Archives du tag ‘impermanence

L’inspiration   Leave a comment

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Entre d’une part, ce que nous sommes en attente de voir se réaliser à la perfection, et d’autre part, l’acceptation de ce qui se réalise réellement avec ses imperfections, où se trouve la position juste?

L’artiste qui remodèle la réalité à sa façon a-t-il une position juste?

On a souvent l’impression que pour celui qui est en attente, pour celui qui accepte inconditionnellement ou pour l’artiste en train de créer, rien n’est parfait de façon durable.

La perfection, l’imperfection, la beauté ou la laideur, ce ne sont que des projections de notre esprit, utiles pour moduler notre action, utiles pour actualiser la voie que nous nous sommes donnée, utiles pour réaliser une œuvre, car nous nous projetons dans la matière qui se redéfinit. Toutes nos actions alimentent l’impermanence.

Toutefois, pour alimenter toute expiration, il nous faut l’inspiration. Celle-ci se compose d’une matière brute, provenant de la nature propre de la vie, par delà les concepts issus des émotions et de la raison.

Le souffle de la vie ne peut se mesurer qu’à chaque instant. Ce n’est que par ce présent furtif que l’émerveillement surgit. Avec la perception de l’imperfection ou la perfection, cette vie est une opportunité d’éveil, de reconnaissance et de gratitude.

Une chanson de Damien Rice & Cantus Domus (It Takes a Lot to Know a Man) | One To One

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/947909.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Pas toujours pareil   Leave a comment

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Il lui demandait souvent si ce qu’il faisait était meilleur que la dernière fois. Invariablement, il répondait que ce n’était pas grave.

Il en vint à se demander si ce qu’il faisait avait vraiment de l’importance, si cela en valait la peine.

Mais lorsqu’il lui demandait, il savait le rassurer.

Un jour, il lui demanda de lui expliquer pourquoi ce n’était pas important à ses yeux d’être aussi performant que la dernière fois.

Il répondit en riant que dans la vie, une seule chose est certaine, c’est que les conditions changent toujours.

Ce que nous faisons dans un état d’esprit un jour peut changer radicalement la semaine suivante. C’est pourquoi il n’est pas important de faire quelque chose en comparaison aux événements passés, mais bien s’adapter à la réalité du présent.

Ce que tu fais est bien, il faut que tu l’évalues en fonction de ce que tu veux faire aujourd’hui, et le reste ce n’est pas important.  Ne fais pas comme ceux qui apprennent une technique et qui la reproduisent sans se poser la question de la pertinence. Parfois, il est bon de faire les choses différemment, cela demande un haut niveau de maîtrise, car les conditions changent toujours. Rien n’est pareil, c’est cela le secret de cette belle vie.

Une chanson de Patrick Watson – Lighthouse

Les paroles en français sur https://greatsong.net/TRADUCTION-PATRICK-WATSON,LIGHTHOUSE,1361599.html

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Publié 28 septembre 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Transmettre la lumière avec Jean Klein   Leave a comment

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Ce que foncièrement nous sommes ne peut jamais s’objectiver. Vous ne pouvez le localiser dans votre corps. Cela ne peut devenir clair qu’en explorant votre absence, votre totale absence.

Dès que vous vous prenez pour quelqu’un, il y a contraction, il y a localisation, mais quand vous êtes complètement affranchi de l’idée d’être une personne, vous êtes en expansion, vous êtes en méditation permanente.

*

Il y avait eu des éclairs, mais là, c’était plus qu’un éclair. Il n’y avait pas de retour en arrière possible. J’avais trouvé mes vrais fondements

*

En raison de la qualité de la transmutation, il ne subsistait aucun doute que je puisse jamais être repris par la dualité, et cela se confirma dans les jours et les semaines qui suivirent. Je sentis une rectification dans mon corps et dans mon cerveau, comme si toutes les parties avaient trouvé leur juste place, leur position la plus confortable. Je vis tous les événements quotidiens apparaître spontanément dans le non-état, dans ma totale absence, dans ma vraie présence.

*

Ne cherchez pas à avoir un but. Quand cette compréhension existe, en d’autres termes, quand vous sentez très profondément l’orientation de votre aspiration, le but s’efface. Il n’y a plus de but. Un but est une tension. Ce qu’il est important de voir, c’est la quantité d’énergie que vous dépensez dans votre vie à essayer d’être autonome, à essayer d’être. Toutes ces différentes directions gaspillent votre énergie, elles multiplient les promesses, mais quand vous les vivez, elles ne tiennent pas leurs promesses. Elles ne peuvent combler votre désir d’être. Quand vous en prenez conscience, alors un seul et unique désir subsiste.

Jean Klein dans Transmettre la lumière

Une pièce musicale avec Istvan Sky Kék Ég, Estas Tonne, Pablo Arellano et Indrė Kuliešiūtė – The Song of the Butterfly

 

Publié 14 août 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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L’enfant et le vieillard   2 comments

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Un voyage, on parle du temps qui passe.  Le temps qui travaille notre visage, notre corps et l’illusion de l’âge s’installe. Je dis illusion, puisque l’effet du temps n’est que le présent qui s’installe.

