Convenir d’être ensemble

nous sommes unique

Le vivre ensemble demande de l’ouverture et de la souplesse.  Il y a un équilibre à préserver entre ce qui nous est imposé par nécessité, qui devient au fil du temps une convention, parfois même force de loi, et cette liberté individuelle qui nous faut entretenir pour assumer pleinement notre singularité.

Nous sommes des êtres sociaux. Nous avons besoin de communiquer, de partager, d’aider et d’être aidé, de produire et d’aménager un environnement pour répondre adéquatement à nos besoins de base, qui sont par nature, salutaires à la collectivité.

Parfois, il arrive des points de rupture où une partie de la collectivité se soulève afin de changer certaines conventions. Au nom du bien commun, on brise, on attaque la société en général pour faire bouger les opinions en particulier.

L’histoire nous apprend que tout manifeste et toute manifestation vise avant tout qu’à instaurer de nouvelles conventions, parfois mieux, parfois pires que les précédentes, et qui seront à leur tour un jour ou l’autre contestées. Toutefois, cette force de destruction et de recréation n’est pas le seul passage obligé pour faire évoluer le vivre ensemble.

Il y a la force de nos esprits individuels et de notre esprit collectif qui peut de faire la différence. Elle se cultive. C’est une force qui au lieu de s’opposer vise avant tout à transformer, à permettre la régénération. Instaurer des lieux de délibération, des espaces pour travailler ensemble, aplanir les discriminations de genres et apprendre à nommer les défis et difficultés sont les sources importantes de cette force.

Il y a aucune convention du collectif qui justifie une forme de discrimination ou d’exploitation. Il y a aucune situation conflictuelle que la force de l’esprit ne peut dénouer de façon non-violente. Les conventions ont besoin de créativité et de souplesse pour pouvoir s’enraciner dans chaque humain qui partage ce vivre ensemble.

Avec l’afflux de nouvelles personnes, de nouvelles naissances, le défi du vivre ensemble est de faire évoluer les conventions non pas par leurs impositions, mais par convenance.

Et cela débute à notre propre mesure avant de s’étendre lentement.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Ensemble

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/273725.html

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Vagabond d’âge

Hampi

On m’a souvent parlé de cette idée qu’il y a un itinéraire qui nous est dessiné au début de notre vie et que nous le parcourons sans relâche tout le long de notre vie.  Il peut nous arriver parfois de maugréer contre son concepteur qui nous impose cette voie avec tant d’embûches, en se demandant s’il prend un malin plaisir à imaginer ces défis et surtout pour quel dessein?

Je sais que cette idée n’a rien à voir avec le fait d’être croyant ou pas. Après tout, selon cette perspective, cela peut autant être un dieu ou une machine cosmique qui détermine notre vie.

En ce qui me concerne, je me sens d’un ailleurs. Je me représente ma vie comme une sorte de vagabondage permettant parfois d’entrer puis de sortir du désert, d’entrer puis de sortir de la plaine luxuriante, d’entrer et de sortir de la mer grandiose et mystérieuse.

Je me représente en mouvement pour retrouver mon humanité, et lorsque je me mets en route, c’est en quelque sorte pour me débarrasser des attaches que je me suis fabriqué.

Je vagabonde en étant attiré par ce chant de notre humanité qu’entonne le cœur.

Il y a tellement de lieux fantastiques pour perdre sa route et ainsi se retrouver, que depuis le temps, je suis un vagabond d’âge.

Une chanson de Bruce Cockburn – Vagabondage

Les paroles sur http://cockburnproject.net/songs&music/v.html

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Jonathan Livingston le goéland

ImAGE plumes envol

Brisez vos limites, faites sauter les barrières de vos contraintes, mobilisez votre volonté, exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être. Découvrez ce que vous aimeriez faire et faites tout votre possible pour y parvenir.

*

Le paradis n’est pas un espace et ce n’est pas non plus une durée dans le temps. Le paradis c’est simplement d’être soi-même parfait.

*

La seule loi digne de ce nom est celle qui montre le chemin de la liberté. Il n’en est point d’autre.

*

Jonathan le Goéland comprit que l’ennui, la peur et la colère sont les raisons pour lesquelles la vie des goélands est si brève et, comme il les avait chassés de ses pensées, il vivait pleinement une existence prolongée et belle.

*

Ne te fie pas à tes yeux, mon vieux. Tout ce qu’ils te montrent, ce sont des limites, les tiennes. Regarde avec ton esprit, découvre ce dont d’ores et déjà tu as la conviction et tu trouveras la voie de l’envol.

*

Découvrez ce que vous aimeriez faire et faites tout votre possible pour y parvenir.

Richard Bach dans Jonathan Livingston le goéland

Une chanson de Neil Diamond – Be

Les paroles sur https://greatsong.net/TRADUCTION-NEIL-DIAMOND,JONATHAN-LIVINGSTON-SEAGULL,102708991.html

 

Des rencontres singulières

ImAGE Arbre humain

La rencontre est une occasion d’enrichissement. J’ai de la difficulté à bien comprendre les personnes qui fuit l’étranger. Nous vivons dans un monde où chaque être humain conspire avec les autres à faire émerger son bonheur personnel tout en tentant de préserver l’harmonie générale. Il y a tant d’attentes différentes, tant de perceptions différentes et tant de représentations différentes qui coexistent.

Chaque personne porte sa propre singularité, et en fait de vérité ou de représentation du monde, elle ne peut énoncer que la sienne. Toutefois, la rencontre et le partage nous permet d’en faire un examen sympathique et attentif nous aidant paradoxalement à découvrir la nôtre.

