Être heureux ou amoureux

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Pour qui a souffert et a aussi découvert le bonheur, il est une vérité qui nous traverse le corps, l’amour n’est pas là pour nous rendre heureux.

L’amour n’est pas une récompense, l’amour n’est pas une oasis sur laquelle nous pouvons faire une pause de notre vie.

L’amour est l’union des âmes qui décident de s’accepter, de s’accompagner sans se contraindre, de se laisser changer pour devenir meilleur et avant tout différent de ce que nous avions envisagé. L’amour peut nous faire dépasser nos valeurs et nous affranchir des limites de notre intimité afin de murir à notre humanité.

L’amour n’est pas le partage de plaisirs, ni le refus des douleurs. L’amour est cette voie vivante et sans chemin qui change la perception du temps et de l’espace, abolissant les attentes et les distances, pour nous unir à ce qui est, et à tout ce qui vit.

Une chanson de Katie Melua – I Will Be There

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/869489.html

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Qu’un petit rond dans l’eau

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Je me suis lassé d’attendre. J’ai cessé d’attendre vendredi, d’attendre le message, d’attendre que la température change. De toute façon, il fait toujours un temps différent.

Je suis conscient que mon histoire n’est pas faite pour le roman parfait que certains auraient aimé lire. Je ne suis pas un héros, je ne suis pas le bonheur attendu par l’autre, je suis moi, assumé, et bien sommes toutes.

J’ai cessé d’attendre des autres, j’amorce les actions par moi-même, à ma mesure.

Le paysage de mes jours se compose à la fois de visages d’amitiés, de gestes d’entraide, de soutien mutuel, de moments de solitude paisible, de moment de rires et de la rivière souterraine de mes peurs que j’apprivoise. Bien que les turbulences des saisons ont déjà creusé les traces de mes pas, je laisse les mouvements de la nature s’actualiser, je prends des chemins ou j’apprivoise les signes de l’avènement d’un monde pacifique.

Je suis de cette diversité, dans ce désordre, avançant vers toi pour créer des espaces d’humanité.

J’ai cessé d’attendre, je mets en sourdine mes lamentations. Je suis de ceux qui ont décidé que même le plus petit rond fait dans l’eau de la vie crée un mouvement de partage vers l’autre qui fera une différence. Il n’y a pas des vagues inutiles pour repousser la sècheresse des cœurs et de l’indifférence.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman interprétée par Zaz — Pas l’indifférence

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Jour 8

Mon maître

Lorsque je croise des personnes inconnues sur ma route, je regarde les yeux et c’est fou tout ce que nous pouvons apprendre. Des êtres qui sont le retour à soi dans notre représentation du monde. Ainsi, au fil des croisements, j’ai compris que toutes les lésions et les cicatrices ne sont pas visibles à l’œil nu. J’ai aussi appris que certaines blessures prennent beaucoup de temps à guérir et que certaines d’entre elles ne guérissent pas. De même, tout comme moi, j’ai saisi que toutes les maladies ne sont pas apparentes. Et, que ce ne sont pas toutes les souffrances qui sont partagées avec l’entourage!

Lorsque je croise des personnes inconnues sur ma route, j’essaie de m’en souvenir et de ne pas juger, afin d’avoir cette conscience par le cœur et non l’inconscience par le regard. Et, j’espère que l’autre qui me regarde passer ait la même attention bienveillante envers moi.

Une chanson de Louis Chedid  né à Ismaïlia en Égypte. – On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime

Les paroles sur https://www.paroles-musique.com/paroles-Louis_Chedid-On_Ne_Dit_Jamais_Assez_Aux_Gens_Quon_Aime_Quon_Les_Aime-lyrics,p173437

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Les sondes Voyager : ce qu’il restera de l’humanité si la Terre disparaît

En 1977, les sondes Voyager 1 et Voyager 2 s’envolaient dans l’espace pour aller photographier des planètes lointaines. 40 ans plus tard, elles sont toujours là, à 20 milliards de kilomètres de la Terre.

Elles puisent dans leurs ultimes ressources énergétiques pour remplir leur ultime mission scientifique : envoyer les données qu’elles récoltent depuis qu’elles sont sorties du système solaire.

Mais à leur bord, on trouve aussi un objet étrange : un disque contenant des images, des sons et de la musique.

C’est une sorte de bouteille à la mer réservée aux éventuels extra-terrestres qui pourraient l’intercepter. Alors à que contient ce disque ? Qui a choisi ce qu’on trouve dessus ? Et comment les aliens pourront-ils le lire ?

