Archives du tag ‘impermanence

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ImAGE Liberté

La petite feuille du grand arbre! Si la feuille était douée de conscience, ne serait-elle pas, en automne, sous l’emprise du sentiment de sa mort prochaine?

Assurément, si sa conscience ne contenait rien d’autre que la feuille, la feuille en soi. Alors elle sentirait qu’elle jaunit, qu’elle commence à sécher, qu’elle va bientôt tomber, jouet du vent, victime de puissances destructrices.

Supposons maintenant que la feuille puisse avoir conscience que ce qui vit en elle n’est pas seulement la feuille mais en même temps l’arbre.

Elle saurait alors que sa vie et sa mort annuelles sont un mode d’être de l’arbre. Elle serait consciente que la vie de l’arbre est en elle, que la Vie inclut non seulement sa petite vie mais sa petite mort. Et instantanément, l’attitude de la feuille, face à la vie, et face à la mort serait transformée; l’angoisse disparaîtrait et tout prendrait un autre sens.

Les angoisses de l’humanité correspondent à celles de la feuille qui s’arrête à sa conscience de feuille, c’est-à-dire qui est prisonnière de la petite réalité immédiate, des sens, de la raison et, qui est incapable de sortir de ses frontières.

A la conscience que nous avons en général de la vie, manque la conscience de notre être profond. Pour que celle-ci puisse percer, il nous faut réviser celle-là, reconnaître combien elle est bornée. Il nous faut prendre au sérieux les heures privilégiées de notre existence, c’est-à-dire en reconnaître les signes, et laisser s’épanouir la grande Vie qui est en nous.

Seulement ainsi, pouvons-nous entrer en contact avec notre être vrai. Car cet être est notre façon individuelle de participation à la Grande Vie. Et la maturité, qu’est-elle d’autre que la manifestation de notre participation à travers notre vie quotidienne?

Devenir un avec la source de notre être : tel est le chemin de la maturité intérieure. Le tout est de comprendre les signes, de les écouter, et de les suivre fidèlement.

 Karlfried Graf Dûrckheim  dans La percée de l’être 

Une chanson de Leonard Cohen – Steer Your Way

Publié 18 août 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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2001 : L’Odyssée de l’espace   Leave a comment

ImAGE soleil

C’était le propre du barbare de détruire ce qu’il ne pouvait comprendre, mais peut-être les hommes n’étaient-ils que des barbares comparés aux êtres qui avaient érigé les monolithes…

Et d’où avaient-ils pu venir ? De la Lune même ? C’était tout à fait impossible. S’il y avait jamais eu la moindre trace de vie sur ce monde désolé, elle avait été détruite durant la période de formation des cratères, quand la surface avait été chauffée à blanc.
De la terre ? Hautement improbable mais pas impossible. Mais une civilisation terrestre avancée – peut-être non humaine – au Pléistocène, aurait laissé d’autres traces de son existence. Nous les aurions découvertes bien avant de débarquer sur la Lune, se dit Floyd.

Cela laissait deux possibilités: les autres planètes et les étoiles. Pourtant, l’évidence était contre la présence de la vie, de toute forme de vie, dans le système solaire, en dehors de la Terre et de Mars. Les mondes intérieurs étaient trop chauds, ceux de l’extérieur trop froids, à moins de descendre à des profondeurs où la pression atteignait des centaines de tonnes au centimètre carré.

Alors les visiteurs étaient peut-être venus des étoiles, ce qui paraissait encore plus incroyable. En levant les yeux vers les constellations, Floyd se rappela combien de fois ses collègues avaient prouvé l’impossibilité des voyages interstellaires.

*

Derrière chaque être vivant il y a trente fantômes, car tel est le rapport des morts aux vivants. Depuis l’aube des temps, environs cent milliards d’êtres humains ont vécu sur cette planète.

Et ce nombre est très intéressant car, par une curieuse coïncidence, il existe environs cent milliards d’étoiles dans notre univers local, la Voie Lactée. Ainsi pour chaque homme qui vécu jamais , une étoile brille dans l’espace.

