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Transmettre la lumière avec Jean Klein   Leave a comment

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Ce que foncièrement nous sommes ne peut jamais s’objectiver. Vous ne pouvez le localiser dans votre corps. Cela ne peut devenir clair qu’en explorant votre absence, votre totale absence.

Dès que vous vous prenez pour quelqu’un, il y a contraction, il y a localisation, mais quand vous êtes complètement affranchi de l’idée d’être une personne, vous êtes en expansion, vous êtes en méditation permanente.

*

Il y avait eu des éclairs, mais là, c’était plus qu’un éclair. Il n’y avait pas de retour en arrière possible. J’avais trouvé mes vrais fondements

*

En raison de la qualité de la transmutation, il ne subsistait aucun doute que je puisse jamais être repris par la dualité, et cela se confirma dans les jours et les semaines qui suivirent. Je sentis une rectification dans mon corps et dans mon cerveau, comme si toutes les parties avaient trouvé leur juste place, leur position la plus confortable. Je vis tous les événements quotidiens apparaître spontanément dans le non-état, dans ma totale absence, dans ma vraie présence.

*

Ne cherchez pas à avoir un but. Quand cette compréhension existe, en d’autres termes, quand vous sentez très profondément l’orientation de votre aspiration, le but s’efface. Il n’y a plus de but. Un but est une tension. Ce qu’il est important de voir, c’est la quantité d’énergie que vous dépensez dans votre vie à essayer d’être autonome, à essayer d’être. Toutes ces différentes directions gaspillent votre énergie, elles multiplient les promesses, mais quand vous les vivez, elles ne tiennent pas leurs promesses. Elles ne peuvent combler votre désir d’être. Quand vous en prenez conscience, alors un seul et unique désir subsiste.

Jean Klein dans Transmettre la lumière

Une pièce musicale avec Istvan Sky Kék Ég, Estas Tonne, Pablo Arellano et Indrė Kuliešiūtė – The Song of the Butterfly

 

Publié 14 août 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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L’enfant et le vieillard   2 comments

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Un voyage, on parle du temps qui passe.  Le temps qui travaille notre visage, notre corps et l’illusion de l’âge s’installe. Je dis illusion, puisque l’effet du temps n’est que le présent qui s’installe.

 

O toi merveilleux enfant

Toi qui marche illuminé

Au milieu des champs

Comme fou délirant

Toi dont le rire

Résonne au soleil du matin

Comme tintement de cloche

Au voyageur perdu dans la tempête

 

O toi merveilleux enfant

Toi dont les jeux les plus cosmiques

Sont de fendre les vieilles souches des champs

A grand coup de bâton en ricanant

Toi qui vois des dragons merveilleux

Dans les feuilles dansant au vent

Des chevaux fantastiques

Dans les nuages passant au loin

Des ballets célestes

En les ombres et les roches de la rivière

 

O toi merveilleux enfant

Toi qui voyage au loin

Au loin là-bas sur les mers

Assis sur ton rocher, au bord de l’étang

Toi qui marche lentement

Courbé sur ta canne

Toi au sourire illuminé

Aux yeux comme brindilles

Toi qui as quatre fois mon âge

Et pourtant toute la fraîcheur

De mes années oubliées

 

O toi merveilleux enfant

Toi qui as su vieillir

Sans jamais en atteindre

Toute la lourdeur de l’âge

Je te salue…

Une pièce musicale de René. Dupéré – Jeux d’enfants

Regardez les étoiles   Leave a comment

ImAGE univrs

Je regarde les étoiles et je souris. Il y a tant d’étoiles qui sont venues ensemencer mes nuits et m’ont permis de connaître un nouveau jour. La vie est merveilleuse à qui sait élever le regard.

Tout comme vous, j’ai parfois des soucis, j’ai parfois peur, j’ai parfois le vertige devant l’improbable qui se dessine. Et je regarde les étoiles, en me disant que ce qui est un problème pour moi, ne sera qu’un simple événement dans 10 ans lorsque je vais y repenser.

Regarder les étoiles me donne du recul sur moi-même, et m’aide à me resituer dans ce vaste univers.

Il est parfois bon de changer de perspective. Prendre conscience que nous faisons de folies pour des chimères. Par exemple, se nourrir de fausseté pour avoir une apparence plus vraie en prenant du faux pain, du faux sucre, du faux sel, de faux repas. Ou encore sous prétexte que j’aime une chose j’en fais un trop-plein, une surconsommation, je m’emprisonne dans une seule possibilité.

Ce n’est pas la routine qui est dangereuse, mais la diversité; des activités qui la composent. Il est possible de se lever à la même heure le matin, puis de se coucher à la même heure le soir, de se nourrir aux mêmes heures tout en vivant des aventures extraordinaires que ce soit en voyage ou lors d’événements familiaux.

Prendre du recul, regarder les étoiles peut nous aider à développer un sens du détachement et le goût de vivre des explorations différentes…

 

Une chanson de Katie Melua – Thank You, Stars

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/276528.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 18 juillet 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Ni devant, ni derrière   Leave a comment

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L’expérience que nous acquérons est d’une grande utilité, car notre vie n’est pas linéaire. Nous ne nous développons pas d’un point A à un point B. C’est plus complexe que cela.

Nous avançons dans la vie sur un cercle, sur une Terre qui est ronde, dans une vie qui comporte des cycles, et qui n’a de linéaire que notre vision qui se perd lorsque l’horizon chute.

