Voyager sans but

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Un jour, il avait compris que tout avait commencé, non pas à sa naissance, mais le jour où il a décidé de se lever. Il a alors appris à marcher en grande partie avec ses propres moyens et ses propres expériences. Ses parents l’ont soutenu, accompagnés, mais dans les faits, le jour où il s’est levé, il venait de prendre la posture humaine.

Puis, après les premiers pas, il a commencé à explorer son environnement. Depuis, il en a fait du chemin, il a exploré bien des sentiers que les frontières n’avaient su arrêter. Il s’est mis à voyager non pas pour mieux connaître mais surtout pour mieux se comprendre. Il voyait différentes facettes de lui-même dans la présence des autres.

Il n’était pas de ceux qui franchissaient des frontières et qui ressentent le besoin d’accumuler un trophée ou un souvenir afin de marquer son passage et alimenter ses futures nostalgies. Le passé avait peu d’emprise sur lui, il aimait laisser la nature disposer de ses traces de pas.

Il se plaisait à dire que nous devrions voyager sans but. Aller vers les autres, échanger avec eux, reconnaître le pouvoir thérapeutique du vagabondage et la mission sociale universelle de s’entraider non pas dans une finalité personnelle, juste sans but, juste avec cette reconnaissance de notre humanité et de l’importance d’entretenir la compassion.

C’est en identifiant cette personne unique, qui s’est élevée depuis son enfance, et qui maintenant parcour la voie difficile de l’avancée humaine qui mène au germe de la conscience qu’il vous sera possible de reconnaître le visage de votre humanité. C’est en voyageant sans but que chaque jour devient la bonne destination.

Une chanson de Maxime Le forestier Ambalaba

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1333285-maxime-le-forestier-ambalaba.html

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Accepter les risques

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Nous vivons dans un monde ou les dirigeants, les ingénieurs, les avocats, les gestionnaires et même les scientifiques tentent d’organiser la vie à partir de paramètres cohérents, objectifs et mesurables. Nous avons les lois qui encadrent nos vies, les modèles théoriques, les politiques, les normes, les procédures, les recettes, et j’en passe.

Cet effort visant à encadrer la complexité de la nature des êtres humains doit prendre en compte que dans les faits nous avons une propension à ne pas être toujours cohérents. Un humain peut porter la mission de réaliser un idéal et pourtant supporter en lui cette partie cachée incompatible et inavouable.

Entre le grand nombre de réalisations merveilleuses au quotidien et la férocité monstrueuse d’un petit nombre de personnes, (et malheureusement nous oublions facilement la réelle proportion) s’installe ce carcan de lois, de mesures de contrôle et de protection qui entravent notre capacité d’agir. Il est compréhensible que certains s’élèvent contre la complexité des contrôles qui s’installent autour de nous.

Dans ce contexte, il faut de la résilience pour continuer à entretenir la gratitude envers la vie et continuer à rechercher le meilleur tout en composant avec un passé apparaissant parfois comme irréparable.

Par-delà l’espoir, il nous faut plus que de la lucidité, il nous faut agir avec cette ferme intention de libérer l’humain des entraves de ses peurs, identifier nos mécanismes de protection de base et accueillir l’imprévue et l’inconnu.

Alors, il sera possible d’apprendre à composer avec ce qui est, au lieu de se définir à partir de ce qui pourrait arriver.

Une chanson de Pink Floyd – Welcome to the Machine

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/257951.html

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Pour une mort sans peur

Arnaud Desjardins Arbre

L’être humain ordinaire s’intéresse beaucoup plus aux objets, c’est à dire à tout ce dont il peut prendre conscience, les situations heureuses, les situations tragiques, qu’au sujet. C’est cet intérêt (attraction ou répulsion) pour les objets qui remplit vos vies et vos préoccupations.

Par contre, celui qui est engagé sur un Chemin d’ascèse s’intéresse au sujet: qui aime, qui veut, qui désire, qui souffre, qui est attiré, qui est repoussé, qui a peur?

*

Si la peur est une émotion aussi insupportable, c’est qu’elle ne représente aucune possibilité d’unification intérieure. Une émotion est le refus d’être un avec l’extérieur… la peur représente un conflit à l’intérieur de nous-mêmes… ce à quoi nous disons non se trouve en nous.

