Archives du tag ‘ouverture

Personne   1 comment

 

Quel bonheur que de pouvoir apprécier les changements profonds vécus par cette personne! Je l’ai constaté par la façon dont elle regarde maintenant les événements de sa vie. Les questions qu’elle posait ne sont plus les mêmes.

Par exemple, cette personne ne demande plus pourquoi nous devrions faire ceci comme cela. Elle s’exprime plutôt avec une formule plus ouverte: comment c’est de faire cela?

Cette personne semble moins s’intéresser aux idées et à leurs défenses, et elle se préoccupait nettement plus des personnes, de ce qu’ils vivaient, de ce qu’ils ressentaient.

Cette personne semblait accepter que nous soyons avant tout pour notre interlocuteur l’expression de ses attentes et non de ce que nous sommes. C’est le piège du produit de notre représentation du monde. Cette personne avait cette faculté de s’attarder à défaire ce sortilège en entrant en contact directement, au moment du regard de l’autre en semblant se dire qu’ils se rencontrent que cette fois, ici et maintenant.

Et si je rencontre personne, qu’est-ce que je saurais dire?

Et si personne ne me répondait, aurais-je la même écoute?

Quand il y a plus de division avec personne, est-ce encore une rencontre ou un dévoilement?

Personne m’a appris qu’en acceptant le regard de l’autre, nous laissons le monde émerger en soi, et en acceptant d’entendre sa parole, les silences sont plus paisibles.

Une chanson de Maurane et Laura Fabian – Tu es mon autre

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 23 février 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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La jeune fille du bus   Leave a comment

La petite fille assise dans le bus nous permet d’explorer notre niveau d’acceptation et d’ouverture au regard des autres.

Le poids des jugements, vous en pensez quoi?

Publié 16 février 2018 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

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Heureux de faire votre connaissance   Leave a comment

ImAGE_claire beilvert

Il suffit de voyager un peu, de discuter avec les gens, de partager un peu de leur vécu pour comprendre que le mot diversité est un détour pour en arriver à l’ouverture à la différence, puis à l’ouverture à l’autre.

En franchissant les frontières dont nous avons convenu, il y a des personnes riches de leurs différences, tant sur le plan de l’organisation sociale, des croyances, de l’art et de la culture.

Je pourrais prendre un thé ou un café sur cette terrasse que mes rêves de partance ont déposée sur ta route, et ensemble nous serions probablement à des années-lumière de fosses idéologiques. Nous parlerions de ce que nous vivons, simplement, à se découvrir l’un l’autre.

Il suffit de voyager un peu pour se rendre compte que nous avons avant tout en commun le besoin de connaître. Ce besoin de comprendre, de découvrir, de savoir qui nous pousse à lire, à discuter, à voyager, à étudier. Ce besoin de connaître, il est partout dans le monde et il est nettement plus immense que nos différences.

Les personnes dont il faut se méfier sur nos routes ce sont celles qui n’ont plus besoin de connaître. Celles qui savent tout et qui auront fermé leur cœur, ne cherchant plus de rencontres, mais des conversions. Ils ont perdu la curiosité et l’émerveillement.

Les gens qui se retrouvent veulent savoir. Par des livres, par des pas, par des communications ouvertes, ils veulent connaître ce monde fabuleux dans tous ses secrets, toutes ses particularités et toutes ses singularités.

C’est probablement pour cela que nous sommes souvent heureux de faire votre connaissance….

Une pièce musicale de Divine Mother – Sacred Earth

 

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Publié 12 février 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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L’importance de la vie sur terre   Leave a comment

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– Trois mots à retenir: connaître, créer, compatir.

– Faut-il faire des enfants ? Ne privez pas vos futurs enfants de ce que vous avez apprécié vous-mêmes. Donnez-leur leur chance.

– L’important, c’est d’agiter la vie. On a tout le temps d’être mort.

– La vie, c’est la matière qui fleurit… C’est la graine qui germe quand elle trouve un terrain favorable.

– Parmi mes amis nombreux sont ceux qui prient. Ils pensent qu’au bout de la ligne quelqu’un les entend et prête attention à leurs prières. Je l’ai cru dans ma jeunesse. J’en suis incapable aujourd’hui. Trop d’arguments dans ma tête entravent cette croyance. J’ignore si je la retrouverai jamais. Mais je refuse l’idée que ceux qui prient ont tort et que j’ai raison.

*

Il ne faut jamais sous-estimer la précarité de nos connaissances.

*

Nous ne pouvons compter que sur notre logique imparfaite et nos instruments approximatifs pour poursuivre la tâche amorcée par les philosophes grecs : l’exploration du cosmos. Le mystère du monde demeurera. Et c’est très bien ainsi. Il y a de quoi se passionner encore longtemps. Autrement, quel ennui !

*

Les problèmes commencent quand les domaines sont confondus. Quand les religieux prétendent interférer dans la connaissance scientifique, tels les dominicains à propos de la rotation de la Terre ou les évêques anglicans au sujet de l’évolution darwinienne. Ou encore quand les nazis éliminaient les faibles en invoquant les lois de la génétique.

