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Derrière votre idole   Leave a comment

masque

 

J’ai longtemps imaginé être ce personnage.

Je l’ai vu tant de fois dans mes rêves.  Puis, un le jour, j’ai pris conscience d’une distinction avec cette idole, ce personnage.

J’entendis cette voix, cet écho d’être, me parler de ma vie.

Par la suite, est apparu par bribes de conscience lors d’événements, ce questionnement : Suis-je réellement cette représentation que je me suis faite de moi-même?

Bien sûr, nous accolons souvent la notion d’éveil à la notion de prise de conscience.

Mais est-ce à dire que nous rêvons longtemps avant de connaître un éveil à soi?

Est-ce à dire que nous portons en nous une part lumineuse qui attend son lever du jour?

Il est intéressant de prendre du recul au regard de notre idole, notre personnage et de lâcher-prise sur cette volonté de contrôle de soi, de contrôle de cette vie, de contrôle des autres.  Il est possible de juste apprécier ce qui est et l’accepter.

Ce point de recul qui peut donner le vertige, en équilibre sur le seuil de la matrice à projection, bien qu’il nous laisse seul, offre pourtant cette vision d’ensemble qui nous permet ce nouvel émerveillement.

De ce point de vue, l’évidence apparait que je n’ai plus besoin d’acter l’expression de ma vie.

De ce point de vue, il est possible de trouver l’énergie et le courage pour cesser de travailler à améliorer le personnage fictif afin de vivre pleinement sa nature propre.

En prenant le temps de regarder, il est facile de repérer ces personnes par leur nature joyeuse dans le mouvement.

 

Une chanson d’Yvon Deschamps interprétée par Patrice Michaud – Je suis moi

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Une conscience joyeuse et unique   2 comments

tu-apprends

S’émerveiller, développer une conscience qui serait joyeuse, tant de notre vie que de notre monde, est-ce possible?

Même dans ce monde où la folie peut nous emporter en tout temps?

Malheureusement oui!

J’aurais aimé vous dire que le désespoir est la seule issue, mais je sais au fond de moi que cela n’est pas vrai, du moins pour moi.

Même si je palpe au quotidien cette réalité qui contient tant de beautés et parfois tant de cruautés, toute prise de conscience n’est pas inutile, voire illusoire. Par la pratique, j’ai expérimenté la frontière entre l’espoir et la déception profonde. J’ai vu de belles personnes disparaître et j’ai vu de belles naissances apparaître. Vivre pleinement relève de cette capacité d’être intégralement présent à ce qui traverse notre conscience. Le vrai défi est de préserver cette faculté de s’émerveiller malgré les expériences plus banales ou les plus répétitives. Un jour, une adepte du tantrisme m’a fait vivre la complémentarité des contraires, et depuis, je suis plus ouvert à la diversité, car je sais que tous les éléments de ce monde se complètent par leur interdépendance. Nous commençons à développer une conscience constructive lorsque nous acceptons totalement le fruit de nos pensées et de nos émotions, lorsque nous sommes sur ce seuil où se tient en équilibre cette conscience joyeuse, ouverte et résiliente au monde.

J’aurais aimé vous dire que l’espoir est la seule issue, mais je sais au fond de moi que cela n’est pas vrai, du moins pour moi.

Par-delà le désespoir, et l’espoir, il y a cette conscience unique de la vie.

Une chanson de Daniel Bélanger – Dans un spoutnik

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Vivre, ce n’est pas seulement réussir   2 comments

Pas seul

Nos premières tentatives pour séduire une personne que nous désirons sont une période de grand apprentissage. Après l’avoir côtoyée, avoir partagée quelques moments, et, que nous sentons une certaine affinité, la réponse négative qu’elle offre ouvre une nouvelle porte en nous. C’est l’une des premières fois où nous constatons que nous ne ressentons pas tous la même chose, nous ne jugeons pas de la même façon, nous ne vivons pas de la même manière les événements et ce que nous supposons que l’autre pense est parfois faux.

