Archives de la catégorie ‘Textes de mon cru

Tu verras un jour…   Leave a comment

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Tu verras, un jour, peut-être plus proche que tu ne le penses, une expérience t’amènera à entrevoir une nouvelle représentation de la réalité. En laissant certaines certitudes, tu comprendras l’importance du lien qui existe entre notre état d’esprit et ce qui nous arrive. L’état d’esprit à lui seul ne dicte pas ta vie, même si tu t’y accroches.

Entretenir un état d’esprit négatif ne peut qu’engendrer des pensées négatives et nous heurter, par toute sorte de circonstances, aux aléas de la vie.

Un jour, nous prenons conscience que tout le monde ne peut pas être contre nous. D’ailleurs, qui aurait assez de temps à perdre pour nous empoisonner la vie au quotidien pendant des années? Souvent, le fauteur de troubles n’est pas à l’extérieur de soi, il est en soi.

Il arrive toujours un de ces jours ou une expérience vécue nous amène à relativiser nos souffrances et à prendre conscience de l’effet pervers de s’enfermer dans un passé douloureux. Cet état de replis sur soi pour se protéger de sa douleur prolonge au contraire indéfiniment le supplice que l’on s’afflige.

Tu verras, un jour, peut-être plus rapidement que tu ne le penses, une autre représentation du monde apparaîtra à ton éveil grâce à ce lâcher-prise. Elle aura la saveur de liberté des attaches de l’esprit et de l’ouverture sur l’expérience de vivre.

Une chanson de Mayra Andrade & Benjamin Biolay – O que sera

Les paroles sur http://correspondancestransatlantiques.blogspot.ca/2012/10/ah-tu-verras-o-que-serades-musiques.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2017 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

Publié 11 décembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Nos transformations urbaines   Leave a comment

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Après quelques années de travail en région, revenu à ma ville natale, je me suis senti comme un étranger, un apatride. À mes yeux cette ville était belle différemment. Pourtant c’était la même, les mêmes noms de rues, les mêmes arbres, les mêmes bâtiments et maisons. Bien sûr, des commerces étaient disparus et d’autres avaient repris leurs places, mais il y avait un quelque chose de différent. Je me suis promené dans les rues, je reconnaissais peu de visages. Lors d’un échange avec un passant, il m’a expliqué que mon sentiment était normal, car la ville à ses yeux changeait beaucoup depuis quelques années.

Mais quelque chose en moi me faisait penser qu’une ville ne change pas, elle évolue, car elle est habitée. J’avais l’intuition d’une perspective différente.

Ce sont les gens qui lui donnent une âme, une vie. Des familles s’installent dans un quartier. Ils cohabitent et vivent ensemble, créent un espace de vie, et une génération d’adultes et d’enfants occupent le territoire.

Puis, après une ou deux décennies, le visage de la ville porte un nouveau regard. Des enfants sont partis, parfois pour étudier ailleurs, pour travailler, pour voyager autour du monde, pour se marier. Des adultes ont déménagé dans des habitations plus petites en fonction de leurs nouvelles réalités. Certains sont décédés, ou ont refait leurs vies ailleurs. Et, au fil du temps, les familles s’étalent différemment dans la ville et l’âme d’un quartier abrite de nouvelles histoires familiales. Des nouveaux arrivants, de nouveaux commerces, de nouveaux endroits fétiches reconfigurent le quartier au rythme des désirs d’appartenance.

Une ville ne change pas, elle se transforme par mouvements humains.

Une belle ville se reconnaît avant tout par la richesse de la contribution de ses humains, par leur capacité à s’engager dans un devenir collectif inclusif. Puis, elle se reconnaît aussi par l’expression de sa joie d’y habiter illustré notamment par les créations architecturales, ses espaces habités de spectacles de toutes sortes.

Croire que nous pouvons développer une ville sans commencer à investir dans le potentiel humain n’a pas de sens.

Après tout, chaque lieu d’une ville sera visité, vécu ou habité par un ou des humains qui par choix tente d’y trouver un ailleurs meilleur.

En l’an 2000, en revenant à ma ville natale, après un exode de 17 ans, je me suis senti comme un étranger, un apatride. Et tout doucement, 17 ans plus tard, j’y suis heureux, comme citoyen du monde.

Une chanson de Luc De Larochellière – D’état en état

Les paroles et les accords sont sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Luc-De-Larochelliere/D-etat-en-etat.php

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Publié 10 décembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Présentable?   2 comments

Un jour, on constate

que l’on ne peut plus se présenter

en déclinant

le nom,

le prénom,

la profession,

l’histoire personnelle,

la forme,

le temps

ou l’état de notre corps,

ainsi que toute autre chose

à laquelle on s’identifie par convention.

Pour vraiment se présenter,

d’autres voies s’imposent

par delà ces représentations

qui flottent dans notre esprit.

Notre nature propre

profondément enracinée en soi

s’exprime simplement

il n’y a alors plus de distance,

qu’une ouverture infinie

à l’autre avec des mots singuliers.

On ne peut plus se présenter

On est simplement présent.

 

Une chanson de Fred pellerin – Silence

Paroles et accords sur : https://www.boiteachansons.net/Partitions/Fred-Pellerin/Silence.php

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Publié 9 décembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Le Web sombre ou Dark Web   Leave a comment

yin yang

Un ami m’a fait découvrir le Web sombre, plus connu sous son appellation anglaise le Dark Web. Il s’agit d’un autre monde caché du Web accessible par des logiciels, des configurations ou des autorisations spécifiques. Ce côté sombre sert en grande partie à faire des activités que nous ne voulons pas voir étalées au grand jour.

