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L’instant indéfinissable   1 comment

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Bien que nous entendions souvent que tout à un début et une fin. Je ne suis pas certain que la vie se déroule calmement sur le fil du temps linéaire où l’évolution nous amènera à son apogée. Le passé qui engendre le présent, qui lui prépare le futur m’apparait restrictif.

Lorsque nous explorons une vision différente, une vision cyclique de la vie, il arrive parfois que le présent produise le passé, et le futur engendre le présent.  Dans cette perspective, isoler l’un de ces trois stades du temps n’a pas de sens.

Ultimement, l’instant infini ne crée sans cesse que lui-même.

Tout en nous et autour de nous apparaît comme un phénomène cyclique.

La vie humaine (naissance, enfance,  adulte, mort),

les repas,

les pulsations du cœur,

la circulation du sang,

les quatre saisons,

l’éveil et le sommeil,

le jour et la nuit,

les cycles de la lune

et j’en passe.

Ainsi cette vision du temps introduit le phénomène de la périodicité. Ce que nous faisons entraîne des effets qui dansent sur la portée du mouvement cyclique. Un temps de bonheur suivi d’un temps de tension.

Le ressac de nos actions amène joie et souffrance, et apprendre à travailler d’une manière constructive avec cette périodicité nous amène à ne plus s’imposer, mais à s’harmoniser avec les vagues créatrices de la nature.

Une attitude d’humilité.  Une quête pour être en phase.

Un peu à l’exemple du cultivateur qui sait attendre le bon moment pour les semis, il nous est possible d’apprécier la bonne position par rapport à notre propre cycle.

Un cycle en nous ou dans la nature n’est pas un phénomène fermé à l’image d’un cercle. Plutôt, il apparaît comme un mouvement, à l’exemple d’une spirale qui comprend une fin-continuité et un début-continuité toujours différents jusqu’à la grande métamorphose, telle une chenille se transformant en chrysalide ou en cocon puis en papillon, puis en …

Apprendre à décoder les cycles de nos vies permet d’être en phase avec notre énergie, de savoir appuyer là où il le faut, et lâcher prise lorsque c’est requis.

Selon cette perspective, une cause créant un effet n’est qu’une représentation de notre esprit pour saisir le mouvement d’un cycle sans égard à l’instant infini qui ne crée sans cesse que lui-même.

Et cela, c’est amusant.

Une pièce musicale de Gentle Giant reprise par le groupe Fredonia Guitar Quartet – On Reflection

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 1 juillet 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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L’Éternité et François Chang   Leave a comment

ImAGE plumes envol

L’instant n’est pas synonyme du présent: le présent n’est qu’un chainon ordinaire dans l’ordre chronologique ; l’instant lui, constitue un rnoment saillant dans le déroulement de notre existence, une haute vague au-dessus des remous du temps.

De manière fulgurante, au sein de notre conscience, l’instant cristallise nos vécus du passé, nos rêves du futur en une île surgie de la met anonyme, une île soudain éc1airée par un intense faisceau de lumière. L’instant est une instance de l’être où notre incessante quête rencontre soudainement un écho, où tout semble se donner d’un coup, une fois pour toutes. C’est une telle expérience privilégiée que traduit l’expression paradoxale « instant d’éternité ».(…)

« Faisant une furtive allusion à l’éternité lors de la précédente méditation, j’admettais que de fait personne n’est capable d’imaginer comment elle se présente. Néanmoins, bien timidement je pense pouvoir dire ce qu’elle n’est pas. S’agissant d’une éternité de vie, elle est tout sauf une interminable et monotone répétition du même. Elle doit être une formidable succession de moments saillants animés par de continuels élans vers la vie. En un mot, elle est faite aussi d’instants uniques. Dans ce cas, !es instants uniques tels que nous pouvons les connaître en cette vie, rivière de diamants ou chapelet d’étoiles reliés par la mémoire, constituent une durée qui a déjà goût d’éternité. Résonne en nous le chant spontané de Rimbaud devenu nôtre:

Elle est retrouvée.

