Archives du tag ‘éveil

Pour notre éveil   Leave a comment

visage_souriant_a_lenvers_sticker_rond-rd7c897a72a2f4652b7b8d1aa4610d1f0_v9waf_8byvr_512

Nous connaissons tous des éveils différents, à différents moments et à différents lieux. Et pourtant, cet événement nous relit. Pas besoin de faire ensemble pour se reconnaître.

Il y en a qui aussitôt après l’éveil font la Salutation au soleil, il y en a d’autres qui font du tai-chi, d’autres de la méditation et d’autres se font un café.

J’aimerais te partager la salutation du sourire, d’un sourire qui vient du fond du cœur, simple, joyeux et reconnaissant.

J’aimerais que malgré le fait que nous sommes seuls, chacun de notre côté, ce sourire attise une intuition physique et débordante de joie, d’être ensemble. De reconnaître par le courant de notre sang que nous sommes d’une mer veilleuse d’humanité.

La joie est quelque chose qui plane sans attachement, d’un sourire à l’autre, d’un émerveillement à l’autre. Il suffit d’être là.

On ne s’en rend pas compte, car nous sommes souvent omnibullés par cette idée folle que les objets ou les événements créer la joie!

 

Une chanson de Louis Chedid – On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime

Les paroles sur https://www.paroles.net/louis-chedid/paroles-on-ne-dit-jamais-assez-aux-gens-qu-on-aime-qu-on-les-aime

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 2 juillet 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , ,

L’invisible et le non saisissable   Leave a comment

citation danse Nietzsche

Des morceaux de bois collé ensemble. Des cordes. Des clés pour ajuster la tension des cordes. Une caisse de résonnance. J’ai beau porter mon oreille à l’ouverture de la caisse de résonnance, j‘entends que le goût secret du silence.

Nous sommes des instruments qui ont besoin de la main de l’autre pour que s’élève la mélodie de l’âme. Vous savez cette résonnance qui remplit notre cœur, qui compresse la matière pour laisser entrer l’invisible et le non saisissable, et vibrer ce qui a de plus beaux en-soi.

Pour tout musicienne ou musicien, il n’y a pas de travail, il y a une énergie à partager, une vibration à communiquer. Tout est de portée.

Les paroles des chansons ne sont qu’un prétexte pour amener les humains à s’arrêter, à entendre l’invisible et l’insaisissable, cette affinité qui les lie. Ce n’est que lorsqu’ils cessent de tenter de saisir et de retenir que la musique se dévoile réellement et qu’elle devient divine illuminant tout ce qu’elle touche. C’est la grâce de l’émerveillement qui résonne alors.

 

Une pièce musicale de John Butler – Ocean

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 15 juin 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , , , ,

Notre essence, notre matrice   Leave a comment

Le feu a dit hier en cachette à l’oreille de la fumée :

« L’aloès ne peut me supporter, pourtant il se sent heureux avec moi ;

C’est lui qui sait m’apprécier, c’est lui qui me rend des actions de grâces.

Car l’aloès a trouvé un bienfait dans son propre anéantissement.

L’aloès était tout entier fait de nœuds, de place en place,

La joie de l’anéantissement a brisé tous ses nœuds.

O mon amie amoureuse de la flamme, sois la bienvenue » !

O toi que je martyrise et que j’anéantis, ô gloire d’entre les témoins !

Vois que le ciel et la terre sont à la merci de l’existence.

Enfuis-toi vers le néant, loin de ces deux infirmes.

Chaque âme qui fuit la pauvreté et l’anéantissement,

Oh ! Chose déplorable ! S’enfuit loin du bonheur et de la joie.

Personne ne triomphe avant d’être anéanti :

O Bien-aimé ! Réconcilie-moi avec l’anéantissement !

Cette sombre poussière, avant d’être totalement anéantie

Ne peut être glorifiée, ni échapper à la stagnation.

Tant que l’embryon était l’embryon, que son état de germe n’avait pas disparu,

Il n’a trouvé ni la stature du cyprès, ni la beauté du visage.

