Au-delà de notre improbabilité

masque

Dès l’instant où nous prenons conscience que notre vie ne peut pas se dérouler que dans le monde du rêve, dès que nous ressentons viscéralement que nous n’avons plus besoin d’être de bonne rêveuse ou de bon rêveur pour être bien dans notre peau et réaliser notre vie, il se produit un immense lâcher-prise.

Cesser de se voir en rêveur mène à la reconnaissance de son rôle d’éveilleur de notre vie. Cette ouverture d’un rideau dans le théâtre de l’univers nous rend disponibles à ce qui se trouve autour de nous. L’éveil à cet instant, l’éveil à une réelle reconnaissance envers la vie.

Puis, un jour on enlève un a un nos costumes, pour se rendre compte que l’absence de personnage est cet espace sans moi et tout en soi.

Par-delà le vertige, le gouffre qui s’ouvre, cette ouverture donne le recul nécessaire pour voir ce théâtre et le personnage en action. Il y a de cette position, une appréciation claire de notre capacité à créer, de cette matrice d’énergie libre de la contrainte de l’impossible.

Alors, la question qui peut surgir pourrait ressembler à; est-ce plus important de développer le personnage, avec ses joies et ses peines imaginaires, le parcours prévu et l’histoire attendue, ou de contribuer en pleine conscience à cette vie comme une improvisation de notre propre improbabilité?

Quelle belle surprise que de sortir d’un rêve et de se lever pour la vie!

Une chanson de Yoav – Wake Up

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

 

Apprendre à dépasser la peur

Peurs

Le fait d’être bien ou heureux, de ne pas dépendre de ce que nous possédons, de ce que nous faisons, mais bien, de comment nous le vivons, a une influence directe sur la qualité de notre rapport et de notre relation avec les autres. Il en est de même pour les activités que nous réalisons ou les objets que nous possédons.

Et la qualité de cette relation repose en grande partie sur notre capacité à surmonter nos peurs, nos angoisses et notre anxiété.

Dépasser la peur de ce que pense l’autre de nous, la crainte d’une non-reconnaissance, la peur de perdre ce qui nous semble essentiel, la crainte du silence trop long, la crainte de manquer de temps, la peur de l’échec, la peur de ne pas être aimé ou l’anxiété au regard de ce qui arrivera demain.

La qualité de nos rapports avec ce qui nous entoure repose en grande partie sur notre capacité à gérer ces peurs, ces craintes et l’anxiété qui en découle. Nous consacrons beaucoup d’énergie à mettre en place des mécanismes de défense. Il reste peu de temps pour créer notre bonheur.

Apprendre à dépasser ses peurs implique d’accepter de ne plus être aimé comme l’autre le voudrait. Cela implique de savoir quitter des gens, des situations, même si cela fait mal, car il ne sert à rien d’entretenir une relation blessante.

Apprendre à dépasser ses peurs implique d’assumer sa vie, d’être dans le changement et non le statu quo. Changer ce que nous ne voulons plus, sinon changer notre façon de voir et apprendre à aimer. C’est assumer nos mauvais comme nos bons choix, et accepter l’erreur comme l’une des sources d’apprentissage.

Apprendre à dépasser ses peurs implique de ne pas chercher à contrôler, ne pas définir et retenir. Aimer l’autre c’est laisser libre court au potentiel de croissance, à l’ouverture et à la diversification. Il est inutile d’avoir une autre personne avec soi si nous ne voulons que nous aimer à travers elle.

Apprendre à dépasser ses peurs implique de susciter le développement de la singularité, de ne pas tenter de standardiser les personnes qui composent notre monde. Accueillir l’autre en gardant l’esprit ouvert à toute sa personnalité.

La peur des tensions et la méfiance illustrent une quête de l’approbation de l’autre. Et c’est ce qu’il nous faut inverser.

Imaginons que nous faisons un court temps d’arrêt, à tous les matins et à tous les soirs, pour prendre un temps de présence pour soi, sans reproche, sans conseil, sans tentative de solution et sans jugement. Il s’agit juste d’apprendre à reconnaître l’état des lieux en soi, et d’apprécier la part de soi qui fleurit et l’arroser. S’ouvrir à l’appropriation de soi et à son approbation.

