Archives de la catégorie ‘Textes de mon cru

Jour 5   Leave a comment

ImAGE_rêve papillon

Le monde étudiant est fascinant à l’Université de Senghor d’Alexandrie. Les jours sont des découvertes à apprécier, à coup de lecture, à coup de textes à produire et d’examen à passer pour se réaliser un rêve. Il y a aussi ces moments de répit, ces intermèdes entrecoupés de bavardages, qui colorent les amitiés.

Les corridors, s’ils pouvaient nous parler, ils nous raconteraient ces événements qui nous poussent à courir pour atteindre l’échéance ou encore, ces autres passages où le temps s’éternise en flânerie sans but, pause de nulle part, au cœur de l’œil de la tornade. En fait, cette existence étudiante universitaire est une quête du devenir possible à l’image d’un rêve.

Ces étudiants apatrides, déracinés, provenant des pays francophones d’Afrique et étudiant à Alexandrie pendant 2 ans l’administration des organisations, sont des papillons naissants. Ils sont ici pour réaliser leurs dons, dans différentes circonstances, et ainsi se préparer à devenir les agents de changement de demain.

Une chanson de Thomas Fersen – Les Papillons

Les paroles sur https://greatsong.net/PAROLES-THOMAS-FERSEN,LES-PAPILLONS,24917.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 12 décembre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru, Voyages et errances

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Jour 4   Leave a comment

Parfois, il me revient cette certitude que le travail du gestionnaire n’est pas seulement une affaire d’organisation, de planification et de mobilisation.

Le défi de s’engager et d’aimer composer avec la perception des messages, la façon dont ils sont décodés dans une équipe, la façon dont les personnes travaillent ensemble et leur capacité à accepter l’autre.

La ou le gestionnaire qui désire faire carrière et monter dans la hiérarchie ne s’attardera pas à cela. Mais, celle ou celui qui aime travailler avec les personnes, qui a le gout de servir la clientèle, qui veut contribuer à la différence, comprendra qu’il faut prendre du temps à s’écouter, à s’apprivoiser, à standardiser les processus d’ajustement mutuel au lieu de perdre du temps à vouloir contrôler la désorganisation du présentéisme.

Il en est au travail, comme dans nos vies personnelles. Ce qui fera la différence, c’est la façon, le parcours que nous avons pris et non seulement le résultat. À quoi bon gagner, si le prix est de se perdre?

Une chanson de Claude François, un autre chanteur né en Égypte à Ismaïlia  – Alexandrie Alexandra

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/828475.html

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Publié 11 décembre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru, Voyages et errances

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Jour 3   Leave a comment

ImAGE Visages

Dans un territoire isolé, inconnu jusqu’à maintenant, où le développement de soi passait par des investissements, il a été convenu de mettre en place un système permettant de gérer les transactions que les citoyennes et citoyens effectuaient dans la perspective de ce marché de l’avoir.

Le consensus ayant été établi que toute personne était imparfaite, il devient impératif de susciter la promotion d’un développement optimal de soi, sur tous les plans, que ce soit physique, psychologique et spirituel.

Ainsi, en soutien aux volontés gouvernementales, des entrepreneurs ont mis sur pied des institutions favorisant le développement de soi.

D’une part, ils permettaient le dépôt d’expériences acquises en développement de soi pouvant fructifier en fonction de l’intérêt retenu. Ainsi, ces épargnants d’expériences, pourraient ultérieurement les reprendre afin de les mobiliser dans un projet nécessitant beaucoup de ressources. Ce placement permettrait aux citoyennes et citoyens d’avoir accès à une réserve de compétences acquises pour répondre à des besoins ponctuels immédiats.

Et, d’autre part, il devenait possible d’emprunter des compétences de développement de soi afin de compenser son manque d’expérience et de mieux se positionner dans le marché. Une période déterminée et un intérêt accompagnant le remboursement leur étaient assignés.

Tous les jours, il y avait une augmentation du nombre de transactions. Par contre, plus le système devenait populaire, plus le nombre de déposants diminuait tandis que le nombre d’empruntant augmentait.

Il était devenu plus facile d’utiliser les compétences des autres pour réaliser ses propres projets.  Toutefois, le manque d’expériences personnelles faisait en sorte que parfois les projets avaient une durée d’exploitation assez courte.

L’offre de service pour le développement de soi s’étant diversité (beaucoup d’approches différentes et une multiplication d’entreprises), le besoin d’adopter une approche, le véhicule spécifique d’une expérience en quelque sorte, était devenue plus important que le but en soi, l’expérience du développement de soi.

