Archives du tag ‘ouverture

La douce heure   1 comment

ImAGE calme

La douceur est un mot si simple, si évident, et pourtant inexploré. À peine abordons-nous la douceur dans les jeux d’étreinte et d’amour. Et pourtant…

La douceur n’est pas seulement une histoire de fille ou d’enfance. La douceur est cette attention, cette capacité de faire corps avec son esprit, dans une perspective de calme et de paix. La douceur est le secret de la bonté et l’une des voies sacrées de la sérénité.

On peut percevoir parfois le manque de douceur chez une personne par sa fragilité. La fermeture, les mouvements du corps font en sorte qu’il n’y a plus acceptation des autres, de leurs différences, mais une distance permettant de s’indifférencier dans la masse.

La musique a cette particularité de nous faire entrer plus longuement dans la douceur. Quand les lignes mélodiques, le rythme et la touche des notes installent la douceur, immédiatement nous ressentons la paix et la sérénité.

La douceur est plus qu’une caresse, elle peut se sentir, elle peut se goûter, elle prend parfois la forme invisible d’un rayonnement, d’une diffusion, d’une intensité et elle devient alors lumière.

Depuis la nuit des temps, la douceur de vivre et la douce heure qu’elles entraînent sont vécues dans l’intimité, dans la clandestinité du foyer.

Et pourtant, au grand jour, la douceur amène des comportements alternatifs, de tendresse et d’acceptation en tout respect de l’autre. La douceur illustre alors la bienveillance, une attitude en dehors des normes, des convenances et des jugements imposés. La douceur heure qui permet de laisser une place à la sérénité.

Une chanson de Lara Fabian et Maurane – Tu es mon autre

Les paroles sur https://www.azlyrics.com/lyrics/larafabian/tuesmonautre.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 21 mai 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

Un traitement humain   Leave a comment

 

Il semble plus facile de comprendre et d’accepter que nous soyons affligés d’une maladie physique. C’est un mal souvent observable, mesurable, nous pouvons en comprendre l’émergence et expliquer les causes.

Toutefois, notre perception est différente au regard des personnes atteintes d’une maladie mentale. Nous connaissons peu les causes, les déterminants et nous y accolons une étiquette de perte de moyens, de perte d’une lucidité. D’ailleurs on a encore beaucoup à apprendre dans ce domaine.

Il est important de prendre conscience que nos comportements au regard d’autrui, nos craintes et nos préjugés peuvent entretenir la solitude et la souffrance.

Une main tendue, des phalanges de compassion, peut changer la vie d’une personne.

Tout comme vous, je ne suis pas à l’abri de la maladie mentale. Tout comme vous il m’arrive de confondre de la confusion mentale et la maladie mentale, un comportement intrigant et la maladie mentale. Nos comportements au regard d’autrui, nos craintes et nos préjugés nous font oublier que le porteur de la maladie est un humain. Nous oublions souvent d’inverser la perspective.

Il n’est jamais trop tard pour reconnaître notre fragilité et tenter de puiser dans la part de compassion en nous, cette dignité à partager pour apporter un traitement humain.

 

Une chanson de Michel Rivard interprétée par Diane Dufresne

Les paroles et accords de la chanson sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Michel-Rivard/Le-retour-de-Don-Quichotte.php

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

 

Au delà des représentations délimitées   Leave a comment

ImAGE univrs

L’énergie de la créativité réside dans cette capacité de se détacher des formes qu’impose notre conception de la réalité. Lorsque la conscience est attachée aux formes imposées par l’espace et le temps, elle est réduite qu’à ces dimensions.

En sortir, c’est ouvrir d’autres perspectives, d’autres dimensions et d’autres conceptions. Cet ailleurs qui nous est inconnu nous sort de notre zone de confort et nous permet de regarder la réalité sans rien attacher à soi. Il est alors possible de sortir du domaine de nos expériences, de nos pensées, de nos sentiments, auxquelles le mécanisme de notre psychisme accole des formes déterminées.