*

Un oui total à tout supprime tous les conflits.

*

Quoi que vous fassiez, il y aura encore des circonstances heureuses et des circonstances douloureuses…

*

Comprenez que dans une direction, il n’y a aucun espoir et que, dans l’autre, tous les espoirs sont possibles. Mais il faut jouer le jeu. Il faut avoir cette audace, qui est folie aux yeux des hommes et sagesse aux yeux de Dieu, d’accepter la souffrance complètement, de faire l’amour avec la souffrance. La voici : de tout mon être, je l’accueille, je la ressens, parce qu’il y a un secret à découvrir et parce que le secret de la souffrance, je ne le découvrirai que dans la souffrance….

*

Il y a bien des vérités relatives que vous niez et qui sont une source de peur pour vous, mais il y a cette vérité absolue que vous niez aussi : je suis infini, je ne suis pas cet ego limité avec une histoire, des caractéristiques, un inconscient, des Vasanas, des désirs, des craintes diverses. Vous le savez au fond de vous, vous ne pouvez pas ne pas le savoir parce que vous êtes cette Conscience illimitée et infinie et vous le niez. Par conséquent vous vous mettez de manière typique et caractéristique dans une situation de peur.

Arnaud Desjardins dans Pour une mort sans peur

Une pièce musciale avec Helene GRIMAUD qui joue Beethoven Piano Concerto No.5-2st.mov

Le metteur en scène

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Le metteur en scène est une personne capable de faire croire que la réalité est ce qu’il a décidé. Il va mettre en place un décor, il va ajuster le jeu de lumière et d’ombre, utiliser les mots et l’ambiance appropriés pour suggérer une mise en scène qui nous fera croire que c’est la seule réalité. Puis, il va nous entraîner dans une histoire qui se tient, dont chaque nouvel élément viendra cautionner les différents éléments du puzzle. Lorsque c’est bien fait, c’est crédible.

En tant que spectateur, dès que nous y croyons, que nous embarquons dans cette réalité, nous adoptons certaines pensées nous amenant à nous exprimer d’une certaine manière, et nous faisant adopter certains comportements spécifiques qui auront un effet d’entrainement sur le comportement des autres. Cet effet d’entraînement et de consolidation renforcent ce que nous croyons et ce que nous croyons devient notre réalité.

C’est cet effet d’entrainement que recherche le bon metteur en scène. Par exemple, dans une salle de cinéma, la réaction des spectateurs crée un effet d’entrainement qui rend l’expérience encore plus intense.

Un jour, nous prenons conscience qu’il y a des metteurs en scène dans beaucoup d’autres domaines que le cinéma, le théâtre et la littérature. Nous voyons les applications dans les domaines de la religion, la politique, le travail, les relations personnelles, et j’en passe.

La tentation devient alors forte pour devenir un faiseur de réalité. Celle ou celui qui aime la vie telle qu’elle est peut éviter ce piège. Pas besoin de croire pour apprécier la vie, juste de l’attention et de la conscience pour l’accepter telle qu’elle est.

L’enfant cessant de croire au Père Noël découvre que derrière l’emballage du divertissement, il y a un présent qui lui est donné.

Une chanson de Luc De Larochellière – J’ai vu

Les paroles sur https://greatsong.net/PAROLES-LUC-DE-LAROCHELLIERE,JAI-VU,106988212.html

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La lampe de l’acceptation

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Comment puis-je accepter les différences entre les individus? Il y a surement un truc?

C’est une bonne question, je ne suis toutefois pas certain qu’il y a un truc de spécial à acquérir pour cela. Par contre, j’aimerais te parler de lampes. Est-ce que je peux?

Pourquoi me parler de lampes?

Écoute, tu vas voir.  Imagine une lampe à l’huile avec un verre ouvragé et une lampe de poche en métal blanc.  Est-ce que tu peux percevoir les différences?

Oui, il y en a beaucoup, la forme, la couleur, l’essence, et j’en passe.

Imagine alors une lampe chandelle et une lampe de bureau en cuivre sur table.

Encore là, les formes sont différentes, je pense à la couleur, à la texture et au mode d’alimentation.

