Archives du tag ‘silence

De la capacité d’émerveillement du marcheur   2 comments

Cette vidéo présente un extrait du livre de Sylvain Tesson, « Petit traité sur l’immensité du monde », qui traite du point de vue d’un marcheur notamment  de la capacité d’émerveillement, et aussi des stratagèmes pour vivre pleinement sans se laisser absorber par des sentiments d’ennui ou de solitude.

Un livre que je recommande fortement.

Publié 1 août 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Patrimoine de notre humanité à préserver   4 comments

ImAGE porte ciel

Ce matin encore, j’ai refait le plus beau voyage. J’ai pris le temps de m’arrêter pour franchir le lieu ou il n’y a pas de frontières.

Ce n’est pas un pays, car il est universel. Nous avons tous un accès privilégié à ce lieu.

Cet univers intérieur fantasmatique où tout peut se concevoir, tout peut naître, et s’exprimer.

C’est dans ce lieu que l’amour prend racine et se fortifie pour parfois devenir compassion.

C’est dans ce lieu que l’arc en ciel de l’émerveillement atterri.

La créativité et l’imagination y sont les fruits qui permettent de faire le lien entre ce lieu et le monde qui nous entoure.

Les sites du patrimoine mondial doivent répondre à 10 critères, dont celui de représenter un chef-d’œuvre du génie créateur humain ou encore d’apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue.

Ce lieu que nous portons en soi doit être visité et habité. Depuis ce matin, il est proclamé faisant partie du patrimoine de notre humanité à préserver.

Une pièce musicale de Vangelis – Come To Me

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 25 juillet 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Le Voyageur chérubinique   Leave a comment

ImAGE lever de soleil

L’âme a deux yeux: l’un regarde le temps, et l’autre se tourne vers l’éternité.

*

On n’apprécie rien si on ne le contemple pas ; ce qui manque au monde c’est la contemplation.

*

Toi, tu n’es pas dans l’espace, c’est l’espace qui est en toi. Jette-le hors de toi, et voici déjà l’éternité.

Toi-même crées le temps, tes sens forment l’horloge.  Arrête donc en toi le balancier, et c’en est fait du temps.

*

Le sage qui s’est porté au-dessus de lui-même, repose quand il court, agit quand il contemple.

*

Homme, ta félicité tu peux la saisir toi-même : Si seulement tu t’y disposes et y consens.

*

Je ne sais pas ce que je suis, je ne suis pas ce que je sais : Une chose, et pourtant aucune chose, un petit point et un cercle.

*

Ami, j’arrête là. Si tu veux lire encore, va, toi-même deviens l’écriture et l’essence.

Angelus Silesius dans Le Voyageur chérubinique

Une pièce musicale d’Erik Satie – Gnossienne No.1

Publié 3 juillet 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Le code de l’infini   Leave a comment

ImAGE lire

Pendant que je débute une nouvelle page, toi tu peux en terminer une, ou être en attente d’une nouvelle page, ou encore papillonner entre différentes pages de différents textes. C’est la beauté de la vie, tout semble désordonné tant que nous ne trouvons pas la juste perspective pour voir l’ensemble.

Pendant que certains ne s’attardent qu’à la qualité de l’écriture, ou à l’intensité des personnages, ou encore la structure du texte, d’autres recherchent ce qui touche le cœur et la raison, élève au senti mental, et ouvre de nouvelles perspectives.

La page, le texte, la phrase, le mot, cet ensemble de symboles généralement noirs sur fond blanc supporté par le silence devient, lorsque nous décodons avec l’alchimie de notre esprit, des images, des senteurs, des paroles, des émotions et des sons qui réinventent notre représentation du monde.

En ce sens, la création de cet ensemble de symboles ayant une structure encadrée de limites est un révélateur de l’infini qui nous habite et nous relit.

 

Une chanson de Yves Duteil  – L’écritoire

Les paroles sur https://www.paroles.net/yves-duteil/paroles-l-ecritoire

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 28 juin 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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L’invisible et le non saisissable   Leave a comment

citation danse Nietzsche

Des morceaux de bois collé ensemble. Des cordes. Des clés pour ajuster la tension des cordes. Une caisse de résonnance. J’ai beau porter mon oreille à l’ouverture de la caisse de résonnance, j‘entends que le goût secret du silence.