*

Parfois, Floyd se demandait si le minibloc et la technologie fantastique qu’il supposait représentaient le sommet des découvertes humaines en matière de communications. Il se trouvait en plein espace, s’éloignant de la Terre à des milliers de milles à l’heure et pourtant, en quelques fractions de seconde, il lui était possible de consulter n’importe quel journal. Le mot même de journal était une survivance anachro nique en cet âge électronique. Le texte se modifiait automatiquement d’heure en heure. Même en ne lisant que la version anglaise on pouvait passer sa vie entière à absorber le flot sans cesse changeant des informations retransmises par satellites.

Il était difficile d’imaginer que le système pût être modifié ou amélioré. Pourtant, songea Floyd, tôt ou tard il disparaîtrait pour être remplacé par quelque chose qui renverrait les miniblocs au rang des presses de Gutenberg.

La lecture des journaux électroniques amenait souvent une autre réflexion : plus les moyens de diffusion se faisaient merveilleux, plus barbare, atterrant et choquant était leur contenu. Accidents, désastres, crimes, menaces de conflit, éditoriaux sinistres – tels semblaient être les sujets principaux des articles qui se propageaient dans l’espace. Floyd en venait parfois à se demander si tout cela était vraiment aussi terrible qu’il y semblait. Les informations d’Utopie, après tout, auraient sans doute été atrocement ennuyeuses

Arthur C. Clarke dans 2001 : L’odyssée de l’espace ( Stanley Kubrick en a fait un film)

Une pièce musicale  Also Sprach Zarathustra  de Richard Strauss utilisé comme générique pour le film 2001 Odyssée de l’espace 

 

La chevauchée   2 comments

 

Ce matin, je suis monté sur l’oiseau de la liberté

Et nous nous sommes élancés vers les nuages

Le vent tournait en dansant pour nous accompagner

Et mes oreilles étaient remplies de ce chant de trainage

 

Nous sommes allez voir si les pays lointains

Étaient tous reliés par les chaînes de pierres et de terre

Et apprécier si ces pays étaient parsemés de chemins

Qui ultimement ramenaient les voyageurs à leurs frontières

 

J’ai entendu les discours des gens qui se propageaient

Et si chaque mot renvoyait à notre conscience collective

Les silences portaient une honte que l’on tait

Et l’amour ballotté par nos sauts d’humeurs répétitives

 

Et lorsque je suis revenu de ce voyage avec la liberté

J’ai foulé la terre avec des ailes et un regard insoumis

Insensibles aux chemins proposés pour traverser

Les chaînes, les frontières et les maux que créé par l’esprit

 

Nous sommes des milliards en exploration individuelle

À imaginer des sentiers précieux là où il n’y a qu’itinéraire

Traversant les foules obscures des sentiments pluriels

Cherchant des yeux affolés des cartes et des repères

 

Quelle que soit la destination que nous pourrons imaginer

Nous la quitterons, comme tout le reste, un jour

Tout passe comme le vent pendant la chevauchée

Même si tout est là immuable et sans détour.

 

Une chanson de Neil Diamond – Be (Chanson tirée du film Jonathan Levingstone le goéland)

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

Publié 11 août 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Je suis est devenu impersonnel   2 comments

ImAGE yin yang

 

Continuité : Je suis ce qui permet de délivrer les choses de l’inertie et qui les met en mouvement. Je suis ce qu’il y a de plus important et sécurisant pour toi

Changement : Et moi je suis ce qui va te permettre de prendre une autre forme et d’être pourtant en continuité avec ta propre nature.

L’action : Et moi je suis l’énergie en mouvement, ce qui vous exalte et rend possible essence même,

La parole : Et moi je suis ce qui permet de communiquer ce que nous sommes réellement, je suis l’expression de la pensée qui donne à l’existence sa vitalité.

La pensée : Et moi je suis ce qui transforme le désir d’action en mouvement, puis en mémoire afin de pouvoir y revenir mainte fois par la pensée.

Impermanence : Attention, votre perception est une illusion en soi, malgré la série de pulsations occasionnelles vous passez toujours d’un stade stable au suivant.

Interdépendance : Je comprends qu’il est possible de construire une représentation du monde afin de regrouper les événements successifs et interpréter un continuum. Je comprends qu’il y a parfois une rupture entrainant un changement, que l‘action se nourrit de la pensée, mais que toute cette agitation est le fruit de la conception du temps. Nous sommes ce qui contribue aux mouvements de la vie. Ne laissons pas opposer des concepts ou des personnes entre nous, car il n’en résulte qu’une perte de sens?

