Archives du tag ‘silence

Au-delà de nos frontières   2 comments

Visage nature

Avez-vous déjà franchi l’autre versant de votre monde?

Il existe vraiment, il est bien réel, mais peu visité, et à l’image de l’inconnu. L’autre versant est perçu comme un côté sombre de notre monde.

Nous avons en général une peur de ce que nous ne connaissons pas. Cette peur est souvent irrationnelle et elle ne peut s’apprivoiser que par un travail de désensibilisation patient et constant.

Le monde que nous partageons et que nous connaissons tous est ce monde social, interactif, ou il y a beaucoup d’animation, des soirées, des repas entre amis, des sorties de groupe, etc.

L’autre versant est cet r de solitude. Il y a tant de richesse à découvrir, et tant d’aventure à réaliser.

Nous foulons l’espace de cet autre versant quand on prend du temps seul pour soi. Nous pénétrons dans ce versant lorsque nous faisons une randonnée en solitaire en forêt ou dans un parc. Nous entrons alors sur les terres de l’autre versant. Si la promenade se fait sans les outils afin de se déconnecter de l’autre monde (musique, livre, journaux, cellulaires, tablettes et j’en passe), alors c’est que vous pénétrez plus avant dans l’autre versant. La peur de l’inconnu se manifeste souvent sous la forme de l’ennui. La cause de cette peur sous forme d’ennui n’est autre que notre incapacité à s’habiter réellement, à garder une créativité dans le présent comme dans l’autre monde. L’ennui est souvent perçu comme une diminution de la vie, un soi très présent dans beaucoup d’absence.

Lorsque nous vivons cette peur reliée à l’ennui, notre réaction première est de bouger, de faire quelque chose, de se divertir, et de repartir dans ce versant où il y a un soi plus absent et beaucoup d’autres formes de présence.

La personne, qui désire continuer à explorer cet autre versant, doit apprivoiser cette peur, l’utiliser pour devenir un meilleur observateur de ce qui l’entoure, puis par la capacité d’attention, apprendre à composer avec cette nouvelle réalité. En fait, elle doit devenir l’auteur conscient dans cet état de solitude.

Celui qui sait voyager seul saura mieux comprendre les autres. Les rencontres ne deviennent plus un prétexte inavoué afin d’éviter de se retrouver seules, mais elles présentent des opportunités pour s’ouvrir à l’autre, pour se découvrir et se dépasser. C’est toute la différence entre s’engager pour ne pas être seul, au lieu de s’engager ensemble à être seul.

Les personnes qui décident d’explorer régulièrement cet autre versant du monde développent une plus grande capacité d’adaptation, une faculté à dénicher le bonheur dans ces instants furtifs, et créer un présent à leur mesure au lieu de s’agiter pour meubler un présent par peur de l’absence. En nous créant, nous allons au-delà de nos frontières.

Une chanson de Bon Iver – Holocene

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/897999.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 18 novembre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

Vie unitive   Leave a comment

ImAGE soleil arbre

L’expérience acquise m’avait permis de me familiariser avec de nombreux types et niveaux de silence.

Il y a un silence intérieur, un silence qui descend de l’extérieur, un silence qui met fin à l’existence et un silence qui engloutit l’univers entier.

Il y a un silence du moi et des facultés : volonté, pensée, mémoire, émotions.

Il existe un silence dans lequel il n’y a rien et un silence qui contient quelque chose.

Enfin, il y a le silence du non-soi et le silence de Dieu.

S’il était une voie à laquelle je puisse rattacher mes expériences contemplatives, ce serait précisément cette voie du silence qui sans fin se déroule et s’approfondit.

Une fois cependant, cette voie sembla s’arrêter, au moment où je pénétrai dans un silence dont je ne devais jamais complètement ressortir.

*

Avec l’arrêt de la conscience de soi, tous les effets expérimentés qu’elle a générés disparaissent en un clin d’œil. Et quels étaient ces effets ? Ils étaient l’expérience de « l’être », de « la vie », de « l’âme », de « l’énergie », du « mental et de la volonté », de « l’intériorité », du « système affectif », voire de la conscience d' »être un avec Dieu » – toutes ces expériences sont alors soudainement détruites et pour toujours balayées.

*

Désormais, il n’y a plus de centre (Dieu) ni de circonférence (soi). En vérité, cette « explosion » (ou cessation) est la seule expérience de mort que l’homme connaîtra jamais. Enlevez donc la conscience de soi avec tous ses effets expérimentés et la vraie question devient « quelle est la vraie nature de ce qui reste au-delà de tout soi ? C’est le vrai mystère de l’homme et la vraie question à laquelle il a besoin d’avoir une réponse.

Bernadette Roberts dans Vie unitive : aventure dans les profondeurs silencieuses de l’inconnu

Une pièce musicale de Chopin – Spring Waltz (Mariage d’Amour)

Publié 8 novembre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , , , ,

D’où vient la minute de silence ?   Leave a comment

Dans la rue, dans les stades, à l’Assemblée nationale… Les minutes de silence semblent s’être multipliées ces dernières années. A l’Assemblée par exemple, entre 1998 et 2016, leur fréquence annuelle a été multipliée par trois. On pourrait penser que le phénomène est dû à l’augmentation du nombre d’attentats terroristes. Mais il y a d’autres explications. Notamment le fait qu’on observe des minutes de silence pour de plus en plus de raisons.   Alors, pourquoi y en a-t-il plus aujourd’hui ? D’où vient cette tradition ? Et surtout, pourquoi les minutes de silence ne durent jamais une minute ? Explications.

