Heureusement imparfait

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Un jour, on se rend compte que cela n’a pas vraiment de sens de dire que nous grandissons mal ou que nous vieillissons mal. Pour dire cela, il faut se comparer à un idéal.

En même temps, nous nous rendons compte qu’il en a fallu du temps pour accepter notre imperfection.

Les expériences du passé, les souvenirs et les grandes étapes de notre vie sont ce qu’ils sont, et notre jugement en terme positif ou négatif ne saurait en changer une ligne.

La vie coule avec ses événements, ses duretés et ses passions. Le cycle de notre propre nature laisse tomber les feuilles mortes de notre histoire et prépare le terrain pour l’émergence de nouvelles.

Il n’y a pas de vie sacrifiée sans rébellion.  Pour vivre l’accalmie, il y a ce que nous faisons de la vie, par-delà le jugement de la perfection ou des attentes non répondues.

En acceptant le concept de la perfection, nous acceptons du coup la notion de normalité, de standard, et d’exclusion.

J’aime bien l’idée d’être singulier, différent et en évolution créative avec un soupçon de propension à aimer la joie, la tendresse, la gaieté et l’imprévisible.

Une chanson de Daniel bélanger – Imparfait

Les paroles dans la vidéo

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Des parcelles indissociables par nature

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Nous sommes des parcelles d’une vaste nature, nous l’oublions trop souvent. De par notre petitesse, nous voyons qu’une toute petite part et de ce fait, nous croyons plus juste de nous en servir juste pour soi. Nous exploitons notre environnement, car de notre point de vue, ce qui est à notre portée est relié forcément à nous. Et, nous n’avons pas conscience que ce que nous faisons à la terre ici et maintenant aura un impact ailleurs et prochainement. Notre absence de vision et notre marche pour soi sans égard aux autres font en sorte que nous avons l’illusion que nous ne sommes pas perdus.

J’aimerais pouvoir illustrer qu’il y a une vaste nature à protéger, au cœur de notre corps et dans notre environnement. Quelle que soit notre vision de cette vaste nature, il nous faut apprendre à la respecter et à saisir l’impact de celle-ci sur notre propre corps, sur notre propre démarche.

Ce que nous pensons, ce que nous disons, ce que nous faisons, aura un impact direct autant sur notre environnement et notre propre développement. Nous sommes comme les arbres, nous nous élevons à la vie, lorsque bien nourrie, exprimant en retour une beauté par cette contribution singulière. Comme les arbres, un jour nous allons mourir, et nous laissons des semences pour que d’autres poursuivent l’œuvre de la vie. Couper un arbre pour rien c’est enlever de la vie pour rien.

Tout est interdépendant, nous sommes des parcelles indissociables d’une vaste nature. Il est important de dénoncer la bêtise humaine qui nous mène par égarement à la destruction et d’exprimer notre dissidence en apposant des gestes conscients et bienveillants pour tenter de guider cette part de nous intoxiquée.

Une chanson de Richard Séguin – Qu’est-ce qu’on leur laisse (Ma Demeure)

Les paroles sur  http://laboiteauxparoles.com/titre/2566/richard-seguin-qu-est-ce-qu-on-leur-laisse

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Plus que la beauté, la présence

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Les marchands de rêves, les imposteurs réussissent à séduire bien des gens, et à les attirer, car ils ont ce don d’embellir la réalité.

Et pourtant, il suffit d’avoir été ensorcelé une fois pour saisir que même si la beauté existe, et qu’elle a beaucoup de formes, dans les faits elle ne dure pas.

C’est lorsque nous dépassons la quête de la beauté que nous pouvons voir la nature profonde de la vie, sans artifice et vraie. Elle est variée, elle se capte sans a priori, à des lieux de la perfection, et si près de ce que nous sommes vraiment.

La personne affranchie de la quête de la beauté est celle qui voit en tout trait l’humain par-delà le maquillage et les beaux habits. Puis, elle se rend disponible à apprécier les changements qu’opère le temps comme on apprécie le spectacle des saisons qui refaçonne nos milieux de vie.

Alors, les notions de beauté et de laideur deviennent des mots qui ne justifient plus une présence ou une absence.

Une chanson de Yoav – Adore Adore

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/292287.html

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S’affranchir de la trahison

Nos peurs

C’est lorsque nous vivons une grande blessure dans un contexte de trahison que nous sommes alors confrontés à notre valeur réelle, à notre capacité de résilience.

Doit-on pardonner? Doit-on à tout prix préserver la paix et ainsi maintenir des relations affligeantes?

Tenter de retenir quoi que ce soit, c’est s’attacher, et lentement s’immobiliser.

Le pardon doit être comme les arbres, les rivières et le vent de la nature qui nous entourent. Malgré nos incivilités, ils continuent d’être ce qu’ils sont en partageant la vie.

En regardant autour de nous, nous constatons qu’il y a des personnes blessées par des trahisons et nous nous affligeons parfois des conséquences plus dommageables que les sévices subits.

Changer notre propre nature suite à une atteinte, c’est se perdre, c’est abdiquer. C’est s’infliger une trahison à soi pour répondre à une trahison de l’autre. Pardonner, ou acheter la paix, dans ce contexte, ne fait que nous diminuer, nous agenouiller. Le vrai pardon ne doit rien enlever, il doit ajouter de l’humanité et de la dignité.

Devant toute forme de pertes ou de trahisons, il est important de demeurer digne de soi, digne de vivre, digne d’être ce que nous sommes, digne de nos choix.