L’énergie de la créativité s’alimente alors des capteurs sans filtres qui accueillent, et interprètent les manifestations de la vie.

Les artistes novateurs sont à l’image de ces hommes ou femmes, sages, passeurs et pionniers de ce monde qui ont fait la différence.

Ils ont exprimé cette capacité de rester instantanément dans cette captation impersonnelle. Leurs états d’attention créative sont ces moments ou cessent l’identification à des représentations limitées, permettant l’expérimentation du jeu de la vie, avec émerveillement et conscience.

Une chanson de Roger Hodgson – Fool’s Overture

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/257760.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Avancer grâce à l’inconnu   Leave a comment

ImAGE code-quantique

C’est amusant de constater que nous nous accommodons de ne pas tout comprendre, et, malgré cela, nous avançons sur les planchers fragiles. Nous ne faisons pas de cas du fait que nous avons une compréhension minimale.

Par exemple, je pense à cette personne qui m’a déjà dit qu’elle ne comprenait pas pourquoi les gens pensent que du vide peut naître la matière. Elle me disait qu’il faut être pragmatique dans la vie et composer avec la réalité.

Je me souviens de lui avoir demandé si elle savait compter. Elle avait répondu oui en riant un peu de moi. Je lui ai demandé si elle utilisait les chiffres tous les jours. Même réponse, tout en poussant un peu plus l’offense.

En mathématique, le vide est le zéro, l’absence. Mais après, apparaissent le chiffre 1, puis les autres chiffres. De plus, à fréquence fixe, il nous faut ajouter une parcelle de vide, ce fameux zéro, pour changer de dizaine.

La conception du nombre zéro, puis son intégration ont révolutionné les mathématiques et nous ont permis comme civilisation de développer nos connaissances et nous savons tous que les ordinateurs ne sauraient fonctionner sans ce fameux chiffre. Le virtuel est composé d’une partie de vide!

Nous oublions parfois que notre expérience est avant tout basée sur ce qu’il nous reste à découvrir. Il m’arrive de sourire quand tout me semble vide dans ma vie, au lieu de penser à l’échec, je pense à la création qui va bientôt en émerger.

Ce n’est qu’en gardant l’esprit conscient de notre petitesse et en le gardant ouvert que nous pouvons saisir les opportunités permettant de grandes avancées et ainsi, franchir le seuil de l’improbable.

Une pièce musicale de Yann Tiersen – Point Zéro

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 11 avril 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , , ,

La prophétie de la fontaine de vie éternelle   Leave a comment

Heart shaped splash

Il était un jour une jeune fille nommée Jayda. Elle n’avait aucun bien sur terre, sauf ses deux mains, son corps agile et son regard sans cesse étonné par la lumière du monde. Elle vivait dans une hutte de branches au bord d’un ruisseau, se nourrissait de l’eau que lui donnait la source, des fruits que lui donnaient les arbres. Sa pauvreté était rude mais elle ne s’en plaignait pas.

Elle l’estimait ordinaire. Elle ignorait qu’en vérité un esprit maléfique l’avait prise en haine et s’acharnait sans cesse à faire trébucher ses moindres espérances, troubler ses moindres bonheurs, à tout briser de ce qui lui était destiné, pour qu’elle n’ait rien, et qu’elle en meure.

Or un matin, comme Jayda dans la forêt faisait sa cueillette d’herbes pour sa soupe quotidienne, elle découvrit dans un buisson une ruche sauvage abandonnée par ses abeilles. Elle s’agenouilla devant elle, vit qu’elle était emplie de miel tiédi par le soleil. L’idée lui vint de le recueillir. Elle pensa, bénissant le ciel : “J’irai vendre cette belle provende au marché de la ville, j’en gagnerai assez pour traverser l’hiver sans peine ni souci.”

