Archives du tag ‘liberté

Paradis   Leave a comment

Un sublime court métrage d’animation d’Ishu Patel produit en 1984. C’est un vrai poème visuel déployant une féerie de couleurs et de formes pour ilustrer le Royaume de la Perfection.

Un pauvre oiseau modeste s’y rend et tente de rivaliser avec l’Oiseau magique, il conçoit l’ambitieux projet de se faire plus beau que nature.

Publié 17 septembre 2017 par dandanjean dans Contes

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Libre d’être femme   Leave a comment

sortez-du-cadre

Nous créons chaque jour notre vie avec ce qui nous est donné de vivre : la présence ou non d’un compagnon, l’amour ou la mésentente au sein de la relation, un métier épanouissant ou dans lequel on s’épuise et ne se reconnaît pas, des relations familiales harmonieuses ou pesantes, une belle vitalité ou une fatigue chronique, un état psychique apaisé ou anxieux, joyeux ou dépressif. La réussite d’une journée n’est pas le seul fait d’une présence ou d’une absence : c’est notre état d’être face à ce que nous vivons, la mise au monde de cet instant.

*

Nous avons du mal à vivre avec ce que nous sommes : nous ne cessons de nous reprocher le régime que nous devrions faire, les exercices que nous remettons au lendemain ou ne faisons pas assez, nos dépenses excessives ou le soin insuffisant que nous portons à notre apparence. Nous nous sentons coupables de ne pas être assez séduisantes, mais aussi de l’être trop et de déranger les bonnes convenances, ou d’éveiller la jalousie.

*

Une femme se sent belle quand elle n’est plus inquiète des critiques ou jugements qui peuvent lui être adressés ; elle peut s’abandonner au regard de l’autre, un regard aimant qui accueille sans condition et avec son coeur ce qu’elle est dans son cœur. Georges Moustaki le chante si bien dans Sarah : « la femme qui est dans mon lit n’a plus vingt ans depuis longtemps, les yeux cernés par les années (….) les seins trop lourds de trop d’amours ne portent pas le nom, d’appas (…)

Lorsque la nuit nous réunit, son corps, ses mains s’offrent aux miens et c’est son cœur couvert de pleurs et de blessures qui me rassure. »

Dans Libre d’être femme de Catherine Bensaïd

Une chanson de Shawn Phillips – She Was Waiting For Her Mother At the Station in Torino and You know I Love You Baby But It’s Getting Too Heavy To Laugh

Publié 10 septembre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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En amour avec l’idée d’être en amour   Leave a comment

Les yeux du coeur

Passion : Je l’aime, mais je suis trop gêné pour lui dire!

Raison : Qu’est-ce qui te gêne?

Passion : Je ne veux pas être rejeté, cela me ferait trop mal?

Raison : Et s’il te rejette, tu ne l’aimeras plus?

Passion : Oui, j’aurais trop de peine, alors je ne l’aimerais plus!

Raison : Alors, ne t’en fais pas, tu es en amour avec l’idée d’être en amour, mais pas avec cette personne.

Passion : Pourquoi dis-tu cela?

Raison : Ton sentiment envers l’autre est conditionnel. Tu veux établir une relation, ne pas être rejeté, et cela est bien.  Je ne te juge pas.  Mais, quand on aime, nous n’avons pas besoin d’établir une emprise émotionnelle sur l’autre. L’amour n’attache pas l’autre avec les chaines des attentes non partagées. Aimer, c’est reconnaître l’autre, c’est offrir le meilleur de nous-mêmes sans se déposséder.

Passion : Mais, j’aime le rencontrer, lui parler.

Le Présent (aussi connu sous le Temps) : Alors, parle-lui et vit la suite, même si ce n’est pas de l’amour. Cette expérience te permettra d’aller vers ce que tu recherches vraiment.  Entre des humains, il n’y a pas seulement des relations amoureuses qui sont grandioses. Ne laisse pas tes peurs éteindre ta lumière.

Une chanson avec Dany Bédard et Luce Dufault – Faire la paix avec l’amour

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

Se forger des chaînes imaginaires   Leave a comment

ImAGE Jeune moine

Il me souvient avoir lu, ou entendu, je ne sais plus où ni quand, cette petite histoire. Dans un monastère perdu au milieu des montagnes du Japon, un disciple assoiffé d’absolu vient trouver un maître zen.

 » Maître très éclairé, apprenez-moi la Délivrance ! La Délivrance ? Mon fils, qui donc vous a enchainé ? « 

Surpris, le candidat à l’initiation est bien obligé de reconnaître, après quelques minutes de profonde réflexion, qu’à sa connaissance, personne ne l’a enchaîné. Et le maître de lui dire:  » Puisque personne ne vous a enchaîné, de quelles chaînes, et de qui voudriez-vous être délivré ? Marchez à votre guise, et prenez garde de ne pas vous forger des chaînes imaginaires, ce sont les plus solides ! « 

de Lucien Gérardin 

Une chanson de Daniel Bélanger – Sortez-moi de moi

Publié 25 août 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Vivre ensemble et gérer l’interdit   Leave a comment

ImAGE Paix verte

Pour vivre ensemble, il nous faut un minimum de règles et de normes à respecter afin d’établir l’ordre commun et de favoriser un bien-être collectif. Si tout le monde roule à des vitesses différentes, qu’ils tournent n’importe et s’arrête n’importe quand, ce serait le chaos.