Cela m’a fait sourire, car je constate que nous transposons la configuration de l’humain dans toutes nos activités. Nous avons nos marchés noirs pour la revente de produit illicite, nos jardins secrets où les désirs et tentations peuvent y trouver refuge.

Carl Gustav Jung a consacré sa vie à explorer l’inconscient, l’autre versant de la conscience. Il a touché les mondes du sacré et du profane.

On entend souvent qu’être soi implique de s’affirmer, de s’assumer. Cela implique de ne pas nier ce qui provient de notre part inconsciente, profane, délinquante et inavouée. Cela implique d’accepter la vie comme elle est, avec son Web ouvert et son Web sombre.

Il est fascinant de constater que le Web fonctionne à partir d’un système binaire, 0 et 1. Une dualité que nous avons reproduite malgré notre quête d’une humanité non duelle.

Doit-on être coupable de ressentir ce qui ne cadre pas dans notre vision des choses? Le sentiment de culpabilité est souvent lié aux valeurs de la société dans laquelle on a grandi, à l’éducation teintée de valeurs religieuses axées sur la faute et le sentiment de culpabilité.

Le fait de nier notre côté sombre, nos émotions, nos sentiments ne les feront pas disparaître. Le fait de les vivre comme une compensation compulsive ne les feront pas disparaître.

Et si nous nous acceptions au point de vouloir saisir et comprendre ce qui supporte ce côté sombre, pour en extraire la partie de notre nature propre qui demande à grandir sainement, en pleine conscience? Peut-être qu’alors une autre frontière tomberait nous rapprochant de l’essence de notre humanité.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – A nos actes manqués

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Publié 8 décembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Bâtisseurs d’humanité   Leave a comment

Mosaique

Avec notre capacité d’observer le monde et la faculté de l’imaginer par la suite, nous sommes en fait des bâtisseurs.

Nous construisons des lieux pour nous abriter et des temples pour adorer. Toute notre vie, nous nous abritons dans la maison de nos représentations.

Nous avons cette capacité de construire les murs d’une prison afin de nous assumer comme victime, ou de construire un lieu accueillant avec de grandes fenêtres afin de laisser libre cours à la vision du monde.

À voir nos habitations, des maisons aux temples diverses, je sais bien qu’il y en aura toujours des personnes qui verront la force et l’épaisseur des murs.

Toutefois, avec le temps, il est possible de voir la beauté et le génie des bâtisseurs d’ouvertures.

Une pièce musicale de Yann Tiersen – La Fenêtre

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Publié 7 décembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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L’expérience directe   Leave a comment

Oiseau

J’aime les textes qui nous permettent de nous ramener à notre expérience, à ce que nous ressentons tout en alimentant l’esprit.

Malgré tous les beaux textes que nous pourrons lire, toutes les belles paroles que nous pourrons entendre, ce qui fera la différence est cette capacité à intégrer en temps personnel dans notre vie.

Tout prend racine de l’expérience. La conscience est avant tout expérimentale.

Le présent n’est pas un discours sur de grandes choses, ce n’est pas une philosophie.

Vivre est un phénomène très simple et évident. Lorsque nous nous arrêtons et que nous regardons simplement, un monde encore nouveau s’offre à nous, et malgré nos résistances, nos certitudes s’effacent lentement pour laisser la place au renouveau.

Aucune parole, aucun geste, aucun souvenir ne peut ramener ce qui fut et changer le présent en cette forme ancienne qu’est le passé.

L’expérience directe amène notre propre représentation.

L’expérience directe amène notre propre langage.

L’expérience directe amène notre propre temps.

L’expérience directe amène notre réalité impermanente.

Que traînons-nous du passé qui n’a plus sa place?

 

Une pièce musicale de Estas Tonne – Beautiful life, Now I am free

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Publié 6 décembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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La vision d’Ensemble   Leave a comment

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Il y a des jours où tu viens jusqu’à mon rivage,

Emporté par une marée qui soulève tes émotions

Et je sais alors que ce vent qui te pousse

Est plus fort et plus puissant que ton désir.

 

Ta présence est précieuse, elle rafraichit mon corps

Elle rythme mes états d’éveil et de sommeil

Et les astres veillant aux confins de nos horizons

Partage notre secret que nous sommes interdépendants.

 

Les parties de toi que je m’approprie pour m’alimenter

Ne sont que le juste retour de l’érosion que tu pratiques

Sur mes rivages plus arides, tortueux et rigides

Nous nous fascinons mutuellement sans trop y réfléchir.

 

Nous partageons le même vent qui charrie nos états d’âme

Nous partageons le même soleil qui guide nos visions

Nous partageons la même lune qui reflète nos songes secrets

Et pourtant, si facilement nous oublions nos appartenances.

 

Je suis fait d’une singularité nourrie d’une part de toi

Tu es ta propre nature, d’une mer immense de vie

Ne laissons pas nos différences s’enfermer dans des frontières

Ce que nous divisons en nous, se soustrait à notre grandeur.

 

Une chanson de Michel Rivard interprétée par un collectif – Je voudrais voir la mer

Paroles et accords sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Michel-Rivard/Je-voudrais-voir-la-mer.php

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Publié 5 décembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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