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Enlever la cape de fatalité   Leave a comment

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L’auteure d’Harry Potter, Joanne K. Rowling, a su utiliser intelligemment un outil magique, la cape d’invisibilité. Cette cape permet, une fois que nous l’avons mise sur soi, de disparaître aux yeux des autres tout en continuant à vivre. Cela nous permet de vivre en retrait, mais nous ne participons plus activement avec les autres, nous sommes déphasés, dans une espace parallèle.

Elle s’est inspirée d’un outil que connaissaient bien les alchimistes, la cape de fatalité. Il s’agit de cette cape qui se dépose sur nos épaules dès que quelque chose de difficile apparaît. Elle nous donne l’impression que tout part en vrille, que c’est perdu d’avance ou que nous ne pouvons plus rien y faire.
Par exemple, je rencontre une personne que ce soit au travail ou dans notre vie personnelle, nous avons des débuts difficiles et je suis certain que cela ne va pas changer et que rien ne marchera entre nous.

Il y a même des personnes qui connaissent des débuts de vie difficile en raison de leur milieu familial, de leur environnement social ou de leur état de santé et qui auront hérité de cette cape sur les épaules dès la jeune enfance. Le maintien de cette cape sur les épaules fera en sorte que les relations ultérieures seront teintées d’un appel au secours pour faire émerger ces personnes fatalistes à la vraie vie.

Lorsque ces personnes réussissent à faire tomber cette cape de fatalité, elles découvrent que les expériences de la vie, de quelques nature qu’elles soient, ne sont jamais un échec et que parfois la peur engendrée nous est utile pour mieux nous adapter sereinement aux circonstances. Elles auront réussi, en laissant tomber cette cape, à enlever ce qui nuisait à la présence leur permettant ainsi d’accueillir la vie avec une pleine conscience. Laisser tomber la cape veut souvent dire de se laisser toucher différemment, et directement par notre histoire, nos expériences troublantes et, de relâcher la tension.

La vraie magie de la vie n’est pas de posséder une cape pour ainsi altérer la réalité. La vraie magie de la vie est tapie dans cette capacité à accepter la transformation, le passage de ce qui est inconnu ou difficile, à l’appréciation d’une autre réalité bienveillante ou il y a de l’espace pour la diversité.

 

Une chanson de Alexandre Poulin – Le temps qu’on tremble

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

Publié 17 octobre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Tous ces brins qui nous tissent   1 comment

 

Je vous souhaite de découvrir la bienveillance,

de la saisir et de partager votre joie.

Je vous souhaite de rencontrer des gens

qui vous améliorent,

qui ouvrent cette porte d’humanité en vous.

Je vous souhaite de tisser votre conscience,

car votre qualité de vie est faite

de brins d’efforts,

de brins d’ouverture,

de brins de doutes,

de brins d’amour,

de brins d’échecs,

de brins de lâcher-prise,

de brins de pardon,

de brins de folie créatrice,

de brins d’attention,

et de brins d’acceptation de soi.

La conscience se tisse de ces étapes franchies

et son ouverture a permis de saisir les opportunités.

 

Une chanson du Cirque du Soleil – Alegria

 

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Publié 14 octobre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Par delà des réponses toutes faites   1 comment

Voir autrement

Il était une fois un petit humain qui aimait poser des réponses, et lorsqu’une personne lui parlait, il avait toujours une réponse toute prête pour argumenter. En le regardant, on avait l’impression qu’il n’écoutait pas vraiment ce que l’autre avait à dire, et qu’il préparait toujours sa bonne réponse.

Un jour, il prit conscience que malgré le fait qu’il avait toujours une réponse à proposer, il en était las. Trouver une réponse lui semblait maintenant trop facile. Alors, il décida de relever un nouveau défi.

Il alla voir une femme du quartier qui malgré sa jeunesse avait développé aux yeux de beaucoup de personnes une grande sagesse.

Il lui demanda comment il pourrait mieux répondre aux gens. Il eu de la difficulté à ne pas proposer des réponses, mais il se prêta tout de même à l’exercice.

