Recevoir la vie

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Marcher sur un sentier qui traverse une forêt. Avancer dans un état d’émerveillement, en contact avec une nature qui par ses émanations, que ce soit le mouvement du vent, le craquement des arbres, le chant des oiseaux, nous fait vivre une expérience sensorielle et spirituelle régénératrice.

Le contact avec les éléments de la nature, tel que s’asseoir sous un arbre, entrer dans la rivière, s’élever à la cime d’une montagne, nous procure des sensations, des réflexions qui font en sorte que nous en revenons à soi apaisés, ressourcés et grandis.

 C’est par le corps de la terre que notre esprit peut s’abreuver d’expériences permettant, par la régénération sensorielle et spirituelle, de prendre conscience de notre capacité à recevoir la vie et non seulement tenter de l’interprétée.

Il nous faut changer de perspective, nous ne sommes pas emprisonnés dans notre corps, nous nous fermons seulement à la vie.

Il est impossible alors de dissocier ce qui marche dans la forêt et ce qui entre en soi.

Une chanson de Raoul Duguay interprétée par  Marie-Claire et Richard Séguin – Les saisons

Les paroles sur http://poete.raoulduguay.net/2005/11/les-saisons.html

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Se cultiver

Qu’est ce qui me cultive?

 

Un peu de ta différence, beaucoup de notre humanité.

La lumière de nos espoirs et les jeux d’ombre de nos pensées.

La fraicheur de la rosée matinale de nos éveils et la fraicheur des perles d’émerveillement.

Le vent de la folie qui nous pousse vers l’inconfort de l’imprévue.

Le chant de ton cœur et le rythme des sons qu’apporte l’amour.

La nourriture de nos instants de présence furtive et notre contact pourtant immuable.

La fragilité de nos voies et la possibilité des échangeurs si déroutants.

Les racines de nos origines qui nous poussent à fleurir dans la mémoire de nos rêves.

Les expériences sans mots qui redonnent l’essence de la pensée.

Ce qui me cultive est par-delà le corps de la terre, et pourtant…

Tout est juste ici, par les semis du jardin de nos vies.

 

Une chanson de Clémence DesRochers interprétée par Sophie Day – Je ferai un jardin

Les paroles de http://www.cyberus.ca/~rg/ch_d020.htm

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Dans le reflet

ImAGEUn monde en soi

Il venait de quitter sa maison, les reflets du jour venaient à peine de l’atteindre. Il s’approcha de l’orée du bois et marcha dans le sentier. Sa respiration devenait de plus en plus rythmée et lente, il redevenait calme et paisible. Il lui était possible de voir le temps et l’espace se déposer sur le rebord de son ombre pour y attendre le recul de la lumière.

Rien de spécial, juste un sourire, et un autre regard qui émergeait de lui. Quelque chose de spécial se passa, tout étant pareil, mais vécu différemment.

Rien de tout ce qu’il voyait, que ce soit la beauté des arbres, la fragilité d’une fleur, la course de l’écureuil, la dureté de la pierre, rien de tout cela, lui était nouveau. Toutefois, il prenait conscience qu’il n’avait jamais vraiment remarquée, même vu. Peut-être, en raison du babillage de l’esprit, ou du voile de ce qu’il désirait plutôt voir, bref rien de tout cela n’avait pris toute la place. Son activité mentale l’avait tenu éloigné des trésors de la vie telle qu’elle est.

Il ne vivait maintenant rien de surprenant, juste le temps et l’espace qui s’étaient déposés sur le rebord de son ombre, car la lumière et les jeux d’ombres ne restaient plus autour de lui. Ils avaient pénétré son corps pour trouver le chemin par son âme de la nature profonde en lui. Une symbiose s’opérait, quelque chose comme la vie.

Ce jour-là, il avait fait plus que marcher dans le sentier, il avait fait face au miroir de la vie, et prenant les reflets à corps, et il y était entré.

Une chanson de Sting interprétée avec Stevie Wonder – Fragile

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/248589-sting-fragile.html

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Les visions inexplorées

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Le jour où je me suis rendu compte que c’est parce que tu es différent de moi que je t’aime, j’ai souris. Je savais que je venais d’apprendre à cesser de tenter de me réinventer dans les autres et d’accueillir réellement.

