Ces épris de liberté

étoiles déraillent...

L’apprentissage de la solitude est un chemin d’apprivoisement et d’acceptation contrairement à l’isolement imposé.

D’une part, nous devons apprivoiser notre présence, notre rapport avec le silence et le calme, pour ensuite accueillir et composer avec nos peurs. C’est en quelque sorte un passage obligé qui nous amène à soi.

Toutefois, pour vraiment accéder à cet espace intérieur, souvent associé à la nature propre qui nous compose, il est primordial de s’investir pleinement pour assumer sa liberté. Ce mot si noble et si invocateur reste trop souvent une lubie de l’esprit. Regardez autour de vous, les gens qui recherchent constamment la compagnie des autres, qui font tout pour ne pas être seuls, cédant leur liberté pour une présence.

Ce qui est fardeau pour les uns et une bénédiction pour les autres. Être son propre guide et suivre ses propres principes et lois. Ceux qui gravissent des montagnes, qui écrivent leurs visions, qui franchissent des frontières, qui créent les œuvres d’art qui les habitent sont épris de liberté.

Il ne faut pas pour autant fuir les familles, l’amour, l’amitié, les groupes et les associations de toutes sortes, il faut tout simplement accepter que nous soyons des êtres qui ont besoin de se réaliser tout en contribuant à une communauté. L’oppression des autres est souvent ce que l’on s’impose pour s’éloigner de soi.

Pourtant, la solitude est une porte dérobée qui nous permet d’oser notre singularité pour mieux enrichir notre communauté.

Une chanson de Chanson de Paul Eluard adaptée pour l’édition 2016 des Enfoirés – Liberté

Les paroles suivent plus bas sous la vidéo

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Enchante ment

Il avait connu un monde qui ressemblait à un mythe antique.

Ce monde était clairement divisé entre les enchanteurs qui dictaient ce qui devait avoir un sens et ils occupaient les plus belles terres de ce monde. Par ailleurs, les enchantés, ceux qui se laissaient ravir par ce qu’ils vivaient, et bien qu’ils offraient la force de travail pour produire les biens et les services nécessaires aux enchanteurs pour être heureux, vivaient dans une relative pauvreté.

Bizarrement, lorsque les clans d’enchanteurs s’affrontaient afin d’acquérir plus de pouvoir, c’étaient les enchantés qui allaient au combat et payaient de leur sang le règne des enchanteurs.

Le monde n’était pas divisé de façon aussi drastique, il y avait certains enchantés qui avaient la chance de côtoyer les enchanteurs. Alors, ils devenaient à leurs services, faire-valoir ou laquais. Bizarrement, il arrive que nous aimions mieux être soumis à un maître que d’accepter notre condition.

Dans ce monde si les enchantés avaient envisagés de se soulever, ils auraient risqué de tarir la source de leur enchantement. Et si les enchanteurs envisageaient d’ignorer les enchantés, ils perdraient leur audience.

Ensemble, ils étaient condamnés à composer avec la situation, à s’adapter ou selon une autre perspective, à se soumettre faute d’alternative, évitant ainsi le pire.

Il était heureux d’avoir connu un tel monde, car il comprenait toute l’importance de se rendre accessible à l’émerveillement sans le carcan des institutions qui ont recours à des mises en scène pour maintenir des paradis artificiels.

Les humains les plus libres et les plus riches puisent leurs ressources de leur conscience.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman interprétée par ZAZ – Si

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Être heureux ou amoureux

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Pour qui a souffert et a aussi découvert le bonheur, il est une vérité qui nous traverse le corps, l’amour n’est pas là pour nous rendre heureux.

L’amour n’est pas une récompense, l’amour n’est pas une oasis sur laquelle nous pouvons faire une pause de notre vie.

L’amour est l’union des âmes qui décident de s’accepter, de s’accompagner sans se contraindre, de se laisser changer pour devenir meilleur et avant tout différent de ce que nous avions envisagé. L’amour peut nous faire dépasser nos valeurs et nous affranchir des limites de notre intimité afin de murir à notre humanité.

L’amour n’est pas le partage de plaisirs, ni le refus des douleurs. L’amour est cette voie vivante et sans chemin qui change la perception du temps et de l’espace, abolissant les attentes et les distances, pour nous unir à ce qui est, et à tout ce qui vit.