Beaucoup de personnes préféraient découvrir une nouvelle technique, une nouvelle approche pour le plaisir qu’elle procurait au lieu d’entamer une démarche d’appropriation des fondements à partir de leur propre expérience. De plus en plus le doute s’installait, car ce qui était valorisé devait provenir d’un autre, et cet autre dans la majorité des cas avait emprunté le savoir qu’il dispensait.

La confusion fut si grande, que le gouvernement a alors décidé de remplacer le terme de développement de soi par l’entraînement de soi.  C’est alors que ce peuple est entré dans le nouveau marché du Soi. Ainsi, plus besoin de s’en faire avec la finalité, il s’agissait de faire, de prendre tous les moyens possibles et cela était bien. On pouvait faire la promotion de vivre longuement, même si cela n’avait plus de sens. On pouvait éviter les débats existentiels, car il s’agissait non plus d’être, mais de bien faire.

Mais, comme le système reposait avant tout l’emprunt à partir des dépôts d’expériences acquises en développement de soi, un problème d’approvisionnement est vite devenu criant. Ceux qui avaient le pouvoir avaient les moyens, alors que ceux qui avaient les savoirs ne voulaient pas d’un tel pouvoir.

Je compte poursuivre mes observations, car je suis curieux d’apprécier comment ce peuple saura relever ce défi. Il est fascinant de constater que le fait de rechercher uniquement la perfection, de diviser les ressources, de valoriser des compétences dans un domaine spécifique, de susciter la compétition crée des conditions où des individus en arrivent à ne plus apprécier leur propre expérience et à croire que leur vie n’est pas encore arrivée. Ici, notamment, il va de soi que le développement est compromis.

 

Une chanson d’un autre chanteur né à Alexandrie en Égypte, Demis Roussos – On écrit sur les murs

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/791013.html

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Publié 10 décembre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru, Voyages et errances

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Jour 2   Leave a comment

culture_amelioration

En allant enseigner pendant 2 semaines en Égypte à l’Université Senghor, je sais que pour l’observateur extérieur cela se résume à aller donner un cours.

Mais dans les faits, tant les étudiants que moi-même, nous allons parcourir de nouvelles avenues à partir d’une matière reposant sur la gouvernance des organisations.

Imaginez un lieu où un groupe de différentes personnes, de différentes cultures ( les étudiants proviennent d’une multitude de pays africains francophones ou d’Haïti), se donne le loisir d’explorer de nouvelles perspectives. Les notions théoriques deviennent autant d’occasions d’expérimentation et de partage qui rapportera à tous.

Pendant la durée de ce périple, je vais écrire ou présenter des textes vous permettant de découvrir la pensée égyptienne de l’époque pharaonique. Vous aurez ainsi accès à une dimension différente de ce pays à découvrir, nous sortant des clichés touristiques.

A plus.

Une chanson de Guy Béart de son vrai nom Guy Béhart-Hasson (né au Caire)- Les couleurs du temps

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1195117-guy-beart-les-couleurs-du-temps.html

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Publié 9 décembre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru, Voyages et errances

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Départ en Égypte   Leave a comment

maroc-desert-1

De toutes les histoires qui façonnent notre humanité, celles des découvertes d’un nouveau lieu, d’une île, d’une étoile ou d’un Nouveau Monde ensemencent nos rêves.

Avez-vous pu vivre au moins une fois la traversée de l’Atlantique avec Colomb? La découverte d’une île avec le capitaine Némo,  la découverte d’une nano planète avec Spock, ou les mers polaires avec Verne? Quelles belles images tissées de soi!

Encore aujourd’hui, j’aime voir partir les vaisseaux, car une partie de moi s’embarque dans la traversée. Je suis un matelot de lecture, un voyageur d’épopées et un amoureux des livres.

Les livres m’ont appris que notre monde n’a pas besoin de nouvelles terres, mais d’humains qui redécouvrent ses mille et une splendeurs au quotidien.

Parti de Québec, je suis en route vers Alexandrie pour enseigner et je devrais arriver au Caire en soirée et atteindre Alexandrie demain dans la matinée.

Georges Moustaki, né Giuseppe Mustacchi à Alexandrie (Égypte) chante Il y avait un jardin

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1195108-georges-moustaki-il-y-avait-un-jardin.html

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Publié 8 décembre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru, Voyages et errances

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C’est combien !   Leave a comment

Pas seul

Nous entendons souvent dire que dans la vie, rien n’est gratuit. Ainsi, nous laissons entendre que ce qui a de la valeur doit se payer. Et si ce n’était pas toujours le cas?  Et si nous pouvions voir quelques nuances?