Puis, cette vérité nous met sur la défensive et nous tentons dorénavant de mieux interpréter les autres. Lentement, la crainte s’installe, et nous avançons dans la vie par essais et erreurs, par attentes puis par projections courageuses dans l’action. La peur d’être jugé prend une plus grande importance et la critique devient une blessure au lieu d’une opportunité d’apprentissage. Il arrive alors qu’avant même que l’autre puisse envisager de nous rejeter, nous l’avons déjà fait nous-mêmes.

Comprendre ce mécanisme de notre esprit est une étape cruciale, car nous prenons conscience de l’effet de l’estime de soi sur notre vie. L’un des éveils à soi commence par accepter ce que nous sommes sans faux fuyant, apprécier l’autre malgré la critique, accepter la distance ou même le silence. Cesser de vouloir tout retenir, tout prendre pour tout simplement accueillir est une bonne façon de se redonner une capacité d’agir à partir de notre propre nature. Vivre, ce n’est pas seulement réussir.

Une chanson de ZAZ – Trop sensible

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Laisser chacun faire ses choix   Leave a comment

ImAGE Arbre humain

Poursuivre sa propre voie, c’est accepter de l’inventer. C’est pourquoi, lorsque nous recherchons le meilleur pour les autres, il est absurde de vouloir les contrôler et de les contraindre à notre seule façon de faire.

L’intérêt n’est pas d’imposer le comment, mais de partager le sens.

En regardant autour de nous, nous constatons que peu importe le domaine, il est possible d’emprunter de voies différentes et pourtant contribuer à atteindre un but commun.

La quête du respect de l’autre, la compassion, a besoin de différentes formes de gestes humains pour ne pas demeurer invisible.

Une chanson de Luc De Larochellière – J’ai vu

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Publié 12 juin 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Le dessein de notre propre nature   Leave a comment

Pas seul

Quand on parle d’interdépendance, nous cherchons à mettre en lumière le fait que les événements et les phénomènes sont connectés, reliés.

L’effet pervers de l’utilisation du mot interdépendance, c’est le lien direct avec le concept de réciprocité, cette suggestion de lien toujours direct entre deux choses. La graine et le fruit sont reliés, donc interdépendants. Cette affirmation n’est pas nécessairement toujours fausse, mais elle n’est pas toujours vraie.  C’est là que cela se complique…

Il est vrai que si je plante une graine, j’ai des chances qu’un jour je puisse récolter un fruit. Mais cette interdépendance est multifactorielle et multidimensionnelle. Et elle est surtout conditionnelle.

Je peux planter une graine et celle-ci va devenir un germe, puis une plante, puis un arbre et enfin un fruit.

Mais cela n’est pas aussi simple, il faut la bonne température, le bon ensoleillement, la bonne pollinisation, l’absence de développement urbain, une pluie pas trop acide, etc.

Donc, planter une graine peut, par la relation conditionnelle avec toutes les variables essentielles, donc les conditions positives, devenir un fruit. Mais cela peut aussi ne rien résulter de ce scénario souhaité, et en fait enrichir uniquement la terre d’une matière pour composte et susciter un tout autre scénario, une autre voie.

La réciprocité nous amène la vision que la cause produit un effet et introduit une vision ou tout semble déterminer. Mais dans les faits, ce que nous vivons est plus complexe et relève de l’interdépendance soit d’une production de soi et de l’environnement conditionnel à des facteurs convergents.

Si je suis au bon moment, au bon endroit, avec la bonne intention et dans les bonnes conditions, je peux profiter et participer aux battements d’ailes du papillon qui a eu lieu il y a trois jours à des lieux d’où je suis. Mais ce n’est pas forcé, pas voulu, et pas déterminé. C’est possible parce que je suis capable de coproduire ma propre nature, consciemment ou par accident.

Je suis moi, ce même moi, qui me voit et qui défini une représentation de soi différente à 5 ans, puis à 10 ans, puis à 19 ans puis aujourd’hui. Mais, toujours le même moi, avec des différences de conditions et réalités, et des représentations particulières, avec lesquelles certains auraient pu faire moins et d’autres plus, mais ce fut mon parcours du moi.