Paroles d’Hubert Reeves

Une chanson de David Bowie interprétée par l’astronaute Chris Hadfield – Space Oddity

Les paroles en français https://www.lacoccinelle.net/250739-david-bowie-space-oddity.html

Publié 1 février 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Accueillir ici ou ailleurs   1 comment

Signs-From-The-Universe

Tout voyageur qui se lance à l’aventure d’explorer d’autres cultures, d’autres horizons, a comme espoir qu’il sera accueilli avec respect, qu’il sera aidé sans se faire diminuer, qu’il pourra partager des moments de vies sans se sentir jugé, et avoir la possibilité de faire les choses à sa façon sans se sentir envahisseur ou coupable.

En fait, comme voyageur nous ne recherchons pas l’intolérance et les conflits. Nous voulons avoir ce petit privilège de réaliser notre aventure et nos rêves.

Je fais le souhait que lorsque nous revenons au pays, nous accordions la même chose aux nouveaux arrivants et voyageurs. Apprendre à s’enrichir mutuellement par la présence, à s’accueillir avec respect, à s’entraider sans diminuer, à partager des moments de vies sans juger, à s’offrir le partage de nos traditions sans se culpabiliser afin de perpétuer la richesse de notre humanité.

En fait, comme citoyen, nous ne recherchons pas l’intolérance et les conflits. Nous voulons avoir ce petit privilège de réaliser notre vie, nos rêves et le développement social de notre pays.

Une chanson de Jacques Michel – Amène-toi chez nous

Accords et paroles sur : https://www.boiteachansons.net/Partitions/Jacques-Michel/Amene-toi-chez-nous.php

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Publié 29 janvier 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Siddhartha   Leave a comment

Bouddha vert

A chaque pas qu’il faisait sur la route, Siddharta apprenait quelque chose de nouveau, car le monde pour lui était transformé et son coeur transporté d’enchantement.

Il vit le soleil se lever au-dessus des montagnes boisées et se coucher derrière les lointains palmiers de la rive; il vit, la nuit, les étoiles, leur belle ordonnance dans le ciel et le croissant de la lune, tel un bateau flottant dans l’azur.

Il vit des arbres, des astres, des animaux, des nuages, des arcs-en-ciel, des rochers, des plantes, des fleurs, des ruisseaux et des rivières, les scintillements de la rosée le matin sur les buissons, de hautes montagnes d’un bleu pâle, au fond de l’horizon, des oiseaux qui chantaient, des abeilles, des rizières argentées qui ondulaient sous le souffle du vent.

Toutes ces choses et mille autres encore, aux couleurs les plus diverses, elles avaient toujours existé, les rivières avaient toujours fait entendre leur bruissement et les abeilles leur bourdonnement ; mais tout cela, Siddharta ne l’avait vu autrefois qu’à travers un voile menteur et éphémère qu’il considérait avec défiance et que sa raison devait écarter et détruire, puisque la réalité n’était point là, mais au-delà des choses visibles.

Maintenant ses yeux désabusés s’arrêtaient en deçà de ces choses, ils les voyaient telles qu’elles étaient…sans s’inquiéter de leur essence et de ce qu’elles cachaient…Qu’il était beau le monde pour qui le contemplait ainsi, naïvement simplement, sans autre pensée que d’en jouir !

Hermann Hesse dans Siddhartha

Une pièce musicale de Michael Bacon  – The Buddha

Publié 27 janvier 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Au menu de la carte du monde   2 comments

Tout jeune, en me levant, je jouais un peu et puis je prenais le déjeuner (au Québec c’est le nom du premier repas du jour), composé de céréales et des tranches de pain grillé. Maintenant, je prends du café et d’autres surprises.

À 17 ans, j’ai pris l’avion pour l’Europe et après un périple de quelques semaines, je me suis rendu à Istanbul. Beaucoup de choses étaient différentes. On me parlait d’un petit déjeuner alors que je voulais un déjeuner, d’un déjeuner au lieu d’un dîner et d’un dîner au lieu d’un souper. Je me sentais bien loin du Québec.

On m’a servi du thé alors que j’étais habitué à du café. Je ne retrouvais plus mes repères, et je mesurais l’ampleur du manque que je vivais. Manque de ce à quoi j’étais habitué. J’étais un apatride.

Puis, j’ai fait d’autres voyages dans le cadre du travail ou de l’exploration : l’Espagne, la Grèce, la France, l’Inde, les États-Unis, l’Afghanistan, l’Italie, l’Iran, le Pakistan, l’Égypte, le Cameroun, le Bénin, le Cuba, et d’autres à venir, j’espère.

Je sais maintenant, par exemple, que parler de pâtes implique de nommer une variété de produits, le spaghetti n’est plus seul, il côtoie différents produits différents tant au niveau de la forme que de  la texture ou de la garniture, le spectre s’étend des momos tibétains au couscous du nord de l’Afrique.

Pendant que certains mangent du pain grillé au premier repas du jour, d’autres mangent des croissants, des brioches, des bagels ou de la semoule de blé. Le repas du soir peut se déguster avec une moussaka, une tourtière, des tapas, des grillons, des cœurs de pigeon ou des shawarmas. Dans un village au coeur de l’Inde, à tous les repas on me servait du riz aux légumes. Aujourd’hui, j’ai compris que même si le nom du repas change, si on me sert une spécialité locale, je vais certainement vivre une nouvelle aventure culinaire et me rassasier. Je me suis affranchi de mes certitudes et je suis ouvert à la diversité.

C’est en abolissant les frontières de l’esprit que la terre que nous foulons pourra offrir une nouvelle place à la table de l’inclusion au monde malgré nos menus différences.

Une chanson de Maxime Le Forestier – San Francisco

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1107871.html

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Publié 17 janvier 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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