Où que nous souhaitions aller, et quel que soit l’expérience que nous vivons, nous entrons en contact avec des points de repère déjà connus faisant en sorte que le chemin va toujours nous ramener vers ce nouveau point de départ de nos périples.

Développer de l’expérience, c’est se nourrir par le corps de la terre de ce processus de réincarnation dans l’expérience nouvelle.

Ce que certains appellent un retour à la maison, un retour à soi, est l’atteinte d’une nouvelle destination qui a connu notre départ. En ce sens, nous sommes plus que la somme de nos apprentissages, nous sommes la fermentation de notre attention et de notre conscience.

En marchant sur le cercle terrestre qui nous propulse dans l’espace, sur une échelle de temps incommensurable, l’instant est la seule mesure qui me donne vie.

Une chanson de Joni Mitchell – The Circle Game

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/1293767-joni-mitchell-the-circle-game.html

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Publié 15 juillet 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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N’être   Leave a comment

ImAGE contact

Durant toute sa vie, il a cherché le bonheur dans les multiples facettes de ce vaste monde, autant par l’art que par le jeu, les rencontres et les errances. Il regardait et cherchait méticuleusement autour de lui.

Il était certain que le bonheur se cachait à travers la bonne personne, dans les bonnes situations, il avait l’intuition que le bonheur amenait le développement de soi comme l’apogée de cette reconnaissance.

Puis, il a cherché le bonheur au fond de Soi. Il a pris la voie de l’intérieur.

C’est pourquoi il était à l’écoute de son corps, des sensations, de l’effet que procure l’acquisition de concepts, de la compréhension par le mental.

Bien sûr, il a rencontré différentes formes de joie, il a goûté le plaisir, il s’est enivré de désir, mais jamais il n’a eu ce sentiment de vivre le bonheur véritable.

Son esprit était esprit voilé, confus. Il avait pensé qu’à l’intérieur de soi la clarté serait présente, et pourtant. Bien sûr il avait découvert ce moi qui l’habitait, mais cette représentation portait aussi en elle son opposé, «ce qui n’est pas moi», l’adversaire, l’autre.

Un jour, il regarda le lever du jour sur les vagues mouvantes du torrent de la rivière, et il eut cette sensation d’émerveillement d’être. Plus rien à saisir, plus rien à laisser, que cet instant de pur bonheur.

Il venait de laisser partir la notion de sa vie, du voyage et de la recherche. Il venait de n’être.

 

Une chanson de Peter Gabriel Across the River Live

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Publié 24 juin 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Revenir   Leave a comment

Elle était partie pour un autre voyage. Ses amis étaient surpris de ce départ, et ils se demandaient ce qui pouvait bien la pousser ainsi à aller si loin.

Elle n’était pas insensible aux propos que tenaient ses amis au sujet de ses partances. Pour elle, cela lui faisait sourire, car elle avait en elle son petit secret.

Le secret qui permet de retrouver le printemps dans ma vie est très simple. J’apprends à revenir. Lorsque je pars en voyage, je vais à la découverte, j’apprends. Et ce qui est magnifique, ce sont les instants de retour chez soi, parmi les miens. Revenir et constater que des choses ont changé, que ce soit des environnements, des personnes, des sentiments, et que je peux me synchroniser à nouveau avec le cycle qui a évolué. On oublie souvent que durant nos absences, il n’y a pas seulement nous qui avançons vers ailleurs, il y a aussi les avancées du cœur et les ouvrages de la vie qui façonnent notre entourage. Revenir, c’est constater que l’idée que l’on se faisait d’une situation ou d’une personne est maintenant déphasée à nouveau.

Revenir, c’est constater le temps passé et apprécier les nouvelles conditions, porteuses de joies, ou de peines, de surprises et de déceptions, en bref, porteuses de vie.

Revenir, c’est plus qu’ouvrir la porte du retour et de sentir l’accueil, c’est aussi prendre conscience que nous avons comme seul présent que rien n’est établi.

Une chanson de San Francisco – Maxime Le Forestier

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1107871.html

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Publié 16 juin 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Au passage   Leave a comment

Heart shaped splash

Tu n’arrêtes pas de me dire que l’amour n’est pas éternel, que même si on fait tout pour l’ancrer dans la terre avec les attaches les plus subtiles ou les plus solides, il passera quand même.

Et pourtant, tu te satisfais qu’une passion passe en te disant que c’est dans sa nature d’apparaître et de disparaître.

J’ai l’impression que tu es un bon surfeur, tu es capable de saisir la vague, de monter dessus et de te laisser porter. Parfois, tu aimerais qu’elle dure plus longuement et qu’elle t’amène plus loin. Ce qui semble au fond t’attirer réellement, c’est la vague. C’est pour cela que tu dis que l’amour éternel n’existe pas.

Et si, un jour, sur le haut de ta vague tu prenais le temps de te détacher de ta planche, en relevant la tête, mais sans lâcher-prise, et que tu regarderais autour de toi, peut-être que tu verrais une autre perspective.

Le flot des vagues, la grande étendue, tout cela pourrait te donner l’impression que c’est précisément pour cela que l’amour est éternel. Tout est mouvement, tout se renouvelle. L’amour pour être ne cesse de se renouveler. Les passions apparaissent alors comme les vagues sur la grande étendue d’amour.

Une chanson de Bono And The Edge (U2) – One

Les paroles en français https://www.lacoccinelle.net/243349-u2-one.html

Publié 10 juin 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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