Partager sa flamme

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Nous pouvons allumer notre flamme et nous consumer en brûlant tout ce qui nous tombe sous la main. Lorsque la flamme prend la propriété de la passion, nous sommes en mesure de créer de grand feu de joie et notre vie prend l’allure d’une fête. Elle s’alimente de ce que nous acquérons et de ce que nous possédons. Plus nous sommes en mesure d’apporter de la matière pour alimenter cette flamme, plus nous sommes en mesure de créer de la cendre. Je ferai alors un beau feu de joie de ma vie, une fête.

Il est aussi possible que nous puissions allumer une flamme qui a les propriétés d’éclairer des vies. Elle fait de nous une chandelle, un phare ou une étoile pour autrui leur permettant de se retrouver. En voyant nos regards inter reliés, nous nous resituons nous aussi.

Nous avons ainsi le choix de déployer une énergie à partir de notre flamme qui pourra se nourrir de nos rêves et espoirs, et la partager. Lorsque nous partageons la flamme, elle ne diminue en rien pour nous malgré le fait que chaque jour notre corps lui se consume naturellement. Tous nos partages de cette énergie permettent de nourrir les êtres de la terre et de permettre de mieux voir.

Que nous soyons sédentaires ou nomades, hédonistes ou pragmatiques, il n’y a pas de meilleur ou de pire pour qui sait partager. Il n’y a que le juste équilibre, le juste milieu et la juste attention en fonction de notre propre singularité.

Nous sommes plus que nos choix, nous sommes relations et interdépendances. Ce qui s’éteindra ne perd qu’une lueur et non l’énergie qui s’est tout simplement transformée.

Une chanson de Leonard Cohen – You Want It Darker

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/1180125-leonard-cohen-you-want-it-darker.html

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Ces matins

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Il y a des matins où je me sens impuissant face aux différents besoins de personnes de mon entourage qui désirent vivre tout simplement, comme moi. Je me sens privilégié de pouvoir répondre à mes besoins essentiels et je suis conscient que ce n’est pas le lot de tous. Moi aussi, je suis passé par là plus jeune et j’ai eu l’aide de tellement de belles personnes, je pense, à Jean-Roch, Geneviève, Pierre, etc.  Mais encore aujourd’hui il y a des enfants qui ont faim, car ils font partie d’une famille qui peine à boucler leur budget et qui doit se tourner vers des banques alimentaires, des conjoints abusés et battus, des personnes âgées se mourant de solitude dans leur petit logement, des gens malades qui rêvent d’un traitement miracle.

Il y a d’autres matins ou la corruption, la surexploitation de la terre, la pollution, la guerre ou l’esclavage soulève un vague à l’âme.

C’est lors de ces matins où je me sens si petit devant tant de misères que je prends la mesure de mes gestes. Car même le plus petit geste d’ouverture à l’autre, par exemple un sourire, contribue à faire une différence.

Lorsqu’il y a des matins où je me sens impuissant, j’essaie de me rappeler tous les gestes merveilleux que j’ai vus dans les derniers mois, de gens comme vous qui par leur générosité, leur solidarité, leur temps précieux et leurs talents, ont fait la différence dans ma collectivité. Ils ont réussi à faire avancer des actions structurantes, accompagnant même des personnes dans leurs moments les plus sombres.

Il y a ainsi beaucoup de matin ou je sais qu’une personne engagée et bénévole fera un petit brin de jasette avec une personne seule, préparera un café réconfortant avec un parent, accompagnera une personne pour l’aider à passer à travers une épreuve, publiera un article pour assainir nos vies, fera une formation sur l’allaitement, aidera une personne à mieux se nourrir, créera un projet au comité citoyen pour agir dans le quartier, et j’en passe.

Tout ce qu’il faut pour changer autour de nous le quotidien de quelqu’un en besoin est à notre mesure. Chacun à sa place, à son échelle, à sa vitesse et à son rythme, chacun peut faire la différence.

Nous ne devrions pas sous-estimer l’impact qu’un petit groupe de personnes réfléchies et engagées peut réaliser contribuant à changer le monde.

Il y a des matins où il faut se le remémorer, nous sommes en mouvement, et même si parfois cela peut paraître décourageant, le lever du jour apporte de nouvelles couleurs à ceux qui ne sont pas dans l’indifférence.

Tout, mais pas l’indifférence!

Une chanson de Jean-Jacques Goldman interprétée par Zaz – Pas l’indifférence

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Par delà les pas qui s’effacent

ImAGE yin yang

Un jour, on m’a raconté l’histoire d’une personne qui voulait apprendre chaque chose dans les détails. Par exemple, elle pouvait étudier intensément une fleur pendant de longues périodes. Toutefois, au bout d’un certain temps, elle devait cesser, car la fleur n’était plus la même, car elle avait vraiment beaucoup changé.

