Qui contrôle le destin?

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Je sais qu’il y a des personnes qui croient au destin.  Je suis ni pour ni contre, bien au contraire.  En fait, j’ai de moins en moins le besoin de contrôler ce qui va arriver dans ma vie, ce que je devrais ressentir et atteindre.  Je suis conscient que mes gestes ont des répercussions sur les autres et il en est de même des gestes des autres envers moi, mais j’y vois une forme d’interdépendance conditionnée ou la vie se construit et se nourrit continuellement.

Si j’ai de moins en moins envie d’anticiper certains événements de la vie, par contre, je suis de plus en plus conscient de l’importance de mes choix, de ma capacité à faire en sorte que mes réactions face aux situations soient le reflet de ce que je veux vraiment. Certains y verront dans cette quête d’assumer mon libre arbitre une opposition au concept de destin. Moi pas. Une force, une énergie n’est pas l’opposé d’un concept.

Paradoxalement, cette force et cette énergie prend toute son ampleur lorsque je le vis avec abandon, un certain détachement. Il y a un point d’équilibre entre assumer ses choix et forcer les choses, entre réaliser ses choix et s’abandonner à ce qui suit.

Par exemple, à mes yeux cela ne relève pas de l’ordre de la réalisation du destin que mon enfant réussisse dans la vie afin qu’il soit heureux, c’est de l’ordre de mes attentes.

Je peux toutefois faire en sorte de le responsabiliser face à ses choix, accepter sa différence au regard de ma vie, en m’abandonnant à sa singularité et lui faire goûter des instants de bonheur partagés.  Alors, peut-être que la culture du bonheur lui fera cueillir des fruits nouveaux que certains nommerons créativité, reconnaissance ou réussite. Pour moi, ce sera invariablement, malgré ce qu’il fera selon sa mesure et en tenant compte de ses opportunités, la réalisation de sa vie.

Une pièce musicale La valse d’Amélie

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Recevoir la vie

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Marcher sur un sentier qui traverse une forêt. Avancer dans un état d’émerveillement, en contact avec une nature qui par ses émanations, que ce soit le mouvement du vent, le craquement des arbres, le chant des oiseaux, nous fait vivre une expérience sensorielle et spirituelle régénératrice.

Le contact avec les éléments de la nature, tel que s’asseoir sous un arbre, entrer dans la rivière, s’élever à la cime d’une montagne, nous procure des sensations, des réflexions qui font en sorte que nous en revenons à soi apaisés, ressourcés et grandis.

 C’est par le corps de la terre que notre esprit peut s’abreuver d’expériences permettant, par la régénération sensorielle et spirituelle, de prendre conscience de notre capacité à recevoir la vie et non seulement tenter de l’interprétée.

Il nous faut changer de perspective, nous ne sommes pas emprisonnés dans notre corps, nous nous fermons seulement à la vie.

Il est impossible alors de dissocier ce qui marche dans la forêt et ce qui entre en soi.

Une chanson de Raoul Duguay interprétée par  Marie-Claire et Richard Séguin – Les saisons

Les paroles sur http://poete.raoulduguay.net/2005/11/les-saisons.html

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Les enseignements du vent

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C’est en voyant le vent se lever, les arbres s’agiter et le ciel s’assombrir que j’ai découvert comment décoder l’air du temps, et ces signes m’ont par la suite enseigné la patience.

C’est en voyant partir au loin le cerf-volant de mes retenus emporté par le vent que j’ai pu apprécier la beauté du lâcher-prise.

C’est en voyant voler en éclat ma colère après des heures de marche au bord d’une mer tout aussi agitée que moi que le vent m’a enseigné la résilience et la compassion.

C’est en laissant le vent prendre le pouvoir sur mon corps que celui-ci m’a enseigné comment reprendre le pouvoir de ma vie.

C’est en laissant le vent emporter ce que je chérissais le plus, suscitant ainsi la haine que j’ai pu comprendre les enseignements de l’amour inconditionnel.

C’est en laissant le vent interpeller ma peur que j’ai pu découvrir le courage de dépasser ce que je ne comprenais pas.

C’est en acceptant que le vent doit faire son œuvre que j’ai pu commencer à comprendre les enseignements des grands passeurs, contourner les obstacles et façonner les voies de passage.

Une chanson de Bob Dylan interprétée parKatie Melua – Blowing in the wind

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/244511.html

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La vie en œuvre

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En discutant avec une artiste de la rue, j’ai découvert plus qu’une œuvre magnifique et un grand talent.

Elle me racontait qu’elle avait dû faire cette fresque que nous regardions en usant de beaucoup d’imagination. Ce projet l’obsédait et elle avait peu d’équipement en bon état. Elle a dû travailler fort en usant d’une grande capacité d’adaptation et de créativité.

Il y a derrière toute œuvre une histoire à découvrir, un parcours insoupçonné.  J’y vois un parallèle avec ces enfants des quartiers défavorisés qui ont grandi et qui ont réussi à faire quelque chose de très bien de leur vie, une belle œuvre. Il y a plus de belles histoires que nous le pensons.

Et pourtant, chacun de ces jeunes est né du chaos, et leur vie a été façonnée avec des outils mal adaptés et souvent usés et brisés. Il a fallu de la persévérance, des gestes constants et quotidiens plus que ce que nous pouvons imaginer. Rien d’acquis, peu de répit facile dans le parcours, mais malgré tout, une volonté de vivre et un sourire qui dépasse l’entendement. J’en sais quelque chose.

L’œuvre de la vie est plus que ce que nous voyons. En prendre conscience, c’est découvrir la grande richesse de notre humanité.

Une chanson de Daniel Bélanger – Je fais de moi un homme

Les paroles sur https://genius.com/Daniel-belanger-je-fais-de-moi-un-homme-lyrics

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Se cultiver

Qu’est ce qui me cultive?

 

Un peu de ta différence, beaucoup de notre humanité.

La lumière de nos espoirs et les jeux d’ombre de nos pensées.

La fraicheur de la rosée matinale de nos éveils et la fraicheur des perles d’émerveillement.

Le vent de la folie qui nous pousse vers l’inconfort de l’imprévue.

Le chant de ton cœur et le rythme des sons qu’apporte l’amour.

La nourriture de nos instants de présence furtive et notre contact pourtant immuable.

La fragilité de nos voies et la possibilité des échangeurs si déroutants.

Les racines de nos origines qui nous poussent à fleurir dans la mémoire de nos rêves.

Les expériences sans mots qui redonnent l’essence de la pensée.

Ce qui me cultive est par-delà le corps de la terre, et pourtant…

Tout est juste ici, par les semis du jardin de nos vies.

 

Une chanson de Clémence DesRochers interprétée par Sophie Day – Je ferai un jardin

Les paroles de http://www.cyberus.ca/~rg/ch_d020.htm

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