Être heureux ou amoureux

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Pour qui a souffert et a aussi découvert le bonheur, il est une vérité qui nous traverse le corps, l’amour n’est pas là pour nous rendre heureux.

L’amour n’est pas une récompense, l’amour n’est pas une oasis sur laquelle nous pouvons faire une pause de notre vie.

L’amour est l’union des âmes qui décident de s’accepter, de s’accompagner sans se contraindre, de se laisser changer pour devenir meilleur et avant tout différent de ce que nous avions envisagé. L’amour peut nous faire dépasser nos valeurs et nous affranchir des limites de notre intimité afin de murir à notre humanité.

L’amour n’est pas le partage de plaisirs, ni le refus des douleurs. L’amour est cette voie vivante et sans chemin qui change la perception du temps et de l’espace, abolissant les attentes et les distances, pour nous unir à ce qui est, et à tout ce qui vit.

Une chanson de Katie Melua – I Will Be There

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/869489.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Les gens très bien

ImAGEImpossible de se cacher

Soudain, j’ai peur. Pour la première fois de ma vie, j’accepte de perdre pied en écrivant. En livrant mon âme à ce récit qui se présente à moi comme un saut dans le vide. Un déboîtement à haut risque. Un exercice de trahison de ma lignée, une volte-face qui m’interdit sans doute d’être un jour enterré auprès des miens. Quel homme surgira, malgré moi, en assumant ce livre de vérités qui n’ont cessé de me ronger l’âme ?

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Personne ne doute dans le vide. C’est une impossibilité psychologique. On ne doute pas du néant, de rien. Douter en l’air, sans indices, n’a aucun sens. Avoir des doutes, même fugaces, c’est nécessairement refuser d’admettre ce qu’une partie de soi sait déjà.

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Les hommes aiment croire en l’innocence des gars sympathiques, et en la culpabilité des salauds. Ça rassure !

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Tôt dans ma vie, j’ai donc flairé avec horreur que des êtres apparemment réglo -et qui le sont sans doute – peuvent être mêlés aux plus viles actions dès lors qu’ils se coulent dans un contexte qui donne un autre sens à leurs actes.

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Pour préserver l’estime de soi, l’homme peut se raconter n’importe quoi.

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Peut-être que murir, justement, c’est accepter de vivre dans l’étau de nos contradictions. Et de trahir jusqu’à ses plus proches pour ne pas se trahir à son tour.

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Vit-on ailleurs que dans la forêt de ses folies mal guéries de l’enfance ?

A-t-on déjà vu un être humain exister autrement qu’à travers l’opinion cinglée qu’il se fait du réel ?

Alexandre Jardin dans Les gens très bien

Une pièce musicale Flashmob Nürnberg 2014 – Ode an die Freude

 

 

 

Matthieu Ricard et le bonheur

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Demandez à plusieurs personnes de raconter des épisodes de « parfait » bonheur : certains parlent de moments de paix profonde ressentie dans un environnement naturel harmonieux, dans une forêt où filtrent des rayons de soleil, au sommet d’une montagne face un vaste horizon, au bord d’un lac tranquille, lors d’une marche de nuit dans la neige sous un ciel étoilé, etc. D’autres mentionnent un événement longtemps attendu : la réussite d’un examen, un triomphe sportif, la rencontre avec une personne qu’ils ont ardemment souhaité connaître, la naissance d’un enfant. D’autres enfin parlent d’un moment d’intimité paisible vécu en famille ou en compagnie d’un être cher, ou le fait d’avoir rendu quelqu’un heureux.

Il semble que le facteur commun à ces expériences fertiles mais fugitives soit la disparition momentanée de conflits intérieurs. La personne se sent en harmonie avec le monde qui l’entoure et avec elle-même. Pour celui qui vit une telle expérience, comme de se promener dans un paysage enneigé, les points de référence s’évanouissent : en dehors de l’acte simple de marcher, il n’attend rien de particulier. il « est » simplement, ici et maintenant, libre et ouvert. L’espace de quelques instants, les pensées du passé ne surgissent plus, les projets du futur n’encombrent plus l’esprit, et le moment présent est affranchi de toute construction mentale. Ce moment de répit durant lequel tout état d’urgence émotionnel disparaît est ressenti comme une paix profonde.

Matthieu Ricard dans Plaidoyer pour le bonheur

Une <chanson de Leonard Cohen – Waiting For The Miracle

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/248283-leonard-cohen-waiting-for-the-miracle.html

Sentir chaque moment d’éveil

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Je sens chaque jour, que ce soit le matin ou le soir, les changements s’opèrent, certains éléments de la vie se précisent. Il existe toujours la nébuleuse au loin, mais chaque éveil que m’apporte la vie me permet de mieux m’intégrer dans ce qui peu à peu se transforme, la température, les couleurs des feuilles, l’intensité du torrent, l’angle du soleil. Il n’y a pas de sens caché aux saisons, il y a la pertinence de s’y synchroniser, et de laisser notre nature propre faire de même et vivre ses transformations.

Nous avons habitué notre œil à se laisser séduire par la beauté des paysages et des choses délicates. L’entraînement à l’observation, l’attention nous permet de vivre des moments d’émerveillement qui sont des éveils à la vie, où la grâce transpose au sein de notre nature propre une révélation.

Il arrive un temps où nous comprenons que ce ne sont pas toutes les journées ensoleillées et chaudes qui sont bénéfiques, certaines brûlent des espaces de vie. De même, que ce ne soient pas toutes les tempêtes qui représentent un défi d’obstruction sur notre chemin, certaines ont pour fonction de le nettoyer afin de se rendre à notre nature profonde. Il n’existe pas de mauvais temps, juste les différentes sortes de temps de la vie.

Les personnes qui ne désirent qu’un seul temps font le choix inconscient de ne plus apprendre et de s’opposer au cycle de la nature sur une base quotidienne. Ils se réveillent dans le même espace-temps désiré et se donnent peu d’opportunité à l’émerveillement, à l’éveil à autre chose.

On entend souvent dire que le sens de la vie est le bonheur. Je nous souhaite d’être le plus souvent possible à la bonne heure, c’est-à-dire, au bon moment, au bon endroit, avec les bonnes personnes, capables, peu importe les conditions, d’apprécier et de s’émerveiller des changements qui s’opèrent en nous et qui nous rends, pour qui sait porter attention, si beaux.

Une chanson de Leonard Cohen – Hallelujah

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/257665-leonard-cohen-hallelujah.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Entretien avec Arnaud Desjardins

Entretien avec Arnaud Desjardins, par Marc de Smedt : « J’ai été tellement touché par le livre d’Arnaud Desjardins, « Bienvenue sur la voie » que je lui ai demandé cette faveur : pouvoir enregistrer les questions que j’avais envie de lui poser à la suite de cette lecture. » Marc de Smedt