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Le rêve du papillon   Leave a comment

ImAge mains papillons

Un jour, il se réveilla et il eut le sentiment que la vie venait de lui. Il eut cette impression intense que la vérité, la réalité, la finalité ou l’essence n’ont jamais été ailleurs. C’était juste là.

Ce jour-là, il venait de franchir le mur de la perception et les frontières de l’interprétation. Il venait d’inverser la perspective.

Il était capable de vivre cette subtile différence entre le présent et la chaleur ressentie, entre le présent et les odeurs qui l’entouraient.

Il savait maintenant que nous ne quittons jamais le présent. Quand nous vivons des événements passés, nous les vivons du présent. Quand nous sommes dans les rêves d’anticipation d’un monde meilleur, nous vivons dans le présent.

Il était capable de vivre cette subtile différence entre le présent et les pensées qui déposent les mirages des différents temps que nous sommes capables de créer.

Son esprit mesurait la différence entre ce qui le traverse et ce qu’il est.

C’est parce que le présent change tout le temps qu’il donne l’impression de nous fuir entre les doigts, et pourtant.

Ce jour, lorsqu’il se réveilla, il venait de franchir les barreaux et les chaînes qu’il avait toujours cru exister.

Une pièce musicale de Pucini interprétée par Maria Callas – Madame Butterfly

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 30 novembre 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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L’ombre et la peur   Leave a comment

ImAGE enlacés

Est-ce que tu connais l’histoire de ce jeune homme qui voyait toujours le soleil?

Il me raconta un jour qu’il avait appris à développer une relation très spéciale avec le soleil. Il savait dorénavant que le soleil serait toujours là pour lui.

Il me raconta le jour ou il prit conscience de son pouvoir. Il faisait chaud et beau, la journée était splendide et il était en train d’explorer les bois loin de chez lui. Il n’avait aucune crainte, car son père lui avait dit que ce serait une belle journée.

Au milieu de la journée, les nuages ont commencé à apparaître, cachant par moments le soleil.  Puis, le ciel s’est obscurci et le vent devint plus froid. Il s’arrêta sous un arbre, ne sachant plus quoi faire. Il se savait à la merci des éléments de la nature.

Son cœur devint triste, car il lui venait des pensées suggérant que le soleil l’avait abandonné.

Soudain, il vit un être irréel marcher en sa direction. Comme il semblait triste et tourmenté, cet être lui demanda : on dirait que tu as perdu ta route?

Non, dit-il, j’ai perdu le soleil, il est parti et maintenant j’ai froid.

Crois-moi, lui dit cet être irréel, le soleil est comme ton ombre. Chaque fois que ton ombre disparait, cela ne veut pas dire que tu disparais. Il ne t’abandonne jamais. Il est juste parfois invisible.

Si nous pouvions monter sur le dos d’un oiseau, et voler haut dans le ciel, nous verrions l’ombre sous un nuage. J’ai déjà vu ce phénomène lorsque j’étais en haut d’une montagne.

Alors, dit-il, je peux croire en lui? Il va revenir?

L’être irréel lui répondit : il est toujours là, il brille au-dessus des nuages, et la nuit, il brille sur une autre contrée avant de revenir de sa course le matin.

Ne fais pas cette tête, c’est normal de se sentir parfois abandonné, mais tu dois juste apprendre à faire confiance. Quand tu ne vois plus le soleil, c’est que l’ombre prend toute la place. Ne laisse pas ton cœur sous la couche des nuages, élève-toi, apprends à voir ce qui n’est pas apparent et ait confiance. La lumière et la chaleur finissent toujours par revenir.

Tu es rassurant dit-il.  Quel est ton nom?

Je suis Peur, l’errant.

Une chanson de Simon and Garfunkel-Bridge Over Trouble Water

Les paroles de https://www.lacoccinelle.net/243836-simon-garfunkel-bridge-over-troubled-water.html

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Publié 12 novembre 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Voir une autre beauté   Leave a comment

SIMPLICITÉ-DU-CŒUR

Les yeux perçoivent ce que le cerveau est prêt à décoder. Nous pouvons entrer dans une pièce, et ne pas décoder une formule inscrite au mur tant que nous n’avons pas appris son sens.