Puis il se mit à chanter

Regardez mes sœurs

Je suis parmi vous

et au milieu de vous

lorsque vous avez de l’ouverture

chacun de nous apportons

des perles de découverte

à qui sait prendre le temps

et l’attention de regarder,

ne voyez-vous pas le fil

qui nous relis malgré

un brin à l’endroit,

un brin à l’envers

un collier unique

offrant la diversité

en présent à la vie.

Puis, avec le silence s’élevant, Je suis est devenu impersonnel.

Une chanson de Vangelis – Echoes

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Publié 6 août 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Tous ces petits miracles   Leave a comment

ImAGE l'expérience

J’ai toujours pensé que je ne croyais pas au miracle, mais un jour j’ai pris conscience que c’était faux. Il y a toujours une part en nous qui attend l’improbable et qui s’accroche à cet espoir. Tous, nous avons ce point en commun, surtout ceux qui le nient.

Le miracle répond à une attente consciente, tandis que le désespoir est la réponse de la dérive de la raison.

Par exemple, lorsque nous nous prosternons devant un objet inerte et sans vie, pour qu’il nous procure la force ou le courage pour réaliser quelque chose, ce comportement relève du prodige et appelle le miracle.

Pour ceux qui regardent cette situation de façon pragmatique, ils verront un individu donner ses espoirs à la matière afin de taire ses peurs et de laisser place au courage.

Pour ceux qui regardent cette situation avec le cœur d’un dévot, ils verront un individu parler avec l’âme divine hébergée dans la matière et se connecter au message prophétique.

Pour le passeur, il verra un individu faire un mouvement lui permettant d’illustrer sa part sacrée et d’écouter ce qui vient du fond de son être à travers le reflet de l’objet inerte.

Les miracles de la vie peuvent prendre différentes formes et susciter différentes perceptions. On ne devrait jamais juger dans le but de profaner la vie. Les miracles ne sont surtout pas des illusions, mais une forme intelligente de résistance au désespoir.

Une chanson de Leonard Cohen – Waiting for the miracle

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Publié 1 août 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Chamane   Leave a comment

Un film court métrage sur le passage du témoin entre deux êtres.

Simple, et magique…

et ainsi la vie

se transmet de génération en génération,

comme une rosée d’expériences qui se renouvelle à chaque matin.

Publié 23 juillet 2017 par dandanjean dans Contes, Réflexions trouvées à partager

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Derrière votre idole   Leave a comment

masque

 

J’ai longtemps imaginé être ce personnage.

Je l’ai vu tant de fois dans mes rêves.  Puis, un le jour, j’ai pris conscience d’une distinction avec cette idole, ce personnage.

J’entendis cette voix, cet écho d’être, me parler de ma vie.

Par la suite, est apparu par bribes de conscience lors d’événements, ce questionnement : Suis-je réellement cette représentation que je me suis faite de moi-même?

Bien sûr, nous accolons souvent la notion d’éveil à la notion de prise de conscience.

Mais est-ce à dire que nous rêvons longtemps avant de connaître un éveil à soi?

Est-ce à dire que nous portons en nous une part lumineuse qui attend son lever du jour?

Il est intéressant de prendre du recul au regard de notre idole, notre personnage et de lâcher-prise sur cette volonté de contrôle de soi, de contrôle de cette vie, de contrôle des autres.  Il est possible de juste apprécier ce qui est et l’accepter.

Ce point de recul qui peut donner le vertige, en équilibre sur le seuil de la matrice à projection, bien qu’il nous laisse seul, offre pourtant cette vision d’ensemble qui nous permet ce nouvel émerveillement.

De ce point de vue, l’évidence apparait que je n’ai plus besoin d’acter l’expression de ma vie.

De ce point de vue, il est possible de trouver l’énergie et le courage pour cesser de travailler à améliorer le personnage fictif afin de vivre pleinement sa nature propre.

En prenant le temps de regarder, il est facile de repérer ces personnes par leur nature joyeuse dans le mouvement.

 

Une chanson d’Yvon Deschamps interprétée par Patrice Michaud – Je suis moi

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