Je venais de m’ouvrir à toute la profondeur et la richesse de la différence de notre humanité, de même qu’à l’importance de ne pas rechercher que mon propre écho, que la représentation de ma propre appartenance.

J’ai pu alors découvrir un autre sens au don, celui qui par-delà l’intention, redonne par gratitude le sens de la vie.

Dès lors, j’ai cessé de vouloir réaliser quelque chose de majestueux et de grand.  Je désire juste simplement prendre soin de nos liens d’humanité, acceptant l’interdépendance qui nous conditionne et l’imprévisible qui nous attend.

Depuis, ton regard me raconte des visions inexplorées et si merveilleuses.

Une chanson de Francis Cabrel – Des Hommes Pareils

Les paroles sur https://genius.com/Francis-cabrel-des-hommes-pareils-lyrics

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Réciprocité ou interdépendance

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Quand on parle d’interdépendance, nous cherchons à mettre en lumière le fait que les événements et les phénomènes sont connectés, reliés.

L’effet pervers de l’utilisation du mot interdépendance, c’est le lien direct avec le concept de réciprocité, cette suggestion de liens toujours directs entre deux choses. La graine et le fruit sont reliés, donc interdépendants. Cette affirmation n’est pas nécessairement toujours fausse, mais elle n’est pas toujours vraie.  C’est là que cela se complique…

Il est vrai que si je plante une graine, j’ai des chances qu’un jour je puisse récolter un fruit. Mais cette interdépendance est multifactorielle et multidimensionnelle. Et elle est surtout conditionnelle.

Je peux planter une graine et celle-ci va devenir un germe, puis une plante, puis un arbre et enfin produire pour certaines espèces un fruit.

Entre l’affirmation théorique et la réalité, il y a tout un monde. En effet, pour atteindre un tel résultat, il faut la bonne température, le bon ensoleillement, la bonne pollinisation, l’absence de développement urbain, une pluie pas trop acide, etc.

Donc, planter une graine peut, par la relation conditionnelle avec toutes les variables essentielles, donc les conditions positives, dans certains cas produire un fruit. Dans les autres cas de figures, cela ne permet que d’enrichir la terre d’une matière compostable et susciter un tout autre scénario, une autre voie.

La réciprocité nous amène la vision que la cause produit un effet et introduit une vision ou tout semble déterminer. Mais dans les faits, ce que nous vivons est plus complexe et relève de l’interdépendance, soit d’une production de soi et de l’environnement qui nous est conditionnel à des facteurs convergents.

Si je suis au bon moment, au bon endroit, avec la bonne intention et dans les bonnes conditions, je peux profiter et participer aux battements d’ailes du papillon qui a eu lieu il y a trois jours à des lieux d’où je suis. Mais ce n’est pas forcé, pas voulu, et pas déterminé par moi uniquement. C’est possible car aucun acte se perd ou est sans conséquence.

Je suis moi, ce même moi, qui se voit et qui se définis une représentation du monde différente de l’époque de mes 5 ans, puis de mes10 ans, puis de mes 19 ans jusqu’à aujourd’hui. Je suis toujours le même moi, malgré les différences de conditions et réalités, avec les croisements possibles entre nous.

Je ne suis pas ce qui est écrit depuis ma naissance et je ne suis pas le fruit du hasard. Je suis un être de la vie qui coproduit le devenir à partir de facteurs conditionnels et qui tends aspire à sa propre réalisation.

Pour grandir, je dois réunir en toute synchronicité, les conditions personnelles et ainsi dépasser mes conditionnements et modèles sécurisants et les conditions externes essentielles à mon parcours choisi.

L’ensemble des conditions, des facteurs et des déterminants font partir d’un vaste mouvement ou la seule conspiration possible provient de notre esprit qui à la hardiesse de tenter de réaliser seul le propre dessein de notre vie.