Elle courut chez elle, prit une cruche, s’en revint au buisson et la remplit de miel. Alors l’esprit méchant qui veillait à sa perte sentit se ranimer sa malfaisance quelque peu endormie par la monotonie des jours. Comme Jayda s’en retournait, sa récolte faite, il ricana trois fois, esquissa autour d’elle un pas de danse invisible, empoigna une branche au-dessus du sentier, et agitant cette arme de brigand, comme passait la jeune fille il brisa la cruche qu’elle portait sur l’épaule. Le miel se répandit dans l’herbe poussiéreuse.

L’esprit mauvais, content de lui, partit d’un rire silencieux, se tenant la bedaine et se battant les cuisses, tandis que Jayda soupirait et pensait : “ Quelle maladroite je suis ! Allons, ce miel perdu nourrira quelque bête. Pour moi, Dieu fasse que demain soit meilleur qu’aujourd’hui.”

Elle s’en retourna, légère, les mains vides. Comme elle parvenait en vue de sa cabane elle s’arrêta, tout à coup sur ses gardes. Un cavalier venait entre les arbres, au grand galop. A quelques pas d’elle il leva son fouet, le fit tournoyer, traversa le feuillage d’un mûrier, fit claquer sa lanière sur la croupe de sa bête et lui passa devant, effréné, sans la voir. De l’arbre déchiré tomba une averse de fruits.

“Bonté divine, pensa Jayda, le Ciel a envoyé cet homme sur ma route. Voilà qu’il m’offre plus qu’une cruche de miel !”. Elle emplit son tablier de mûres et reprit vivement le chemin du marché.

Aussitôt, l’invisible démon qui n’avait cessé de la guetter se mit à s’ébouriffer, pris de joie frénétique, à se gratter sous les bras comme font les singes, puis se changeant en âne il s’en vint braire auprès de Jayda. Elle le caressa entre les deux oreilles. Il en parut content. Il l’accompagna jusqu’au faubourg de la ville. Là elle fit halte un instant au bord de la grand-route pour regarder les gens qui allaient et venaient. L’hypocrite baudet, le voyant captivé, profita de l’aubaine. D’un coup sec du museau dans le panier il fit partout se répandre la provision, et se roulant dedans la réduisit en bouillie sale. Après quoi, satisfait, il s’en fut vers le champ. “Tant pis, se dit Jayda. On ne peut tout avoir. J’ai l’affection des ânes, un vieux croûton de pain m’attend à la maison. Mes malheurs pourraient être pires.”

Or, tandis qu’elle s’apprêtait à rebrousser chemin, vint à passer la reine du pays dans son carrosse bleu orné de roses peintes. Elle vit les mûres répandues, l’âne trottant, l’échine luisante de suc. Elle en fut prise de pitié. “Pauvre enfant, se dit-elle, comme le sort la traite durement !” Elle ordonna à son cocher de faire halte et invita Jayda à monter auprès d’elle. La reine fut tant émue par l’innocence de cette jeune fille qui n’osait rien lui dire qu’elle lui fit offrir une demeure de belle pierre.

Jayda s’y installa, et devint bientôt une heureuse marchande. Mais le mauvais génie veillait, ruminant des fracas. Il découvrit un jour où étaient les biens les plus précieux de sa maison : dans une remise, derrière le logis. La nuit venue, il y mit le feu. Jusqu’au matin il dansa autour de l’incendie, sans souci de roussir les poils de ses genoux.

A l’aube, il ne restait que cendres et poutres noires où s’était élevée une belle bâtisse. Jayda, contemplant ce désastre, se dit que décidément elle n’était pas faite pour la richesse. Elle s’assit sur une pierre chaude. Alors elle vit une colonne de fourmis qui transportaient leur réserve de blé, grain par grain, de dessous les gravats en un lieu plus propice. Jayda pour les aider, souleva un caillou qui encombrait leur route, et se vit aussitôt éclaboussée d’eau fraîche. Sous la pierre bougée se cachait une source. Les gens autour d’elle assemblés s’émurent et s’extasièrent.

