Archives du tag ‘interdépendance

Personne   1 comment

 

Quel bonheur que de pouvoir apprécier les changements profonds vécus par cette personne! Je l’ai constaté par la façon dont elle regarde maintenant les événements de sa vie. Les questions qu’elle posait ne sont plus les mêmes.

Par exemple, cette personne ne demande plus pourquoi nous devrions faire ceci comme cela. Elle s’exprime plutôt avec une formule plus ouverte: comment c’est de faire cela?

Cette personne semble moins s’intéresser aux idées et à leurs défenses, et elle se préoccupait nettement plus des personnes, de ce qu’ils vivaient, de ce qu’ils ressentaient.

Cette personne semblait accepter que nous soyons avant tout pour notre interlocuteur l’expression de ses attentes et non de ce que nous sommes. C’est le piège du produit de notre représentation du monde. Cette personne avait cette faculté de s’attarder à défaire ce sortilège en entrant en contact directement, au moment du regard de l’autre en semblant se dire qu’ils se rencontrent que cette fois, ici et maintenant.

Et si je rencontre personne, qu’est-ce que je saurais dire?

Et si personne ne me répondait, aurais-je la même écoute?

Quand il y a plus de division avec personne, est-ce encore une rencontre ou un dévoilement?

Personne m’a appris qu’en acceptant le regard de l’autre, nous laissons le monde émerger en soi, et en acceptant d’entendre sa parole, les silences sont plus paisibles.

Une chanson de Maurane et Laura Fabian – Tu es mon autre

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 23 février 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Ce qui nous fait grandir   Leave a comment

grandi ose

La personne qui donne de son temps n’a pas perdu une seconde de sa vie,

la personne qui donne de son affection n’est pas diminuée d’autant de sentiments,

le réel partage n’entraine pas de division, mais plutôt, une addition.

Ce n’est qu’en prenant possession de la part de l’autre que nous division.

La personne qui partage son intimité n’en perd pas pour autant sa solitude

toutefois, c’est en rendant captif la solitude de l’autre que nous devenons un bourreau.

Apprenez des gens. Vivez, partagez, prenez le temps de ressentir,

faites confiance, et cessez d’avoir peur d’un manque. Tout est là.

Ce qui vous grandira fera grandir notre humanité.

 

Une pièce musicale L’Arpeggiata – Athanasius Kircher (1602-1680) – Tarantella Napoletana, Tono Hypodorico

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Publié 19 février 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Nous sommes par nature   Leave a comment

La nature

L’humain parcourt souvent les mêmes étapes sous forme de cycle au cours de sa vie.

Pour se développer, il est important qu’il puisse sortir de soi, s’ouvrir au monde qui l’entoure et par les processus de socialisation, développer les interactions et la générosité. Cette étape de la vie se veut une fenêtre sur ce qui entoure, à la diversité et aux autres.

Elle est le passage vers une autre étape du parcours, l’importance de l’intégrité et de l’entraide. C’est l’étape où nous tentons de mieux fixer nos points de repère et d’établir nos balises. C’est aussi la découverte de l’interdépendance.

Puis, vient l’étape de la prise de conscience de notre fragilité, et de l’importance de la patience, de la persévérance, car même si nous avons parfois l’impression que rien n’avance, la vie suit son cours et notre vision accompagne.

Puis, un jour nous passons à l’étape de l’éclosion de l’énergie, où le courage, l’enthousiasme et l’effort prennent toute la place. La créativité permet d’ajuster le parcours entrepris. Nous redécouvrons le soi qui a été délaissé pour explorer le monde.

Se dessine alors l’étape de la présence, teintée d’attention, de vigilance et de conscience. C’est une étape importante pour la maitrise de soi dans notre rapport avec les autres. Il s’agit d’une forme d’intégration entre le soi et l’autre.

Puis, vient sans crier gare l’étape de l’abandon, du lâcher-prise. Nous sommes alors conscients et plus près de notre nature propre. L’impermanence ne pose plus problème, nous sommes.

Enfin, c’est l’étape de la naissance, la nature originelle qui se manifeste à nouveau.

Ce cycle peut être vécu à différents niveaux dans nos vies et s’apparenter à différentes saisons. C’est dans notre nature.

 

Une chanson de Kitaro – Heaven and Earth

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Publié 13 février 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Désêtre   Leave a comment

Avant de mourir

je souhaiterais continuer à désêtre

vivre ici et maintenant

délaissant l’observateur,

le commentateur,

le rapporteur en nous

et cesser d’être quelqu’un

entrer dans notre humanité

saisissant la clarté lumineuse environnante

sans la composer, ou la décomposer

simplement là

sans tenter une représentation

vivant et paisible

apportant cette joie contagieuse comparable

à un paysage, une fleur, un nuage,

partageant avec ceux qui m’entourent

ce qui est plus grand

la nature inter relié

 en laissant les lambeaux d’égo

se perdre au chemin du temps

et l’espace d’un instant,

ressentir le vide incommensurable

du je ne suis pas

 désêtre…

rire en étant présent autrement.

