Après la peur

ImAGE champs

J’ai découvert la vie éternelle

dans l’acceptation de la mort au quotidien.

 

La joie divine est dans ces petits

bonheurs de rien du tout.

 

Les paroles les plus précieuses

ont muri dans le silence.

 

Il n’y a pas de paradis plus vaste

que celui d’un cœur aidant et aimant.

 

Le plus grand art est une œuvre

au service de l’autre.

 

L’ange le plus précieux est cette personne

qui nous apprend à recevoir.

 

L’ouvrage le plus durable

est la bienveillance portée envers les autres.

 

La clarté intérieure n’est pas le fruit d’une sagesse

mais d’une ouverture.

 

La plus petite ouverture que nous faisons

permet à la conscience d’entrer.

 

La vie n’a pas besoin d’être parfaite,

seulement à la mesure du rêve de l’humain.

 

La plus grande foi n‘émerge pas de la croyance,

 mais de l’acceptation.

Après la peur.

 

Une chanson de Gilles Vigneault interprétée par Fred Pellerin – Le grand cerf-volant

Les paroles sur http://laboiteauxparoles.com/titre/82870/le-grand-cerf-volant

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

L’homme qui maîtrisait le temps

Une découverte, un reportage coup de coeur.  Merci à l’équipe, quel travail!

Aventurier, philosophe, artisan, musicien, horloger… Paul Du Marchie n’a pas vécu une seule vie mais plusieurs. Grand voyageur, il découvre dans les années 40 le désert et les nomades dont il partagera le quotidien de nombreuses années. Aujourd’hui à 95 ans, il continue de transmettre avec fougue une vision de la vie basée sur l’émerveillement. Dans sa maison retirée du Liboson sur les hauteurs de Montreux, le visiteur pénètre un lieu magique où la beauté et le mystère invitent à une véritable introspection.

« L’homme qui maîtrisait le temps », un reportage de Valérie Teuscher

Laisse-moi te raconter… : Les chemins de la vie

service public

— Mais alors, si ce que tu dis est vrai, derrière chaque personne bonne se cacherait toujours un salaud réprimé, interrompis-je indigné. — Je ne me risquerais pas à dire que c’est toujours le cas. Je dis seulement que ça l’est parfois… Et j’oserais même dire que cette personne bonne a dû faire quelque chose de cette personne mauvaise qui l’habite aussi. Et que ce qu’elle a fait n’a pas été gratuit, que cela lui a énormément coûté. Ce que je te dis, c’est peut-être que l’important est de savoir ce que je cache et pourquoi je le fais. — Pouce ! me plaignis-je. — Comme tu es sur le point de te mettre en rogne, je vais te raconter une histoire avant que tu t’en ailles.»

Il arriva qu’un jour, aux portes du ciel, se rassemblèrent quelques centaines d’âmes, qui étaient celles des hommes et des femmes décédés ce jour-là.

Saint Pierre, gardien présumé des portes du Paradis, réglait la circulation. «Sur l’indication du “Chef”, nous allons constituer trois grands groupes d’hôtes en nous fondant sur l’observance des dix commandements.

Le premier groupe comprendra ceux qui ont violé tous les commandements au moins une fois.

Le second groupe, ceux qui ont violé au moins l’un des dix commandements une fois.

Enfin le dernier groupe, dont nous supposons qu’il sera le plus nombreux, ceux qui jamais dans leur vie n’ont violé aucun des dix commandements.

Bien, poursuivit saint Pierre. Ceux qui ont violé tous les commandements, mettez-vous à droite. » Plus de la moitié des âmes se plaça à droite.

Maintenant, s’exclama-t-il, parmi ceux qui restent, ceux qui ont violé l’un des commandements, mettez-vous à gauche.» Toutes les âmes qui restaient se déplacèrent vers la gauche.

Enfin, presque toutes… En réalité, toutes sauf une. Au centre resta une âme, celle d’un homme bon, qui pendant toute sa vie avait suivi le chemin des bons sentiments, des bonnes pensées, des bonnes actions. Saint Pierre fut surpris. Une seule âme restait dans le groupe des meilleures âmes.

Aussitôt, il appela Dieu pour lui communiquer la nouvelle. «Écoute, voilà : si nous suivons le plan original, au lieu de bénéficier de sa béatitude, ce pauvre homme resté au centre va s’ennuyer comme un rat mort dans la plus extrême solitude. Il me semble que nous devrions faire quelque chose à ce sujet.»

Dieu se leva devant le groupe et dit : «Ceux qui se repentent maintenant seront pardonnés, et leurs fautes absoutes. Ceux qui se repentent peuvent se rassembler au centre, avec les âmes pures et immaculées.»

Peu à peu, tous se dirigèrent vers le centre.

«Halte ! Injustice ! Trahison !», cria une voix. C’était celle de l’homme qui n’avait pas péché. «Ce n’est pas du jeu ! Si on m’avait averti qu’on allait pardonner, je ne me serais pas fait chier toute ma vie…»

Jorge Bucay dans Laisse-moi te raconter… : Les chemins de la vie

Une pièce musicale d’Ajeet Kaur -Antarjaamee – At the Temple Door

Devenir pleinement soi-même

L’écrivain Laurent Gounelle nous plonge dans le monde de la spiritualité lors son talk au TEDxMarseille.