Bien que nous adhérons à cette convention collective, il est fascinant de penser que tous nous avons nos propres moments de dissidence de ces règles et normes.

Si nous prenons le temps de regarder notre vie, nous nous rendons compte que nous sommes souvent confrontés à réaliser quelque chose qui nous est cher, mais défendu. Par exemple, une consommation d’une sucrerie, d’une boisson, le passage dans un endroit privé, un arrêt obligatoire et je laisse votre imagination développer.

De même, ils nous arrivent aussi de faire des choses qui ne sont permissent qu’à nous-mêmes et non aux autres, parce que par exemple, dans notre espace privé.

Nous existons à partir d’interdits que nous contenons dans les frontières règlementées et normées. Et c’est dans ce contexte que nous répondons tous de nous-mêmes, consciemment ou inconsciemment.

Dans les faits, nous écrivons l’interdit à baliser sous forme de textes afin de mieux prendre compte de soi dans l’ensemble. Et nous tirons le rideau pour ne pas être trop dérangés par la masse.

Imaginons une personne qui se réalise et se libère des chaînes forgées par l’esprit, il ne chercherait plus à réfléchir en terme d’interdits, mais plutôt en terme d’ouverture, de partage, de synchronicité et d’interdépendance, consciente de sa contribution singulière. Mais, sa dissidence serait plus que remarquée. Fascinant, n’est-ce pas?

Une chanson de Patrick Fiori – Parle plus bas

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

Publié 25 août 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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La chevauchée   2 comments

 

Ce matin, je suis monté sur l’oiseau de la liberté

Et nous nous sommes élancés vers les nuages

Le vent tournait en dansant pour nous accompagner

Et mes oreilles étaient remplies de ce chant de trainage

 

Nous sommes allez voir si les pays lointains

Étaient tous reliés par les chaînes de pierres et de terre

Et apprécier si ces pays étaient parsemés de chemins

Qui ultimement ramenaient les voyageurs à leurs frontières

 

J’ai entendu les discours des gens qui se propageaient

Et si chaque mot renvoyait à notre conscience collective

Les silences portaient une honte que l’on tait

Et l’amour ballotté par nos sauts d’humeurs répétitives

 

Et lorsque je suis revenu de ce voyage avec la liberté

J’ai foulé la terre avec des ailes et un regard insoumis

Insensibles aux chemins proposés pour traverser

Les chaînes, les frontières et les maux que créé par l’esprit

 

Nous sommes des milliards en exploration individuelle

À imaginer des sentiers précieux là où il n’y a qu’itinéraire

Traversant les foules obscures des sentiments pluriels

Cherchant des yeux affolés des cartes et des repères

 

Quelle que soit la destination que nous pourrons imaginer

Nous la quitterons, comme tout le reste, un jour

Tout passe comme le vent pendant la chevauchée

Même si tout est là immuable et sans détour.

 

Une chanson de Neil Diamond – Be (Chanson tirée du film Jonathan Levingstone le goéland)

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Publié 11 août 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Hors de contrôle   Leave a comment

fils et musique

Essayer de contrôler tous les événements, les choses et les autres. Vous ferez alors l’expérience de la quête de plus de pouvoir pour mieux les contrôler. Des victoires seront acquises et aussi, vous devrez l’admettre des échecs. La difficulté avec la dépendance au pouvoir, c’est cette croyance en sa force additive personnelle. Ce qui vous condamne à connaître l’espoir, la culpabilité, la peur, l’anxiété, le ressentiment, bref, tous ces sentiments qui pourrissent notre vie.

Bien qu’au cœur de chacun de nous nous partageons tous cette vision d’un pouvoir personnel, la forme très insidieuse de sa dépendance nous condamne à vivre dans la souffrance. Et pourtant, prendre conscience que jamais nous ne réussirons totalement à contrôler tous les événements, les choses et les autres nous ramènent à notre juste mesure en tant qu’humain. Nous n’avons pas le réel pouvoir d’assujettir la vie à nos désirs. Mais nous avons la capacité d’explorer la paix et la liberté consécutive à cette acceptation totale de notre condition humaine.

L’acceptation, c’est accueillir avec conscience que cette tendance à prendre et à contrôler est contre nature, voire une illusion. L’acceptation, c’est voir ce que la vie nous a confié, l’apprécier et l’entretenir.

Dans nos vies personnelles tout comme dans nos vies professionnelles, le vrai pouvoir n’est pas dans la capacité de contrôle, mais dans cet art de se réapproprier une capacité d’agir tant au plan individuel que collectif. Une simple voie de liberté, de paix et de créativité.

Une chanson de Radiohead – Karma Police

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