Archives du tag ‘entrainement de l’esprit

La voie du sourire et du rire   Leave a comment

ImAGE Rires

Il y a des cadeaux que nous pouvons nous offrir qui change une vie. S’ouvrir à la bienveillance, la pratiquer dans un premier temps envers soi-même en est un précieux. Cette bienveillance peut illuminer l’obscurité des temps difficiles. Elle peut faire la différence.

Cette attitude joyeuse et accueillante peut, et cela même durant le temps difficile, abaisser la tension et nous faire voir les choses autrement.

Par exemple, elle peut nous aider à arrêter de faire de la méditation, et de commencer à réellement méditer, à entraîner notre esprit à avoir de meilleures dispositions. Les choses se placent tout doucement et tout devient plus simple, car nous arrêtons alors de lutter contre nos pensées afin de les éteindre, et nous prenons conscience d’elles avec honnêteté et lâcher-prise.

Cette nouvelle disposition libère l’énergie de l’humour, cette capacité à illustrer la joie d’être. Je sais que cela peut sembler pas sérieux comme approche, et c’est le but.

Le sourire et le rire sont de grandes sources d’inspiration et d’aide, ils s’avèrent souvent plus efficaces à semer un changement d’attitude et d’ouverture que tous les discours pour ou contre quoi que ce soit. La lutte nous mènera toujours qu’à un champ de bataille.

Une chanson de Zaz – On ira

Les paroles sur : https://www.lacoccinelle.net/847205.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

Distinction entre l’hôte et le client   Leave a comment

20090529PHOWWW00179

La photo est de Olivier Föllmi

Comment débuter dans la pratique : distinction entre l’hôte et le client.

Comment doit-on commencer la pratique Ch’an ? Dans le Soûtra de la Marche héroïque, il est question de deux mots : « Poussière étrangère ». C’est justement par ceci que nous devrions commencer. Il est dit dans le Soûtra : « Par exemple, un voyageur s’arrête dans une auberge pour y passer la nuit ou y prendre un repas ; aussitôt fait, il plie bagage et poursuit sa route. L’hôte, lui, ne doit aller nulle part. J’en déduis que celui qui ne reste pas est le client et que celui qui reste est l’hôte. Quand une chose est étrangère, elle ne reste pas. Ou bien, quand dans un ciel clair, le soleil se lève et illumine la maison par l’une de ses ouvertures, on voit la poussière voler dans l’air, alors que l’air lui-même ne bouge pas. Ainsi ce qui reste immobile peut-il être considéré comme vide tandis que seule bouge la poussière. »

La poussière étrangère illustre les pensées erronées et le vide constitue notre propre nature, laquelle est l’hôte permanent qui ne suit pas le client lors de son départ. Cela sert à illustrer le caractère éternel, immuable de notre Propre Nature, qui ne suit pas les flux et reflux des pensées. Il est donc dit : « Si nous ne prêtons attention à rien, nous ne sommes pas dérangé, même au milieu du monde. » Par la poussière, qui vole mais ne trouble pas le vide, qui lui-même reste immuable, on comprend que les pensées erronées affluent et refluent sans émouvoir notre Propre Nature, inaltérable dans sa bhûtatathatâ (NDT : son ainsité). C’est ce que signifie l’adage : « Si la pensée ne s’élève pas, il n’y a rien à réprouver ».

Si les mot « étranger » et « poussière » sont assez frustes, les débutants doivent bien faire la distinction entre « hôte » et « client » ; ainsi ne seront-ils plus chahutés par l’errance de leur pensée. Au fur et à mesure, ils apprendront ce qu’expriment les mots « vide » et « poussière », et ne seront plus gênés par leur pensée vagabonde. Il est dit : « Quand on sait ce qu’est l’erreur, il n’y pas plus de mal. » Si vous approfondissez et comprenez bien tout cela, une bonne moitié de ce qu’est la pratique Ch’an vous deviendra tout à fait claire.

Bouddhisme des Trois Rivières

Une pièce musicale de Neil Diamond – Be

 

 

Publié 15 octobre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

Reposer   Leave a comment

Il y a un temps pour avancer, et il y a un temps pour se reposer. Deux aspects coexistants. Et tout déséquilibre peut générer des risques.

Nous avons souvent tendance à foncer, à produire, à faire, en délaissant un peu plus ce qui est nécessaire à être.

