L’esprit dans tous les états

Hamster et anxiété

Ce qui nous éloigne le plus des autres est souvent l’état de notre esprit.  Nous anticipons la réaction de l’autre, nous interprétons sa façon de nous voir, et lorsque la rencontre a eu lieu, nous mesurons tout l’ampleur du malentendu.

 Nous nous infligeons beaucoup de souffrances issues uniquement de notre propre esprit. Un état d’anxiété qui s’installe comme un filtre entre le réel et ce que nous percevons.

Combien de peurs avons-nous vécu afin de nous protéger de l’anticipation que nous avons fabriquée….

C’est donc en travaillant sur notre esprit que nous pouvons y remédier. Les différentes formes d’entraînement de l’esprit, comme par exemple la méditation, nous permettent d’apprendre à reconnaître les états mentaux qui causent notre souffrance. Ces états mentaux prennent leurs origines à partir de la jalousie, l’orgueil, la peur ou la colère.

Imaginez que vous saisissez l’objet de votre jalousie, ce qu’elle vous pousse à décoder, à voir, à vivre, puis vous vous distancez de celle-ci,  et vous laisser s’éteindre au loin puisque vous avez cessé de lui donner toute l’importance.

Regarder l’esprit dans tous ces états demande une certaine confiance,sans user d’une croyance aveugle. L’entraînement de l’esprit nous apprend à ne rien prendre pour acquis, à se détacher de ce qui enchaîne, de ce qui contraint, pour se réapproprier sa capacité d’agir.  Tout doucement, pas à pas, nous constatons la vacuité de l’esprit.

Une chanson de Luc De Larochellière – D’état en état

Les paroles sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Luc-De-Larochelliere/D-etat-en-etat.php

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La créativité comme une habitude?

Cyril de Sousa Cardoso a fait cette prestation pour illustrer la place de la créativité dans notre développement personnel. Puis, sur un autre plan, il interpelle les entreprises à devenir innovantes, en faisant une place aux travailleuses et aux travailleurs.

Qui a le désir de prendre l’habitude de s’entraîner à créer? Peut-être que nous détenons collectivement le changement qui fera la différence pour le bien de l’humanité.

Et si la créativité était juste une habitude?

Le plaisir d’être

Deux moines un rire

Pour la personne qui veut se réaliser dans sa démarche spirituelle ou philosophique, il n’existe pas un seul courant de pensée, il n’existe pas une seule voie pour l’entraînement de l’esprit, que ce soit par la lecture, le zazen, l’écriture, la méditation, le yoga, le taï-chi ou toute autre pratique.

D’ailleurs, plus une personne expérimente, pratique et expérimente, plus elle a l’esprit ouvert à sa nature propre qui est non duelle. Elle en arrivera à faire le constat que la voie est libre.

Il réalisera avec le temps qu’il ne subsiste aucune séparation, pas plus qu’il y a une réelle différence entre la conscience et celui qui est conscient.

Tout doucement, la pratique fait en sorte que la pensée et le penseur ne sont plus différents. La force de l’attachement qui fige la différence est mieux contrôlée.

La pratique, peu importe de quel courant elle est issue, doit devenir un jeu de l’esprit et non pas une chose de sérieuse. L’entraînement de l’esprit doit être simplement un appel du cœur comme si nous réalisions ce que nous avons toujours été.

Il n’y a rien à gagner ou à perdre au regard des autres. La scission entre ce que l’un pratique et ce que l’autre pratique, malgré la forme, est fictive. La différence ne devrait jamais entraîner l’exclusion.

Dans notre état naturel, la pratique devrait être une façon d’être et non seulement une pause régulière sur un zafu ou une chaise. Tout se passe dans l’étendue de la conscience et le plaisir d’être.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Veiller tard

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/906880.html

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Se réapproprier sa capacité d’agir

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L’entraînement de l’esprit vise le renforcement de nos capacités. Certains diront que cela permet de se réapproprier notre capacité d’agir avec conscience. Non pas pour être meilleur, mais avant tout, pour se réaliser et être bien.

Il n’y a rien à effacer, pas d’extinction de nos émotions, pas d’extinction de nos pensées, car chaque sentiment et chaque idée possède une valeur propre qui donne du sens à la vie.  Pourquoi se couper de cette interrelation avec le monde? Ce qui importe, c’est de ne pas se laisser gouverner par ceux-ci.

D’un autre côté, il y aura toujours quelqu’un pour nous critiquer. D’abord ces personnes qui refusent de prendre le risque et préfèrent le connu et la normalité. De plus, il y aura aussi les méfiants, spécialistes de la défensive, qui regardent l’autre avec méfiance.