Un petit exercice tout simple, qui permet de changer la perspective avec laquelle nous décodons le monde et de changer notre rapport avec celui-ci.

Nous avons le défi de tendre vers la certitude et entretenir un grand nombre de peurs ou tendre vers une acceptation de singularité et entretenir une capacité d’adaptation.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Peurs

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1267809-jean-jacques-goldman-peurs.html

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Après la peur

ImAGE champs

J’ai découvert la vie éternelle

dans l’acceptation de la mort au quotidien.

 

La joie divine est dans ces petits

bonheurs de rien du tout.

 

Les paroles les plus précieuses

ont muri dans le silence.

 

Il n’y a pas de paradis plus vaste

que celui d’un cœur aidant et aimant.

 

Le plus grand art est une œuvre

au service de l’autre.

 

L’ange le plus précieux est cette personne

qui nous apprend à recevoir.

 

L’ouvrage le plus durable

est la bienveillance portée envers les autres.

 

La clarté intérieure n’est pas le fruit d’une sagesse

mais d’une ouverture.

 

La plus petite ouverture que nous faisons

permet à la conscience d’entrer.

 

La vie n’a pas besoin d’être parfaite,

seulement à la mesure du rêve de l’humain.

 

La plus grande foi n‘émerge pas de la croyance,

 mais de l’acceptation.

Après la peur.

 

Une chanson de Gilles Vigneault interprétée par Fred Pellerin – Le grand cerf-volant

Les paroles sur http://laboiteauxparoles.com/titre/82870/le-grand-cerf-volant

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L’homme qui maîtrisait le temps

Une découverte, un reportage coup de coeur.  Merci à l’équipe, quel travail!

Aventurier, philosophe, artisan, musicien, horloger… Paul Du Marchie n’a pas vécu une seule vie mais plusieurs. Grand voyageur, il découvre dans les années 40 le désert et les nomades dont il partagera le quotidien de nombreuses années. Aujourd’hui à 95 ans, il continue de transmettre avec fougue une vision de la vie basée sur l’émerveillement. Dans sa maison retirée du Liboson sur les hauteurs de Montreux, le visiteur pénètre un lieu magique où la beauté et le mystère invitent à une véritable introspection.

« L’homme qui maîtrisait le temps », un reportage de Valérie Teuscher

Laisse-moi te raconter… : Les chemins de la vie

service public

— Mais alors, si ce que tu dis est vrai, derrière chaque personne bonne se cacherait toujours un salaud réprimé, interrompis-je indigné. — Je ne me risquerais pas à dire que c’est toujours le cas. Je dis seulement que ça l’est parfois… Et j’oserais même dire que cette personne bonne a dû faire quelque chose de cette personne mauvaise qui l’habite aussi. Et que ce qu’elle a fait n’a pas été gratuit, que cela lui a énormément coûté. Ce que je te dis, c’est peut-être que l’important est de savoir ce que je cache et pourquoi je le fais. — Pouce ! me plaignis-je. — Comme tu es sur le point de te mettre en rogne, je vais te raconter une histoire avant que tu t’en ailles.»

Il arriva qu’un jour, aux portes du ciel, se rassemblèrent quelques centaines d’âmes, qui étaient celles des hommes et des femmes décédés ce jour-là.

Saint Pierre, gardien présumé des portes du Paradis, réglait la circulation. «Sur l’indication du “Chef”, nous allons constituer trois grands groupes d’hôtes en nous fondant sur l’observance des dix commandements.

Le premier groupe comprendra ceux qui ont violé tous les commandements au moins une fois.

Le second groupe, ceux qui ont violé au moins l’un des dix commandements une fois.

Enfin le dernier groupe, dont nous supposons qu’il sera le plus nombreux, ceux qui jamais dans leur vie n’ont violé aucun des dix commandements.

Bien, poursuivit saint Pierre. Ceux qui ont violé tous les commandements, mettez-vous à droite. » Plus de la moitié des âmes se plaça à droite.