Elle se disait qu’elle ne travaillait pas assez vite, et elle essaya de porter son attention sur un objet d’étude qui semblait plus pérenne. Elle s’est alors mise à étudier un arbre, mais au bout d’un certain temps, au milieu de l’automne, tout changeait trop vite.

Elle a passé sa vie à initier des études qu’elle ne pouvait terminer.

Au terme de sa vie, elle prit conscience que tout est changement, qu’il faut beaucoup d’attention et beaucoup de vigilance pour suivre chaque particule de vie dans le moindre détail.

Elle se rendit compte alors que nous sommes des passeurs sur la terre et que cela ne lui a pas été utile de regarder ses pas s’effacer sur rivage et étudier ce phénomène. Un passeur n’a pas besoin de regarder s’effacer les traces de son passage pour trouver sa route.

Le chemin à parcourir nourrit chaque jour de notre vie pour qui sait observer, étudier et identifier les signes de sa propre voie. Celui qui saura atteindre les destinations qui l’interpellent saura composer avec les changements, il saura s’adapter et continuer dans la bonne direction sans perdre courage.

Un passeur n’a pas besoin de tout connaître, de tout comprendre. Il a besoin de développer l’attention nécessaire pour se fondre à la vie, et si possible aider les autres à passer leur chemin avec plus de paix et de sérénité.

Une chanson de Yves Duteil – Le passeur de lumière

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1291674-yves-duteil-le-passeur-de-lumiere.html

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Ce bien qui fait tant de mal

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Garde-toi de la tentation de vouloir déterminer ce dont les autres ont besoin, c’est une tare qui peut faire tant de mal.

Bien sure, nous pouvons aider les autres, après avoir vérifié ce qu’ils désirent réellement, ce qui correspond à leur besoin sur la voie qu’ils ont entrepris.

J’ai vu tant de personnes meubler leur quotidien de gestes envers les autres, déterminer ce qu’il faut faire, ce qu’il faut dire et même ce qu’il faut penser.

Ces personnes disent qu’ils aident les autres, mais dans les faits, elles ne font que prêcher leurs valeurs, leurs croyances, leurs besoins et leurs peurs afin de se sécuriser et de faire en sorte que le profit de reconnaissance s’accumule. L’égo grossit et avec une intention de bienveillance, vous semez la terreur.

Il est facile de vivre dans l’illusion et de se leurrer au point d’en arriver à se convaincre que nous voulons le bien de tous en imposant notre façon de voir.  Dans les faits, nous ne faisons que de la représentation pour plus de reconnaissance.

Celui qui se laisse guider uniquement par son opinion sur ce qui est bon pour les autres emprisonne son entourage dans une tour singulière qui n’a rien d’universel. Cette personne est dangereuse autant pour elle que pour les autres.

Une pièce musicale d’Akasha Experience – Om Purnamada

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Accompagner

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Nous sommes des êtres sociaux. Notre unicité se fond dans une pluralité de plus de 7 milliards d’autres comme nous. Différents et pourtant ayant les mêmes bases de codes génétiques en nous.

Il est plus facile de devenir une personne qui intègre la mode ambiante que de devenir singularité, notre propre nature.

Nous pouvons prendre la voie de la compétition pour nous démarquer des autres, pour nous imposer et définir notre vérité comme seule et unique. C’est la voie qui a besoin d’un Égo fort.

Par ailleurs, nous pouvons prendre la voie de la réalisation pour nous démarquer par rapport à nos rêves, pour devenir notre pleine élévation sans porter ombrage à qui que ce soi.

Tout humain qui veut progresser, qu’il soit marcheur, voyageur, chercheur ou travailleur, a un jour besoin de se faire guider, de profiter de l’expérience d’une autre personne aguerrie pour progresser.

L’idée, c’est de développer une relation de pair à pair, sur la base de réciprocité, bénévole et volontaire, afin d’aider et d’accompagner une personne dans son devenir. Personne n’impose rien à l’autre, chacun suit sa voie.

Tout dépendant du secteur d’activité que nous occupons, on aura recours alors au parrainage, à l’accompagnement, d’initiation ou au mentorat. Ces différentes formes d’entraide créent des opportunités pour parler de choses qui nous tiennent à cœur dans notre démarche et que nous ne pouvons partager avec tout le monde.