Combien de personnes autour de nous ont souffert, car ils ont négligé d’investir dans le repos nécessaire? Un vieil ami moine qui est aujourd’hui décédé me disait souvent : un temps pour l’action c’est un temps pour faire, et un temps pour se reposer, c’est un temps pour être. Il accordait beaucoup d’importance à s’arrêter. Se reposer c’est l’expiration du souffle de notre vie. En être conscient n’est pas nécessairement de tout repos.

Aussi, reposer peut prendre la forme de l’action, par exemple se reposer les questions qui nous ont amenés à des certitudes ou encore se reposer sur des proches pour réaliser des projets.

Que repose au fond de nos cœurs cette bienveillance de prendre soin de soi.

Une pièce musicale avec Milos : Spanish Romance – Jeux interdits

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

 

Publié 30 septembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

Lucidité et compassion   3 comments

ImAGE de bonheur

Développer une lucidité envers soi-même est une voie importante pour arriver à la sérénité. Je parle de cette capacité de savoir séparer les faits de l’interprétation. Les idées et les sentiments se transforment sans cesse, comme des nuages déformés par le vent. Il est bon d’être attentif et de ne pas donner aux idées une importance démesurée et, les ruminer. On s’expose alors non seulement à une perte de temps, mais aussi au ferment qui peut amener à la souffrance psychologique.

Nous fonctionnons souvent selon la croyance que notre vie dépende de notre destinée ou de nos actions, comme si tout était déjà écrit à l’avance. Ici et maintenant, toutes les possibilités sont ouvertes, à condition d’y travailler.

Le bien, le mal sont des phares, mais pas le chemin. Je sais que cette affirmation peut choquer.

Il n’y a pas de mauvaises questions pour le chercheur, il n’y a pas de mauvaise route pour l’explorateur de la vie. Toutefois, nous n’avons rien sans rien. Chacun de nous peut parvenir à réaliser ce qui lui tient à cœur et même à pacifier ses états d’âme, pour peu que nous acceptions le fait qu’il s’agit d’un travail à accomplir, d’un effort, tout au long de la vie et non pas d’un don que nous recevons en tant que privilégié à la naissance.

Et tôt ou tard, ce regard lucide nous amènera à prendre en compte l’autre et à développer de la compassion. Savoir rassurer et écouter sont des qualités importantes dans la vie courante tant pour soi que pour les autres.

La compassion est une des clés, car sans empathie et sans écoute, les personnes perdent confiance en eux et en leur entourage. Ils peuvent en effet se sentir avant tout « un personnage » plutôt qu’une « personne à part entière ».

La bonté, l’humanité et la patience font partie des nourritures qui alimentent un parcours même si la plupart du temps, nous rencontrons impuissance et agacement. Là encore, intervient la notion de lucidité envers soi-même et les autres. Les nuages ne font pas le ciel à eux seuls.

 

Une chanson de Jean-Pierre Ferland interprétée par Isabelle Boulay – Un peu plus haut, un peu plus loin

 

Les paroles : http://www.paroles-musique.com/paroles-Jean-Pierre_Ferland-Un_peu_plus_haut_un_peu_plus_loin_Live-lyrics,p027811173

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

Publié 29 septembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , ,

3 600 à l’heure   1 comment

Par le corps de la terre

Pouvez-vous identifier ce qui a le plus d’impact sur votre vie au quotidien?

La température? La circulation? Le nombre de sucreries? L’habillement?

D’après Daniel Amen, psychiatre et spécialiste des troubles du cerveau, notre esprit produit environ 60 000 pensées par jour. Cela se traduit dans les faits par une pensée par seconde pendant chaque heure de réveil. Parmi celles-ci, 95% sont les mêmes pensées que nous avions la veille et les jours d’avant et 80% de ces pensées habituelles sont négatives. Si on fait un petit topo, est-ce que quelque chose qui arrive 45 000 fois dans une journée à une fréquence de 2 600 à l’heure aura un impact déterminant sur votre quotidien?

Ce qui est fascinant, c’est que ce phénomène est en sourdine.

Comme notre esprit structure notre vie, nous devons prendre conscience que ce que nous serons aujourd’hui résulte en partie de nos pensées de la veille et influencera ce que nous pourrons vivre demain.

D’une certaine façon, tout dépendant de l’intensité de nos pensées négatives, notre pire bourreau, c’est nous-mêmes.

