Magie ou magicien?

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Vous arrivez près d’une maison, vous approchez de la fenêtre et votre regard est attiré par une grande personne portant une longue veste noire, les mains semblant se déplacer au-dessus d’une surface lisse. Cette personne d’un certain âge semble concentrée, elle semble lire à travers cette surface lisse et elle parle parfois à voix haute. Vous entendez quelques bribes :

Ils ont été capables de réaliser ce tour?

Incroyable!

Je n’aurais jamais cru cela possible!

Qui pourra les aider?

Voyons voir si cela s’est répandu partout?

Dans votre esprit, vous vous demandez si vous avez devant vous Merlin l’enchanteur qui prépare le retour des chevaliers de la Table ronde. Vous pensez peut-être plutôt à Gandalf qui prépare une autre expédition pour libérer la terre du milieu ou encore à Albus Dumbledore qui veut éloigner les forces obscures du jeune Harry Potter.

Quel est le sens de ce que vous voyez? Devant ce qui semble si étrange, vous vous demandez si c’est normal de croire en la magie à l’âge adulte. On vous a souvent dit que la réalité est par définition observable et mesurable, et que nous pouvons, avec les bonnes mesures, expliquer les phénomènes par la science. Mais parfois, vous aimeriez croire à un magicien plutôt qu’à un illusionniste. Aujourd’hui, vous prenez conscience qu’il se passe un phénomène particulier. Vous constatez que l’esprit voit plus facilement ce qu’il appréhende, et que c’est souvent de notre regard que nait la magie.

En vous éloignant de la maison, vous mesurez avec étonnement la capacité qu’à notre esprit à créer des illusions, et ce, depuis l’instant ou vous avez compris que cette personne consultait une tablette numérique.

Une chanson de Coldplay – Magic

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/906623.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Notre propre nature

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Comment peut-on devenir libre?

Est-ce par notre capacité d’apprendre, vous savez cette faculté d’ouvrir des portes nous libérant des murs qui enferment l’esprit?

Est-ce par des tentatives de s’échapper d’une cage? Laquelle?

Et si nous ne faisions rien, est-ce que cela ferait une différence?

Est-ce que l’on peut s’échapper virtuellement de la prison qui nous retient en goutant tous les plaisirs?

Et si nous étions capables d’ouvrir toutes les portes, est-ce suffisant où je dois aussi ouvrir mon esprit?

Sortir d’un lieu en y laissant notre esprit captif, c’est-à-dire sans changer notre façon de voir le monde, ne revient-il pas à s’enfermer dans une autre cage d’une dimension plus grande?

Même si nous avons tout notre temps, si nous n’avons pas la capacité d’assumer nos risques et nos choix, alors chaque seconde serait-il la mesure de notre captivité?

Où est la frontière de l’intoxication entre ne rien prendre et tout prendre?

Devenir libre implique courage et résilience, car cela demande de délaisser ce qui justifiait l’état d’emprisonnement qui est souvent à l’origine de nos mal-être et de nos maladies.

Parfois, au lieu de tenter de sortir, il faut envisager d’entrer dans ce qui va de Soi.

Une chanson de Roger Hodgson – Hide in your shell

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/257060.html

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Stopper-le-monde

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Notre réalité n’est qu’une description parmi beaucoup d’autres.

Il insistait sur le fait qu’il m’apprenait comment « voir » et non à « regarder », et que la première étape pour « voir » était de « stopper-le-monde ».

Quiconque veut stopper ses semblables doit toujours être extérieur au cercle qui les oppresse.

L’insistance avec laquelle je m’agrippais à ma vision habituelle de la réalité m’avait pratiquement rendu imperméable aux intentions de Don Juan.

La fin de l’apprentissage signifia que j’avais appris de manière convaincante et authentique une nouvelle description du monde, et qu’ainsi j’étais devenu capable de susciter une nouvelle expression du monde qui s’accordait avec cette nouvelle description.

*

Ce que je tiens mentalement pour la réalité du monde n’est qu’une simple description du monde dont on m’a gavé dès ma naissance.

La vie quotidienne réside en un continuel flot d’interprétations perceptuelles que nous avons tous appris à faire.

*

Mais notre réalité n’est qu’une description parmi d’autres.

*

La condition préliminaire pour « stopper-le-monde » est qu’il faut se convaincre, c’est à dire qu’il faut apprendre intégralement la nouvelle description dans le but précis de la confronter à l’ancienne jusqu’à parvenir à ébrécher la certitude dramatique que nous partageons tous, à savoir que la validité de nos perceptions, notre réalité du monde, ne doit pas être remise en question. Une fois le monde « stoppé », l’étape suivante est de « voir », soit de répondre aux sollicitations perceptuelles d’un monde différent de la description que nous avons appris à nommer réalité.