Retrouvailles

Dessin d’Elise Bordelais

Je suis un havre en dehors du temps où les pierres et la végétation balisent ce territoire et il y fait bon vivre. J’ai fait une pièce pour t’accueillir, toi qui passes, voyageur d’un temps nouveau et sans âge. Il y a si longtemps que nous nous sommes vues et nous reprenons le contact comme une amitié de veille.

Nous ne sommes pas de ceux qui comptent par le temps nos appartenances, nous sommes en voie de reconnaissance de la vie. Chacun de tes récits de voyage dévoile les mondes possibles et les points de rencontre de notre humanité.

A la fin du jour, je vais servir le repas que j’ai préparé avec une cuisson lente et des arômes exotiques pour nourrir notre amitié. Chaque plat sera une facette de ce lieu à te partager.

Puis, à la fin du jour, nous ferons un coucher de vie transportant cette lumière qui nous relie vers l’autre côté du monde connu.

Une chanson de Simon et Garfunkel – Old Friends

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/293704.html

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Par delà le marché

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Qui n’a pas entendu l’expression que rien n’est gratuit dans la vie. Subtilement, elle introduit dans notre inconscient collectif que ce qui a de la valeur doit se monnayer. Et si ce n’était pas toujours le cas? Et si nous pouvions vivre différemment?

Tout se paie, affirment les économistes sur le ton de l’évidence. Une bonne partie de notre formation repose sur cette vision économique qui exclut tout désintéressement dans les rapports humains. Selon certains, l’économie de marché idéale, implique que chaque chose a une valeur monnayable. C’est la logique du système. L’efficacité économique est ainsi fixée par la loi de l’offre et de la demande. Toute gratuité révèle une défaillance du marché et un problème à régler.

D’ailleurs, certains économistes pousseront plus loin le raisonnement en mettant en lumière l’intervention des instances publiques afin de réguler, par la taxation et l’impôt, la distribution de la richesse.

Le danger avec ce type de représentation du monde dans lequel nous vivons, c’est que les activités non productives, telles que l’entraide, les services aux personnes démunies ou le bénévolat deviennent des anomalies.  Et c’est là que ma voix s’élève pour rappeler que tout développement économique durable repose sur le développement social d’une communauté.

Henri Mintzberg propose dans Rééquilibrer la société — Pour un renouvellement radical au-delà de la gauche, de la droite et du centre, un modèle de solidarité basé sur trois piliers, le service public, les services privés et les services de la collectivité. L’angle qu’il prend n’est pas la valeur, mais la contribution.

Il arrive que quelque chose d’une grande valeur soit gratuit, je pense à une amitié sincère et authentique, je pense à une balade dans un boisé, je pense au don de sang, je pense au coucher de soleil, à une zone libre Wi-Fi, à un refuge, à un échange avec une personne d’une grande sagesse. Vous savez comme moi que le marché n’est pas en péril pour autant, au contraire, il se vit mieux.

Le prix vient réguler un échange, la valeur réelle provient de l’impact social associé. Le prix chute lorsqu’il y a plus de demandes. Le don n’a pas de prix, c’est pourquoi il est d’une valeur inestimable.

L’activité humaine est, pour qui sait voir, n’est pas une valeur ajoutée. Elle est la vie. C’est l’inestimable de notre humanité, une personne ayant une vie engagée envers autrui, vivant modestement et avec humilité, est en train de recréer l’équilibre.

Une chanson de Fred Pellerin – C’est combien

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Apprendre à laisser partir

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Venir au monde, apparaître, se présenter.  Voilà ce que naturellement nous développons au cours de notre vie.  Certains d’entre nous ont développé cette capacité d’entrer en relation, voire de soulever des foules.

Il est plus difficile d’apprendre le détachement, à ne plus retenir ce que l’on aime, à ne pas vouloir prendre. Apprendre à laisser partir qui nous aimons.

Pour beaucoup de personnes, couper les liens dans une relation est quelque chose d’impensable. Et fort de cette croyance, ils sont prêts à posséder l’autre et à endurer le mal de vivre.

Apprendre à laisser partir l’autre, c’est aussi reconnaître que chacun à sa propre vie, qu’il n’y a aucune souffrance à infliger à l’autre qui est justifiable, que pour préserver l’amour, il est nécessaire parfois de perdre la présence.

Les personnes qui ont apprivoisé la solitude savent très bien que nous pouvons aimer sans être présents. Il porte en eux un regard dépossédé de l’insécurité de l’absence.

Apprendre à laisser partir ceux que nous aimons quand c’est le temps, sans oublier, sans amertume, voire même avec compassion, c’est développer cette conscience de l’étendue que peut prendre notre humanité, tant sur le plan de l’espace que du temps.

Une chanson de Jim et Bertrand – J’étions seul

Les paroles http://laboiteauxparoles.com/titre/42601/Jim_Bertrand_J_%C3%A9tions_seul

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