Tout se paie, affirment les économistes sur le ton de l’évidence. Une bonne partie de notre formation repose sur cette vision économique qui exclut tout désintéressement dans les rapports humains. Selon certains, l’économie de marché idéale, implique que chaque chose a un prix monnayable. C’est la logique du système. L’efficacité économique est ainsi fixée par la loi de l’offre et de la demande. Toute gratuité révèle une défaillance du marché et un problème à régler.

D’ailleurs, certains vous diront que c’est grâce à l’intervention des instances publiques, qui se sont dotées des ressources nécessaires grâce à la taxation et à l’impôt, que des initiatives sont possibles. Bien que cet aspect de la question soit vrai, il faut reconnaître que le développement économique, à mes yeux, ne peut se développer de façon durable sans le développement social.

Il peut arriver que quelque chose d’une grande valeur soit gratuit, je pense à une amitié sincère et authentique, une balade dans un boisé public, un don de sang, un coucher de soleil, une zone libre wi-fi, un refuge, un échange avec une personne d’une grande sagesse. Et, à mes yeux, le marché n’est pas en péril pour autant.

Le prix vient réguler le développement économique, la valeur réelle provient de l’impact social associé.

Il y a toujours un prix que nous pouvons accorder à l’activité humaine, et à qui sait voir, des actions qui transcendent les marchés et qui s’en dégagent par leur valeur ajoutée. C’est la beauté de notre monde, une personne ayant une vie engagée envers autrui, vivant modestement et avec humilité, peut représenter une valeur inestimable pour le patrimoine de notre humanité.

Une chanson de Fred Pellerin – C’est combien

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Publié 7 décembre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Coproduire le devenir   Leave a comment

ImAGE soleil arbre

Quand on parle d’interdépendance, nous cherchons à mettre en lumière le fait que les événements et les phénomènes sont connectés, reliés.

L’effet pervers de l’utilisation du mot interdépendance, c’est le lien direct avec le concept de réciprocité, cette suggestion de lien toujours direct entre deux choses. La graine et le fruit sont reliés, donc interdépendants. Cette affirmation n’est pas nécessairement toujours fausse, mais elle n’est pas toujours vraie.  C’est là que cela se complique…

Il est vrai que si je plante une graine, j’ai des chances qu’un jour je puisse récolter un fruit. Mais cette interdépendance est multifactorielle et multidimensionnelle. Et elle est surtout conditionnelle.

Je peux planter une graine et celle-ci va devenir un germe, puis une plante, puis un arbre et enfin un fruit.

Mais cela n’est pas aussi simple, il faut la bonne température, le bon ensoleillement, la bonne pollinisation, l’absence de développement urbain, une pluie pas trop acide, etc.

Donc, planter une graine peut, par la relation conditionnelle avec toutes les variables essentielles, donc les conditions positives, devenir un fruit. Mais cela peut aussi ne rien résulter de ce scénario souhaité, et en fait enrichir uniquement la terre d’une matière pour composte et susciter un tout autre scénario, une autre voie.

La réciprocité nous amène la vision que la cause produit un effet et introduit une vision ou tout semble déterminer. Mais dans les faits, ce que nous vivons est plus complexe et relève de l’interdépendance soit d’une production de soi et de l’environnement conditionnel à des facteurs convergents.

Si je suis au bon moment, au bon endroit, avec la bonne intention et dans les bonnes conditions, je peux profiter et participer aux battements d’ailes du papillon qui a eu lieu il y a trois jours à des lieux d’où je suis. Mais ce n’est pas forcé, pas voulu, et pas déterminé. C’est possible parce que je suis capable de coproduire ma propre nature, consciemment ou par accident.

Je suis moi, ce même moi, qui me voit et qui me définis une représentation de soi différente à 5 ans, puis à 10 ans, puis à 19 ans puis aujourd’hui. Mais, toujours le même moi, avec des différences de conditions et réalités, et des représentations particulières, avec lesquelles certains auraient pu faire moins et d’autres plus, mais ce fut mon parcours du moi.

Je ne suis pas ce qui est écrit depuis ma naissance, mais je ne suis pas le fruit du hasard. Je suis la vie qui coproduit le devenir à partir de facteur conditionnel et qui tends vers sa réalisation.

Pour grandir, je dois réunir en toute synchronicité, les conditions personnelles et ainsi dépasser mes conditionnements et modèles sécurisants et les conditions externes essentielles à mon parcours choisi.

L’ensemble des conditions, des facteurs et des déterminants conspire à réaliser le dessein de notre propre nature.

Une pièce musicale d’Ajeet Kaur – Antarjaamee – At the Temple Door

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Publié 6 décembre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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