Une chanson de Yusuf / Cat Stevens – The Wind

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/971219.html

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Passeurs de vie

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Le défi avec l’éducation, c’est de pouvoir transmettre des connaissances et des techniques standardisées, par exemple E=MC2 ou la structure osseuse d’un animal, et susciter chez les apprenants une intégration pour réaliser leur singularité.

En fait, nous percevons souvent l’instauration d’un moule où la personnalité de l’apprenant s’insère. Peut-être en raison du fait que nous voyons des cohortes de finissants présentant tellement de similitudes au plan de ce qu’ils pensent et ce qu’ils font. Par ailleurs, nous savons que toute reproduction n’est pas originale et comporte une corruption de la Nature initiale.

La standardisation vise à solutionner des problèmes de conception ou de production afin d’introduire un modèle dont les caractéristiques sont intégrées, cohérentes et compréhensibles.  Par exemple, en standardisant la langue, cela a permis de mieux communiquer et de mieux se comprendre. En standardisant le parcours d’enseignement, nous nous assurons d’offrir les matières de base.

Notre singularité, et du fait notre différence, ne fait pas partie de l’équation à la base de la standardisation, elle est simplement le véhicule permettant de recevoir les passagers que sont la connaissance et le savoir. Nous n’avons pas besoin de changer le véhicule pour recevoir des passagers de différentes provenances et ayant des destinations distinctes.

En tant que passeurs, nous savons que nous faisons partie de la solution de tout ce que nous transportons. Aucune pensée, aucun savoir, aucune connaissance, aucune expérience et aucune émotion n’est immuable. Bien que tout est interdépendant et éphémère, chaque partie de ce Tout a besoin de passer par le corps de la terre.

Et c’est en cela que réside la richesse de notre singularité, être la part infime, mais aussi ultime, de notre humanité.

Une chanson d’Aimee Mann – How am I different

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Développer l’intelligence du cœur

Les yeux du coeur

Nous vivons dans un monde où s’investir dans le comment faire est un gage de réussite et le développement de l’être est ramené soit à une formule d’adoration ou de rejet. La ligne médiatique ambiante peut nous emporter nous faisant oublier ainsi que les mots ont un effet parfois contaminant sur notre vie, notre représentation du monde et ultimement nos choix.

L’Institut HeartMath mène d’importantes recherches sur les fonctions du cœur. La recherche fondamentale à cet Institut démontre que les informations relatives à l’état émotionnel d’une personne sont communiquées dans tout le corps par le champ électromagnétique du cœur composé de dizaines de milliers de neurones. Ils sont à ce jour en mesure d’affirmer que le cœur est beaucoup plus qu’un mécanisme complexe servant à la circulation sanguine. Les chercheurs ont pu déceler une interaction entre le cœur et le cerveau, ainsi qu’entre les émotions et les battements cardiaques et formuler l’hypothèse que le cœur aurait une influence sur l’intuition.

L’intelligence du cœur est pourtant bien réelle et peut nous inspirer dans nos choix. L’utiliser nous amène à intégrer les concepts, donc la pensée, avec une dimension émotionnelle. C’est ainsi que nous pouvons nous émerveiller devant une prose séduisante ou des mots d’une sensibilité intelligente.

Apprendre à communiquer en utilisant l’intelligence du cœur facilite le partage. C’est faire le choix de développer ses capacités à utiliser les émotions et de les canaliser par le support de l’esprit afin de mieux se connecter à la réalité. Ne pas être uniquement cérébrale ou uniquement ballotté par les émotions, ne pas nier, ne pas être en représentation, mais assumer ce que nous vivons, tout en ayant une attitude juste au regard de nos pensées et de nos émotions.

Nous possédons à ce jour des preuves scientifiques que le cœur nous envoie des signaux afin de nous aider à gérer notre vie, et que les termes connecté ou interdépendance entre les humains puisent une partie de l’explication de ce phénomène lié à ces signaux. L’art et la créativité sont de bonnes façons d’alimenter l’intelligence du cœur.

Avez-vous pensé à développer votre intelligence du cœur?

Une chanson avec Peter Gabriel – The power of the heart

Les paroles sur http://paroles-traductions.com/chanson/montrer/1185735/peter-gabriel/paroles-et-traduction-the-power-of-the-heart-by-lou-reed/

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