Elle lui parla dans un premier temps de l’importance de bien mastiquer en mangeant et l’invita même à le faire en dehors des repas.

Irrité, il lui redemanda comment il pourrait mieux répondre aux gens. Il avait de la difficulté à ne pas en dire plus.

Elle lui répondit que demain probablement le temps allait changer et qu’il devrait songer à emporter un paramouille.

 Il s’écria que ce n’est qu’au Québec que l’expression mouiller est utilisée pour exprimer une pluie pas trop abondante et que de toute façon, on dit , parapluie et non paramouille.

Puis, irrité, il se leva. Il s’en alla en lui disant qu’elle n’était d’aucune aide, qu’elle ne comprenait rien.

Elle se mit alors à rire de bon cœur, et elle lui demanda à qui sert une question. Il s’arrêta net, il était bouche bée.

Elle répondit: Peut-être que nous devrions apprendre à explorer et expérimenter les questions que la vie nous offre et se laisser apprivoiser par l’émerveillement de ces horizons possibles à découvrir, au lieu de nous emprisonner avec notre peur dans des réponses toutes faites. Une question est une opportunité de créativité.

Ciel, il oublia alors le parapluie.

Le lendemain, lorsqu’il mouilla, il regarda le ciel en riant, détendu, trempé jusqu’aux os et émerveillé par cette nouvelle sensation.

Une chanson de Daniel Bélanger – Le parapluie

 

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S’émerveiller   2 comments

 

Il y a tant à voir, tant à découvrir, il y a tant à faire. Et la précipitation n’aide en rien pour réellement apprécier la beauté qui nous entoure. Combien de belles personnes n’avons-nous pas encore découvertes autour de nous? Combien des produits de la nature avons-nous ignoré autour de nous?

Bien sûr, on peut s’émerveiller devant un spectacle conçu pour nous en mettre plein la vue. Mais, pour nous émerveiller réellement dans notre vie quotidienne, cela demande un état de conscience différent, nous devons nous arrêter, nous rendre disponibles par une présence entière.

L’émerveillement produit par le monde de la consommation ou du spectacle n’a pas les mêmes propriétés que l’émerveillement qui provient de notre rapport avec le monde et de l’interdépendance que nous avons développée.

D’ailleurs, la personne qui veut reproduire l’émerveillement y enlève nécessairement sa substance.

Quand nous nous émerveillons réellement, nous sommes dans un mouvement altruiste spontané, car nous redonnons avant tout.

Regardez cet arbre, il prend racine dans la terre, il s’approche du ciel, son sillon marque le temps au cœur de sa chaire, il est habité d’une sève qui animera ses feuilles.

Mais, tous ces mots ne sont pas suffisants pour susciter l’émerveillement, car seule l’expérience directe saura mettre de la poésie et des sons à ces mots. L’émerveillement qui nous soulève réellement se construit à partir de ce que nous sommes, puis de ce qui émane de soi.

L’art symbolique nous interpelle dans notre capacité d’émerveillement.

Si j’écris pour éveiller ce que je pense, j’espère aussi semer des signes d’attention qu’un lecteur aura laissés germés puis un jour saura les faire éclore dans un instant furtif pour à son tour s’émerveiller.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Veiller tard

Veiller Tard

Les lueurs immobiles d’un jour qui s’achève.

La plainte douloureuse d’un chien qui aboie,

le silence inquiétant qui précède les rêves

quand le monde disparu, l’on est face à soi.

Les frissons où l’amour et l’automne s’emmêlent,

Le noir où s’engloutissent notre foi, nos lois,

Cette inquiétude sourde qui coule dans nos veines

Qui nous saisit même après les plus grandes joies.

Ces visages oubliés qui reviennent à la charge,

Ces étreintes qu’en rêve on peut vivre 100 fois,

Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines,

Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard.