Laurent Gounelle est un romancier, ancien spécialiste des sciences humaines formé en France et aux États-Unis. Passionné par le développement personnel, la psychologie, la philosophie et la spiritualité, il écrit des romans qui emmènent le lecteur dans des voyages initiatiques à la découverte de lui-même.

Ses histoires naviguent autour de cette question fondamentale qui habite l’auteur : comment s‘épanouir et donner du sens à sa vie. Tous ses romans sont devenus des best-sellers internationaux : «L’homme qui voulait être heureux», «Les dieux voyagent toujours incognito», « Le philosophe qui n’était pas sage », et « Le jour où j’ai appris à vivre ».

Entre faire et être

grandi ose

Un collègue de travail est mort peu de temps après avoir pris sa retraite. Il avait longtemps hésité avant de quitter son emploi. Je me souviens encore de ses paroles. Comment sera ma vie à ne rien faire?

Il a peut-être été sur le chemin de beaucoup de personnes pour nous faire prendre conscience que nous sommes beaucoup plus que ce que nous faisons.

Un enfant est plus qu’un exécuteur de jeu. L’étudiant ne passe pas tout son temps à lire et à écrire.

Nous sommes beaucoup plus que la somme de nos activités de loisir, nos activités professionnelles et nos activités sociales. De plus, nous sommes plus que les réalisations que nous avons faites dans tous nos secteurs d’activité.

Apprendre à s’arrêter, à apprivoiser le silence et se donner des moments de retour à soi nous permettent de comprendre qu’il est réducteur de s’identifier à ce que l’on fait.

Il s’agit juste de tenter quelquefois de sortir de sa routine, de sa zone de confort pour constater que nous avons des ressources en nous largement inexploité. Il existe au cœur de notre nature propre un grand nombre de qualités et d’aptitudes en dormance.

Le plus grand talent que nous avons ne réside pas dans ce que nous faisons facilement sans effort. Le plus grand talent, c’est cette capacité à vivre des expériences variées et à puiser en nous notre potentiel en latence.

Parfois, j’ai l’impression que la seule frontière qui empêche la fluidité entre faire et être est celle de la peur du jugement d’autrui.

Une chanson de Fred Pellerin – La chanson du camionneur

Les paroles de https://www.boiteachansons.net/Partitions/Fred-Pellerin/La-chanson-du-camionneur.php

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Choisir

Boutique rêves

Si j’avais la contrainte de t’écrire un seul mot pour faciliter ta vie et pour susciter des moments d’émerveillement, sûrement que j’écrirais le mot choisir

J’ai aussi pensé au mot aimer, mais aimer n’a de sens que lorsqu’il devient un choix de vie.

Choisir permet de s’adapter à la vie qui est toujours en changement.

Choisir, c’est souvent franchir l’entrave, se mettre en mouvement.

Choisir, c’est avancer avec détermination vers ce que nous ressentons, vers ce que nous voulons, même lorsque c’est pour éviter de grandes difficultés.

Apprendre à choisir permet de s’approprier cette capacité à renoncer, à clarifier, à épurer.

Choisir, cela permet de lâcher prise et de transcender la peur qui souvent s’est incrustée par notre indécision.

Une chanson de Zaz – Je veux

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Une certitude d’être

Kazantzaki-jpg

Nous vivons dans un monde où il arrive trop souvent que l’on nous impose des urgences et nous avons l’impression que le temps file, que le rythme est fou, et que nous ne pouvons rien terminer.

Bien sûr il y a tous ces appels urgents à consommer les différentes variantes du bonheur artificiel.

Mais il y a aussi ces quêtes urgentes contradictoires ou par exemple, on nous incite à être puissant, voir le meilleur, et demeurer à la fois paisible et l’esprit détaché. Ou encore, on nous rappelle de vivre pleinement notre vie tout en étant sveltes, énergétiques, et obsédés à brûler des calories.

J’aimerais savoir combien d’études scientifiques ont démontré que la majorité des personnes heureuses sont dans les lieux de pouvoir? Ou encore, est-ce à dire que le nirvana se situe là où des lieux de pouvoir sont munis d’une salle d’entrainement?

Et si le bonheur résidait dans un geste d’humilité et d’abandon envers l’autre? Et si la voie de la gâterie chocolatée était une alternative valable?

Le désir de maîtrise et de contrôle est l’un des grands fantasmes de notre époque. Il y a de l’espoir quand nous cessons de faire en sorte que notre pensée impose une nécessité aux choses et aux événements.

Il y a aussi de l’espoir quand nous sommes capables de nous éloigner, avec détachement, de tous ces conseillers, au sourire charmant, qui désirent notre bien en nous expliquant que nous pouvons toujours être en meilleure santé grâce à leur produit qui rend plus performants, mieux, plus optimistes.

Bien qu’il soit possible de se doter d’un maquillage permanent, nous ne pouvons pas masquer la vie d’un bonheur permanent, cela serait contre nature.

Ne pas fuir sa vie, c’est peut-être, en partie, la vivre au présent, avec un état d’esprit qui rend encore possibles l’imperfection, les imprévus, les instants agréables ou douloureux.

Ne pas fuir la vie, c’est peut-être s’accueillir à travers ses revers et ses réussites, son corps, en aimant sans compter?

Oui, nous nous exposons ainsi aux jouissances et aux souffrances, mais au moins il est possible de se lever le matin avec une certitude d’être et d’apporter une différence dans cette vie.

Une chanson de Daniel Bélanger – La fin de l’homme

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.