Archives du tag ‘silence

L’être senti mental   Leave a comment

Visage lotus om

On disait d’elle qu’elle était une femme très originale. Elle vivait chaque rencontre, chaque instant avec l’esprit de l’émerveillement, sans tenir compte de la durée.

Lorsque des personnes lui demandaient comment elle faisait pour avoir un tel calme, un tel détachement, tout en riant, elle répondait qu’elle avait découvert que nous ne sommes pas nos pensées, nous sommes bien plus que cela et que nous pouvons nous en détacher comme on renouvelle de vêtements. C’est une question d’hygiène pour elle. Non pas que les pensées étaient inutiles, au contraire. Mais c’étaient avant tout des barques de passage pour permettre d’atteindre l’autre rive. La destination est rarement l’embarcation.

Beaucoup de gens autour d’elle s’en moquaient, car ils se servaient du répertoire de leurs pensées pour établir leur pouvoir et déterminer leur territoire. Ils n’étaient pas conscients de l’enclos dans lequel ils s’enfermaient.

Elle aimait répéter à qui voulait l’entendre que la pensée seule est porteuse d’attache qui fige l’esprit au ras du sol. Il lui faut l’union avec l’amour pour que se révèle la part de notre humanité qui est sentie mentale.

Ce n’est qu’à partir de cette union qu’il est possible de dire tout ce qu’il faut avec peu de mots et peu de temps.

Une chanson de Fred Pellerin – Silence

Les paroles sont dans la vidéo

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 24 septembre 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Matrice des arômes de l’essence de la vie   Leave a comment

L’autre jour, elle me demandait comme mieux doser les épices de notre vie. J’ai encore beaucoup à apprendre de l’art culinaire de la vie, mais j’ai partagé ce que j’en sais, et je lui ai parlé des aromates de base.

Par exemple, la jalousie, la culpabilité, le jugement et la culpabilisation font en sorte qu’une vie devient rapidement très relevée, on peut en perdre son goût réel par la brûlure qu’ils provoquent.

Par contre, si nous voulons y maintenir le goût et apprécier les nuances, il importe d’apprivoiser l’épice du silence pour vivre cette sensation de naître de nulle part, d’être simplement là, et d’avoir besoin de n’aller nulle part. La patience, la compassion, l’empathie, le partage et l’acceptation sont aussi des épices très savoureuses.

En étant simplement maintenant, malgré le fait que tout continue de changer autour de nous, notre conscience capte sans rien retenir toutes les saveurs intenses qui germent en nous, c’est ce qui permet de composer son propre goût de la vie.

Il n’y a plus de je ou de nous, juste une présence ordinaire.

On ne pense à rien, on ne fait qu’être ce que nous sommes.

C’est par ces instants furtifs ou nous sommes en phase avec la vie en la goûtant, que ce soit lors d’un coucher de soleil, la naissance d’un enfant ou encore devant ton propre sourire, que nous nous rendons compte que nous sommes participants à un grand festin.

C’est la matrice des arômes de l’essence de la vie qui est présente au sein de notre nature propre.

Lesquelles désires-tu entretenir?

Une chanson de Camille – Festin

Les paroles sur https://genius.com/Camille-le-festin-lyrics

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De la capacité d’émerveillement du marcheur   2 comments

Cette vidéo présente un extrait du livre de Sylvain Tesson, « Petit traité sur l’immensité du monde », qui traite du point de vue d’un marcheur notamment  de la capacité d’émerveillement, et aussi des stratagèmes pour vivre pleinement sans se laisser absorber par des sentiments d’ennui ou de solitude.

Un livre que je recommande fortement.

Publié 1 août 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Patrimoine de notre humanité à préserver   4 comments

ImAGE porte ciel

Ce matin encore, j’ai refait le plus beau voyage. J’ai pris le temps de m’arrêter pour franchir le lieu ou il n’y a pas de frontières.

Ce n’est pas un pays, car il est universel. Nous avons tous un accès privilégié à ce lieu.

Cet univers intérieur fantasmatique où tout peut se concevoir, tout peut naître, et s’exprimer.

C’est dans ce lieu que l’amour prend racine et se fortifie pour parfois devenir compassion.