Le juste milieu pour la personne qui s’entraîne est d’écouter les critiques, et même parfois en redemander. Par la perception que les autres ont d’eux, la personne qui s’entraîne peut mieux se positionner, en prendre et en laisser au besoin, mais surtout recueillir une mine d’informations précieuses.

Les personnes qui sont consciente de leur réel potentiel, consciente d’elles-mêmes sont souvent des pratiquants heureux, car ils n’ont pas d’orgueil mal placé, ils ne sont pas en compétition avec d’autres. Ils ont juste cette conscience de soi qui les aident à se renforcer sans cesse.

Une chanson d’Alanis Morissette – You Learn

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/243810.html

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Trouver le calme dans un monde agité

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Cette fleur est-elle belle ou laide ? Nous passons notre temps à tout questionner, à multiplier les affirmations. Certes, cela se comprend parfaitement, dans la mesure où nous essayons d’appréhender le monde, mais cela nous expose à des contrariétés et des déceptions. Nos concepts nous définissent avant de nous diviser, nous enfermant ainsi sans un cancan qui nous empêche de grandir et de profiter de la vie.

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Comme dit si bien l’un des maitres : » L’homme parce qu’il sacrifie sa santé pour gagner de l’argent, puis sacrifie son argent pour regagner sa santé, s’inquiète tellement de l’avenir qu’il est incapable de jouir du présent et, par conséquent, ne vit ni dans le présent ni dans l’avenir vit comme s’il n’allait jamais mourir, puis meurt en n’ayant jamais réellement vécu. »

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J’aime à penser que l’on doit exercer l’esprit du plus profond du cœur et faire en sorte que les deux ne fassent plus qu’un.

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En nous cramponnant à tout pris aux choses auxquelles nous sommes attachés, nous nous efforçons de les garder intactes, de les rendre immuables. Mais rien n’est immuable, dans la vie.

Nos relations avec les autres évoluent au fil du temps, nous changeons d’emploi, nous le perdons parfois, même les bâtiments en dur finissent par s’écrouler. Nous venons au monde les mains vides et il en va de même quand nous le quittons.

*

Si vous laisser les choses aller et venir sans être troublé outre mesure, votre esprit ne tardera pas à s’apaiser.

Gyalwa Dokhampa dans La retraite de l’esprit – Trouver le calme dans un monde agité

Une pièce musicale de Leonard Cohen – Waiting for the Miracle

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/248283-leonard-cohen-waiting-for-the-miracle.html

Convenir d’être ensemble

nous sommes unique

Le vivre ensemble demande de l’ouverture et de la souplesse.  Il y a un équilibre à préserver entre ce qui nous est imposé par nécessité, qui devient au fil du temps une convention, parfois même force de loi, et cette liberté individuelle qui nous faut entretenir pour assumer pleinement notre singularité.

Nous sommes des êtres sociaux. Nous avons besoin de communiquer, de partager, d’aider et d’être aidé, de produire et d’aménager un environnement pour répondre adéquatement à nos besoins de base, qui sont par nature, salutaires à la collectivité.

Parfois, il arrive des points de rupture où une partie de la collectivité se soulève afin de changer certaines conventions. Au nom du bien commun, on brise, on attaque la société en général pour faire bouger les opinions en particulier.

L’histoire nous apprend que tout manifeste et toute manifestation vise avant tout qu’à instaurer de nouvelles conventions, parfois mieux, parfois pires que les précédentes, et qui seront à leur tour un jour ou l’autre contestées. Toutefois, cette force de destruction et de recréation n’est pas le seul passage obligé pour faire évoluer le vivre ensemble.

Il y a la force de nos esprits individuels et de notre esprit collectif qui peut de faire la différence. Elle se cultive. C’est une force qui au lieu de s’opposer vise avant tout à transformer, à permettre la régénération. Instaurer des lieux de délibération, des espaces pour travailler ensemble, aplanir les discriminations de genres et apprendre à nommer les défis et difficultés sont les sources importantes de cette force.

Il y a aucune convention du collectif qui justifie une forme de discrimination ou d’exploitation. Il y a aucune situation conflictuelle que la force de l’esprit ne peut dénouer de façon non-violente. Les conventions ont besoin de créativité et de souplesse pour pouvoir s’enraciner dans chaque humain qui partage ce vivre ensemble.

Avec l’afflux de nouvelles personnes, de nouvelles naissances, le défi du vivre ensemble est de faire évoluer les conventions non pas par leurs impositions, mais par convenance.

Et cela débute à notre propre mesure avant de s’étendre lentement.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Ensemble

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/273725.html

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