Maintenant, s’exclama-t-il, parmi ceux qui restent, ceux qui ont violé l’un des commandements, mettez-vous à gauche.» Toutes les âmes qui restaient se déplacèrent vers la gauche.

Enfin, presque toutes… En réalité, toutes sauf une. Au centre resta une âme, celle d’un homme bon, qui pendant toute sa vie avait suivi le chemin des bons sentiments, des bonnes pensées, des bonnes actions. Saint Pierre fut surpris. Une seule âme restait dans le groupe des meilleures âmes.

Aussitôt, il appela Dieu pour lui communiquer la nouvelle. «Écoute, voilà : si nous suivons le plan original, au lieu de bénéficier de sa béatitude, ce pauvre homme resté au centre va s’ennuyer comme un rat mort dans la plus extrême solitude. Il me semble que nous devrions faire quelque chose à ce sujet.»

Dieu se leva devant le groupe et dit : «Ceux qui se repentent maintenant seront pardonnés, et leurs fautes absoutes. Ceux qui se repentent peuvent se rassembler au centre, avec les âmes pures et immaculées.»

Peu à peu, tous se dirigèrent vers le centre.

«Halte ! Injustice ! Trahison !», cria une voix. C’était celle de l’homme qui n’avait pas péché. «Ce n’est pas du jeu ! Si on m’avait averti qu’on allait pardonner, je ne me serais pas fait chier toute ma vie…»

Jorge Bucay dans Laisse-moi te raconter… : Les chemins de la vie

Une pièce musicale d’Ajeet Kaur -Antarjaamee – At the Temple Door

Devenir pleinement soi-même

L’écrivain Laurent Gounelle nous plonge dans le monde de la spiritualité lors son talk au TEDxMarseille.

Laurent Gounelle est un romancier, ancien spécialiste des sciences humaines formé en France et aux États-Unis. Passionné par le développement personnel, la psychologie, la philosophie et la spiritualité, il écrit des romans qui emmènent le lecteur dans des voyages initiatiques à la découverte de lui-même.

Ses histoires naviguent autour de cette question fondamentale qui habite l’auteur : comment s‘épanouir et donner du sens à sa vie. Tous ses romans sont devenus des best-sellers internationaux : «L’homme qui voulait être heureux», «Les dieux voyagent toujours incognito», « Le philosophe qui n’était pas sage », et « Le jour où j’ai appris à vivre ».

Entre faire et être

grandi ose

Un collègue de travail est mort peu de temps après avoir pris sa retraite. Il avait longtemps hésité avant de quitter son emploi. Je me souviens encore de ses paroles. Comment sera ma vie à ne rien faire?

Il a peut-être été sur le chemin de beaucoup de personnes pour nous faire prendre conscience que nous sommes beaucoup plus que ce que nous faisons.

Un enfant est plus qu’un exécuteur de jeu. L’étudiant ne passe pas tout son temps à lire et à écrire.

Nous sommes beaucoup plus que la somme de nos activités de loisir, nos activités professionnelles et nos activités sociales. De plus, nous sommes plus que les réalisations que nous avons faites dans tous nos secteurs d’activité.

Apprendre à s’arrêter, à apprivoiser le silence et se donner des moments de retour à soi nous permettent de comprendre qu’il est réducteur de s’identifier à ce que l’on fait.

Il s’agit juste de tenter quelquefois de sortir de sa routine, de sa zone de confort pour constater que nous avons des ressources en nous largement inexploité. Il existe au cœur de notre nature propre un grand nombre de qualités et d’aptitudes en dormance.

Le plus grand talent que nous avons ne réside pas dans ce que nous faisons facilement sans effort. Le plus grand talent, c’est cette capacité à vivre des expériences variées et à puiser en nous notre potentiel en latence.

Parfois, j’ai l’impression que la seule frontière qui empêche la fluidité entre faire et être est celle de la peur du jugement d’autrui.

Une chanson de Fred Pellerin – La chanson du camionneur

Les paroles de https://www.boiteachansons.net/Partitions/Fred-Pellerin/La-chanson-du-camionneur.php

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.