Le monde s’éveille…

J’étais prêt à tout essayer.

Samuel ne se définit pas comme énergéticien, c’est moi qui le qualifie ainsi. Il se présente comme un magnétiseur parce que c’est «plus simple à comprendre pour les gens», mais en réalité, il va bien au-delà. Il capte des choses. Beaucoup de choses. Sans qu’on ait besoin de parler, il perçoit. Il comprend. Tout cela, il l’a déjà lui-même vécu. Il avait traversé la maladie, côtoyé la mort, et en était ressorti plus vivant que jamais. Il avait mobilisé une force en lui que la plupart d’entre nous ignorent encore.

Il disait que la maladie n’est qu’une information erronée stockée dans nos cellules, une empreinte vibratoire liée à des émotions mal digérées, à des croyances limitantes, à des mémoires qui nous entravent, qu’on pouvait «déprogrammer». Selon lui, nous sommes bien plus que notre corps physique: nous sommes des êtres énergétiques, des créateurs de notre propre réalité. Tout, absolument tout, est une question de fréquence.

L’Homme a toujours su guérir. Mais il l’a oublié. Ou plutôt, on le lui a fait oublier.

On lui a appris à chercher le salut à l’extérieur. À remettre son corps entre les mains d’une autorité médicale, à croire que la maladie était une fatalité biologique, un dysfonctionnement aléatoire qu’il fallait combattre avec des armes extérieures: des pilules, des interventions, des traitements chimiques. On lui a dit que seul ce qui était visible existait, que tout ce qui ne pouvait être mesuré, quantifié, analysé, relevait du charlatanisme.

Samuel, lui, voyait les choses autrement.

— Les médecins font ce qu’ils peuvent. Mais ils ne traitent que 1 % du problème. Tout le reste est ailleurs.

Je l’avais laissé parler, intrigué.

— Ailleurs?

— Dans tes autres corps. Celui que tu vois, ton corps physique, ce n’est que la dernière couche. Mais au-dessus de lui, il y a ton corps émotionnel, ton corps mental, ton corps énergétique. Et c’est là que tout commence.

J’écoutais en silence.

— Une maladie ne se manifeste jamais dans la matière par hasard. C’est un message: «Le mal a dit» en langue des oiseaux. Il y a toujours un signal qui vient te dire que quelque chose ne va pas, bien avant que ton corps ne commence à souffrir. Mais si tu ne l’écoutes pas…

— Il crie plus fort?

Franck Emmanuel dans Le réveil de l’humanité : Le monde s’éveille… et vous ?

Une pièce musicale de Constantinople (Kiya Tabassian, dir.) – La Canella & La fuga di Antonio