Aucun humain, malgré ce qu’il fera de bon ou de mauvais, ne devrait être dépouillé de son estime pour continuer son chemin. Il n’y a aucun joug à tolérer, même ceux imposés par la peur ou la culpabilité. Notre propre nature n’est en rien porteuse de vengeance. Elle est porteuse de gratitude, de compassion et de cette capacité à redonner à la vie.

Une chanson de Playing for change – Mais que Nada

Les paroles de https://www.lacoccinelle.net/278896-sergio-mendes-mais-que-nada.html

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La voie humaine

La nature

Ce qu’il aimait en marchant dans la forêt, c’est qu’à chaque fois tout est un peu différent, rien n’est tout à fait pareil, et en ce sens, il ne faisait qu’une seule fois dans sa vie cette balade. Pas de deuil, pas de tristesse à la sortie du sentier, uniquement un sentiment de plénitude.

Il apprenait des arbres le mouvement du vent, l’importance de bien s’enraciner dans une terre fertile. Il apprenait des jeux de lumières à travers les branches et les feuilles, l’importance de la perspective, de notre position dans le monde et de la vision que cela dégage.

Il apprenait à ne pas regarder ce qui le dépassait, mais à suivre ses effets, à s’inspirer de sa lumière, bref à composer avec le soleil au lieu de se laisser consumer lentement.

Il apprenait que l’inconnu est comme un grand livre que nous ouvrons, que souvent notre peur était accompagnée d’excitation et qu’il fallait savoir les faire danser ensemble. Chaque pas que nous faisons pour dévoiler un lieu inconnu réduit d’autant la possibilité de s’égarer et nous permet d’étendre cette conscience de la terre.

Les mystères les plus beaux ne proviennent pas de lieu inconnu, mais de situations improbables. Patiemment, à chaque balade dans la forêt, des mystères se dévoilaient et l’émerveillement se manifestait.

Aujourd’hui, il marche parmi les humains comme s’il était en forêt. Pour lui, rien n’est banal, tout est à revisiter autrement. Il n’y a plus de temps primordial, juste l’instant même où se déploie la vie.

Une pièce musicale de Secret Garden- Pastorale

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Graines de sens (2)

ImAGE univrs

Dans la journée, quand le soleil brille, on ne distingue aucune autre lumière dans le ciel, car celui-ci est totalement saturé par la lumière solaire. C’est seulement une fois que notre astre disparaît derrière l’horizon dans un dernier flamboiement de couleurs que les millions d’étoiles s’allument dans le ciel et se révèlent à nos yeux émerveillés, traçant dans le firmament nocturne toutes sortes de figures et motifs que les hommes n’ont eu de cesse de déchiffrer. Ce n’est également qu’à la faveur de la nuit que la lune peut nous offrir la douceur particulière de son rayonnement…

De manière analogue, dans la vie de l’être humain, tant que la raison et l’intellect nous aveuglent de leurs brillants éclairages, souvent superficiels, elles nous dissimulent toutes les autres sources de lumière. Pour contacter les étoiles, ces lumières spirituelles supraconscientes qui peuplent notre ciel intérieur, il faut s’abandonner à la méditation, à la prière ou à la contemplation. En effet, ces pratiques font disparaître le mental à l’horizon de nos pensées et lui substituent le rayonnement stellaire qui a toujours guidé les hommes, cette lumière première dont l’espace obscur est pourtant saturé, une lumière curieusement invisible dont la raison n’offre qu’un pâle reflet. Alors, dans cette nuit intérieure, une fois le mental couché, même notre lune intérieure – symbole de l’imagination féconde et des reflets de l’inconscient – peut elle aussi déverser sur nous ses trésors: c’est là que nous viennent les inspirations et la créativité.

Ne laissez pas le soleil de la raison monopoliser votre ciel intérieur, au risque que sa lumière – dont une juste dose est utile et nécessaire – ne transforme votre jardin intérieur en un triste et brûlant désert. Laissez leur part aux étoiles et à la nuit, et récoltez chaque matin la rosée qui s’est délicatement déposée en vous.

Olivier Clerc dans Graines de sens

Une pièece musicale de Deuter – Language Of Silence

L’évidence de l’expérience

ImAGE Fleurs

L’expérience de notre vie est ce qui nous apparaît de plus évident et de tangible, et pourtant elle relève de cette part invisible et insaisissable en nous. La volonté, la confiance et le détachement.

Il arrive parfois que nous soyons impuissants, devant certains événements, la peur et le manque de connaissance nous figent et nous restons bloqués.  Dans d’autres circonstances, ces mêmes événements nous pousseront à passer à l’action, malgré la peur et le manque d’informations tout en étant conscient que certains paramètres de cette situation ne dépendent pas de nous.

Comment expliquer que lorsque ces trois éléments sont réunis, la volonté, la confiance et le détachement, nous sommes capables de sortir des sentiers battus, d’innover, de créer, bref de lâcher-prise, cesser de vouloir tout contrôler. Et en prime, nous faisons souvent non par l’expérience d’un plus grand pouvoir, mais au contraire, d’une humble avancée sereine et amoureuse de la vie.

L’évidence de l’expérience qui transforme, elle est à la fois tangible et immuable au présent, elle est futile au fil du temps et pourtant, cette expérience concrète nous permet de prendre conscience que nous portons une représentation du monde impermanente à partir d’une propre nature insaisissable.

Une chanson de Daniel Bélanger ionterprétée par une autre grand musicien Louis-Jean Cormier -Intouchable et immortel

Les paroles sur https://genius.com/Daniel-belanger-intouchable-et-immortel-lyrics

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