C’est dans ce lieu que l’arc en ciel de l’émerveillement atterri.

La créativité et l’imagination y sont les fruits qui permettent de faire le lien entre ce lieu et le monde qui nous entoure.

Les sites du patrimoine mondial doivent répondre à 10 critères, dont celui de représenter un chef-d’œuvre du génie créateur humain ou encore d’apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue.

Ce lieu que nous portons en soi doit être visité et habité. Depuis ce matin, il est proclamé faisant partie du patrimoine de notre humanité à préserver.

Une pièce musicale de Vangelis – Come To Me

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Publié 25 juillet 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Le Voyageur chérubinique   Leave a comment

ImAGE lever de soleil

L’âme a deux yeux: l’un regarde le temps, et l’autre se tourne vers l’éternité.

*

On n’apprécie rien si on ne le contemple pas ; ce qui manque au monde c’est la contemplation.

*

Toi, tu n’es pas dans l’espace, c’est l’espace qui est en toi. Jette-le hors de toi, et voici déjà l’éternité.

Toi-même crées le temps, tes sens forment l’horloge.  Arrête donc en toi le balancier, et c’en est fait du temps.

*

Le sage qui s’est porté au-dessus de lui-même, repose quand il court, agit quand il contemple.

*

Homme, ta félicité tu peux la saisir toi-même : Si seulement tu t’y disposes et y consens.

*

Je ne sais pas ce que je suis, je ne suis pas ce que je sais : Une chose, et pourtant aucune chose, un petit point et un cercle.

*

Ami, j’arrête là. Si tu veux lire encore, va, toi-même deviens l’écriture et l’essence.

Angelus Silesius dans Le Voyageur chérubinique

Une pièce musicale d’Erik Satie – Gnossienne No.1

Publié 3 juillet 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Le code de l’infini   Leave a comment

ImAGE lire

Pendant que je débute une nouvelle page, toi tu peux en terminer une, ou être en attente d’une nouvelle page, ou encore papillonner entre différentes pages de différents textes. C’est la beauté de la vie, tout semble désordonné tant que nous ne trouvons pas la juste perspective pour voir l’ensemble.

Pendant que certains ne s’attardent qu’à la qualité de l’écriture, ou à l’intensité des personnages, ou encore la structure du texte, d’autres recherchent ce qui touche le cœur et la raison, élève au senti mental, et ouvre de nouvelles perspectives.

La page, le texte, la phrase, le mot, cet ensemble de symboles généralement noirs sur fond blanc supporté par le silence devient, lorsque nous décodons avec l’alchimie de notre esprit, des images, des senteurs, des paroles, des émotions et des sons qui réinventent notre représentation du monde.

En ce sens, la création de cet ensemble de symboles ayant une structure encadrée de limites est un révélateur de l’infini qui nous habite et nous relit.

 

Une chanson de Yves Duteil  – L’écritoire

Les paroles sur https://www.paroles.net/yves-duteil/paroles-l-ecritoire

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Publié 28 juin 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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L’invisible et le non saisissable   Leave a comment

citation danse Nietzsche

Des morceaux de bois collé ensemble. Des cordes. Des clés pour ajuster la tension des cordes. Une caisse de résonnance. J’ai beau porter mon oreille à l’ouverture de la caisse de résonnance, j‘entends que le goût secret du silence.

Nous sommes des instruments qui ont besoin de la main de l’autre pour que s’élève la mélodie de l’âme. Vous savez cette résonnance qui remplit notre cœur, qui compresse la matière pour laisser entrer l’invisible et le non saisissable, et vibrer ce qui a de plus beaux en-soi.

Pour tout musicienne ou musicien, il n’y a pas de travail, il y a une énergie à partager, une vibration à communiquer. Tout est de portée.

Les paroles des chansons ne sont qu’un prétexte pour amener les humains à s’arrêter, à entendre l’invisible et l’insaisissable, cette affinité qui les lie. Ce n’est que lorsqu’ils cessent de tenter de saisir et de retenir que la musique se dévoile réellement et qu’elle devient divine illuminant tout ce qu’elle touche. C’est la grâce de l’émerveillement qui résonne alors.

 

Une pièce musicale de John Butler – Ocean

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Publié 15 juin 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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