Il en est de même pour la beauté. Au début, nous apprécions ce qui semble avoir des lignes épurées, des traits simples nous rapprochant de la représentation idéale que nous nous forgeons.

Dans un monde où la publicité nous impose une représentation de la vie ou la matérialité est omniprésente, il peut paraître subversif de parler d’une autre forme de beauté.

Vous savez cette beauté qui est perceptible lorsqu’en inversant notre quête de la beauté pour redécouvrir la beauté intime qui se trouve dans les moindres détails de la nature, vous savez avec cette dose de simplicité, d’imperfection, de résilience et de joie spontanée en cohérence avec notre vie au quotidien. Elle est le présent dans l’impermanence et l’acceptation.

Je ne parle pas de désordre, de la glorification du défaut, de la voie d’exploration de l’absurde.

Je parle d’une beauté à notre image, elle n’est pas surhumaine, elle n’est pas surnaturelle. Elle est accessible et imparfaite, en mouvement continu.

Elle s’installe cette capacité à découvrir cette beauté lorsque nous sommes capables de regarder avec notre nature propre, percevant ainsi par notre fragilité, la fragilité de la vie, avec notre imperfection, l’équilibre de cette imperfection dans notre vie, par les traces incomplètes de nos frontières les limites probables de la vie.

Un jardin dont le sol n’est pas exempt de feuilles mortes ou de brindilles, un fragile équilibre entre l’état de grâce et la modestie.

Une pèce musicale Zen-Aku Flute Music

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Publié 11 novembre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Cela aussi passe   Leave a comment

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Il était une fois, au cœur de l’imagination des hommes, un moi souverain qui était très, mais très puissant.  Il avait la fâcheuse manie de se considérer supérieur aux autres. Heureusement, il était bienveillant et il était capable de discernement.

Il lui arrivait souvent de ne pas savoir quoi dire face aux événements qu’il vivait, la douleur d’un ami qui a perdu un proche, la peur qu’engendre la maladie d’une personne chère, la détresse d’une personne qui a perdu son amour.

Il décida de consulter différentes personnes qui à ses yeux étaient porteuses d’expérience et de sagesse.  Il consulta des poètes, des scientifiques, des philosophes, des artistes et des gestionnaires chevronnés.

Bien que ces rencontres furent riches en expériences et connaissances, rien ne lui permettait de répondre à son attente de façon satisfaisante.

Le cœur meurtri, il se confia à une amie reconnue pour sa présence discrète et sa capacité d’écoute. Il lui raconta la raison pour laquelle il avait rencontré tous ces gens porteurs d’expérience et de sagesse. Il lui raconta son désarroi face à l’absence de résultats concrets.

Elle le serra dans ses bras, avec attention et tendresse, et dans un murmure à l’oreille, comme un souffle du vent, elle lui dit : « C’est la vie, cela aussi passera, prend le présent qu’elle t’offre ».

Une chanson de Bobby Bazini – C’est La Vie

Les paroles en français sur https://www.musixmatch.com/fr/paroles/Bobby-Bazini/C-est-La-Vie/traduction/francais

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Publié 18 octobre 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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L’inspiration   Leave a comment

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Entre d’une part, ce que nous sommes en attente de voir se réaliser à la perfection, et d’autre part, l’acceptation de ce qui se réalise réellement avec ses imperfections, où se trouve la position juste?

L’artiste qui remodèle la réalité à sa façon a-t-il une position juste?

On a souvent l’impression que pour celui qui est en attente, pour celui qui accepte inconditionnellement ou pour l’artiste en train de créer, rien n’est parfait de façon durable.

La perfection, l’imperfection, la beauté ou la laideur, ce ne sont que des projections de notre esprit, utiles pour moduler notre action, utiles pour actualiser la voie que nous nous sommes donnée, utiles pour réaliser une œuvre, car nous nous projetons dans la matière qui se redéfinit. Toutes nos actions alimentent l’impermanence.

