Être là

ImAGEMatin champs de fleurs

Elle était couchée sur l’herbe, et lui était bien heureux d’être si près d’elle.

Elle lui demanda de regarder le passage des nuages dans le ciel. Elle lui montra les différentes formes qu’elle voyait et imaginait un dragon qui lentement s’est transformé en un oiseau et enfin en une croisée de chemin. Elle lui dit qu’elle se sentait comme ces nuages, sans forme fixe.

Elle regardant son ami dans les yeux et gardant le silence quelques instants.

Il lui dit alors que lui aussi avait ce sentiment que rien ne se fixe à jamais. Que cet instant qu’ils vivent ensemble n’arrive qu’en ce moment, il peut y en avoir d’autres pareils, mais ce sera peine perdue.  La magie est en ce moment.

Il lui raconta qu’à toutes les fois qu’il réalise un rêve, un projet, une épreuve, un moment magique, il vivait la satisfaction.  Bien sûr, il y a eu les efforts, oui cela entrainait souvent de la fatigue, mais le but était atteint. Et lentement s’effaçait la satisfaction et le désir de relever un autre défi, de faire une autre découverte l’animait. Chaque fois qu’il tentait de refaire le même trajet ou le même projet, il mesurait la perte d’intérêt, la perte d’intensité. Pour lui aussi, le moi changeait constamment comme les nuages et il avait besoin de traverser de nouveaux horizons.

Elle se colla contre lui. En effet, ils venaient tous les deux de mesurer l’importance d’être là, ensemble.

Une pièce musicale de Beethoven – 6th Symphony – Pastoral

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Une simple avancée quotidienne

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Ce qui est simple et accessible est la voie que nous devons poursuivre.  La réalisation de soi peut et doit se réaliser par des choses concrètes, souvent simples et avant tout faisables.  Il faut se méfier de la complexité et de la performance pour atteindre un état.

Par exemple, agir avec compassion ne nécessite pas que nous devions faire passer les autres avant soi-même et devenir l’esclave de la souffrance. On ne vit pas avec compassion en utilisant le mot amour à toutes les sauces et en parlant du cosmos comme un vieux pote. Pour vivre une compassion qui nourrit, il faut avant tout une ouverture à l’autre, une capacité d’écoute et d’attention, avoir cette capacité de ne pas tout faire uniquement pour soi et se décentrer de soi-même.

Une quête personnelle ou spirituelle doit avoir du sens au quotidien, doit s’incarner dans notre vie de tous les jours.  Ce n’est pas un habit du dimanche que l’on porte pour un événement ponctuel.

Lorsque l’on vous propose de changer radicalement votre mode de vie, de défrayer des coûts importants et de maitriser une technique complexe pour vous réaliser, il est bon de s’interroger sur la pertinence de devenir une autre personne.

Pour découvrir le monde que j’habite, il n’y a rien de mieux que de simples avancées quotidiennes.

Une chanson de Richard Séguin – Le quotidien

Les paroles sur http://laboiteauxparoles.com/titre/2602/richard-seguin-quotidien

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Ces mots qui nous composent

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Prend le temps de bien choisir

les mots que tu utilises

ils comportent plus que des lettres

ils illustrent le sens réel

que porte ton message

On peut parler d’amour

avec des mots qui enferment

et chaque mot a son importance

une phrase est composé

de ton intérieur entre chaque mot.

Les mots sont précieux, mais limités

Ils peuvent exprimer le mystère qui t’habite

Mais le grand secret s’exprime difficilement.

Il y a tant à dire, il y a tant à faire

Et pourtant, l’essentiel

du dernier message

que nous souhaiterions laisser

ne parlerait-il pas de bienveillance,

d’affranchissement des chaines,

et de la part d’émerveillement

qu’il nous reste à partager.

Vivre est une opportunité unique

d’être avec toi

et ce sont nos échanges

qui nous composent chaque jour.

Une chanson de Luce Dufault – De la main gauche

Les paroles sur https://www.paroles-musique.com/paroles-Luce_Dufault-De_La_Main_Gauche-lyrics,p06958471

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Responsable et conscient

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Nous vivons dans une société ou la notion de responsabilité est très importante. D’ailleurs, on nous reconnaît des droits et des devoirs et nous sommes ainsi liés par une sorte d’encadrement légal qui maintient la cohésion sociale. Prenons en exemple les différentes lois qui viennent préciser l’âge pour voter, pour la responsabilité civile, ou pour être admissible dans les bars.

