religion, mais j’ai un grand respect pour les gens qui sont si dévoués dans leur foi. Nous devons apprécier le fait que nous avons su préserver l’histoire, les enseignements et l’art reliés à ces grands mouvements humains au cours des siècles.

Nous avons tous des buts voir même des objectifs différents dans la vie, et des opinions différentes en découlent, je vous partage cet état de grâce afin d’illustrer la richesse de nos différences.

Publié 16 juillet 2017 par dandanjean dans Pauses musicales

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Gens du pays   Leave a comment

Une mélodie, un texte, la beauté mis en forme, et un  événement qui a marqué l’histoire du Québec.

*Le temps que l’on prend pour se dire: je t’aime c’est le seul qui reste au bout de nos jours*

ou encore

* Fêtons de nos joies, fêtons de nos rires ces yeux où nos regards se mirent*

Gilles Vigneault est un grand poète qui nous a livré de belles chansons, dont celle-ci.

Voici un court reportage qui raconte le contexte de la naissance de cette chanson.

Et le spectacle ou elle fut chantée la première fois.

Publié 8 juillet 2017 par dandanjean dans Pauses musicales

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Le grand Jacques   Leave a comment

 

René Russo nous livre ici un sublime hommage à son ami Jacques Brel.

Il en parle avec cœur et passion, unissant des extraits des chansons du grand Jacques.

Publié 4 juillet 2017 par dandanjean dans Pauses musicales, Réflexions trouvées à partager

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Gilles Sioui, une belle âme   Leave a comment

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Gilles Sioui, cet artiste accompli et fier ambassadeur de sa nation Wendake est décédé le 30 juin paisiblement.

Ce bluesman de plus de 40 ans de carrière devait se produire le 1er juillet au Pow Wow international de Wendake avec le groupe Midnight Riders.

Une belle âme est partie et laisse une belle empreinte sonore à nos cœurs. Ses albums Rising Sun, Old Fool et Brother to Brother sont à explorer.

Un salut du fond du coeur pour ces heures offerts de grands plaisirs musicales.

Ici une pièce musicale « Old Fool ».

Publié 2 juillet 2017 par dandanjean dans Pauses musicales

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