Je ne suis pas ce qui est écrit depuis ma naissance, mais je ne suis pas le fruit du hasard. Je suis la vie qui coproduit le devenir à partir de facteur conditionnel et qui tends vers sa réalisation.

Pour grandir, je dois réunir en toute synchronicité, les conditions personnelles et ainsi dépasser mes conditionnements et modèles sécurisants et les conditions externes essentielles à mon parcours choisi.

L’ensemble des conditions, des facteurs et des déterminants conspire à réaliser le dessein de notre propre nature.

Une chanson de Donovan – On This Lovely Day

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Publié 10 juin 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Notre voie personnelle   Leave a comment

citation danse Nietzsche

Nous avons plus en commun entre nous que nous l’imaginons.  Nous partageons le même sang, la même terre, mais aussi nous avons, quelle que soit notre condition, ce même besoin inné de donner du sens à notre vie, de connaître notre propre voie, et de voir le tableau d’ensemble dans lequel nous pouvons contribuer.

Que nous fassions un retour vers le passé en revisitant les auteurs anciens, en étudiant l’histoire de notre humanité ou en écoutant les propos actuels dans les rues de nos villes et villages, il y a ce même besoin inné.

Tant que nous n’avons pas identifié notre propre réponse, tant que nous n’avons pas commencé à vivre en cohérence avec cette voie personnelle, la vie ressemble à un théâtre d’ombres chinoises ou les actions sont perçues, mais une clarté suffisante pour bien saisir toutes nuances et le tableau général.

Tant que nous n’avons pas notre propre réponse, nous sommes hantés par la réussite. Lorsque nous commençons à fouler notre voie personnelle, nous comprenons que la réussite à elle seule ne mène à rien. Elle ne fera aucune différence tant que nous ne serons pas connectés à notre vraie nature. La réussite amène la joie au terme de l’action, s’éveiller à sa voie personnelle est source de joie.

Il n’y a pas de grandes ou petites réalisations, il n’y a pas de voie plus fantastique qu’une autre, puisque nous sommes un. Alors, il n’est pas nécessaire de forcer, de résister, mais faire simplement de son mieux.  C’est ce qui fait la différence.

Une chanson de Ordinaire – Robert Charlebois – version du film Gabrielle (2013)

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Être moins que soi?   Leave a comment

ImAGE Arbre humain

Vouloir être une personne attendue de notre société, c’est avant tout accepter de faire ce qu’il faut, mettre toute l’énergie à répondre aux standards, mettre toute l’énergie pour se dépasser.

Mais, c’est aussi, et surtout, avoir de la difficulté à accepter que parfois nous ne savons pas tout, nous ne pouvons pas tout faire et tout réaliser.

Nous avons de la difficulté à accepter quand tout s’arrête et encore plus qu’il fasse mourir. Parfois malheureusement, même si nous voulons pleinement, nous ne pouvons pas.

Il y a un peu de tout cela dans l’attente d’être la personne attendu.  Il y a toute cette pression cachée dans le non-dit et l’exercice de la performance à tout prix.

Les tentations tapent à l’œil et les folles attentes nous empêchent d’accepter l’évidence, nous ne devrions pas être moins que soi.

Alors, si un jour vous vous rendez compte que vous ne voulez plus, il est toujours possible de changer. Il n’est jamais trop tard pour s’accepter dans notre besoin de devenir, de s’accepter dans notre besoin de faire et réaliser notre part de soi, de s’accepter dans la peine des départs et de cheminer avec l’idée de la mort, et surtout, s’accepter à l’intérieur de nos capacités.

Regardez autour de vous, prenez le temps d’observer, je suis certain que vous allez découvrir de belles personnes qui ont du courage, de l’humilité et un cœur grand comme l’acceptation.  Ces personnes sont loin des projecteurs, ils sont dans l’ombre et apportent une contribution significative, et tellement importante, car ils apportent leur vraie nature, leur singularité à notre monde pluriel. Ce ne sont pas des modèles de personnes attendus de notre société. Ce sont les visages humains de la vie qui lentement et avec un soupçon de subversion, humanisent notre espace collectif.

Une chanson de Jim Corcoran – J’vais changer le monde

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Publié 13 avril 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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