Archives du tag ‘présence

Heureux d’être encore capable de s’émerveiller   2 comments

ImAGE calme

Mon bonheur est d’avoir trouvé le sens de ma présence sur terre, et auprès des autres et il a commencé le jour où j’ai ouvert les yeux et le cœur sur la grandeur et la beauté de la création.

Être seulement émue devant un coucher de soleil, ranger ses angoisses et son égo dans sa poche, contempler ce que la main de l’homme ne peut ni imiter ni gâcher : les étoiles, la lune, les vents…

Se laisser éblouir et envahir par la splendeur d’un paysage. Se sentir petit, modeste devant tant de grandeur mais surtout heureux de pouvoir accueillir ces sentiments dans son cœur.

Heureux d’être encore capable de s’émerveiller. La terre est vaste mais pas plus vaste que nos cœurs.

Mélanie Georgiades dans Diam’S Autobiographie

Une chanson de Louis Armstrong interprétée par Katie Melua et Eva Cassidy – What A Wonderful World

Les paroles en françcais sur https://www.lacoccinelle.net/244163.html

Publié 23 février 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Tomber amoureux de ce qui est   Leave a comment

ImAGE coucher

Une photo d’une grande amie de Baie-Comeau, Nadine Lachance

Je ne dirai jamais que je suis « éveillé ». Je ne dirai jamais que je ne le suis pas.

Pourquoi ? Parce que je ne peux pas trouver une entité solide et indépendante ici qui pourrait un jour être l’un ou l’autre. Je ne trouve aucune histoire à mon sujet qui peut tenir ici dans cette immensité. Aucune histoire ne peut y prendre racine, aucune conclusion ne peut s’y établir.

Tout ce que je trouve ici, quand j’y jette un regard neuf sans préjugés, c’est un espace largement ouvert en lequel le paysage dynamique de la vie se joue -un espace vivant, inséparable de ce même paysage, un océan vaste et illimité indissociable de ses innombrables vagues, des pensées, des sensations, des sentiments quand ils surgissent et retombent.

Et ainsi dire que je suis illuminé, ou que je suis éveillé, ou ni l’un ni l’autre, est merveilleusement sans importance ici, dans l’immensité déjà éveillée qui n’appartient absolument à personne. »

Jeff Foster dans Tomber amoureux de ce qui est

Une chanson de Damien Rice interprétée avec le Cantus Domus (It Takes a Lot to Know a Man) | One To One

Les paroles en françcais sur https://www.lacoccinelle.net/947909.html

Publié 17 février 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Nous sommes par nature   Leave a comment

La nature

L’humain parcourt souvent les mêmes étapes sous forme de cycle au cours de sa vie.

Pour se développer, il est important qu’il puisse sortir de soi, s’ouvrir au monde qui l’entoure et par les processus de socialisation, développer les interactions et la générosité. Cette étape de la vie se veut une fenêtre sur ce qui entoure, à la diversité et aux autres.

Elle est le passage vers une autre étape du parcours, l’importance de l’intégrité et de l’entraide. C’est l’étape où nous tentons de mieux fixer nos points de repère et d’établir nos balises. C’est aussi la découverte de l’interdépendance.

Puis, vient l’étape de la prise de conscience de notre fragilité, et de l’importance de la patience, de la persévérance, car même si nous avons parfois l’impression que rien n’avance, la vie suit son cours et notre vision accompagne.

Puis, un jour nous passons à l’étape de l’éclosion de l’énergie, où le courage, l’enthousiasme et l’effort prennent toute la place. La créativité permet d’ajuster le parcours entrepris. Nous redécouvrons le soi qui a été délaissé pour explorer le monde.

Se dessine alors l’étape de la présence, teintée d’attention, de vigilance et de conscience. C’est une étape importante pour la maitrise de soi dans notre rapport avec les autres. Il s’agit d’une forme d’intégration entre le soi et l’autre.

Puis, vient sans crier gare l’étape de l’abandon, du lâcher-prise. Nous sommes alors conscients et plus près de notre nature propre. L’impermanence ne pose plus problème, nous sommes.