 

O toi merveilleux enfant

Toi qui marche illuminé

Au milieu des champs

Comme fou délirant

Toi dont le rire

Résonne au soleil du matin

Comme tintement de cloche

Au voyageur perdu dans la tempête

 

O toi merveilleux enfant

Toi dont les jeux les plus cosmiques

Sont de fendre les vieilles souches des champs

A grand coup de bâton en ricanant

Toi qui vois des dragons merveilleux

Dans les feuilles dansant au vent

Des chevaux fantastiques

Dans les nuages passant au loin

Des ballets célestes

En les ombres et les roches de la rivière

 

O toi merveilleux enfant

Toi qui voyage au loin

Au loin là-bas sur les mers

Assis sur ton rocher, au bord de l’étang

Toi qui marche lentement

Courbé sur ta canne

Toi au sourire illuminé

Aux yeux comme brindilles

Toi qui as quatre fois mon âge

Et pourtant toute la fraîcheur

De mes années oubliées

 

O toi merveilleux enfant

Toi qui as su vieillir

Sans jamais en atteindre

Toute la lourdeur de l’âge

Je te salue…

Une pièce musicale de René. Dupéré – Jeux d’enfants

Regardez les étoiles   Leave a comment

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Je regarde les étoiles et je souris. Il y a tant d’étoiles qui sont venues ensemencer mes nuits et m’ont permis de connaître un nouveau jour. La vie est merveilleuse à qui sait élever le regard.

Tout comme vous, j’ai parfois des soucis, j’ai parfois peur, j’ai parfois le vertige devant l’improbable qui se dessine. Et je regarde les étoiles, en me disant que ce qui est un problème pour moi, ne sera qu’un simple événement dans 10 ans lorsque je vais y repenser.

Regarder les étoiles me donne du recul sur moi-même, et m’aide à me resituer dans ce vaste univers.

Il est parfois bon de changer de perspective. Prendre conscience que nous faisons de folies pour des chimères. Par exemple, se nourrir de fausseté pour avoir une apparence plus vraie en prenant du faux pain, du faux sucre, du faux sel, de faux repas. Ou encore sous prétexte que j’aime une chose j’en fais un trop-plein, une surconsommation, je m’emprisonne dans une seule possibilité.

Ce n’est pas la routine qui est dangereuse, mais la diversité; des activités qui la composent. Il est possible de se lever à la même heure le matin, puis de se coucher à la même heure le soir, de se nourrir aux mêmes heures tout en vivant des aventures extraordinaires que ce soit en voyage ou lors d’événements familiaux.

Prendre du recul, regarder les étoiles peut nous aider à développer un sens du détachement et le goût de vivre des explorations différentes…

 

Une chanson de Katie Melua – Thank You, Stars

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/276528.html

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Publié 18 juillet 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Ni devant, ni derrière   Leave a comment

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L’expérience que nous acquérons est d’une grande utilité, car notre vie n’est pas linéaire. Nous ne nous développons pas d’un point A à un point B. C’est plus complexe que cela.

Nous avançons dans la vie sur un cercle, sur une Terre qui est ronde, dans une vie qui comporte des cycles, et qui n’a de linéaire que notre vision qui se perd lorsque l’horizon chute.

Où que nous souhaitions aller, et quel que soit l’expérience que nous vivons, nous entrons en contact avec des points de repère déjà connus faisant en sorte que le chemin va toujours nous ramener vers ce nouveau point de départ de nos périples.

Développer de l’expérience, c’est se nourrir par le corps de la terre de ce processus de réincarnation dans l’expérience nouvelle.

Ce que certains appellent un retour à la maison, un retour à soi, est l’atteinte d’une nouvelle destination qui a connu notre départ. En ce sens, nous sommes plus que la somme de nos apprentissages, nous sommes la fermentation de notre attention et de notre conscience.

En marchant sur le cercle terrestre qui nous propulse dans l’espace, sur une échelle de temps incommensurable, l’instant est la seule mesure qui me donne vie.

Une chanson de Joni Mitchell – The Circle Game

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/1293767-joni-mitchell-the-circle-game.html

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Publié 15 juillet 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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N’être   Leave a comment

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Durant toute sa vie, il a cherché le bonheur dans les multiples facettes de ce vaste monde, autant par l’art que par le jeu, les rencontres et les errances. Il regardait et cherchait méticuleusement autour de lui.

Il était certain que le bonheur se cachait à travers la bonne personne, dans les bonnes situations, il avait l’intuition que le bonheur amenait le développement de soi comme l’apogée de cette reconnaissance.

Puis, il a cherché le bonheur au fond de Soi. Il a pris la voie de l’intérieur.

C’est pourquoi il était à l’écoute de son corps, des sensations, de l’effet que procure l’acquisition de concepts, de la compréhension par le mental.

Bien sûr, il a rencontré différentes formes de joie, il a goûté le plaisir, il s’est enivré de désir, mais jamais il n’a eu ce sentiment de vivre le bonheur véritable.

Son esprit était esprit voilé, confus. Il avait pensé qu’à l’intérieur de soi la clarté serait présente, et pourtant. Bien sûr il avait découvert ce moi qui l’habitait, mais cette représentation portait aussi en elle son opposé, «ce qui n’est pas moi», l’adversaire, l’autre.

Un jour, il regarda le lever du jour sur les vagues mouvantes du torrent de la rivière, et il eut cette sensation d’émerveillement d’être. Plus rien à saisir, plus rien à laisser, que cet instant de pur bonheur.

Il venait de laisser partir la notion de sa vie, du voyage et de la recherche. Il venait de n’être.

 

Une chanson de Peter Gabriel Across the River Live

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Publié 24 juin 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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