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Distinction entre l’hôte et le client   Leave a comment

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La photo est de Olivier Föllmi

Comment débuter dans la pratique : distinction entre l’hôte et le client.

Comment doit-on commencer la pratique Ch’an ? Dans le Soûtra de la Marche héroïque, il est question de deux mots : « Poussière étrangère ». C’est justement par ceci que nous devrions commencer. Il est dit dans le Soûtra : « Par exemple, un voyageur s’arrête dans une auberge pour y passer la nuit ou y prendre un repas ; aussitôt fait, il plie bagage et poursuit sa route. L’hôte, lui, ne doit aller nulle part. J’en déduis que celui qui ne reste pas est le client et que celui qui reste est l’hôte. Quand une chose est étrangère, elle ne reste pas. Ou bien, quand dans un ciel clair, le soleil se lève et illumine la maison par l’une de ses ouvertures, on voit la poussière voler dans l’air, alors que l’air lui-même ne bouge pas. Ainsi ce qui reste immobile peut-il être considéré comme vide tandis que seule bouge la poussière. »

La poussière étrangère illustre les pensées erronées et le vide constitue notre propre nature, laquelle est l’hôte permanent qui ne suit pas le client lors de son départ. Cela sert à illustrer le caractère éternel, immuable de notre Propre Nature, qui ne suit pas les flux et reflux des pensées. Il est donc dit : « Si nous ne prêtons attention à rien, nous ne sommes pas dérangé, même au milieu du monde. » Par la poussière, qui vole mais ne trouble pas le vide, qui lui-même reste immuable, on comprend que les pensées erronées affluent et refluent sans émouvoir notre Propre Nature, inaltérable dans sa bhûtatathatâ (NDT : son ainsité). C’est ce que signifie l’adage : « Si la pensée ne s’élève pas, il n’y a rien à réprouver ».

Si les mot « étranger » et « poussière » sont assez frustes, les débutants doivent bien faire la distinction entre « hôte » et « client » ; ainsi ne seront-ils plus chahutés par l’errance de leur pensée. Au fur et à mesure, ils apprendront ce qu’expriment les mots « vide » et « poussière », et ne seront plus gênés par leur pensée vagabonde. Il est dit : « Quand on sait ce qu’est l’erreur, il n’y pas plus de mal. » Si vous approfondissez et comprenez bien tout cela, une bonne moitié de ce qu’est la pratique Ch’an vous deviendra tout à fait claire.

Bouddhisme des Trois Rivières

Une pièce musicale de Neil Diamond – Be

 

 

Publié 15 octobre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Le tEMps d’Un insTANT   Leave a comment

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Le temps d’un instant

Imagine que je me rapproche

Que mon visage se colle au tien

 

Le temps d’un instant

Imagine que tu sens

Mon souffle sur ton oreille

 

Le temps d’un instant

Tu entends le murmure

De ma voix te parler

 

Le temps d’un instant

Tout s’arrête, se fige

Mes mots s’envolent

 

Le temps d’un instant

Il y a plus d’un sens

Nous sommes d’un ensemble

 

Le temps d’un instant

D’éternité qui se dévoile

S’éveille l’être.

 

 

Une chanson de Harmonium- Pour un instant

Pour un instant, j’ai oublié mon nom

Ça m’a permis enfin d’écrire cette chanson

Pour un instant, j’ai retourné mon miroir

Ça m’a permis enfin de mieux me voir

Sans m’arrêter, j’ai foncé dans le noir

Pris comme un loup qui n’a plus d’espoir

J’ai perdu mon temps à gagner du temps

J’ai besoin de me trouver une histoire à me conter

Pour un instant, j’ai respiré très fort

Ça m’a permis de visiter mon corps

Des inconnus vivent en roi chez moi

Moi qui avais accepté leurs lois

J’ai perdu mon temps à gagner du temps

J’ai besoin de me trouver une histoire à me conter

Pour un instant, j’ai oublié mon nom

Ça m’a permis enfin d’écrire cette chanson

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

 

Publié 15 octobre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Sâdhâna   Leave a comment

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Ainsi notre intellect a pour fonction de réaliser la vérité par la voie de l’erreur, et notre connaissance consiste uniquement à brûler sans cesse l’erreur pour libérer la lumière de la vérité

*

Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors.

*

Demander pourquoi le mal existe revient au même que demander pourquoi existe l’imperfection ou, en d’autres termes, pourquoi existe la création. Il nous faut admettre purement et simplement qu’il ne pourrait pas en être autrement, que la création est forcément imparfaite, qu’elle est progressive, et qu’il est futile de poser la question : « Pourquoi existons-nous ? »

Ce que nous devrions véritablement demander, c’est : « L’imperfection que nous voyons est-elle la vérité finale ? Le mal est-il absolu et n’existe-t-il rien au-delà ? » Le fleuve a ses limites, ses rives, mais ne comprend-il pas autre chose ? Les rives sont-elles le dernier mot qu’on ait à dire sur le fleuve ? Et l’obstruction qu’elles constituent n’imprime-t-elle pas elle-même à l’eau son mouvement en avant ? La corde de touage est bien une attache pour le bateau, mais ce n’est pas là sa signification ; ne fait-elle pas avancer le bateau ?