Enfin, c’est l’étape de la naissance, la nature originelle qui se manifeste à nouveau.

Ce cycle peut être vécu à différents niveaux dans nos vies et s’apparenter à différentes saisons. C’est dans notre nature.

 

Une chanson de Kitaro – Heaven and Earth

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 13 février 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Maurice Zundel et l’émerveillement   3 comments

 

ImAGE

L’émerveillement, c’est précisément le moment où émerge en nous une nouvelle dimension, c’est le moment privilégié où nous sommes soudain guéris pour un instant de nous même et jeté dans une Présence que nous n’avons pas besoin de nommer, qui nous comble en même temps qu’elle nous délivre de nous-mêmes.

*

Un tel émerveillement, nous le savons, peut s’éprouver dans tous les secteurs : émerveillement devant la nature, émerveillement devant l’amour, devant l’enfant qui naît ou qui dort, devant une découverte scientifique ou devant une création artistique. Il n’y a pas de domaine où l’émerveillement ne nous ouvre des horizons infinis, pas de domaine où nous ne puissions éprouver, à certains moments, ce sentiment d’une rencontre libératrice ; d’une rencontre avec toujours la même Présence, précisément parce qu’elle accomplit toujours en nous le même effet, parce que la rencontrer c’est cesser d’être esclaves de nous-mêmes et entrer dans un domaine où la liberté s’actualise en libération de nous-mêmes. (…)

*

Ce rappel d’expériences connues nous laisse entrevoir que notre libération – notre naissance à nous-mêmes, notre devenir humain, notre émergence hors du monde instinctif et du monde-objet – est liée à la rencontre avec une Présence, toujours la même, avec un « X » ineffable, dont la découverte nous guérit de nous.

Maurice Zundel

 

Une pièce musicale du Cirque du soleil – Alegria

Publié 12 février 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Par delà le corps de la terre   1 comment

Clarisse 19-02-05

Il y a 8 ans, Clarisse, ma mère est décédée après avoir passé près de 25 ans prisonnière de son corps par la maladie. Je pouvais passer lui rendre visite, lui parler et lui chanter une chanson, puis partir. Et si je décidais de revenir 5 minutes plus tard, elle avait déjà oublié mon passage. Je pouvais lui faire revivre la même chose. Sa lésion au cerveau avait fait en sorte qu’elle n’avait plus de mémoire à court terme. Elle se rappelait ma naissance, mais pas ce qu’elle avait pris pour déjeuner. Confiné en fauteuil roulant où le lit, sa vie était dépendance, elle qui avait passé sa carrière comme intervenante dans des organismes ou entreprises pour aider les autres.

Chacune de mes visites qui étaient aux yeux de certains inutiles était pour moi des réelles présences à l’autre, sans attente, sans contrepartie. Mon frère Robert a été envers elle un pur exemple de compassion.

Il y a des portes dans les présents de la vie que l’on ouvre qu’en étant attentif, disponible, sans mots de passe… et elles génèrent des rencontres merveilleuses, et depuis mère veilleuse.

Une chanson d’Arcade Fire interprétée par Peter Gabriel – My body is a cage

Les paroles en français sont sur https://www.lacoccinelle.net/958348.html

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Publié 11 février 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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La quête de l’immortalité   Leave a comment

INUSKSHUK

La quête de l’immortalité a probablement pris racine avec la découverte qu’en enterrant les morts dans un milieu sec et chaud, par exemple le désert, ces derniers se conservaient souvent mieux et plus longtemps. Cela a ouvert la porte à la momification. L’idée était d’une part d’interrompre le processus naturel de décomposition et de purifier le corps et de le rendre divin afin de permettre à l’âme de voyager vers les terres divines. Cette idée s’est rependue dans le monde tant en Amérique qu’en Afrique et en Europe.

En Chine, des adeptes du culte de la pratique de Maitreya ont développé l’automomification. Le processus commence par une ascèse de cinq ans tout en retirant un à un les aliments pour à terme vivre un jeune total jusqu’à la mort. Au Japon, le Sokushinbutsu, une autre technique d’automomification assez sophistiquée est maintenant interdite.