Ces paroles enfermées que l’on n’a pas pu dire,

Ces regards insistants que l’on n’a pas compris,

Ces appels évidents, ces lueurs tardives,

Ces morsures aux regrets qui se livrent la nuit.

Ces solitudes dignes du milieu des silences,

Ces larmes si paisibles qui coulent inexpliquées,

Ces ambitions passées mais auxquelles on repense

Comme un vieux coffre plein de vieux joués cassés.

Ces liens que l’on sécrète et qui joignent les être

Ces désirs évadés qui nous feront aimer,

Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines,

Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard

 

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Par delà la cacophonie   Leave a comment

 

Pas seul

Par delà la cacophonie des affirmations

issues de nos différents dogmes,

de nos différents principes moraux,

de nos différentes règles édictées,

de nos frontières,

de nos différentes représentations du monde,

des croyances et des paroles

qui nous confrontent,

j’aime tenter de créer,

à ma mesure,

 l’espace d’un instant,

des rappels illustrant

que nous sommes tous égaux,

hommes et femmes,

et, malgré nos différences certaines

capables de coexister sans se diminuer.

J’aime à penser

que tous les êtres

peuvent se nourrir

des oppositions et singularités

au lieu de les utiliser

comme déclaration de guerre.

 

J’aime espérer que tous les humains

peuvent en plus de s’écouter,

s’entendre,

en renouant

avec le silence

qui est à la source

de quelques paroles que ce soi,

ce silence qui porte

notre humanité

et toute notre grandeur

Ce silence remplit de sentiments profonds

qui nous unit lorsque nous nous étreignons.

 

Une chanson d’yvon Deschamps interprétée par Diane Dufresne – Aimons–Nous

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Publié 1 octobre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Le rencontre   1 comment

Mon maître

La rencontre, voilà bien le lieu des passions, de la comparaison, de l’attirance et de la possession, de la fascination, de la peur et de la colère, de la honte et des jalousies.

Mais surtout de l’amour, de l’émulation, de l’amitié et…de la joie.

Dans le Philosophe nu d’Alexandre Jollien

Une chanson de Maxime Le Forestier – San Francisco

 

Publié 30 septembre 2017 par dandanjean dans Débats à partager

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Se rendre accessible   Leave a comment

hand_actu

Plus jeunes, nous abordons tous les autres enfants de la même façon, les différentes sont au plus amusantes.

Une amie m’a déjà dit qu’à l’enfance elle n’avait jamais ressenti son handicap face aux autres. Que l’on soit malade ou que nous ayons des difficultés, cela semble naturel. Tout doucement, avec l’âge, apparait la différence qui peut se transformer en un obstacle. Puis on accepte.

Le mot handicap semble trouver son origine de l’expression anglaise hand in cap, soit la main dans le chapeau. Une référence à l’entraide et au soutien mutuel. Pour moi c’est plutôt une personne ayant une déficience entraînant une incapacité significative et persistante et qui est sujette à rencontrer des obstacles dans l’accomplissement d’activités courantes. (Source OPHQ)

Cela fait longtemps que je côtoie les personnes handicapées dans mon travail, dans mes loisirs, dans mes activités régulières. Elles sont d’un grand enseignement. Elles m’ont permis une prise de conscience de mon incapacité à sortir des standards établis et, de découvrir ce qu’est une personne par delà l’image qu’elle projette.

Depuis, je crois avoir acquis une meilleure connaissance de moi-même et de ma capacité de voir autrement. Chaque personne est originale et porteuse de mille facettes permettant de découvrir ce qu’est la capacité d’adaptation, la résilience, la persévérance et l’amour de l‘autre.

Aujourd’hui, j’aimerais juste exprimer que poser des gestes inclusifs dans notre quotidien afin de rendre nos espaces collectifs plus accessibles est d’une grande importance pour nous tous, et pas seulement pour les personnes handicapées.

Nous avons en commun l’amour de la vie, le partage, l’entraide, et cette capacité différente et si importante de contribuer au développement durable de notre humanité.

Une chanson de Grand corps malade : 6ème sens

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