La danse de la vie

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Continuellement soumis à la connaissance-ignorance, comment s’affranchir de la dualité-non dualité ?

Comment, lorsqu’on est pleinement détaché, percevoir une saveur unique, immaculée ?

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Comme un singe, l’esprit est toujours en mouvement. Cette agitation perpétuelle de l’esprit cause le plus grand tort aux hommes.

A vrai dire, elle est la cause de tous leurs maux. Et c’est justement parce qu’elle est absente dans le sommeil profond qu’on y éprouve de la joie.

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C’est ainsi que les hommes, dans leur désir d’atteindre ce qu’ils croient être leur bonheur, se laissent paralyser par le venin du « je dois ». Hélas, sous l’empire de l’aveuglement, ils ne font que courir à leur perte !

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La réflexion est la graine qui, en germant, produit l’arbre du bonheur. C’est elle qui exalte l’homme au-dessus de tous les êtres de la nature. C’est elle qui fait l’excellence de la création.

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Les nœuds ont été noués par dizaines de millions sur la corde de l’égarement et cette corde n’est autre que la méconnaissance de notre propre nature. Partout où existent ces nœuds faits de méprise se rencontre la conviction erronée que le Soi est identique au corps. Et de là procède le cours du monde, auquel il est si difficile de s’opposer.

Un autre nœud consiste à croire que le monde, pourtant fondé sur la manifestation, n’a pas la nature du Soi. D’autres nœuds encore sont constitués par l’idée d’une différence entre les âmes individuelles elles-mêmes.

 

Michel Hulin dans La Doctrine secrète de la déesse Tripura : Section de la connaissance

Une pièce musicale de Peder B. Helland – Dance of Life

Le scénariste

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Nous pouvons passer tant de temps à discourir de sujets de division. Dans les faits, tous les sujets sont objet de division, puisque chacun d’entre eux ne prend réellement vie que par le scénario que nous lui avons accolé.

Un homme est là, assis à terre tendant la main. Est-ce que nous allons lui donner de l’argent ou passer notre chemin? Quel était le scénario dans notre tête lorsque nous sommes passés? Il y a des gens qui sont producteurs du scénario où la bonté est prédominante, d’autres sont des producteurs du scénario ou leur propre bonheur est plus important que tout. Le mendiant est avant tout un révélateur de ce que nous avons peur de perdre. Et, en marge, il y a toujours ces êtres créatifs, ces êtres qui conçoivent des scénarios improbables.

Ainsi, malgré tous les débats que nous ferons pour savoir qui a raison et qui a tort, nous oublions que toute la beauté du monde provient de notre cœur et de notre état d’esprit. Celui qui ne voit pas la beauté du monde ne devrait pas crier au mensonge, mais il devrait prendre conscience que sa capacité d’émerveillement s’est envolée avec la joie et que la terre n’est plus pour lui qu’un épisode dramatique.

Toute personne qui écrit des scénarios sait bien qu’il est possible de changer le tempo, de changer la trame de l’histoire, de changer radicalement de décor, de changer de saison, de cesser d’écrire pour plaire et de transcrire ce qu’il ressent vraiment. Cela s’appelle prendre un risque et redonner vie à l’histoire.

Parfois il est bon de cesser de comparer et de juger, et de juste apprécier l’histoire qui nous est racontée, d’apprécier le travail du scénariste et d’ouvrir son esprit à l’imprévisible. Et qui sait, un jour, en arriver à laisser la vie scénariser notre représentation du monde?

Une chanson de Louis Armstrong interprétée par Chris Botti et Mark Knopfler – What a wonderful world

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/244163.html

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