Cet encadrement dans notre société pour le mieux vivre ensemble entraîne des défis d’interprétation et des tensions entre humains. Par exemple, comment déterminer le degré de responsabilité dans la mesure où l’acte peut avoir été commis sous l’influence de stupéfiants, d’alcool, de la colère, ou encore en raison d’une situation familiale ou de couple difficile ? Ces facteurs renvoient au concept de circonstances atténuantes souvent évoqué.

Ou encore, comment puis-je être responsable de ce qui m’est inconnu, dont je ne suis pas conscient ? Ce que j’ignore m’empêche dans les faits d’être conscient de la réelle portée de certains de mes actes. Par exemple, doit-on rendre responsables les médecins qui ont perdu des patients en raison de leur ignorance de l’existence de nouvelles approches thérapeutiques?

Ces questions soulèvent la question qui nous concerne tous. Car comment pourrions-nous vivre ensemble si notre responsabilité est niée sous le sceau de l’inconscience ou l’ignorance. Il serait encore plus triste de se sentir responsable de ce qui nous dépasse, ou pire, de nous sentir irresponsables de tout.

Si nous excluons le conditionnement idéologique ou religieux qui peut parfois amener des individus à se réfugier derrière une apparente bonne conscience pour justifier des guerres, des massacres ou attentats, ce qui relève en fait de la pathologie, il faut reconnaître que le champ de ce dont je n’ai pas conscience est large, et je ne peux être entièrement responsable de ce que je suis et de tout ce que je fais. C’est ici, dans cet espace d’incertitude que naissent mes erreurs de bonne foi, mes expériences ratées.  Dans cet espace, nous nous sentons responsables, mais pas coupables.

L’inconscience ne mène pas directement à l’irresponsabilité. Mais une chose est certaine, une personne qui assume ses responsabilités du mieux qu’elle peut est plus consciente, de soi, des autres, de son environnement, du vivre ensemble. Je parle de responsabilité assumée et non de fonction.

Les personnes responsables sont ouvertes sur le monde extérieur, ils s’en préoccupent. Ils s’engagent dans la vie, posent des questions, manifestent une curiosité, veulent apprendre, comme si elles avaient compris qu’elles étaient les uniques responsables de leur niveau de conscience.

Il est intéressant de constater que ce que nous condamnons chez les personnes qui ont posé un geste répréhensible envers autrui, n’est pas uniquement la responsabilité du geste, mais surtout, cette prise de conscience de l’impact de ce geste, par exemple, le remord, le regret ou le pardon manifesté.

La conscience s’alimente donc des responsabilités assumées. Assumer ses responsabilités peut demander plus de temps, par exemple, je pense aux tâches ménagères, aux relations du vivre ensemble, mais tout comme l’entraînement physique, elles apportent un développement de la personne dont le bénéfice dépasse le temps consacré. La conscience se développe par la vie au quotidien, elle n’est pas une fermeture sur soi. Et mes responsabilités me relient en quelque sorte à toutes les consciences.

Une chanson de Luc De Larochellière – D’état en état

Les paroles sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Luc-De-Larochelliere/D-etat-en-etat.php

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Juste assez imparfait

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Il est surprenant de constater que nous faisons parfois des choses qui sont contraires au bon sens. Par exemple, nous savons que manger tel type de nourriture aura un effet négatif sur notre vie, que rester dans l’indécision et procrastiner ne nous fera pas avancer dans la vie, qu’adopter une conduite à grande vitesse nous mettra grandement à risque, que pratiquer des sports de combat entrainera possiblement des lésions et vous seriez capable de prolonger ma liste de beaucoup d’autres exemples.

Parfois, cela donne l’impression que ce n’est pas toujours ce qui paraît juste et vrai que nous désirons faire. Se mentir ou ne pas s’écouter permet de vivre un temps mort, et d’autre fois par un voile d’insouciance, nous voulons sortir des sentiers battus et franchir nos propres limites.

Quelle est la voie de passage entre la vérité et le fait que nous savons très bien qu’il s’agit de faire les mêmes choses que les autres pour penser de la même façon?

Bien sûr la majorité des personnes veulent vivre une vie qui a du sens, sans souffrance et porteuse de vérité bienveillante. Mais, nos parcours de vie ne sont pas tracés dans une terre où tout est bien départagé. Le terreau est un mélange toujours en changement.

Nos choix sont souvent l’expression d’une adaptation entre ce dont nous avons besoin, ce qui nous apparaît juste et ce qui donne du sens. Et il arrive souvent que ces trois paramètres ne soient pas alignés. Mais c’est sur cette base que nous apprenons à être singulier, authentique et adapté à notre imperfection.