Carlos Castaneda dans Stopper-le-monde

Une pièce musicale de Laboratorium Pieśni – Belarusian folk chants

 

Les paradis artificiels

 

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Les paradis artificiels sont comme des mirages magnifiques, ils se déplacent sans cesse vers l’horizon, nous faisant faire tant de pas inutiles. Ils prennent parfois la forme d’un lieu à atteindre, ou encore d’un état altéré que nous nous induisons pour changer notre représentation du monde.

La quête pour dépasser cette illusion est longue, car autant nous avons besoin du côté obscur de la vie, la nuit pour apercevoir les étoiles, nous devons souffrir les épreuves du doute et de l’ignorance pour franchir le voile qui recouvre les attraits de ce monde et en saisir la beauté. Le passage de la souffrance est malheureusement obligé.

Parfois, pour dépasser le mirage, il suffit de cesser de bouger, de s’étendre lentement, revenir à soi et se laisser vivre.

Une chanson de Luc Plamondon interprétée par YouTube – Garou – Le monde est stone Les paroles sur https://genius.com/Garou-le-monde-est-stone-lyrics

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Un point de vue unique

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Il est si facile d’oublier que nous vivons dans un monde où chacun à sa propre représentation, son propre angle de vision. Ce que nous concevons nous est unique.

En fait, personne ne peut réellement se mettre à la place de l’autre, car si vous le faites, vous constaterez que pendant qu’une personne prend votre place, vous êtes déjà ailleurs. Ultimement, c’est une question de survie. Notre perception est unique.

C’est en prenant conscience que le monde est constitué de cette diversité de perceptions, de cette richesse collective, que nous prenons conscience de la futilité d’imposer sa propre vérité.

Il devient alors plus judicieux de partager nos parcours, de céder sa place pour permettre à l’autre de se faire sa propre représentation du point de vue où nous étions, mais avec son propre bagage et ses propres perceptions, etc.

Dans la même perspective, lorsque nous entreprenons une nouvelle action, il devient important de s’assumer, d’assumer notre perspective, d’assumer nos valeurs, et de faire le deuil de les faire cautionner par les autres. C’est la voie de la résilience menant à la compassion.

Une chanson de Luc De Larochellière – J’ai vu

les paroles et les accords sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Luc-De-Larochelliere/J-ai-vu.php

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Ce cliché de vie

Pour déjouer le temps qui passe, il prenait des photos en grande quantité de tout ce qui lui plaisait. Il avait des photos de beaucoup de lieux et de beaucoup d’événements. Il avait développé et construit sa représentation du monde qui lui permettait de regarder la réalité à partir d’un seul objectif. Il n<avait plus besoin de faire des arrangements, des ajustements, de se fondre, juste de cadrer ce qui attire l’œil, et saisir l’instant dans ce prisme de la réalité.

Puis, il passait du temps à regarder les photos, ces clichés captés de son objectif. Sa vie était devenue une exposition de clichés, en général bien cadré, et la mise au point impeccable, on aurait dit la vie.

Il continuait sa quête visant à saisir l’instant magique, l’épisode de la vie de bonheur que tant de gens espèrent saisir un jour. Il avait adopté cette vie afin d’enregistrer le plus de fragments possible de ce temps qui s’écoule sans se rendre compte que lorsque l’on vit avec un seul objectif, chaque image ne raconte que les maux de l’impermanence à qui ne sait en faire un présent.

Une chanson de Christophe Maé – Il est où le bonheur

Les paroles sont sur https://www.lacoccinelle.net/1114078-christophe-mae-il-est-ou-le-bonheur.html

 

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Comme si tout était là

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Il m’arrive parfois de penser que je vis dans un monde où chaque chose est à sa place, ou tout ce qui arrive permet de réaliser la vie. Je sais que c’est fou!

Il m’arrive aussi d’imaginer que je vis dans un monde où tout est là, à perte de vue, et que cela me permet, si je le désire, de me réaliser.

Il m’arrive encore de concevoir que je vis dans un monde où chacun peut faire la différence, même pour celui ou pour celle qui n’a pas conscience de son rôle effacé.

Mais, la réalité me rattrape et pour être heureux, comme beaucoup d’entre nous, je ferme un peu les yeux sur la réalité et je crée des représentations du monde à vivre. Par exemple, mon voisin ne saisit pas le sens de sa vie dans notre monde, le rôle qu’il peut jouer et pourtant lorsqu’il écoute un film, il saisit toutes les nuances et il sait reconnaître la juste contribution de chaque figurant.

Ou encore cette autre connaissance qui me parle de sa nouvelle théorie traitant de l’importance de la communication dans notre quotidien pour que nous soyons heureux. Il a cette capacité de percevoir les différentes formes de communication entre les humains, avec les animaux, ou avec la nature, mais il n’entend pas toute la richesse ce qu’il nous exprime.

Entre rêverie et réalité, passent les nuits et les jours de notre existence. Pourtant, il y a des jours ou l’éveil est magnifique, car j’ai conscience de vivre dans un monde où je peux me créer, simplement à partir de ce que je suis, d’où je suis, et avec seulement ce qui est… là.

 

Une chanson de Damien Rice – It takes a lot to know a man

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/947909.html

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