Quand le pain et les aliments sont consumés dans l’intérieur du corps,

Ils se transforment en intelligence, en âme, en objet d’envie.

Avant que la pierre noire n’ait été entièrement anéantie,

Elle n’est devenue ni or, ni argent, ni métal des monnaies.

D’abord sont l’humilité et la servitude, puis vient la couronne du Roi des rois.

Dans la prière, on se tient debout avant de pouvoir s’asseoir.

Une vie entière, ta propre existence a été mise à l’épreuve ;

Mets une fois aussi à l’épreuve l’anéantissement.

Les fastes de l’anéantissement ne sont pas non plus un leurre ;

Partout où apparaît la fumée, cela prouve l’existence du feu.

Si l’amour n’a pas de desseins sur nous, s’il n’a pas pour nous de désir,

Quelle extravagance lui a fait ravir notre cœur et notre esprit ?

L’amour est venu nous prendre par la main,

Il nous amène à chaque aube à l’école de ceux qui « accomplissent les promesses ».

Des yeux des croyants il fait couler les larmes du repentir,

Afin qu’elles lavent le coeur de la négation et de la haine.

Tu es endormi, alors que l’eau de Khezr jaillit sur toi :

Lève-toi de ton sommeil et saisis la coupe de l’éternité.

Le reste, c’est l’amour qui te le dira, en cachette de moi.

Sois comme les compagnons de la Caverne, à la fois endormis et éveillés.

 

Rûmî  dans La joie de l’anéantissement

 

Une chanson d’IDIR : Hommage aux femmes

Publié 28 avril 2018 par dandanjean dans Contes, Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , ,

L’homme blessé par la flèche   Leave a comment

Flèche

Autrefois, il y avait un moine qui réfléchissait et méditait sur les quatorze questions difficiles telles que le monde et le moi sont-ils éternels ou non éternels, sont-ils finis ou infinis, le sage existe-t-il ou n’existe-t-il pas après la mort? etc. Il ne parvenait pas à pénétrer ces questions et il en éprouvait de l’impatience. Prenant son habit et son bol à aumônes, il se rendit auprès du Bouddha et lui dit : « Si le Bouddha peut m’expliquer ces quatorze questions difficiles et satisfait mon intelligence, je demeurerai son disciple ; s’il ne parvient pas à me les expliquer, je chercherai une autre voie. »

Le Bouddha répondit à ce fou : « Au début, as-tu convenu avec moi que, si je t’expliquais les quatorze questions difficiles, tu serais mon disciple ? » Le moine répondit que non. Le Bouddha reprit : « Fou que tu es ! Comment peux-tu dire aujourd’hui que, si je ne t’explique pas cela, tu ne seras plus mon disciple ? C’est pour les hommes atteints par la vieillesse, la maladie et la mort que je prêche la Loi afin de les sauver. Ces quatorze questions difficiles sont des sujets de dispute ; elles ne profitent pas à la Loi et ne sont que vaines discussions. Pourquoi me poser ces questions ? Si je te répondais, tu ne comprendrais pas ; arrivé à l’heure de la mort, tu n’aurais rien saisi et tu n’aurais pas pu te libérer de la naissance, de la vieillesse, de la maladie, et de la mort.

« Un homme a été frappé d’une flèche empoisonnée ; ses parents et son entourage ont appelé un médecin pour extraire la flèche et appliquer un remède. Et le blessé de dire au médecin : « Je ne permets pas que tu extraie la flèche avant que je sache quel est ton clan, ton nom, ta famille, ton village, tes père et mère et ton âge ; je veux savoir de quelle montagne provient la flèche, quelle est la nature de son bois et de ses plumes, qui a fabriqué la pointe de la flèche, et quel en est le fer ; ensuite je veux savoir si l’arc est en bois de montagne ou en corne d’animal ; enfin je veux savoir d’où provient le remède et quel est son nom. Après que j’aurai appris toutes ces choses, je te permettrai d’extraire la flèche et d’appliquer le remède. »