Quoi ? L’éternité,

C’est la mer allée

Avec le soleil.

Intuitivement, Rimbaud a saisi que l’éternité se trouve dans l’instant, se vit en l’instant, instant de rencontre où l’élan vers la vie et la promesse de celle-ci coïncident. «Mais qu’est-ce donc que l’élan vers la vie?

Et surtout à partir de quoi pourrait-il naître en nous? se demandent tant de personnes perdues, découragées, qui ne savent plus où trouver la force de cet élan. A cette question il n’y a pas de réponse satisfaisante, mais j’oserais malgré tout répondre : à partir de rien. (…)

Contenant la promesse du tout, le Rien désigne le Non-Être ce non Être n’étant autre que ce par quoi l’Être advient. ‘

La notion de Non-Être est nécessaire, car c’est seulement à partir d’elle qu’on peut réellement concevoir l’Être..

François Cheng dans Cinq méditations sur la mort

Une pièce musicale avec L’Éternité d’Arthur Rimbaud  sur une pièce de musique d’Erik Satie

Publié 18 juin 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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L’apprentissage par le corps   Leave a comment

 

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La maladie m’a permis de mieux comprendre qu’il faut sortir du cercle qui nous enferme entre ce que nous attendons de la vie, et ce que nous y apportons. Depuis j’ai pris conscience que vivre un épisode de maladie a un effet direct sur les attentes qui souvent se réduisent de beaucoup, voire même à un objet précis, la guérison. Et ce que je peux apporter à la vie en est grandement réduit du fait même.

Je suis beaucoup plus comme humain que la part affectée par ce que je subis et je suis beaucoup plus comme humain que ce que je fais.

La maladie m’a ouvert les yeux sur le fait que ce n’est pas la responsabilité de quelqu’un d’autre de trouver un sens à ce que je vis. Demander à des spécialistes d’intervenir n’y change rien. Chaque jour, chaque heure, c’est à nous de vivre pleinement, avec ce que nous avons, ce que nous sommes et ce que nous décidons d’abandonner.

Vivre, c’est accueillir, et pour cela, il faut accepter de faire de la place en se débarrassant des croyances inutiles pour se recréer et reprendre l’initiative de ce présent, de ce que nous sommes réellement, sans jugement.

Une chanson de Shakti with John McLaughlin – Peace of Mind

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Publié 17 juin 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Revenir   Leave a comment

Elle était partie pour un autre voyage. Ses amis étaient surpris de ce départ, et ils se demandaient ce qui pouvait bien la pousser ainsi à aller si loin.

Elle n’était pas insensible aux propos que tenaient ses amis au sujet de ses partances. Pour elle, cela lui faisait sourire, car elle avait en elle son petit secret.

Le secret qui permet de retrouver le printemps dans ma vie est très simple. J’apprends à revenir. Lorsque je pars en voyage, je vais à la découverte, j’apprends. Et ce qui est magnifique, ce sont les instants de retour chez soi, parmi les miens. Revenir et constater que des choses ont changé, que ce soit des environnements, des personnes, des sentiments, et que je peux me synchroniser à nouveau avec le cycle qui a évolué. On oublie souvent que durant nos absences, il n’y a pas seulement nous qui avançons vers ailleurs, il y a aussi les avancées du cœur et les ouvrages de la vie qui façonnent notre entourage. Revenir, c’est constater que l’idée que l’on se faisait d’une situation ou d’une personne est maintenant déphasée à nouveau.

Revenir, c’est constater le temps passé et apprécier les nouvelles conditions, porteuses de joies, ou de peines, de surprises et de déceptions, en bref, porteuses de vie.

Revenir, c’est plus qu’ouvrir la porte du retour et de sentir l’accueil, c’est aussi prendre conscience que nous avons comme seul présent que rien n’est établi.

Une chanson de San Francisco – Maxime Le Forestier

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1107871.html

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Publié 16 juin 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Créer ce dont nous avons besoin   Leave a comment

Il est si facile d’oublier que la vie est un présent merveilleux, elle est belle. Plus nous nous rapprochons de cette acceptation inconditionnelle d’être, avec émerveillement et bonté, plus l’aboutissement de nos expériences nous permet de nous réaliser pleinement.