Encore aujourd’hui, nous embaumons des corps et nous avons des collections de papillons, d’oiseaux, de mammifères de poissons produits par des taxidermistes.

La quête des alchimistes tant de la Chine, de l’Inde que de l’Europe, visait, quant à elle, à concevoir l’élixir de longue vie afin de prolonger le plus longtemps possible la vie ou de conserver une relative jeunesse.

La découverte de l’écriture puis de l’imprimerie a permis d’assurer une certaine forme de perpétuation de la pensée d’une personne. Nous avons ainsi accès à la pensée des anciens qui se perpétue dans le temps, même si le corps est disparu depuis des siècles. Tout comme les œuvres d’art (peinture, sculpture, théâtre, musique, inukshuk, stupa, etc.) peuvent, grâce au développement technologique d’entreposage, être considérées par certains comme éternelles, mais certainement pas immortelles.

La quête de l’immortalité a amené les humains à explorer différentes dimensions alternatives, en passant par l’idée de la réincarnation, du paradis, celle d’un robocop ou d’un Frankenstein, ou encore ces travaux sur l’expérience de la mort imminente (EMI).

Auourd’hui, par la recherche scientifique, nous explorons les capacités qu’offre l’autoproduction cellulaire, ces cellules dites immortelles, ou encore le clonage et même le développement de l’intelligence artificielle afin de perpétuer notre humanité. Toutefois, nous sommes bien loin de l’immortalité qui ne peut prendre un sens que par rapport à la mortalité, notre mortalité. Trouver un substitut, ne fera pas en sorte que ce sera réellement nous qui resterons.

Il est intéressant de constater que la notion d’immortalité renvoie ultimement à celle d’être toujours en vie. Et si la notion d’immortalité n’était accessible à l’humain que par le fait de transcender l’effet du temps en vivant pleinement? Une idée à explorer…

Une chanson de Leonard Cohen – Traveling Light

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/1194286-leonard-cohen-traveling-light.html

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Publié 7 février 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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La vitesse du temps   1 comment

vagues

Il est fascinant de constater que plus nous avons l’impression que le temps passe vite, plus nous sommes en phase avec nos attentes. Nous ne voyons pas le temps passer lorsque nous créons un œuvre, lorsque nous sommes avec une personne que nous aimons, lorsque nous faisons quelque chose qui nous satisfait grandement.

Cela ne veut pas nécessairement dire que c’est bon. Passé des jours à jouer à des jeux, à consommer des substances nous fait perdre la notion du temps, nous sommes en phase avec des attentes qui nous éloigne de soi.

Par contre, lorsque nous sommes déphasés, le temps s’égraine avec une lenteur insupportable. Souvent, nous ressentons cela lorsque nous faisons ce que nous n’aimons pas, lorsque nous endurons, subissons, nous entreprenons un labeur sur une trop longue période, cela semble attiser l’ennui. Ces moments de perte de temps (en fait le temps bat toujours au même rythme, c’est l’illusion de la vitesse qui se perd) me font penser à ces voyageurs dans un aéroport qui attendent suite à un départ annulé, ils n’ont plus de repères et ils sont là à regarder filer les autres avions un a un. Ils sont déphasés par rapport aux autres qui sont en mouvement.

Comment vivre pleinement, si lorsque tout va bien et que nous sommes heureux, le temps s’évapore, tandis que lorsque tout va mal, il se fige et nous retient en mauvaise posture? Cela peut paraître injuste. Et pourtant, c’est la vie, telle quelle est, en apparence. Faut-il développer la résilience et l’acceptation de notre mort éventuelle pour bien vivre?

Peut-être, car l’illusion de la vitesse du temps s’évanouit à l’Instant de la Rencontre, là où personne n’est autre, et personne n’est soi. Une simple présence consciente à l’instant.

Une pièce musicale de John Butler – Ocean

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 6 février 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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