Le Bouddha demanda au moine : « Cet homme pourra-t-il connaître toutes ces choses et, après seulement, laisser enlever la flèche ? » Le moine répondit : »L’homme ne parviendra pas à savoir cela, car s’il attendait de tout savoir, il serait mort avant l’opération. » Le Bouddha reprit : « Tu es comme lui : la flèche des vues fausses, enduite du poison du désir et de la convoitise, a percé ton esprit ; je veux t’arracher cette flèche, à toi qui est mon disciple ; mais toi, tu refuses que je te l’enlève et tu veux chercher à savoir si le monde est éternel ou non éternel, fini ou non fini, etc. Tu ne trouveras pas ce que tu cherches, mais tu perdras la vie de sagesse ; tu mourras comme un animal et tu seras précipité dans les ténèbres. »

Le moine, peu à peu, comprit à fond les paroles du Bouddha et il obtint la Voie.

Pierre Crépon dans Enseignements du bouddha contes et paraboles

Une pièce musicale Riley Lee and Gabriel Lee – Satori

Publié 7 avril 2018 par dandanjean dans Contes, Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

Quand le temps s’endort   Leave a comment

 

thumbnail_âme (1)

 

Le temps s’est endormi et j’ai pu réaliser quelques rêves en étant éveillé

Le temps s’est endormi et je me suis libéré quelques instants

De la course contre la montre qui fait en sorte que nous survolons au lieu d’être

J’ai pu réaliser ce que je voulais vraiment faire en prenant le présent

J’ai pu aussi ne rien faire et en même temps, ne rien perdre, alors quel présent!

 

Le temps s’est endormi et j’ai conscience que ce n’est pas l’éveil

Qui a su faire la différence, mais plutôt, avoir veillé, et s’être émerveillé

Prendre la mesure de la nuit de la vie, cette face obscure et fabuleuse

Et pendant que le temps dort, que l’espace se retient, je suis en expansion

Je suis au cœur d’ici et maintenant, de l’instant, de l’immuable présent.

 

Heureux de vivre ce jour et d’offrir cette veille en partage.

 

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Veiller tard

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/906880.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

 

Publié 6 avril 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , , ,

À chaque éveil…   Leave a comment

ImAGE pirogue

 

Je suis arrivé à cet endroit précis où le paysage sublimait toutes pensées, et où le silence venait apporter cette teinte de profondeur qui fait que le temps et l’espace disparaissent. Et je venais de disparaître par osmose.

Au réveil, j’ai émergé, émerveillé encore, comme à chaque réveil, d’exister, revenir à la vie.

Par l’éveil, j’étais limité à habiter le corps. Je sais maintenant, comme à chaque éveil, que l’inspiration est singulière et permet d’exister jusqu’au moment de l’expiration, au moment de la décomposition de notre présence.

C’est en ayant vu pour la première fois ce paysage qui a tout sublimé que j’ai compris qu’il est futile d’enfermer des pensées sur une épitaphe et le corps dans un tombeau. La mort n’est pas un terme. Le cycle qui nous emporte dépasse la notion d’espace et de temps.

Encore ce matin, la vie est belle. Il me fait du bien de vous rencontrer…

 

Une chanson de Jim et Bertrand – Il me fait du bien

Les paroles et accords sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Jim-Bertrand/Il-me-fait-du-bien.php

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 6 mars 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , , , ,

Fun-Chang   Leave a comment

Une partie importante de la sagesse et de la connaissance consiste à ne plus vouloir transformer les gens en ce qu’ils ne sont pas, mais à accepter ce qu’ils sont et à comprendre leur expérience de vie.

*

La plupart des gens passent leur vie en cherchant toujours quelque chose d’autre, ils traversent l’existence persuadés que leur objectif est fort lointain alors qu’autour d’eux se trouve tout ce dont ils ont besoin pour atteindre leur but.

*

Le vieux sage dit à l’empereur : Ta pensée est limitée. Pourtant tout ce que tu es capable d’imaginer peut exister. Il n’y a rien qui soit impossible.

Fun-Chang

Une pièce musicale d’Eric Aron – Suzhou

Publié 10 février 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , , ,

%d blogueurs aiment cette page :