Les rencontres, dans les faits, visent moins à changer le cours de choses qu’à changer l’opinion qu’on s’est faite. Et c’est la source de l’enrichissement qu’elles nous apportent.

Ainsi, tout bouge, tout change, et pourtant chaque être continu à développer son parcours singulier. Même la personne qui devient disciple d’une autre garde au fond d’elle une grande part de différence.

Entre liberté et dépendance, il y a cette voix en nous qui recherche le bonheur et qui souhaite l’harmonie avec l’autre, pour se protéger essentielle des peurs. Car nous avons cela en commun, la peur de mourir, la peur de perdre, la peur de l’inconnu et tant d’autres encore. Et parfois ces peurs font en sorte que la quête d’harmonie avec l’autre devient conflit.

Le développement de notre conscience permet d’apprivoiser nos peurs et de changer ainsi notre position sur l’axe liberté et dépendance. Les rencontres sont de bons régulateurs pour apprendre à s’apprivoiser soi-même, composer avec ses peurs et redécouvrir paradoxalement l’importance de la beauté de notre solitude.

Car ultimement, on est toujours seul ensemble.

Une chanson de Daniel Bélanger – Dans un spoutnik

Les paroles sur https://genius.com/Daniel-belanger-dans-un-spoutnik-lyrics

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Krishnamurti – Sa déclaration d’indépendance

Au nom de la Société Théosophique dont elle était alors Président, Annie Besant, qui l’avait adopté ainsi que son frère, proclama que Krishnamurti était l’Instructeur du Monde dont l’avènement historiquement prédit était attendu par la Société.

En 1929, Krishnamurti rejeta tout rôle spécial en dissolvant l’Ordre de l’Étoile qui avait été édifié autour de lui, déclarant que ‘la Vérité est un pays sans chemin’ et niant qu’il puisse exister une quelconque autorité en matière religieuse.

Krishnamurti ne parlait pas en gourou, en sauveur ou en maître, mais comme quelqu’un qui cherchait à éveiller l’intelligence en chaque être humain.

Ces épris de liberté

étoiles déraillent...

L’apprentissage de la solitude est un chemin d’apprivoisement et d’acceptation contrairement à l’isolement imposé.

D’une part, nous devons apprivoiser notre présence, notre rapport avec le silence et le calme, pour ensuite accueillir et composer avec nos peurs. C’est en quelque sorte un passage obligé qui nous amène à soi.

Toutefois, pour vraiment accéder à cet espace intérieur, souvent associé à la nature propre qui nous compose, il est primordial de s’investir pleinement pour assumer sa liberté. Ce mot si noble et si invocateur reste trop souvent une lubie de l’esprit. Regardez autour de vous, les gens qui recherchent constamment la compagnie des autres, qui font tout pour ne pas être seuls, cédant leur liberté pour une présence.

Ce qui est fardeau pour les uns et une bénédiction pour les autres. Être son propre guide et suivre ses propres principes et lois. Ceux qui gravissent des montagnes, qui écrivent leurs visions, qui franchissent des frontières, qui créent les œuvres d’art qui les habitent sont épris de liberté.

Il ne faut pas pour autant fuir les familles, l’amour, l’amitié, les groupes et les associations de toutes sortes, il faut tout simplement accepter que nous soyons des êtres qui ont besoin de se réaliser tout en contribuant à une communauté. L’oppression des autres est souvent ce que l’on s’impose pour s’éloigner de soi.

Pourtant, la solitude est une porte dérobée qui nous permet d’oser notre singularité pour mieux enrichir notre communauté.

Une chanson de Chanson de Paul Eluard adaptée pour l’édition 2016 des Enfoirés – Liberté

Les paroles suivent plus bas sous la vidéo

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Enchante ment

Il avait connu un monde qui ressemblait à un mythe antique.

Ce monde était clairement divisé entre les enchanteurs qui dictaient ce qui devait avoir un sens et ils occupaient les plus belles terres de ce monde. Par ailleurs, les enchantés, ceux qui se laissaient ravir par ce qu’ils vivaient, et bien qu’ils offraient la force de travail pour produire les biens et les services nécessaires aux enchanteurs pour être heureux, vivaient dans une relative pauvreté.

Bizarrement, lorsque les clans d’enchanteurs s’affrontaient afin d’acquérir plus de pouvoir, c’étaient les enchantés qui allaient au combat et payaient de leur sang le règne des enchanteurs.

Le monde n’était pas divisé de façon aussi drastique, il y avait certains enchantés qui avaient la chance de côtoyer les enchanteurs. Alors, ils devenaient à leurs services, faire-valoir ou laquais. Bizarrement, il arrive que nous aimions mieux être soumis à un maître que d’accepter notre condition.

Dans ce monde si les enchantés avaient envisagés de se soulever, ils auraient risqué de tarir la source de leur enchantement. Et si les enchanteurs envisageaient d’ignorer les enchantés, ils perdraient leur audience.

Ensemble, ils étaient condamnés à composer avec la situation, à s’adapter ou selon une autre perspective, à se soumettre faute d’alternative, évitant ainsi le pire.

Il était heureux d’avoir connu un tel monde, car il comprenait toute l’importance de se rendre accessible à l’émerveillement sans le carcan des institutions qui ont recours à des mises en scène pour maintenir des paradis artificiels.

Les humains les plus libres et les plus riches puisent leurs ressources de leur conscience.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman interprétée par ZAZ – Si

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