Une vieille prophétie avait situé en ces lieux une fontaine de vie éternelle que personne n’avait jamais su découvrir. Le grimoire disait que seule la trouverait un jour, après un incendie, au bout de longues peines, une jeune fille autant aimante qu’indifférente à ses malheurs. Cette jeune fille était enfin venue. On lui fit une grande fête.

Jayda depuis ce temps est la gardienne de cette source, la plus secrète et la plus désirable du monde. A ceux qui viennent la voir, s’ils savent aimer, et s’ils savent que le malheur ne vaut pas plus que poussière emportée par le vent, on dit qu’elle offre à boire l’immortalité dans le creux de ses mains

Contes des sages soufis de Henri Gougaud

Une chanson de Sally Oldfield – Water Bearer

Publié 4 avril 2018 par dandanjean dans Contes, Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , ,

Les origines de la beauté   Leave a comment

Le projet « Les origines de la beauté » est un projet non-commercial, artistique, documentaire et de recherches sur la diversité ethnique de l’humanité vue à travers la beauté féminine de tous les peuples du monde.

L’objectif de ce projet est de présenter d’une manière systématique, complète mais tout à la fois créative la dimension réelle de la diversité ethnoculturelle, de donner une image à chaque ethnicité distinctive, peu importe son statut officiel, ni nombre de représentants.

C’est justement sur les groupes ethniques, et non sur les états, qu’est basé ce projet, pour montrer une palette complète de la diversité humaine, que l’on ne voit pas à force de se concentrer plutôt sur la dimension raciale ou nationale qui reste caractéristique des nombreux concours et événements internationaux. Si l’on limite son attention uniquement sur la question de la citoyenneté, près de 90% de peuples du monde restent à l’écart, puisque non représentés par des états indépendants.

Pour lire la suite allez sur http://www.lesoriginesdelabeaute.com/fr/bio.html

 

Pour apprécier la qualité de ce travail, prenez le temps de regarder cet exemple à partir de l’interview avec une représentante du peuple Abaza, des Abazines pour le projet « Les origines de la beauté ». Cela vous donnera surement le goût d’aller plus loin et d’encourager l’initiative.

 

Publié 4 avril 2018 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

Tag(s) associé(s) : , , ,

Souhaiter le meilleur   Leave a comment

Nos relations avec les autres sont souvent teintées de cette tendance à ne prendre en compte que notre seule perspective. Et cela nous amène à des interprétations et des perceptions erronées, non pas parce que nous ne sommes pas futés, mais parce que nous regardons dans la mauvaise direction.

Par exemple, lorsqu’un proche fait un choix de vie qui vous blesse, car vous vous sentez rejeté, ou encore, lorsqu’un collègue de travail décide de travailler un projet novateur avec quelqu’un d’autre.

En réalité, l’humain n’aime pas être délaissé. Il a peur de regretter, de perdre. Et comment composer avec cette fâcheuse manie d’activer cette machine à souvenir qui persiste à nous suggérer que ce que nous avons été est mieux que ce qui viendra.

La paix de l’esprit s’installe lorsque nous acceptons, lorsque tout simplement nous faisons un choix différent. C’est ce mouvement d’aller vers ce que nous désirons au lieu de ne pas trop nous éloigner de ce que nous aimons déjà qui peut faire la différence.

Alors, les graines de la compassion peuvent nous inspirer. Lorsque quelqu’un de proche fait un choix de vie, il est bon de regarder par-delà l’effet de ce choix sur nous et de souhaiter le devenir de l’autre.

Une chanson de Daniel Bélanger – J’aime ton soleil

Les paroles sur http://www.danielbelanger.com/lyrics.php?lyrics=463

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

 

Publié 29 mars 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

%d blogueurs aiment cette page :