Le grand courant du monde a aussi ses limites, sans quoi il ne pourrait exister. Mais c’est dans son mouvement – qui va vers la perfection – et non dans ce qui l’entrave, qu’on peut discerner son but. L’étonnant n’est pas qu’il existe en ce monde des obstacles et des souffrances, mais qu’on y trouve la loi et l’ordre, la beauté et la joie, la bonté et l’amour. Que l’homme possède dans son être une notion de Dieu, voilà le miracle des miracles. L’homme a senti dans les profondeurs de sa vie que ce qui paraît imparfait est la manifestation du parfait – tout comme celui qui a l’oreille musicale sent la perfection d’une mélodie, bien qu’il n’entende en réalité qu’une succession de notes. L’homme a découvert ce grand paradoxe que ce qui est limité n’est pas emprisonné dans ses limites, mais est toujours en mouvement et par conséquent se dégage à chaque instant de ses limitations. En fait l’imperfection n’est pas une limitation de la perfection ; le fini n’est pas incompatible avec l’infini ; ils ne sont qu’un ensemble complet qui se manifeste en partie, l’infinité qui se révèle dans des limites.

Rabindranath Tagore dans Sâdhâna

Une chanson de Luc De Larochellière – Imparfait

Publié 14 octobre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Perfection du don   Leave a comment

 

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Et, finalement, soi, qu’est-ce que l’on aura accompli ? Qu’est-ce qui aura fait sens ? Avoir mis au monde des enfants, les avoir accompagnés, avoir planté quelques arbres, construit une maison, écrit quelques livres. Ce sont des choses qui importent, il est vrai, mais il me semble qu’il n’y a d’accomplissement que dans le don, et je me sens encore si loin de ce don.

Le mot « pardon » vient du latin per-donare, la « perfection du don ». Peut-être n’y a-t-il pas de plus grand don à autrui que ce pardon à soi-même. Se pardonner de s’être laissé blesser ; d’avoir blessé à son tour ; et de ce que nos existences honorent si peu l’infini des royaumes qu’elles contiennent.

Ce n’est pas que la vie n’ait désormais aucun sens, c’est qu’elle n’a plus aucun sens connu. Qu’est-ce qui compte ?

Dignité, manifestation, élévation.

Extrait de Lorette de Laurence Nobécourt

Une chanson de Zaz – La lessive

C’est la beauté sans mot qui transforme un instant A genoux dans la glace et sans faire ce qui doit Je tiens en moi le chaud, la saveur du présent De ces moments de grâce qui fut vous qui fut moi

Publié 12 octobre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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La perspective du passeur   Leave a comment

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Lorsque nous cherchons un objet que nous avons perdu, la plupart du temps, il nous faut y mettre beaucoup d’effort pour le retrouver.

Inversement, lorsque nous nous efforçons d’éviter quelque chose, nous le rencontrons souvent tout naturellement.

Cela s’explique notamment par le fait que dans la vie, là où nous entretenons des graines d’espoir, forcément, nous nous alimentons d’épreuves.

Notre univers est constamment en mouvement. Les besoins, les attentes, les projets, le temps, l’espace, les idées, les sentiments, les relations humaines, les frontières, tout est fluide, tout est transitoire.

Pouvons-nous identifier quelque chose qui reste éternellement sous la même forme? Toute est impermanent et en même temps interdépendant. L’univers lui-même est une sorte de carrefour en mutation où passent les vies sous ses différentes formes.

Nous ne perdons rien, nous changeons et nous échangeons.

Une chanson de Vangelis: Creation Du Monde

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

Publié 12 octobre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Perles de Shunryu Suzuki   1 comment

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Laissez votre entrée principale et votre porte arrière ouvertes.Permettez à vos pensées d’aller et venir. Mais simplement ne leur servez pas le thé.

Quel est le plus important : réussir ou trouver un sens à votre effort de réussir ?

Ce que nous appelons « je » n’est qu’une porte battante qui va et vient quand nous expirons et inspirons.

Le calme de l’esprit ne signifie pas que vous devez cesser votre activité. Le vrai calme devrait se trouver dans l’activité même.

Vous croyez que la conscience est une sorte d’étang dans lequel on jette des objets qui coulent tout au fond, comme de vieilles chaussures, et qui remontent à la surface par la suite. Mais en fait l’esprit n’existe pas !

Shunryu Suzuki

Une pièce musicale Shakti ~ Peace Of Mind

 

Publié 8 octobre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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J’ai reconnu l’amour   Leave a comment

J’ai reconnu le visage de l’amour

lorsqu’il est apparu avec sa singularité,

son imperfection et un regard accueillant.

Contrairement au désir

ou nous recherchons à tout avoir,

et dans les faits,

nous obtenons peu en substance,

l’amour est spontané,

simplicité

et non convenu.

Il émerge

quand les cœurs se touchent du regard,

il n’a rien de temporel

et il s’élève au-dessus

de toutes les contraintes

que l’on s’impose.

J’ai reconnu l’amour,

car il n’a pas pris naissance de mes rêves,

mais au sein même de mes contradictions.

Pourtant multiple,

la somme est Un.

Une chanson de Raôul Duguay – Le désert

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Publié 7 octobre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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