Et si je te demandais ce que toutes ces lampes ont en commun?

Je dirais la lumière! D’intensité variable, mais bien positionnée, le résultat est bon.

Et tu les acceptes tous, car elle te procure de la lumière?

Oui!

Alors, est-ce qu’il y a une bonne raison de discriminer les humains au regard de leur différence de sexe, de forme ou de couleur lorsqu’ils effectuent un travail équivalent?

Une chanson de Harmonium – Lumières de vie

Les paroles sur https://www.paroles-musique.com/paroles-Harmonium-Lumieres_de_vie-lyrics,p01120902

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Etty Hillesum… Une vie bouleversée

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Notre unique obligation morale, c’est de défricher en nous-mêmes de vastes clairières de paix et de les étendre de proche en proche, jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres. Et plus il y a de paix dans les êtres, plus il y en aura aussi dans ce monde en ébullition.

*

On a parfois du mal à concevoir et à admettre, mon Dieu, tout ce que tes créatures terrestres s’infligent les unes aux autres en ces temps déchaînés. Mais je ne m’enferme pas pour autant dans ma chambre, mon Dieu, je continue à tout regarder en face, je ne me sauve devant rien, je cherche à comprendre et à disséquer les pires exactions, j’essaie toujours de retrouver la trace de l’homme dans sa nudité, sa fragilité, de cet homme bien souvent introuvable. Enseveli parmi les ruines monstrueuses de ses actes absurdes. …

Je regarde ton monde au fond des yeux, mon Dieu, je ne fuis pas la réalité pour me réfugier dans de beaux rêves – je veux dire qu’il y a place pour de beaux rêves à côté de la plus cruelle réalité – et je m’entête à louer ta création, mon Dieu, en dépit de tout !

*

Je sais comment libérer peu à peu mes forces créatrices des contingences matérielles, de la représentation de la faim, du froid et des périls. Car le grand obstacle, c’est toujours la représentation et non la réalité. La réalité, on la prend en charge avec toute la souffrance, toutes les difficultés qui s’y attachent : on la prend en charge, on la hisse sur ses épaules et c’est en la portant que l’on accroît son endurance. Mais la représentation de la souffrance – qui n’est pas la souffrance, car celle-ci est féconde et peut vous rendre la vie précieuse – il faut la briser. Et en brisant ces représentations qui emprisonnent la vie derrière leurs grilles, on libère en soi-même la vie réelle avec toutes ses forces, et l’on devient capable de supporter la souffrance réelle, dans sa propre vie et dans celle de l’humanité.

Etty Hillesum dans Une vie bouleversée

Une pièce musicale d’Artefactum – De Muitas Guisas

Confiance

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Il savait que tout change. Rien n’est immuable. Les amitiés, les amours, les collègues de travail, les relations privilégiées, tout est impermanent. Et pourtant, nous voulons que ce que nous aimons dure toujours.

Il avait pris conscience de l’importance de ce qu’il pouvait apporter, la confiance, pour permettre de vivre en paix. Il se percevait comme l’ingrédient qui permet de se projeter vers l’autre en toute ouverture.

Il avait pris conscience avec gratitude que la confiance qu’il apportait était avant tout nourrie de cette capacité d’accueil et de don, à l’exemple d’une inspiration et d’une expiration dans le souffle de l’interdépendance.

La confiance est souvent une grande réponse à nos peurs. Bien qu’elle demeure quand même un risque, il avait su prendre la mesure de son impact sur la vie.

Il se rappelait encore les quelques fois où il avait pris le risque d’accepter l’autre tout en se donnant dans cette relation, il avait ressenti ce souffle palpitant et lumineux qui nous accompagne durant ces beaux instants.

Il savait maintenant que sa confiance apporte de la profondeur à l’amour, à l’amitié, et elle permet de développer l’estime de soi et l’estime de l’autre.

Même le prix d’une trahison ne saurait équivaloir à la richesse du cœur qu’apporte Confiance.

Vous l’avez surement déjà croisé au fil de votre chemin, car sans nous en rendre compte, nous avançons tous un jour ou l’autre avec Confiance.

Une chanson de Lauren Daigle – Trust In You

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/1225700-lauren-daigle-trust-in-you.html

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