 

Une chanson Bryan Adams, Rod Stewart, Sting – All For Love

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/253850.html

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La vitesse du temps   1 comment

vagues

Il est fascinant de constater que plus nous avons l’impression que le temps passe vite, plus nous sommes en phase avec nos attentes. Nous ne voyons pas le temps passer lorsque nous créons un œuvre, lorsque nous sommes avec une personne que nous aimons, lorsque nous faisons quelque chose qui nous satisfait grandement.

Cela ne veut pas nécessairement dire que c’est bon. Passé des jours à jouer à des jeux, à consommer des substances nous fait perdre la notion du temps, nous sommes en phase avec des attentes qui nous éloigne de soi.

Par contre, lorsque nous sommes déphasés, le temps s’égraine avec une lenteur insupportable. Souvent, nous ressentons cela lorsque nous faisons ce que nous n’aimons pas, lorsque nous endurons, subissons, nous entreprenons un labeur sur une trop longue période, cela semble attiser l’ennui. Ces moments de perte de temps (en fait le temps bat toujours au même rythme, c’est l’illusion de la vitesse qui se perd) me font penser à ces voyageurs dans un aéroport qui attendent suite à un départ annulé, ils n’ont plus de repères et ils sont là à regarder filer les autres avions un a un. Ils sont déphasés par rapport aux autres qui sont en mouvement.

Comment vivre pleinement, si lorsque tout va bien et que nous sommes heureux, le temps s’évapore, tandis que lorsque tout va mal, il se fige et nous retient en mauvaise posture? Cela peut paraître injuste. Et pourtant, c’est la vie, telle quelle est, en apparence. Faut-il développer la résilience et l’acceptation de notre mort éventuelle pour bien vivre?

Peut-être, car l’illusion de la vitesse du temps s’évanouit à l’Instant de la Rencontre, là où personne n’est autre, et personne n’est soi. Une simple présence consciente à l’instant.

Une pièce musicale de John Butler – Ocean

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Publié 6 février 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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À l’antimonde aux antipodes   Leave a comment

ImAGE voyage

Parfois tu es loin

Tout à coup tu n’es plus loin du tout

Tu te trouves à l’antimonde aux antipodes

C’est en toi-même que tu te retrouves

Enlacé à l’âme à laquelle tu ne croyais plus

Ou que tu ne voyais plus

Que tu ne sentais plus

Te voilà debout sur la terre

Si loin que jamais tu ne reviendras peut-être

Mais tu n’as pas à revenir

Parce que tu es tout contre toi

En dedans de toi avec toi-même

Dedans tes jambes et dedans tes bras

Au creux des montagnes qui dansent avec leurs neiges

Au cœur des fougères qui sentent la préhistoire

Tu es loin maintenant si loin que tu ne l’es pas

Enfin recroquevillé dans ton ventre

Pour toi selon toi avec toi juste pour toi

Au milieu des cercles de ton âme

Sans rien ressentir des mauvais temps

Ni des pluies ni des vents ni des noirceurs

Tu siffles sur des chemins qui sont les tiens

Car jamais tu n’es parti vraiment

Enfin recentré au cœur de toi-même

Au bout des fils de ton univers à toi.

 Jean Désy

 

Une pièce musicale Stairway to Heaven interprétée par le Gimnazija Kranj Symphony Orchestra

Publié 3 février 2018 par dandanjean dans Pauses musicales, Textes de mon cru

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Où trouver la compassion?   Leave a comment

ImAGE Liens

Pour trouver la compassion en soi, quel chemin prendre?

Elle dort où au fond de nous?

Certains diront qu’elle est partout en nous et c’est la raison pour laquelle elle est si difficile à débusquer au début. Où trouver le premier rebord à soulever?

Vous est-il déjà arrivé de regarder autour de vous, et d’identifier une personne que vous connaissez qui a eu une période difficile de sa vie? Imaginez un court instant de présence que son passé aurait pu être le vôtre!

Imaginez, l’espace de quelques respirations, cette douleur ressentie. Comment aurions-nous vécu cet état de conscience difficile?

Quelle serait notre façon de percevoir ce qui nous entoure avec ce bagage différent?

Et pourtant, j’ai la presque certitude que la majorité des gens qui nous entourent ont eu un moment dans leur vie une passe difficile, et j’en fais partie.

La compassion se manifeste en soi lorsque tombent les frontières, lorsque nous ressentons, lorsque nous prenons conscience que rien ne vous divise, que toute personne qui a le regard tourné vers nous mérite notre attention et que tout comme nous avons besoin de la vie, nous avons besoin d’elle.

Cet état d’esprit nous fait comprendre que si nous n’avions pas agi comme elle à sa place, nous serions capables de reconnaître qu’elle a fait son possible avec ce qu’elle avait à la portée de la main.

La compassion s’installe quand le jugement cesse et qu’un état de conscience, d’attention et de compréhension s’installe.

 

Une chanson de Dave Matthews Band – Everyday

 

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Publié 1 février 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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