Nous sommes des instruments qui ont besoin de la main de l’autre pour que s’élève la mélodie de l’âme. Vous savez cette résonnance qui remplit notre cœur, qui compresse la matière pour laisser entrer l’invisible et le non saisissable, et vibrer ce qui a de plus beaux en-soi.

Pour tout musicienne ou musicien, il n’y a pas de travail, il y a une énergie à partager, une vibration à communiquer. Tout est de portée.

Les paroles des chansons ne sont qu’un prétexte pour amener les humains à s’arrêter, à entendre l’invisible et l’insaisissable, cette affinité qui les lie. Ce n’est que lorsqu’ils cessent de tenter de saisir et de retenir que la musique se dévoile réellement et qu’elle devient divine illuminant tout ce qu’elle touche. C’est la grâce de l’émerveillement qui résonne alors.

 

Une pièce musicale de John Butler – Ocean

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Publié 15 juin 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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La grande marche   2 comments

ImAGE Liens

Il y a des jours ou tout se synchronise,

pendant la marche dans les sentiers.

D’abord, cette vieille mémoire qui s’agite

et qui appelle à l’éveil ce qui est tapi

de l’autre côté de la conscience

toujours à la portée de la main,

qui est plus qu’un souvenir,

ce quelque chose

qui nous suit depuis tellement longuement

de l’autre côté de la conscience.

 

Je sais que c’est le silence au cours de cette marche

qui appelle, qui rappelle et qui l’invite à s’immiscer,

ce vieil ami qui n’a pas sa raison d’être

qui n’a pas de sentiment d’être

qui accompagne et qui semble parfois si proche

qui nous tire dans une autre dimension

même s’il ne peut pas y avoir de porte

et quand il attire et tire, plus besoin de savoir

de comprendre, ou de comparer.

 

Alors on dirait que je deviens plus que moi-même

dans un nouveau sentier,

d’un autre non-lieu,

d’une nature propre qui a été tellement de fois

foulée de mes pensées, de mes jeux, mes courses enfantines

c’est le non-lieu calme, joyeux, lumineux

dont les sons qui s’harmonisent avec celui qui bat du cœur

au-delà de la cage qui le retient.

 

Tous les êtres qui ont un nombril peuvent s’y retrouver

dans la sérénité du corps de la terre.

 

Il y a des jours ou tout se synchronise,

pendant la marche de la vie, cette mère veilleuse.

 

Une chanson de Harmonium – Vert (Si on avait besoin d’une cinquième saison)

Les paroles sur https://genius.com/Harmonium-vert-lyrics

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 13 juin 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Le chant du monde   Leave a comment

ImAGEMatin champs de fleurs

Quand on s’est délivrée, le jour qui vient est le plus beau. Laisse-la se réveiller dans le soleil.

*

Tu es un de ces hommes qui est comme des moyeux. Tu fais ta route sur la ligne plate mais tu sens que la roue tourne autour de toi.

*

On ne fait pas des enfants rien qu’avec du lait caillé, vieux père. Et on ne les fait pas comme on veut. On les fait comme on est et ce qu’on est on ne le sait pas. On a tant de choses dans son sang.

*

Une lointaine forêt gémissait et parlait avec des mots de rêve.

*

Il y avait ici un plus grand silence que dans le bois d’autour. Cela venait des cyprès. Ils buvaient tous les bruits épars comme les grosses éponges et ils ne laissaient couler de leurs feuillages qu’un grondement uniforme et monotone qui était comme le cœur profond du silence.

*

Tout l’étincellement de la terre s’éteignait d’un seul coup, deux ou trois grosses étoiles déchiraient le soir, puis, du haut des montagnes, s’écroulait lentement l’entassement des nuages, la neige recommençait à tomber et, la nuit s’étant fermée, il n’y avait plus rien à voir, il ne restait plus qu’à écouter les grands nuages qui battaient des ailes à travers les forêts.

Jean Giono dans Le chant du monde

Une pièce musicale en hommage au roman Le chant du monde – Paul & Les Autres

Publié 30 avril 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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