Ce qui nous guide, ces signes parsemés sur notre chemin de vie n’ont aucune existence véritable. Et pourtant, il n’y a pas d’autre façon que de s’ancrer précisément sur ces signes pour découvrir l’inexistence de ceux-ci. Le paradoxe peut paraître déroutant.

Tout le rapport que nous établissons avec notre environnement et ultimement la vie, lors des événements particuliers ou lors des situations courantes de notre existence, est basé sur ce que nous créons pour avancer sur notre chemin de vie.

Pendant que nous marchons dans la nature, nous pouvons dépasser le sentier et franchir la vacuité de l’espace d’un instant.

Nous pouvons passer beaucoup de temps à tenter de rattraper sur le chemin de notre propre vie le pas que nous initions.  Et le jour où nous prenons conscience qu’elle est la destination, se posent l’espace et le temps au fond de notre propre nature. Alors, toute forme de signalisation devient inutile.

Une chanson d’Arcade Fire – Signs of Life

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Publié 5 juin 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Un nouveau commencement   Leave a comment

ImAGE coucher

J’ai oublié de te dire de faire attention. Parfois, nous nous laissons emporter dans des pensées qui nous bercent d’illusions. Nous laissons s’immiscer une vision tronquée de la vie qui va filtrer ce que nous vivons.

À commencer par ce matin. Est-ce que tu as eu l’impression de vivre un autre jour semblable, un autre jour qui n’a rien de spécial?

Pourtant, tous les jours sont différents pour celui qui y porte attention. Nous avons cette capacité de percevoir la singularité de ce matin, la toile de notre vie se dessine par notre présence et par nos apprentissages de la veille. Il y a toujours un ordre nouveau pour qui sait percevoir la trame de sa vie. Et cela n’a rien à voir avec la présence ou non de gestes répétitifs.

L’illusion, c’est de se laisser croire que tout est figé, semblable et sans intérêt. Il faut se méfier de l’aveuglement volontaire qui fait en sorte que nous perdons notre capacité d’émerveillement.

 

Une chanson de Tracy Chapman – New Beginning

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/254904.html

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Publié 3 juin 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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La grande mélodie   Leave a comment

Nous sommes chacun un son différent. Il y a des Mi qui proviennent d’une corde de guitare, d’autres d’une flute ou d’un tambour. Ce qui nous différencie en plus de la note et de l’instrument qui nous habite, il y a la hauteur, la tonalité, le timbre et la durée.

Nous avons peu de contrôle sur le type de note ou l’instrument d’où l’on émerge, mais nous pouvons en changer les autres caractéristiques.

Une vie plus chaude, plus chaleureuse sera sollicitée pour une pièce de jazz, une chanson romantique ou une mélodie d’ambiance. D’autres par leurs caractéristiques sont prédisposés pour une pièce de hard rock ou de métal.

Lorsque nous jouons, il est si facile de croire que c’est notre note qui crée la mélodie, quand dans les faits, nous ne sommes qu’une parcelle singulière de la partition. Nous ne sommes pas la mélodie, mais nous composons ensemble, avec les autres humains des mélodies. Nous pouvons changer de pièce, de registre, de partition, en nous transformant, en nous entraînant et en nous laissant vibrer à ce qui nous vient du cœur.

Il n’y a pas de pièces musicales plus belles, plus importantes ou plus utiles. Que des mélodies du monde qui se promènent à travers nos différents milieux de vie, entre les arbres, les montagnes et les toits de nos maisons.

La prise de conscience de cette interdépendance qui relie notre son singulier et la place que nous occupons dans l’orchestration de la vie nous permet de créer les plus beaux accords.

 

Une chanson de Jean Pierre Ferland – La grande mélodie

Les paroles sont sur https://www.paroles-musique.com/paroles-Jean-Pierre_Ferland-La_Grande_Melodie-lyrics,p11031

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Publié 30 mai 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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