Parfois, pour progresser, nous avons besoin d’une vision extérieure. Le savoir-faire et le savoir-être se nourrissent de l’expérience. Alors, le recul, le partage d’expériences, l’échange sur le type de vision à développer pour identifier les écueils, l’encouragement, le développement de nouveaux contacts, deviennent des leviers importants.

Au fil des ans, le rôle d’encadreur a pris différents noms. Pensons au moyen âge à la relation de maître et d’apprentis pour les métiers. Aujourd’hui, nous utilisons les appellations de parrain pour l’accompagnement soutenu et de mentor pour la fonction guide.

Nous côtoyons régulièrement des personnes en besoin autour de nous, que ce soit à la suite d’un décès, d’une maladie, d’une agression, ou d’une relation difficile au travail. Nous sommes tous appelés un jour à accompagner quelqu’un.

Accepter de l’aide d’une personne expérimentée est l’expression d’une grande preuve de maturité. Nous exprimons ainsi la force de notre caractère et notre humilité.

Accepter d’aider quelqu’un dans un rôle de mentor, de guide, d’accompagnant ou de parrain, c’est manifester une énergie de la même nature de la compassion. Car, en aidant quelqu’un, nous grandissons mutuellement.

Comment faire pour aider? Nous en sommes tous capables.

Il s’agit de puiser en nous l’attention, l’écoute, l’interprétation des signes, savoir accueillir les questions sans jugement et prendre le temps de la présence. L’intérêt est d’essayer mutuellement de prendre de la hauteur, d’apaiser, et de laisser apparaître les réponses.

Et si nous développions cette attitude avec chacune des personnes que nous rencontrions, quelle serait la différence?

Une chanson de Jacques Michel interprétée par Fred Pellerin – Amène-toi chez nous

Les paroles sur http://www.cyberus.ca/~rg/ch_m004.htm

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Il n’y a pas de temps vide

ImAGE calme

Il se passe toujours quelque chose pour qui sait regarder.

Il n’y a pas de temps vide, de temps sans rien,

Le fait de s’ennuyer ne dépend pas de la vie autour de nous,

c’est avant tout une lassitude de l’intérieur,

un regard perdu dans la déconnexion du présent.

Nos constructions mentales nous amènent à vouloir,

à vouloir toujours plus, toujours mieux,

à chercher à être le meilleur ou tenter de vivre l’extraordinaire.

Cette façon de voir lorsqu’elle s’incruste recouvre d’un voile

notre nature propre et étouffe la capacité d’émerveillement

Alors, l’amour devient mécanique, on prend l’habitude d’aimer

le même type de personne, le même type profil,

proche de ce que l’on idéalise avec aveuglement

et s’installe une distance pour les différences et la réelle beauté

l’amour devient alors qu’un reflet palissant au loin.

L’amour est pourtant co-construction, sans plan établit

une danse, un dialogue d’humains qui grandissent dans le partage.

Il se passe toujours quelque chose pour qui sait aimer, tout est mouvement

L’entraide n’est plus un geste de bonté,

c’est plutôt cette capacité de dévoiler l’unique en l’autre.

 

Une chanson de Zazie – L’essentiel

Les paroles sur https://www.paroles.net/zazie/paroles-l-essenciel

 

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Qu’un petit rond dans l’eau

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Je me suis lassé d’attendre. J’ai cessé d’attendre vendredi, d’attendre le message, d’attendre que la température change. De toute façon, il fait toujours un temps différent.

Je suis conscient que mon histoire n’est pas faite pour le roman parfait que certains auraient aimé lire. Je ne suis pas un héros, je ne suis pas le bonheur attendu par l’autre, je suis moi, assumé, et bien sommes toutes.

J’ai cessé d’attendre des autres, j’amorce les actions par moi-même, à ma mesure.

Le paysage de mes jours se compose à la fois de visages d’amitiés, de gestes d’entraide, de soutien mutuel, de moments de solitude paisible, de moment de rires et de la rivière souterraine de mes peurs que j’apprivoise. Bien que les turbulences des saisons ont déjà creusé les traces de mes pas, je laisse les mouvements de la nature s’actualiser, je prends des chemins ou j’apprivoise les signes de l’avènement d’un monde pacifique.

Je suis de cette diversité, dans ce désordre, avançant vers toi pour créer des espaces d’humanité.

J’ai cessé d’attendre, je mets en sourdine mes lamentations. Je suis de ceux qui ont décidé que même le plus petit rond fait dans l’eau de la vie crée un mouvement de partage vers l’autre qui fera une différence. Il n’y a pas des vagues inutiles pour repousser la sècheresse des cœurs et de l’indifférence.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman interprétée par Zaz — Pas l’indifférence

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