Publié 8 novembre 2018 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

Tag(s) associé(s) : , , ,

L’être senti mental   Leave a comment

Visage lotus om

On disait d’elle qu’elle était une femme très originale. Elle vivait chaque rencontre, chaque instant avec l’esprit de l’émerveillement, sans tenir compte de la durée.

Lorsque des personnes lui demandaient comment elle faisait pour avoir un tel calme, un tel détachement, tout en riant, elle répondait qu’elle avait découvert que nous ne sommes pas nos pensées, nous sommes bien plus que cela et que nous pouvons nous en détacher comme on renouvelle de vêtements. C’est une question d’hygiène pour elle. Non pas que les pensées étaient inutiles, au contraire. Mais c’étaient avant tout des barques de passage pour permettre d’atteindre l’autre rive. La destination est rarement l’embarcation.

Beaucoup de gens autour d’elle s’en moquaient, car ils se servaient du répertoire de leurs pensées pour établir leur pouvoir et déterminer leur territoire. Ils n’étaient pas conscients de l’enclos dans lequel ils s’enfermaient.

Elle aimait répéter à qui voulait l’entendre que la pensée seule est porteuse d’attache qui fige l’esprit au ras du sol. Il lui faut l’union avec l’amour pour que se révèle la part de notre humanité qui est sentie mentale.

Ce n’est qu’à partir de cette union qu’il est possible de dire tout ce qu’il faut avec peu de mots et peu de temps.

Une chanson de Fred Pellerin – Silence

Les paroles sont dans la vidéo

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 24 septembre 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

Matrice des arômes de l’essence de la vie   Leave a comment

L’autre jour, elle me demandait comme mieux doser les épices de notre vie. J’ai encore beaucoup à apprendre de l’art culinaire de la vie, mais j’ai partagé ce que j’en sais, et je lui ai parlé des aromates de base.

Par exemple, la jalousie, la culpabilité, le jugement et la culpabilisation font en sorte qu’une vie devient rapidement très relevée, on peut en perdre son goût réel par la brûlure qu’ils provoquent.

Par contre, si nous voulons y maintenir le goût et apprécier les nuances, il importe d’apprivoiser l’épice du silence pour vivre cette sensation de naître de nulle part, d’être simplement là, et d’avoir besoin de n’aller nulle part. La patience, la compassion, l’empathie, le partage et l’acceptation sont aussi des épices très savoureuses.

En étant simplement maintenant, malgré le fait que tout continue de changer autour de nous, notre conscience capte sans rien retenir toutes les saveurs intenses qui germent en nous, c’est ce qui permet de composer son propre goût de la vie.

Il n’y a plus de je ou de nous, juste une présence ordinaire.

On ne pense à rien, on ne fait qu’être ce que nous sommes.

C’est par ces instants furtifs ou nous sommes en phase avec la vie en la goûtant, que ce soit lors d’un coucher de soleil, la naissance d’un enfant ou encore devant ton propre sourire, que nous nous rendons compte que nous sommes participants à un grand festin.

C’est la matrice des arômes de l’essence de la vie qui est présente au sein de notre nature propre.

Lesquelles désires-tu entretenir?

Une chanson de Camille – Festin

Les paroles sur https://genius.com/Camille-le-festin-lyrics

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

 

De la capacité d’émerveillement du marcheur   2 comments

Cette vidéo présente un extrait du livre de Sylvain Tesson, « Petit traité sur l’immensité du monde », qui traite du point de vue d’un marcheur notamment  de la capacité d’émerveillement, et aussi des stratagèmes pour vivre pleinement sans se laisser absorber par des sentiments d’ennui ou de solitude.

Un livre que je recommande fortement.

Publié 1 août 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , , , , , ,

Patrimoine de notre humanité à préserver   4 comments

ImAGE porte ciel

Ce matin encore, j’ai refait le plus beau voyage. J’ai pris le temps de m’arrêter pour franchir le lieu ou il n’y a pas de frontières.

Ce n’est pas un pays, car il est universel. Nous avons tous un accès privilégié à ce lieu.

Cet univers intérieur fantasmatique où tout peut se concevoir, tout peut naître, et s’exprimer.

C’est dans ce lieu que l’amour prend racine et se fortifie pour parfois devenir compassion.

C’est dans ce lieu que l’arc en ciel de l’émerveillement atterri.

La créativité et l’imagination y sont les fruits qui permettent de faire le lien entre ce lieu et le monde qui nous entoure.

Les sites du patrimoine mondial doivent répondre à 10 critères, dont celui de représenter un chef-d’œuvre du génie créateur humain ou encore d’apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue.

Ce lieu que nous portons en soi doit être visité et habité. Depuis ce matin, il est proclamé faisant partie du patrimoine de notre humanité à préserver.

Une pièce musicale de Vangelis – Come To Me

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 25 juillet 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , ,

%d blogueurs aiment cette page :