Une chanson de Daniel Bélanger intgerprétée par Ariane Moffatt – Imparfait

Les paroles sur https://genius.com/Daniel-belanger-imparfait-lyrics

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À la bonne heure

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La raison d’être d’une horloge ou d’une montre, c’est d’indiquer la bonne heure. Nous avons créé au fil des ans différentes horloges et différentes montres. Certaines étant d’une sobriété au plan de la conception et de l’esthétique, d’autres nettement plus ouvragés. Parfois, leur beauté en arrive presque à nous détourner de la raison d’être première.

Maintenant il est courant de trouver des montres et des horloges qui manquent non seulement les heures, mais les minutes et même les secondes.

Et bien sûr, il y a ces montres et ces horloges qui se détraquent et qui indiquent invariablement la même heure.

Tout le commerce de ces produits repose sur certaines caractéristiques, l’esthétique et la fonctionnalité voire même les gadgets.

Je suis fasciné par les similitudes que l’on peut observer entre ces outils pour mesurer notre présence sur la terre et l’utilisation que nous faisons de notre temps disponible. Avons-nous cherché à marquer au présent la bonne heure à vivre, où nous avons avant tout investi sur les différentes formes de représentations possibles du présent que d’autres ont créé?

Chaque humain à la possibilité de marquer la bonne heure à vivre pour soi, même détraqué, cela est possible deux fois par jour, et ce malgré nos différences.  En sommes-nous suffisamment conscients pour y porter attention?

Quel est le bonheur?

Une chanson de Mylene Farmer – l’Horloge

Les paroles sur https://www.mylene.net/mylene/paroles_l-horloge.php

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Karma, mode d’emploi – une porte ouverte sur le présent

Suite à une erreur sur son relevé de carte de crédit, Yvon appelle la compagnie Mastercard pour être remboursé. La madame au bout du fil en sait toutefois beaucoup trop sur sa vie! –

Il était une fois un disciple. Il était très attaché à son Maître et essayait de respecter le mieux possible ses instructions;

Il se trouve que notre moine avait beaucoup de colère et maîtrisait difficilement cette émotion.

Désespéré, il alla trouver son Maître et lui dit:

– Que puis-je faire, maître, pour ne plus avoir de colère?

– Il faut que tu sois attentif et surtout, à chaque fois que tu te laisseras aller à la colère contre quelqu’un, tu vois cet arbre là-bas, tu iras y planter un clou.

Le moine fit comme son Maître lui avait dit et plus le temps passait et plus le tronc de l’arbre se couvrait de clous. Il se mettait souvent en colère et beaucoup de personnes avaient subi les assauts de ses emportements.

Quelques temps plus tard, il retourna voire son Maître et lui montra avec désespoir le tronc où il n’y avait plus la place d’enfoncer le moindre clou. Son Maître lui répondit ne pas désespérer puisqu’il avait été attentif et conscient de sa colère: il devait poursuivre ses efforts et à partir de ce jour, enlever un clou à chaque fois qu’il ne se mettrait pas en colère.

Le temps passa encore, le moine continua à pratiquer avec  assiduité. Peu à peu, ses efforts portèrent ses fruits et à chaque fois qu’il lui arrivait de ne pas être en colère, très consciencieusement, il se dirigeait vers l’arbre et enlevait un clou.

Un jour tout joyeux, il alla trouver son Maître:

– Maître, Maître, venez, venez voir l’arbre!

– Que se passe-t-il?

– Il n’y a plus de clous…

Ils se dirigèrent tous deux vers l’arbre. Effectivement il n’y avait plus un seul clou. Notre moine était plein de joie, cela signifiait qu’il n’avait plus de colère et il tenait à montrer à son Maître combien il l’avait écouté et agit et fait des efforts.

– C’est bien, mais vois-tu tous ces trous?

– Oui, Maître…

En fait, le moine ne comprit pas la question, alors son Maître poursuivit:

– Tu as enlevé les clous, mais les trous demeurent là où tu les avais plantés. Ainsi en va-t-il des blessures que tu as infligées aux autres dans tes moments de colère. Toutes tes paroles, tous tes actes demeurent. C’est cela le Karma.: celui que tu tisses jour après jour et celui que tu subis aussi en retour d’actes passés dans d’autre vies.

Depuis ce jour, le moine prit réellement conscience de la loi du Karma, il accepta ce qui lui arrivait comme résultat d’actes passés et devint lui aussi un Maître.

Marie-France Garaude-Pasty dans Karma, mode d’emploi – une porte ouverte sur le présent

Une pièce musicale de Beethoven – Silence