Une chanson de Katie Melua – I Will Be There

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/869489.html

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Notre propre nature

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Comment peut-on devenir libre?

Est-ce par notre capacité d’apprendre, vous savez cette faculté d’ouvrir des portes nous libérant des murs qui enferment l’esprit?

Est-ce par des tentatives de s’échapper d’une cage? Laquelle?

Et si nous ne faisions rien, est-ce que cela ferait une différence?

Est-ce que l’on peut s’échapper virtuellement de la prison qui nous retient en goutant tous les plaisirs?

Et si nous étions capables d’ouvrir toutes les portes, est-ce suffisant où je dois aussi ouvrir mon esprit?

Sortir d’un lieu en y laissant notre esprit captif, c’est-à-dire sans changer notre façon de voir le monde, ne revient-il pas à s’enfermer dans une autre cage d’une dimension plus grande?

Même si nous avons tout notre temps, si nous n’avons pas la capacité d’assumer nos risques et nos choix, alors chaque seconde serait-il la mesure de notre captivité?

Où est la frontière de l’intoxication entre ne rien prendre et tout prendre?

Devenir libre implique courage et résilience, car cela demande de délaisser ce qui justifiait l’état d’emprisonnement qui est souvent à l’origine de nos mal-être et de nos maladies.

Parfois, au lieu de tenter de sortir, il faut envisager d’entrer dans ce qui va de Soi.

Une chanson de Roger Hodgson – Hide in your shell

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/257060.html

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Se libérer du connu

La liberté est un état d’esprit, non le fait d’être affranchi de « quelque chose » ; c’est un sens de liberté ; c’est la liberté de douter, de remettre tout en question ; c’est une liberté si intense, active, vigoureuse, qu’elle rejette toute forme de sujétion, d’esclavage, de conformisme, d’acceptation.

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Lorsque vous vous dites Indien, Musulman, Chrétien, Européen, ou autre chose, vous êtes violents. Savez-vous pourquoi? C’est parce que vous vous séparez du reste de l’humanité, et cette séparation due à vos croyances, à votre nationalité, à vos traditions, engendre la violence. Celui qui cherche à comprendre la violence n’appartient à aucun pays, à aucune religion, à aucun parti politique, à aucun système particulier. Ce qui lui importe c’est la compréhension totale de l’humanité.

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Si l’on ne se compare à personne, on devient ce que l’on est.

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Je ne peux pas être tributaire d’une tradition parce que les traditions ont engendré cette colossale paresse que sont l’acceptation et l’obéissance ; je ne peux compter sur personne ni sur rien, sur aucun maître, aucun dieu, aucune croyance, aucun système…

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Chacun de nous a une image de ce qu’il croit être ou de ce qu’il voudrait être, et cette image nous empêche totalement de voir ce que nous sommes en fait.

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La peur est un des plus grands problèmes inhérents à la vie. Être sa victime c’est avoir l’esprit confus, déformé, violent, agressif, en perpétuel conflit. C’est ne pas oser s’éloigner d’un mode conventionnel de pensée, qui engendre l’hypocrisie. Tant qu’on n’est pas délivré de la peur, on peut escalader les plus hautes montagnes, inventer toutes sortes de dieux, mais on demeure dans les ténèbres.

Jiddu Krishnamurti dans Se libérer du connu

Une pièce musicale de Radiohead – Everything in Its Right Place

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/246644.html

L’homme qui maîtrisait le temps

Une découverte, un reportage coup de coeur.  Merci à l’équipe, quel travail!

Aventurier, philosophe, artisan, musicien, horloger… Paul Du Marchie n’a pas vécu une seule vie mais plusieurs. Grand voyageur, il découvre dans les années 40 le désert et les nomades dont il partagera le quotidien de nombreuses années. Aujourd’hui à 95 ans, il continue de transmettre avec fougue une vision de la vie basée sur l’émerveillement. Dans sa maison retirée du Liboson sur les hauteurs de Montreux, le visiteur pénètre un lieu magique où la beauté et le mystère invitent à une véritable introspection.

« L’homme qui maîtrisait le temps », un reportage de Valérie Teuscher