Cela explique pourquoi des personnes assistent à un même événement et les avis seront partagés. Ce qui différencie n’est pas l’intelligence en soi, mais la représentation du monde que nous nous construisons.

Que peut apporter l’entraînement de l’esprit? Reprendre le contrôle sur notre quotidien, favoriser l’émergence de nouvelles pensées créatives.  Chaque pensée positive que nous saurons entretenir saura revenir aujourd’hui, puis demain et contaminera peut-être quelqu’un autour de nous et cette interdépendance contribuera à aider collectivement.

Laisser flotter cette pensée quelques jours pour voir.

 

Une chanson de Playing for Change – Don’t Worry

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

La ligne de vie   2 comments

ImAGE enfant rire

Il n’y aura jamais absence totale de souffrance, de douleur. Nous souhaitons vivre heureux, connaître le bonheur, mais cette attente pour tous les instants est irréaliste.

Est-ce que cela implique que nous devons accepter la souffrance, la douleur sans rien faire? À quoi sert alors l’entraînement de l’esprit et l’entraînement du corps?

Les événements de la vie ne sont pas toujours faciles à vivre, il y a des périodes ou tout bascule (deuil, perte d’emploi, endettement, etc.) et il y a des périodes ou tout contribue à nous réaliser (diplôme, emploi, naissance, etc.).

Je reçois parfois des messages de lectrices et de lecteurs qui vivent des événements où notre vie bascule et nos repères deviennent difficiles à trouver. C’est la même chose pour moi.

Il n’y a pas une solution magique qui pourrait faire disparaitre ces événements. Il y a toutefois des moyens concrets pour reprendre le contrôle de sa vie, notamment un travail sur soi par l’entraînement de l’esprit nous permet d’accueillir les événements et d’en faire partie au lieu de le subir en bien ou en mal. Aussi, en parler et demander de l’aide sont des comportements très responsables que nous devons faire. Nous exprimons ainsi notre lucidité et notre résilience.

De cette perspective, il y a des personnes qui sont gentilles avec nous et d’autres pas. Il est important de ne pas perdre de vue qu’il y aura toujours plus d’amis et de soutiens que de détracteurs. Il y aura toujours plus d’événements positifs que de négatifs. Alors, quelle que soit la situation, le vrai défi est de résister à la tentation de se comporter comme une personne qui n’aime plus ou comme la victime ultime d’un événement. Ainsi, nous suivons notre nature propre, notre ligne de vie.

Deux chansons avec Damien Rice et Cantus Domus – It Takes A Lot To Know A Man et Saal 1

Ça prend du temps de connaitre un homme

It takes a lot to know a man
Ça prend du temps de connaitre un homme
It takes a lot to understand
Ça prend du temps de comprendre
The warrior, the sage
Le guerrier, le sage
The little boy enraged
Le petit garçon en colère

It takes a lot to know a woman
Ça prend du temps de connaitre une femme
A lot to understand what’s humming
Du temps pour comprendre ce qui bourdonne
The honeybee, the sting
L’abeille, le dard
The little girl with wings
La petite fille avec des ailes

It takes a lot to give, to ask for help
Ça prend du temps de donner, de demander de l’aide
To be yourself, to know and love what you live with
D’être soi-même, de savoir et aimer ce avec quoi vous vivez
It takes a lot to breathe, to touch, to feel
Ça prend du temps pour respirer, toucher, ressentir
The slow reveal of what another body needs
La lente révélation de ce dont l’autre a besoin

It takes a lot to know a man
Ça prend du temps de connaitre un homme
A lot to know, to understand
Du temps pour savoir, pour comprendre
The father and the son
Le père et le fils
The hunter and the gun
Le chasseur et l’arme

It takes a lot know a woman
Ça prend du temps de connaitre une femme
A lot to comprehend what’s coming
Du temps pour comprendre ce qui va arriver
The mother and the child
La mère et l’enfant
The muse and the beguiled
La muse et le séduit

Source https://www.lacoccinelle.net/947909.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

Autisme et poésie des nombres   Leave a comment

Daniel Tammet est l’un des rares autistes à pouvoir expliquer comment son esprit fonctionne, certains chercheurs le considère  comme la pierre de Rosette de la recherche sur l’autisme. Il ressent et voit les choses différemment.  Une petit vidéo pour découvrir ce personnage fascinant.

%d blogueurs aiment cette page :