L’infini dans la paume de la main

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Notre façon de décrire le monde est conditionnée par le fait que notre expérience quotidienne ne nous permet de l’observer qu’à l’échelle macroscopique, laquelle jouit d’une plus grande stabilité. Il est fort probable que si nous avions constamment le monde microscopique sous les yeux, nous n’attribuerions aucune solidité au monde extérieur. La perception que nous avons de ce monde dépend entièrement du point de vue selon lequel on se place.

L’observateur ne fait qu’isoler un certain spectre d’aspects qui n’ont d’autre réalité que celle d’une interaction particulière entre l’observation et la globalisation, c’est-à-dire entre une conscience et l’ensemble dont elle fait partie. Ce qui nous appelons réalité n’est donc qu’un certain « regard » de la conscience.

Le fait d’être illusoire n’empêche pas un phénomène de fonctionner. Un reflet dans le miroir peut apparaître et disparaître, se transformer de diverses façons et transmettre des informations variées, même si rien n’est vraiment « venu à l’existence » dans le miroir.

Tous les phénomènes sont semblables à un arc-en-ciel: exempts de toute réalité tangible. Une fois réalisée la vraie nature du réel, qui est d’être vide et pourtant de se manifester sous la forme du monde des phénomènes, l’esprit se libère de l’emprise de l’illusion. Quand vous saurez laisser vos pensées se dissoudre par elles-mêmes à mesure qu’elles surgissent, elles traverseront votre esprit de la même façon qu’un oiseau parcourt le ciel: sans laisser de trace.

Matthieu Ricard et Trinh Xuan Thuan dans L’infini dans la paume de la main – Le moine et l’astrophysicien

Une pièce musicale de Kitaro – Heaven & Earth

Univers parallèles et révolution quantique

De Louis de Broglie, prix Nobel de physique 1929, à Serge Haroche, prix Nobel de physique 2012, embarquez avec Christophe Galfard dans un voyage d’un siècle, à la découverte du chat de Schrödinger, du monde quantique et des univers parallèles.

Centralien, docteur en Physique théorique de l’Université de Cambridge, ancien élève de Stephen Hawking, Christophe Galfard est passionné par la transmission du savoir scientifique au grand public.

Le ralentissement du temps et la contraction des longueurs

Le ralentissement du temps et la contraction des longueurs est la première vidéo d’une série de capsules réalisées par le collège Édouard Petit et Stéphane Durand.

Elles ont été mises en lignes sur ce site web, qui a pour but de vulgariser la théorie de la relativité. Merci à l’équipe.

A quoi sert la Station spatiale internationale ?

Il y a vingt ans, l’assemblage de l’ISS commençait sur l’orbite basse terrestre. Et depuis 2000 la station accueille en permanence des spationautes originaires des quinze différents pays qui participent au programme. Mais si ce beau projet est clairement une démonstration de prouesses technologiques, c’est aussi un gouffre financier. La facture s’élève aujourd’hui à 150 milliards de dollars. Alors, est-ce que ça valait le coup ? A quoi sert véritablement l’ISS ? Explications.

Notre existence a-t-elle un sens

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Non, le plus important c’est de développer notre esprit. De le développer en essayant non seulement de mieux comprendre le monde, de mieux comprendre les autres, de mieux nous comprendre nous-mêmes. Mais aussi, dans la mesure du possible, de le développer au point qu’il puisse se connecter à la source originelle de notre Être, dont nous ne pouvons rien dire sur le plan rationnel, sauf qu’elle existe et qu’elle n’est pas située dans le temps, l’espace, l’énergie et la matière (ce n’est déjà pas mal).

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Ainsi on peut résumer l’histoire de l’Univers actuellement : à l’âge de 10 – 43 secondes, l’Univers avait un diamètre de 10 – 33 cm et une température de 10 32 degrés.

Toute l’énergie qui existe aujourd’hui dans l’Univers était déjà présente dans ce point minuscule, rien n’ayant été ‘’ajouté‘’ depuis.

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Je suis d’avis, au contraire, que les nouvelles découvertes scientifiques et leurs implications métaphysiques, dont ce livre se fait largement l’écho, ont réenchanté le monde. D’abord parce que la cosmologie moderne a redécouvert l’ancienne alliance entre l’homme et le cosmos. Parce que nous sommes tous faits de poussière d’étoiles, parce que nous sommes tous constitués d’éléments lourds fabriqués par l’alchimie nucléaire des astres, nous partageons la même généalogie cosmique que les gazelles des savanes et les nymphéas des étangs.

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Chacun est libre de penser que « son » trou de serrure en dévoile plus sur l’intérieur de la pièce que les autres. Mais chacun doit accepter que les autres religions détiennent des vérités que ne possède pas la sienne. Cela tue dans l’oeuf le fondamentalisme religieux. Car il est toujours fondé sur la certitude de détenir toute la vérité, ce qui rend logique la volonté de vouloir l’imposer aux autres.

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Tout cela conduit à penser que l’esprit qui nous anime n’est pas uniquement un produit de l’activité neuronale, même s’il ne peut pas s’exprimer sans l’aide de celle-ci. Le dualisme redevient une hypothèse acceptable, et cela au plan de la rationalité scientifique, surtout que depuis que des modèles montrant comment l’esprit pourrait agir sur le cerveau sans violer les lois physiques ont été élaborés.

Jean Staune dans Notre existence a-t-elle un sens ?

Une pièce musicale du film 2001: Odyssée de l’espace – Also Sprach Zarathustra de Richard Strauss

Le panpsychisme

Michel Bitbol: Entretien sur la conscience ou Michel Bitbol fait les liens entre le physicalisme, panpsychisme et fonctionnalisme.

Pour lui, la conscience apparait comme une donnée de base de l’univers (comme la gravité). Tout est conscient.

Le panpsychisme a aujourd’hui de plus en plus d’adeptes parmi les neuroscientifiques et les philosophes.

Philosophie de la conscience (4-6): Doctrines du physicalisme au panpsychisme