Toutefois, pour alimenter toute expiration, il nous faut l’inspiration. Celle-ci se compose d’une matière brute, provenant de la nature propre de la vie, par delà les concepts issus des émotions et de la raison.

Le souffle de la vie ne peut se mesurer qu’à chaque instant. Ce n’est que par ce présent furtif que l’émerveillement surgit. Avec la perception de l’imperfection ou la perfection, cette vie est une opportunité d’éveil, de reconnaissance et de gratitude.

Une chanson de Damien Rice & Cantus Domus (It Takes a Lot to Know a Man) | One To One

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/947909.html

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Pas toujours pareil   Leave a comment

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Il lui demandait souvent si ce qu’il faisait était meilleur que la dernière fois. Invariablement, il répondait que ce n’était pas grave.

Il en vint à se demander si ce qu’il faisait avait vraiment de l’importance, si cela en valait la peine.

Mais lorsqu’il lui demandait, il savait le rassurer.

Un jour, il lui demanda de lui expliquer pourquoi ce n’était pas important à ses yeux d’être aussi performant que la dernière fois.

Il répondit en riant que dans la vie, une seule chose est certaine, c’est que les conditions changent toujours.

Ce que nous faisons dans un état d’esprit un jour peut changer radicalement la semaine suivante. C’est pourquoi il n’est pas important de faire quelque chose en comparaison aux événements passés, mais bien s’adapter à la réalité du présent.

Ce que tu fais est bien, il faut que tu l’évalues en fonction de ce que tu veux faire aujourd’hui, et le reste ce n’est pas important.  Ne fais pas comme ceux qui apprennent une technique et qui la reproduisent sans se poser la question de la pertinence. Parfois, il est bon de faire les choses différemment, cela demande un haut niveau de maîtrise, car les conditions changent toujours. Rien n’est pareil, c’est cela le secret de cette belle vie.

Une chanson de Patrick Watson – Lighthouse

Les paroles en français sur https://greatsong.net/TRADUCTION-PATRICK-WATSON,LIGHTHOUSE,1361599.html

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Publié 28 septembre 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Transmettre la lumière avec Jean Klein   Leave a comment

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Ce que foncièrement nous sommes ne peut jamais s’objectiver. Vous ne pouvez le localiser dans votre corps. Cela ne peut devenir clair qu’en explorant votre absence, votre totale absence.

Dès que vous vous prenez pour quelqu’un, il y a contraction, il y a localisation, mais quand vous êtes complètement affranchi de l’idée d’être une personne, vous êtes en expansion, vous êtes en méditation permanente.

*

Il y avait eu des éclairs, mais là, c’était plus qu’un éclair. Il n’y avait pas de retour en arrière possible. J’avais trouvé mes vrais fondements

*

En raison de la qualité de la transmutation, il ne subsistait aucun doute que je puisse jamais être repris par la dualité, et cela se confirma dans les jours et les semaines qui suivirent. Je sentis une rectification dans mon corps et dans mon cerveau, comme si toutes les parties avaient trouvé leur juste place, leur position la plus confortable. Je vis tous les événements quotidiens apparaître spontanément dans le non-état, dans ma totale absence, dans ma vraie présence.

*

Ne cherchez pas à avoir un but. Quand cette compréhension existe, en d’autres termes, quand vous sentez très profondément l’orientation de votre aspiration, le but s’efface. Il n’y a plus de but. Un but est une tension. Ce qu’il est important de voir, c’est la quantité d’énergie que vous dépensez dans votre vie à essayer d’être autonome, à essayer d’être. Toutes ces différentes directions gaspillent votre énergie, elles multiplient les promesses, mais quand vous les vivez, elles ne tiennent pas leurs promesses. Elles ne peuvent combler votre désir d’être. Quand vous en prenez conscience, alors un seul et unique désir subsiste.

Jean Klein dans Transmettre la lumière

Une pièce musicale avec Istvan Sky Kék Ég, Estas Tonne, Pablo Arellano et Indrė Kuliešiūtė – The Song of the Butterfly

 

Publié 14 août 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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